Un examen plus approfondi des projets aéroportuaires en Afrique

D’après les données du Conseil international des aéroports (ACI) , le trafic passagers atteindra 261 millions d’ici la fin de l’année. La flotte commerciale du continent compte actuellement environ 1 490 appareils en service, et 200 autres sont en commande auprès des compagnies aériennes africaines.

Vous trouverez ci-dessous un aperçu plus détaillé de certains des principaux projets d’expansion et de construction d’aéroports qui façonnent le paysage aéronautique africain.

Aéroport international de Bishoftu, Éthiopie

Ethiopian Airlines Group (EAG) finance la construction d’un nouvel aéroport situé à 40 kilomètres au sud-ouest de l’aéroport international d’Addis-Abeba Bole. Le nouvel aéroport international de Bishoftu (BIA) permettra de fluidifier le trafic passagers à Addis-Abeba et de positionner l’Éthiopie comme un acteur majeur du secteur aérien.

Il s’agit d’un projet phare, entièrement nouveau, qui adoptera une approche progressive adaptée à la croissance de la demande. La première phase, d’une valeur de 12,5 milliards de dollars américains, devrait s’achever en 2030 et pourra accueillir jusqu’à 60 millions de passagers par an.

Mesfin Tasew, PDG d’EAG, a déclaré que l’aéroport international de Bishoftu marque une étape historique dans le développement de l’aviation africaine et contribuera de manière significative à l’essor des entreprises sur le continent.

La Banque africaine de développement (BAD), Dar Al-Handasah Consultants (DAR) et KPMG ont apporté leur soutien à cette initiative. Le cabinet Clyde & Co. en assure le conseil juridique.

Une fois pleinement développé, l’aéroport international de Bandaranaike (BIA) aura une capacité de 110 millions de passagers par an, ce qui en fera le plus grand aéroport de tout le continent.

EAG a publié les documents relatifs au projet, notamment un modèle financier, à l’intention des prêteurs potentiels. Les offres de présélection des entreprises EPC sont attendues d’ici mi-décembre.

Le projet est actuellement présenté aux Journées de marché de l’Africa Investment Forum (AIF) au Maroc jusqu’au 28 novembre.

Aéroport international Mohammed V, Maroc

En prévision de l’organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2030, l’Office national des aéroports du Maroc (ONDA) a annoncé sa stratégie directrice « Aéroports 2030 ». Ce plan vise à renforcer la position du pays en tant que plaque tournante stratégique de l’aviation pour les échanges internationaux. Le Maroc prévoit d’accroître sa capacité de trafic aéroportuaire de 30 millions à 80 millions de passagers d’ici 2030.

Ce mois-ci, l’ONDA a lancé un appel d’offres public de 980 millions de dollars pour la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport international Mohammed V. Ce projet devrait permettre d’accroître la capacité d’accueil de l’aéroport jusqu’à 30 millions de passagers par an.

Le terminal en forme de H bénéficiera d’un accès direct à la ligne ferroviaire à grande vitesse Kénitra-Marrakech, offrant des liaisons rapides vers d’autres grandes villes marocaines.

Les motifs puisent leur inspiration dans les forces naturelles de l’océan Atlantique, ainsi que dans les couleurs et le dynamisme de la diversité marocaine. On y retrouve notamment des motifs géométriques andalous et des tapis des montagnes de l’Atlas.

Lors de l’annonce du projet en début d’année, les investissements prévus s’élevaient à 1,5 milliard de dollars. Il s’agit de l’un des plus importants projets d’infrastructure de l’histoire de l’aviation du pays.

L’aéroport international Mohammed V représente plus d’un tiers du trafic aérien total du Maroc, Royal Air Maroc (RAM) l’utilisant comme principal hub. La compagnie aérienne a signé un contrat de performance avec l’État visant à augmenter sa flotte de 50 à 200 appareils d’ici 2037.

Le projet de nouveau terminal devrait être achevé en 2029.

Aéroport international de Bugesera, Rwanda

Il s’agit d’un tout nouvel aéroport, construit pour soutenir les opérations de l’aéroport international de Kigali existant. Le nouvel aéroport international de Bugesera (NBIA), d’une valeur de 2 milliards de dollars, devait initialement être achevé en 2026. Son achèvement est désormais reporté à la mi-2028.

Une fois achevé, l’aéroport international Ninoy Aquino (NBIA) devrait accueillir plus de 14 millions de passagers par an.

Les plans prévoient un toit inspiré du relief vallonné du pays, une piste de 3,8 kilomètres et une voie de circulation parallèle. Un terminal passagers moderne, un terminal présidentiel et des installations de fret d’une capacité de 150 000 tonnes par an sont également inclus.

L’African Trade & Investment Development Insurance a approuvé en juillet 2025 une contre-garantie de 84 millions de dollars pour aider les banques rwandaises à émettre plus de 322 millions de dollars d’obligations et de garanties destinées à la construction de la NBIA.

Le Qatar détient 60 % des parts de RwandAir et est un investisseur important à l’aéroport international Ninoy Aquino (NBIA). Cheikh Tamim, émir du Qatar, s’est rendu au Rwanda la semaine dernière pour discuter du renforcement des liens aériens entre les deux pays, entre autres sujets.

Le gouvernement rwandais a récemment alloué 499 millions de dollars à l’aéroport dans son budget 2025/26. Il recherche également des financements extérieurs, notamment un prêt de 200 millions de dollars auprès de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures.

La mobilisation du projet a débuté en 2017.

Le Conseil d’administration du Mécanisme de financement du Processus de Rome/Plan Mattei (RPFF) tient sa réunion inaugurale en présentiel à Rabat.

Le Conseil d’administration du Mécanisme de financement du Processus de Rome/Plan Mattei (RPFF) s’est réuni pour la toute première fois en personne à Rabat, au Maroc, en marge du Forum africain sur l’investissement (AIF).

Le Conseil d’administration a approuvé le plan de travail 2026 du RPFF, qui vise des engagements de près de 100 millions d’euros. Ces ressources devraient permettre de mobiliser plus de 550 millions d’euros de cofinancement provenant des ressources ordinaires de la Banque africaine de développement. Ces investissements favoriseront une croissance inclusive, amélioreront la prestation de services essentiels, renforceront la résilience climatique et s’attaqueront aux causes profondes des migrations irrégulières.

Cette réunion marque une étape importante pour le RPFF, approuvé par le Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement en février 2025. Le Dr Kevin K. Kariuki, vice-président en charge de l’énergie, du climat et de la croissance verte, a souligné l’importance cruciale du RPFF, insistant sur son rôle essentiel pour relever les défis profonds et interdépendants auxquels l’Afrique est confrontée. Le RPFF mobilise et oriente des ressources vers des investissements stratégiques dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’eau, grâce au cofinancement – ​​par le biais de prêts concessionnels ou de subventions – de projets de la Banque africaine de développement, ainsi qu’à la fourniture d’une assistance technique. Doté d’un capital initial de 158 millions d’euros, le RPFF bénéficie du soutien de ses partenaires fondateurs : l’Italie et les Émirats arabes unis (EAU).

« L’Italie est profondément attachée à l’avènement d’une nouvelle ère de partenariat avec les nations africaines, conformément au Plan Mattei. Le RPFF est un pilier de cet engagement, traduisant des objectifs communs en projets concrets qui autonomiseront les communautés, stimuleront la croissance économique et renforceront la résilience climatique », a déclaré Lorenzo Ortona, représentant de l’Italie au Conseil d’administration du RPFF. « L’approbation de cet ambitieux plan de travail à l’horizon 2026 souligne notre détermination collective à accélérer le développement durable et à relever les défis urgents qui se posent sur le continent. »

« Les Émirats arabes unis croient fermement au pouvoir de la collaboration internationale pour parvenir à un développement durable et lutter contre le changement climatique », a déclaré Sarah Jasim, directrice du département du développement durable de l’Agence des Émirats arabes unis d’aide au développement et représentante des Émirats arabes unis au Conseil d’administration du RPFF. « Notre soutien au RPFF témoigne de notre engagement à donner aux nations africaines les moyens de bâtir des infrastructures résilientes, de créer des opportunités et d’améliorer la vie de leurs citoyens. Nous sommes impatients de constater l’impact transformateur des projets présentés dans le plan de travail annuel 2026. »

Au cours de ses premiers mois d’activité, le RPFF a déjà approuvé deux projets témoignant de son engagement immédiat en faveur d’un impact concret sur le terrain. Le Projet de développement de la chaîne de valeur agricole de la région orientale (ERAVCDP) en Angola est une contribution de 17 millions d’euros sous forme de prêt concessionnel à un projet de 183 millions d’euros visant à améliorer la transformation agricole et le développement de la chaîne de valeur, renforçant ainsi la sécurité alimentaire régionale et les opportunités économiques. Le Programme de développement résilient de l’eau pour l’amélioration des moyens de subsistance (Borana Resilient Water Development for Improved Livelihoods II) en Éthiopie est une contribution de 6 millions d’euros à un projet de 60 millions d’euros qui améliore l’accès à l’eau et à l’assainissement résilients face au changement climatique pour les communautés pastorales de la zone de Borana, renforce la gestion des bassins versants et promeut des mesures essentielles d’adaptation au changement climatique, en mettant l’accent sur la participation des femmes.

Le Dr Daniel Schroth, directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement et chef de l’unité de coordination technique du RPFF, a déclaré : « Nous sommes immensément reconnaissants envers nos partenaires fondateurs, l’Italie et les Émirats arabes unis, pour leur soutien et leur engagement pionniers. Ensemble, nous avons créé un mécanisme qui sera un catalyseur de développement transformateur, permettant de relever les défis climatiques et de favoriser la prospérité sur tout le continent. »

À propos du mécanisme de financement du processus de Rome/plan Mattei (RPFF)

Le Mécanisme de financement du Processus de Rome/Plan Mattei (RPFF) est un mécanisme de financement multidonateurs hébergé par la Banque africaine de développement. Le RPFF est un instrument clé pour la réalisation des objectifs du Processus de Rome et du Plan Mattei. Il a soutenu des projets d’infrastructures souveraines respectueuses du climat dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’eau en Afrique afin de favoriser le développement durable et de contribuer à la lutte contre les causes profondes des migrations irrégulières. Grâce à ses deux guichets de financement : (i) un guichet d’assistance technique non remboursable et (ii) un guichet d’investissement (prêt concessionnel et subvention), il garantit que les financements sont alloués là où ils peuvent avoir le plus grand impact à long terme, tout en renforçant la bonne gouvernance et les capacités institutionnelles, en créant des emplois, en améliorant les conditions de vie et en renforçant la résilience des communautés vulnérables.

Dette publique : quand la BM tire la sonnette  !

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Selon les données de la Banque mondiale, le stock de la dette extérieure (publique et privée) des pays africains s’établit, à fin 2023, à plus de 1.154 milliards de dollars. Dix pays du continent s’accaparent 70% de ce fardeau qui pèse lourd sur leurs économies. Décryptage.

Pour beaucoup de pays, l’emprunt sur les marchés internationaux est devenu une véritable alternative de financement de l’action publique. ils sont nombreux les Etats qui optent pour les  emprunts extérieures  pour financer leur développements au  grand dam des coûts d’emprunts trois fois plus élevés que ceux des États avancés selon un calcul de l’OCDE.Même si les objectifs sont louables, le développement par la dette extérieure pour beaucoup d’économistes place les Etats africains dans une position inconfortable. Ces prêts faramineux accordés aux emprunteurs pour des projets de financements d’infrastructure    dans certains cas viennent avec de nombreux défis, dont le plus important n’est que le poids de la dette..Le nouveau rapport de la Banque Mondiale sur l’etat de la dette tire encore la sonnette d’alarme. Selon la Banque,  le stock de la dette extérieure du continent s’est établi autour de 1.154 milliards de dollars, en hausse de 7,84% par rapport à son niveau de 2022.À titre de comparaison, le stock total de la dette extérieure mondiale (hors pays de l’OCDE) s’est établi à 8.837 milliards de dollars. Toujours, selon le rapport la dette extérieure du continent africaine représente donc 13,06% de la dette extérieure mondiale. Cette dette est dominée par les emprunts publics bilatéraux et multilatéraux qui représentent plus de 62% de la totalité de la dette extérieure africaine. La conjoncture économique mondiale difficile (Covid, guerre Russie-Ukraine…) et la flambée des cours des matières premières et des hydrocarbures, selon la Banque, sont les motifs qui ont possé les pays africains a ’endetter davantage 

Afrique : 864 milliards

En Afrique subsaharienne, la dette extérieure s’établit à 864 milliards de dollars à fin 2023 dont 59% de dette publique et 41% de dette privée. La proportion de la dette publique au niveau des pays d’Afrique du Nord est beaucoup plus importante et tournerait autour de 65% pour un stock de la dette extérieure de 290 milliards de dollars. Cette dette représente 170% des exportations en valeur et 44% du Revenu global brut de la région (RGN: PIB + revenus nets reçus de l’étrangers pour la rémunération des salariés, la propriété et les impôts et subventions nettes sur la production).

Dans les détails, les principaux créanciers publics des pays africains sont la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque africaine de développement (BAD), la Chine…Rappelons que ces es dernières décennies, Pékin  a été le berceau de la nouvelle destination de la politique de la dette africaine.Le montant des prêts qu’elle a accordés à 49 pays africains et institutions régionales entre 2000 et 2022 à dépasser les 170 milliards de dollars. Rappelons d’ailleurs ici que la dette publique en Afrique a atteint le chiffre effrayant de 1 800 milliards de dollars US en 2022.

En chiffre, les pays les plus endetté sont, l’Algérie, avec une  dette extérieure de 7,31 milliards de dollars ,Idem pour l’Éthiopie, 5e puissance économique africaine, avec un endettement extérieur de 33,30 milliards de dollars.. La Tunisie et le Sénégal, loin de figurer parmi les grandes puissances économiques du continent, font partie du Top 10 africain avec respectivement 41,28 et 39,95 milliards de dollars.  En ce qui concerne le cas du Maroc, la dette publique représente 64% de la dette extérieure du pays dont 49% sont une dette multilatérale. Les principaux créanciers sont la Banque mondiale (20%), la BAD (10%), la France (5%), l’Allemagne (5%)… Quant à la dette extérieure privée, elle est dominée par les emprunts obligataires (27%) devant ceux des banques commerciales et autres (9%). En 2023, le service de la dette s’est établi à 4,99 milliards de dollars, représentant 4% du Revenu global net.

 L’épargne publique.Une alternative ?

L’analyse établie par la dernière publication de la Fondation Mo Ibrahim dresse un premier un constat sans appel : les dépenses domestiques, comme extérieures, ne permettent pas d’atteindre les objectifs de développement socio-économique. Or, aujourd’hui, le taux d’épargne nationale moyen de l’Afrique est respectivement de 20 %. Comme l’a démontré l’ascension économique des quatre dragons asiatiques (Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taïwan), l’épargne publique a un rôle clé dans la croissance économique. Elle permet à un gouvernement de financer la majeure partie de son capital public, ce qui par effet domino réduit notamment la dette extérieure.  Aujourd’hui cette question en soulève une autre en occurrence la dépense publique. La solution de la dette s’est érigée en doctrine de gouvernance. Dans de nombreux pays occidentaux l’appel public à l’épargne ainsi que la gestion efficiente des dépenses publiques sont des outils de financement pratique et moins contraignants. Dans cette Afrique enclin aux défis constants de développement socio-économique le financement est aujourd’hui un enjeu de gouvernance. Et beaucoup de voix appellent l’option de l’épargne publique. Car elle permet à un gouvernement de financer la majeure partie de son capital public, ce qui par effet domino réduit notamment la dette extérieure.

La demande africaine en data centers devrait au moins tripler d’ici 2030…

La demande en data centers en Afrique devrait augmenter de 3,5 à 5,5 fois par rapport à son niveau actuel d’ici 2030, notamment grâce à l’accélération des programmes de numérisation des secteurs public et privé, et à l’adoption croissante de technologies gourmandes en données telles que l’intelligence artificielle et le cloud computing. C’est ce qu’indique un rapport publié le lundi 24 novembre par le cabinet de conseil en stratégie McKinsey & Company.

ntitulé « Building data centers for Africa’s unique market dynamics », le rapport précise que les capacités des centres de données sur le continent devraient ainsi passer d’environ 0,4 gigawatt actuellement à 1,5 à 2,2 gigawatts à la fin de la décennie en cours. Cette croissance devrait nécessiter entre 10 et 20 milliards USD de nouveaux investissements, et générer un chiffre d’affaires estimé à entre 20 et 30 milliards USD sur l’ensemble de la chaîne de valeur d’ici 2030. Cela d’autant plus que l’Afrique partira d’une base très modeste.

Les capacités des data centers déjà actifs sur ses cinq principaux marchés en la matière (Égypte, Kenya, Maroc, Nigeria et Afrique du Sud) restent largement inférieures à celles de la seule France, qui disposait de plusieurs centres de données cumulant environ 800 mégawatts (0,8 GW)  de capacités en 2024. Cet écart met en évidence à la fois l’ampleur du défi et l’importance du potentiel inexploité.

Un des principaux facteurs qui façonneront la courbe de la demande est l’intégration croissante de l’IA dans plusieurs secteurs. Alors qu’environ 40 % des entreprises africaines déclarent déjà expérimenter cette technologie, un déploiement plus large pourrait générer entre 60 et 100 milliards USD de valeur, en particulier dans les domaines de la vente au détail, des télécommunications, des biens de consommation, de la banque et des mines.

La demande en data centers sera également tirée par le succès potentiel des programmes de numérisation menés par les gouvernements. De nombreux pays africains déploient des efforts pour transformer les processus manuels et les usages de données en équivalents digitaux, ce qui entraîne un important besoin en capacités locales de stockage de données, de puissance de calcul et de mise en réseau.

A titre d’exemple, l’initiative « Digital Economy for Africa » (DE4A) de la Banque mondiale a lancé depuis 2019 environ 70 projets de numérisation dans 37 pays, ciblant l’identité numérique, les services administratifs en ligne et l’interopérabilité. Des efforts similaires visant à développer des services administratifs numériques, tels que le portail eCitizen qui compte déjà 13,5 millions d’utilisateurs au Kenya, gagnent également du terrain. 

L’accélération de la migration vers le cloud computing sera aussi un puissant moteur de la croissance attendue des centres de données. Les grandes entreprises africaines prévoient une augmentation de plus de 18 points de pourcentage de leurs charges de travail dans le cloud d’ici la fin de la décennie. Combinée à la pénétration croissante des smartphones et à la taille de la population africaine majoritairement jeune et férue de nouvelles technologies, cette tendance stimule une demande constante en matière de calcul, de stockage et de connectivité.

L’adoption du cloud computing devrait être tirée par les domaines des technologies, des médias et des télécommunications, où environ 83 % des charges de travail sont déjà dans le cloud et où le rythme de refonte vers des architectures « cloud natives » est le plus élevé. Il existe aussi une importante marge de progression dans le secteur des services financiers, dont environ 56 % des charges de travail sont actuellement dans le cloud.

Petit, modulaire et progressif : le modèle gagnant en Afrique

Alors que la demande en capacités de centres de données reste fragmentée entre les pays, le modèle efficient en Afrique est un data center de colocation, petit, modulaire et progressif. Cela se traduira selon le rapport par une concentration plus élevée des capacités dans les gammes petite et moyenne d’ici 2030. Contrairement au reste du monde où les deux tiers des nouveaux centres de données présenteront de grandes capacités allant de 50 à 500 MW, les deux tiers de ceux prévus en Afrique seront de petite (1 à 20 MW) et moyenne capacité (20 à 50 MW).

Le document note par ailleurs que les acteurs qui s’engageront sur le marché africain devront surmonter des défis liés à l’approvisionnement en énergie, aux infrastructures de connectivité et aux financements. Sur le volet énergétique, les entreprises devront combiner des contrats d’achat d’électricité connectés au réseau des compagnies publiques, des contrats avec des producteurs d’électricité indépendants, et la production de leurs propres besoins.

Le Maroc, un leader du secteur…

« Le Maroc à la lumière de son atout dans l’énergie propre peut devenir un véritable hub de data center », explique Meloui. Au niveau africain, le Maroc figure avec l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Nigéria et le Kenya parmi les acteurs clé du marché des Datacenters du continent. Mieux encore, le pays s’adjuge la première position concernant le nombre de Datacenters répondant aux standards Tier avec 21 Datacenters, dépassant ainsi l’Afrique du Sud (19 centres) considérée comme leader de cette activité dans le continent. L’Egypte vient directement après avec 15 et le Nigéria avec 13. En bas de l’échelle, on retrouve le Kenya avec 5 et la Tunisie et l’Algérie avec un seul Datacenter chacun.L’intérêt de la mise en place de Datacenters est de plus en plus important, au point que les investisseurs qualifient ce marché de «nouvel eldorado». D’ailleurs, il est prévu que les investissements affichent une croissance de 6,33% entre 2021 et 2026 pour atteindre 328 millions de dollars américains à terme.  Selon les données de l’institut Uptime pour le Maroc , cinq banques détiennent des Datacenters certifiés Tier III (Bank al Maghrib, Bank of Africa, Barid al Maghrib, Banque Centrale Populaire et Crédit agricole du Maroc). Concernant le secteur administratif, le Ministère de l’Economie et des Finances et la CDG disposent chacun d’un Datacenter avec une certification des aspects liés au design et/ou les installations construites tandis que le seul Datacenter certifié Tier IV au Maroc est celui de l’Université Polytechnique de Benguerir.

Les opérations de Banque Chaabi du Maroc dans le viseur de l’ACPR

Selon nos informations, le détail des manquements soulève des questions structurelles sur son dispositif de conformité.

Nouveau revers pour Banque Chaabi du Maroc (BCDM). La Commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a une fois encore épinglé la filiale française de Banque centrale populaire (BCP), a appris Africa Business+. Une procédure disciplinaire qui intervient douze ans après une première sanction en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), dans un dossier suivi de près par le superviseur.

Dans le détail, le premier manquement retenu concerne le dispositif de surveillance automatisé des opérations. Entre le 1ᵉʳ janvier 2021 et le 15 mars 2022, l’outil de détection d’opérations atypiques a généré 38 020 alertes, dont 63 % étaient encore en attente de traitement au moment du contrôle de l’autorité. Pour l’ACPR, ce niveau de stock est incompatible avec l’obligation de traiter les alertes « dans des délais raisonnables ».

Exigences de KYC

La banque est également sanctionnée pour une mauvaise qualification de plusieurs profils : onze clients, ayant franchi le seuil interne de sept opérations sur douze mois, ont continué d’être traités comme « occasionnels », alors qu’ils relevaient d’une relation d’affaires, selon la règlementation française. Une erreur qui a mécaniquement réduit le niveau de vigilance et les exigences de KYC applicables. Autre manquement : des déclarations de soupçon transmises avec des délais anormaux, certaines opérations potentiellement atypiques réalisées en 2019 et en 2020 n’ayant été déclarées à Tracfin qu’en 2023, en contradiction avec l’obligation d’information « sans délai ».

Enfin, la gouvernance LCB-FT présente également des failles structurelles pour le superviseur bancaire. Le siège ne disposait d’aucun accès direct aux outils de filtrage et de surveillance utilisés par les succursales de Belgique, d’Italie et d’Espagne, l’obligeant à s’appuyer sur des reportings partiels pour effectuer le contrôle de deuxième niveau. Une architecture jugée par l’institution comme incompatible avec un dispositif de conformité intégré et fiable.

Un dispositif renforcé mais encore insuffisant

BCDM, filiale française du deuxième plus grand groupe bancaire du Maroc, a pour activité principale l’intermédiation historique destinée aux Marocains du monde (MDM) et exercée pour le compte de la maison mère. Cette activité représente l’essentiel de son modèle : 77 % du produit d’exploitation en 2022, selon l’ACPR.
Au moment du contrôle, l’établissement comptait environ 400 salariés, dont 38 en conformité, un bilan proche de 400 millions d’euros et un produit net bancaire de plus de 50 millions d’euros, après deux années de pertes en 2023 et en 2024.

Dans sa nouvelle décision, l’ACPR rappelle que, depuis la première sanction, la banque a investi environ 7,5 millions d’euros pour renforcer son dispositif de conformité. Mais, malgré ces efforts, le contrôle sur place mené entre février et juin 2023 montre que des lacunes importantes subsistent dans le dispositif. Des lacunes qui justifient, selon l’autorité, le prononcé d’un blâme et d’une sanction pécuniaire de 250 000 euros. Fin octobre, le conseil d’administration de la filiale a procédé à un remaniement de sa gouvernance, après le départ de Naziha Belkeziz, pour désigner Idriss Bensmaïl en tant que nouveau président du conseil d’administration et nommer Abdelghani Bouanfir au poste de directeur général.

Nigeria : Zenith Bank étudie des opportunités d’expansions en Afrique de l’Est

Zenith Bank, l’un des plus grands groupes bancaires du Nigeria, a informé ses actionnaires qu’elle étudie plusieurs pistes d’expansion régionale. Dans une note datée du mardi 18 novembre 2025, la banque explique avoir engagé des échanges avec différentes autorités de régulation, afin d’examiner la possibilité d’entrer sur des marchés d’Afrique de l’Est.

L’extension envisagée peut inclure l’acquisition d’établissements financiers déjà présents dans la région. Cette approche correspond à la stratégie de long terme de la banque, qui repose sur l’augmentation de sa présence en Afrique subsaharienne et sur la diversification de ses sources de revenus.

Réaction aux rumeurs sur Paramount Bank

La communication de Zenith Bank intervient après la diffusion de rumeurs annonçant un rachat de Paramount Bank, un établissement bancaire kényan de petite taille. Selon ces rumeurs, la banque nigériane aurait déjà engagé des discussions avancées pour une acquisition.

Zenith Bank précise qu’aucune décision n’a été prise et qu’aucune transaction n’est en cours. La direction rappelle que toute conclusion hâtive publiée sans autorisation officielle ne reflète pas la réalité du processus interne.

À ce jour, elle ne dispose d’aucune implantation en Afrique de l’Est. Elle concentre toutefois ses premières étapes d’expansion continentale sur l’Afrique francophone.

Notons par ailleurs qu’elle a ouvert une succursale à Paris en novembre 2024, une implantation stratégique destinée à faciliter les transactions euro-africaines et à renforcer les relations avec les investisseurs institutionnels.

Dans la continuité, la banque nigériane a annoncé son intérêt pour le Cameroun et la Côte d’Ivoire, deux marchés où les groupes bancaires nigérians renforcent progressivement leur présence. L’ambition est d’étendre progressivement son réseau africain, tout en adaptant ses opérations aux exigences réglementaires locales et aux besoins de financement des économies où elle souhaite s’implanter.

Pour rappel, Zenith Bank suit les pas d’autres institutions nigérianes qui se sont déjà installées au Kenya. Au cours des cinq dernières années, United Bank for Africa (UBA) et Guaranty Trust Bank (GTBank), ont en effet pénétré le marché kényan, marquant ainsi une évolution des institutions financières ouest-africaines qui cherchent à se développer au-delà de leurs marchés nationaux. En avril 2025, Access Bank a finalisé l’acquisition de National Bank of Kenya (NBK), filiale du groupe KCB. L’opération a été validée par les autorités réglementaires des deux pays, et certains actifs de la NBK ont été transférés à KCB Bank Kenya, selon la loi bancaire kényane.

Actifs publics: le Sénégal s’associe à la BOAD

L’État du Sénégal et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) ont annoncé dans un communiqué publié ce lundi 24 novembre 2025, la création du Fonds de valorisation des actifs du Sénégal (Fovas). Il s’agit d’un nouvel outil destiné à regrouper des infrastructures publiques jugées stratégiques au sein d’un mécanisme unique.

Le but est de mobiliser des ressources financières supplémentaires pour l’État, en s’appuyant sur ces actifs publics que le pays possède. Le Fovas intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à renforcer sa stratégie de financement, sans envisager une restructuration de sa dette publique comme le recommandait le FMI. Le gouvernement souhaite plutôt diversifier ses sources de revenus internes et améliorer la mobilisation des recettes disponibles.

Le principe du Fovas est simple : utiliser les infrastructures existantes comme sources de revenus. Les actifs concernés peuvent être des routes, des ports, des aéroports, des bâtiments publics, ou encore des installations logistiques. Le fonds cherchera à organiser leur exploitation économique pour générer des recettes. Les revenus obtenus serviront à financer de nouveaux projets et soutenir la croissance économique. Le mécanisme permettra aussi de réduire la pression sur le budget public.

La BOAD apportera son expertise en structuration financière. Elle jouera aussi un rôle d’intermédiaire pour attirer des investisseurs privés et des partenaires internationaux capables d’accompagner le fonds dans son développement.

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Ericsson : En Afrique subsaharienne, la 5G devrait être multipliée par 15 d’ici 2031

Parallèlement au déploiement de la 5G, l’Afrique subsaharienne sera la seule région au monde où les abonnements 4G continueront à croître durant les six prochaines années. Ces deux générations permettront d’augmenter significativement le trafic de données mobiles dans la région. 

Le nombre d’abonnements aux réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération (5G) en Afrique subsaharienne devrait passer de 27 millions en 2025 à 400 millions en 2031, enregistrant ainsi une croissance annuelle moyenne de 57% durant cette période, selon un rapport publié le jeudi 20 novembre par le géant suédois des équipements de télécommunications Ericsson.

Intitulé « Ericsson Mobility Report November 2025 », le rapport précise que les abonnements 4G devraient enregistrer une croissance moins soutenue de 3% en moyenne par an dans la région, passant de 490 millions cette année à 570 millions en 2031.

L’Afrique subsaharienne sera ainsi la seule région au monde où les abonnements 4G continueront à croître, au moment où la plupart des autres régions devraient connaître des baisses à deux chiffres de ce type d’abonnements ( -30% en Europe de l’Ouest, -29% en Chine, -27% dans les pays membres du Conseil de coopération du Golfe, etc.).

Parallèlement, le déclin des réseaux 3G devrait intervenir plus rapidement que celui des réseaux 2G. Le nombre d’abonnements 3G devant diminuer de 8 % en moyenne annuelle pour s’établir à 89 millions en 2031. Les abonnements 2G devraient, quant à eux, baisser de 7 % par an durant la période sous revue pour se situer à 243 millions.

En 2031, les abonnements 5G devraient représenter environ 31 % de l’ensemble des abonnements aux réseaux de téléphonie mobile contre 44 % pour la 4G.

Banque digitale : derrière la tech, un tout long chemin…

Depuis de l’avènement de l’informatique, l’industrie bancaire marocaine a connu plusieurs mutations qui ont transformés le métier. De la mécanographie au digital aujourd’hui, le changement est palpable.

Depuis son apparition, l’informatique à changer le monde. Il a fait basculer ce dernier d’une ère industrielle à un âge numérique. Mais comme Rome ne s’est pas construite en un jour : l’informatique telle qu’on le connaît aujourd’hui s’est construite sur de nombreuses années. Ainsi tel une révolution, cet outil à impulser la croissance de bien des secteurs en l’occurrence celui de la banque. Il a donc été un véritable catalyseur qui a changé au fil des années le visage de la banque. Au Maroc, le secteur n’est pas resté en marge de ces avancées technologiques. Ce dernier a subit de fond en comble toutes les transitions. « L’histoire de l’informatique au niveau de la banque marocaine à commencer par la mécanographie (c’était des fiches physique ou on enregistre les soldes clients). Et à cette époque, un centre mécanographique comprenait en général une trieuse, une interclasseuse et une tabulatrice programmable par câblage qui étaient opérées par des techniciens. Après on est passé au host système ; et nous avons commencé a développé les applications sur ça au niveau de la banque. Et à l’époque nous utilisons les cartes perforées comme supports de travail », souligne Idri Taibi , un ex ingénieur informaticien de la promotion des années 1976 de l’université de Bordeaux qui a bien voulu nous plonger dans ce passé plein de nostalgie. Et d’ajouter : « Au niveau des host, il y’avait que deux géants de l’informatique sur la place : IBM et Bull».  Après l’épisode des Host, le secteur a amorcé une autre évolution avec l’entrée de la micro-informatique dans les années 80. (Émergence des PC). « Et là au niveau de l’informatique en générale il y’a eu un véritable bon en avant.  On a commencé à avoir des PC avec des disques durs permettant de stocker plus de données. Et la micro-informatique avait deux modes clés d’utilisations : l’utilisation locale (les outils de bureautique) et l’utilisation à distance (se connecter avec le host à travers la ligne) », explique Taibi.  Par ailleurs, il faut souligner que l’un des faits marquant de ces différentes transitions a été essentiellement l’apparition d’internet (1994 -1995) qui a permis d’ouvrir les systèmes d’information vers l’extérieur. Cette innovation a un mot réinventé la relation des banques avec leurs clients. En claire, cet outil a permis aux banques de porter leurs systèmes informatiques vers leurs clients en supprimant plusieurs étapes t’intermédiations et en permettant la digitalisation de l’ensemble de leurs relations clients. Par conséquent, toutes ces évolutions ont permis au secteur bancaire de se développer ainsi que de mettre en place de nouveau produits (guichet automatique, transferts d’argents…) «Celle-ci s’est retrouver avec un nouveau visage. On est passé de la banque dépôt-retrait à la banque commerciale», commente l’ingénieur informatique. D’autre part, il faut également notifier que cette aventure a été soutenu par les banques. Les acteurs du secteur à l’époque non pas hésité à investir dans l’informatique. Pour la petite histoire, Feu Moulay Ali Kettani, Ex- PDG du groupe Attiajriwafa Bank avait à l’époque misé sur l’informatique. : Il nous a dit une fois dans un meeting : «moi je ne discute pas les factures de l’informatique. Je les signes les yeux fermés». Il a donc investi énormément sur le matériel, sur les ressources humaines, sur la communication, nous confie Taibi. Des années après, l’intérêt est toujours le même, voire plus important. C’est ainsi Khalid Ziani , expert en NTIC déclare : «Il représente entre 25 et 30% (d’investissement informatique et digital) de la totalité des coûts des banques y compris les  charges salariales, les coûts des ressources. Et dans la banque, l’investissement en informatique est une orientation stratégique de tous les dirigeants». Cependant, il faut quand même rappeler que le secteur bancaire a pu s’arrimer aux standards internationaux en raison des réformes profondes qui ont été opérées à l’aune des années 80.

Banque : les réformes tournées vers le progrès

Le Maroc a engagé d’importantes réformes structurelles afin de jeter les bases d’une croissance économique forte et durable. C’est en ce sens que le secteur bancaire, a été placé au centre de cette dynamique de réformes, compte tenu de son rôle clé en matière de renforcement de la croissance. En effet, ces réformes avaient pour objectif de faire converger la règlementation marocaine en la matière vers les standards internationaux. Ainsi ont été introduits, dans le cadre de la loi bancaire de 1993, le désencadrement du crédit, la suppression progressive des emplois obligatoires, la libéralisation des taux d’intérêts débiteurs en 1996 et, la même année, le lancement d’un marché des changes interbancaire.

A partir de 2000, un nouveau plan comptable pour les établissements de crédit a été adopté. Cette libéralisation de l’activité bancaire s’est réalisée dans un cadre prudentiel renforcé (notamment en matière de classification des créances douteuses à provisionner) que le système bancaire a globalement su intégrer, exception faite des anciens organismes financiers spécialisés. Le marché financier, quant à lui, après sa modernisation par une batterie de mesures durant les années 1993, a connu, en 2004, une mise à jour de son infrastructure et de ses règles de fonctionnement et un renforcement des pouvoirs de l’autorité de marché. De plus,  en 2006, la promulgation de la nouvelle loi bancaire a apporté deux éléments fondamentaux que sont d’une part, des nouvelles règles prudentielles dans le cadre de Bâles  II qui sont plus qualitatives et spécifiques et qui nécessitent le recours à de nouveaux profils en matière de ressources humaines et à des moyens techniques sophistiqués et d’autre part, l’autonomie de la banque centrale, seule institution chargée de veiller à la régulation et à la surveillance du système bancaire et de conduire la politique monétaire.  

Pour rappel, il convient de souligner qu’entre 2006 et 2007, la totalité des banques marocaines ont commencée véritablement a s’équipé sur le plan matériel, technique et au niveau des ressources humaines afin de respecter les nouvelles normes prudentielles adoptées par Bâle II. Ces nouvelles normes devaient avoir pour conséquences l’instauration de nouveaux rapports entre la banque et sa clientèle. 

Zoom les grandes dates de l’informatique de BCP

  • 1989 : Lancement de la 1ère version de MANSOUR, système d’information Agence, développé en interne, permettant une réplication en quasi-temps réel entre l’agence et le système Central (une 1ère au Maroc).
  • 1990 – 1993 : Autres versions de MANSOUR avec des fonctionnalités plus étoffées et une couverture plus large. 
  • 2008 : déploiement d’un nouveau portail agence Mansour basé sur un client léger.
  • 2000 : Lancement du service « Chaabi Mobile », le service d’alerte SMS (solde du compte et opérations sur le compte), pour les clients en France.
  • 2001 : Généralisation de « Chaabi Mobile » à tous les clients et lancement, pour la 1ère fois au Maroc, de la 1ère version de banque en ligne « Chaabi Net » avec des services de consultation.
  • 2003 : Lancement des premiers services transactionnels au niveau de « Chaabi Net ».
  • Juin 2009 : lancement du premier service de « m-paiement » au Maroc. Ce service baptisé « e-khlass » permet au petit commerce de payer en temps réel via son GSM les produits Lesieur au Vendeur, et ce, dès leur livraison.
  • 2010 : Lancement du service « e-bl@di », le service permettant aux MDM de transférer de l’argent par internet 24h/24 et 7j/7.
  • Juin 2011 : lancement pour la 1ère fois au Maroc du service « Cash Emergency » qui consiste à envoyer de l’argent, depuis un mobile ou un GAB, récupérable sur tous les GAB Banque Populaire 24h/24 et 7j/7 sans carte et sans compte.
  • Septembre 2011 : lancement du service « e-bl@di hissab », le service permettant aux MDM d’ouvrir un compte à distance.
  • 2016 : débuts de la transformation digitale, revue de l’organisation des équipes, création de la filiale PCA, présence des métiers et co-construction avec les clients, feedback terrain pris en charge régulièrement et cycle court de mise sur le marché.  Revue de la gestion de la relation client via, entre autres, une conduite du changement au niveau de la force de vente et changement de mindset. Lean Management.
  • La composante technologique est de moins en moins interpelée pour laisser la place aux usages (le digital est un usage, non une technologie).
  • Exploitation du potentiel de la data.
  • Pull technologie : Définir les besoins informatiques à partir des besoins métiers / clients.
  • 2017 :
  • Concept de l’agence Digitale
  • Parcours d’entrée en relation, pour la 1ère fois au Marocavec signature électronique, avec mobilité (tablette) au Maroc et à l’étranger.
  • Nouveau portail de banque en ligne Chaabinet 
  • 2018 :
  • Parcours de crédit immobilier 
  • Application BPay pour le paiement mobile : 1ère appli de mobile payment au Maroc avril 2018
  • 2019 :
  • Nouvelle application mobile Pocket Bank
  • +1M de téléchargements
  • Note 4,5
  • Services innovants : smart horse, assistant vocal, Authentification Face ID et Finger Print…
  • 2020
  • Parcours de crédit à la consommation sur Pocket Bank.

Pour la 1ère fois au Maroc, parcours d’ouverture de compte 100% en ligne pour les MDM avec visio-conférence et signature électronique

Marchés africains | Aliments pour bébés : Nestlé accusé de tromperie sur marchandise

Une enquête publiée par Public Eye relance le débat sur les pratiques de Nestlé en matière d’alimentation infantile en Afrique. L’ONG suisse a déclaré, mardi 18 novembre, que la multinationale propose sur le continent des céréales pour bébés contenant des niveaux élevés de sucres ajoutés, alors que les produits équivalents vendus en Europe n’en contiennent pas.

Nestlé rejette ces accusations et affirme se conformer à toutes les réglementations en vigueur.

Ce n’est pas la première fois que l’ONG suisse aborde ce problème. L’an dernier, elle avait publié un rapport révélant la présence de quantités importantes de sucres ajoutés dans des marques phares telles que Nido et Cerelac, exportées vers les pays les moins avancés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, alors que les mêmes produits destinés à l’Europe n’en contenaient pas.

Selon l’enquête, Public Eye et ses partenaires ont acheté une centaine de produits Cerelac dans vingt pays africains, puis les ont fait analyser par Inovalys, un laboratoire français spécialisé dans l’agroalimentaire.