ZAMBIE: La BEI et la ZICB mobilisent 35 millions $ pour stimuler les PME

 En Zambie, les PME représentent 70% du PIB, 88% de l’emploi et comptent pour 97% de toutes les entreprises de l’économie, selon des chiffres officiels. Pourtant, leur accès au financement reste encore limité.

Pour dynamiser le secteur agricole, EIB Global, la branche internationale de la Banque européenne d’investissement (BEI), s’associe à la Zambia Industrial Commercial Bank (ZICB) pour mobiliser 30 millions d’euros (35 millions $) destinés aux PME du secteur agricole, a annoncé la banque européenne qans un communiqué publié le mercredi 12 novembre 2025.

L’accord vise à faciliter l’accès au financement pour les PME actives dans la chaîne de valeur agroalimentaire, notamment celles qui travaillent avec les petits exploitants agricoles. Une part d’au moins 30 % des fonds sera dédiée aux entreprises détenues ou dirigées par des femmes, une mesure essentielle dans un pays où près de la moitié des entrepreneures considèrent l’accès au financement comme un obstacle majeur.

Ce financement s’accompagne d’un mécanisme de partage des risques de 4 millions d’euros, financé par la Commission européenne, pour encourager la ZICB à prêter davantage aux PME tout en réduisant l’exposition de la banque aux aléas climatiques et économiques.

« Soutenir la croissance des PME agroalimentaires et des petits exploitants agricoles grâce à ce mécanisme de financement permettra à la Zambie de consolider les progrès réalisés dans le secteur agricole », a déclaré le CEO de la ZICB, Ngenda Nyambe.

Mohamed, le Wali qui veut transformer Casablanca !

 Non loin du rond point d’Europe, un bureau de Tabac d’une quarantaine d’années n’a pas échappé au plan de réaménagement de la ville. Et même les devantures débordantes de certains cafés prestigieux…C’est clair, le ménage est en marche. Décryptage;

« Le Maroc, fort de son ambition de devenir un acteur clé sur la scène internationale, s’engage dans une transformation profonde à l’horizon 2030. Et il faut dire que ce dynamisme s’inscrit dans le cadre de la régionalisation avancée, un processus décentralisé qui met en avant le potentiel des territoires. Ainsi des Schémas régionaux d’aménagement du territoire et des Programmes de développement régionaux (PDR) ont été préparés, et le Maroc est aujourd’hui inscrit dans une continuité affirmée de ces programmes. « L ‘aménagement de la ville de Casablanca date depuis le temps du Wali Driss Benhima. Lorsqu’on observe les actions du nouveau Wali, on voit clairement qu’il est inscrit dans une continuité », nous confie une de nos sources. En effet, depuis quelques semaines, les grandes rues de la “ville blanche” on subit un véritable relooking. Pendant presque un mois  sur les grands axes de la ville, les bulldozer étaient à l’œuvre. Piétons, automobilistes, chacun a été témoin du grand coup de balai du nouveau Wali qui s’est donné pour mission de transformer la ville de Casablanca. 

En quelques mois, l’on a pu observer les faits. Des voies renouvelées, les chemins pour piétons impeccables…Le fait le plus marquant et qui bien entendu envoi le signal du changement en cours est celui du réaménagement des devantures  débordantes de certains cafés et même des anciens bureaux de tabac sur les grands boulevards qui ont  fait le bonheur des citadins fumeurs. « Cette dynamique dans l’exécution des projets est incroyable, il faut le reconnaître. Aujourd’hui quand vous allez en plein centre ville, on voit de visu la transformation d’un grand boulevard comme Zerktouni. Sans oublier cette nouvelle harmonisation qui a mis fin au débordement des devantures des cafés qui à mon avis impactait le décor de ces espaces », nous confie une de nos sources.  Et de poursuivre : » Le Wali et ses équipes sont inscrits dans une vision de transformation de l’espace publique. Et il faut dire que dans ce genre d’opérations , l’intérêt et le confort public prime sur les quelques intérêts particuliers ». Depuis donc le 19 Octobre 2023, Mohamed Mhidia  a déjà eu à diriger, depuis 2007, les wilayas de cinq des douze régions que compte le Royaume: Taza-Al Hoceima-Taounate d’abord, puis Marrakech-Tensift-Al Haouz, l’Oriental, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, a pris à bras le corps les défis de la ville de Casablanca.

L’effet Mondial 2030

La Coupe du monde de football approche, et le monde entier aura alors les yeux rivés sur la capitale économique du Royaume. Le moment est important, et s’il est une élite  qui en est convaincue, c’est bien le wali de la région de Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia.  « Casablanca étant le moteur de l’économie marocaine, et en même temps la vitrine, à l’aune du rendez-vous du mondial, il y a un grand effort a faire sur le plan de l’aménagement territorial », nous précise notre source. Et d’ajouter : « Cependant il y a lieu de préciser que toute cette dynamique qu’on voit est le fruit d’un effort d’ensemble, notamment celui du Wali, du Maire de Casablanca et également du président de la Région ». Il faut d’ailleurs rappeler que toute cette stratégie d’aménagement s’inscrit dans le grand champ du marketing territorial. Cette discipline qui s’interesse au branding des territoires. 

«Le marketing territorial, lorsqu’il est bien compris, bien exécuté et bien évalué, se révèle être un levier puissant pour valoriser l’ensemble des atouts d’un territoire, qu’ils soient humains, économiques, naturels ou culturels», nous confie hicham echattabi expert en Marketing Territorial. Mais encore faut-il faire preuve d’intelligence collective tout en mettant en commun des compétences, des connaissances, des réflexions et des innovations… pour servir une cause commune. «L’un des aspects essentiels de cette discipline réside dans la coordination des acteurs locaux et l’implication des citoyens. Elle réunit un groupe diversifié de parties prenantes, intéressées, mais autrement dissociées ou même concurrentes, en les informant des faiblesses et des forces de la ville ou de la région, et en les tenant au courant des actions des autres. Cette stimulation de la coopération multiacteurs conduit probablement au développement de nouveaux projets et initiatives, ainsi qu’à l’élaboration de politiques bénéfiques pour l’ensemble du territoire», affirme ce spécialiste en marketing territorial Ce qu’il faut bien retenir des explications de notre interlocu- teur c’est que «le marketing territorial, ou plus précisément le branting territorial, ne se résume pas à la création d’un simple slogan ou logo pour une ville ou une région, ni à la participation à des événements ou salons. Il s’agit, au contraire, d’un travail de longue haleine».

Au sujet du mondial, l’expert explique que : « La Coupe du Monde 2030 représente pour le Maroc bien plus qu’un simple défi sportif. Elle constitue une opportunité exceptionnelle pour renforcer son image à l’échelle mondiale et consolider une offre territoriale attractive, tant au niveau national que régional. Cependant, pour maximiser l’impact de cet événement, il est indispensable d’accompagner cette promotion par des stratégies de nation branding et de marketing territorial solides, tant au niveau central que régional. Ces stratégies doivent aller au-delà de la simple préparation de l’événement et s’inscrire dans un processus continu, dépassant la seule période de la compétition. Cela permettra non seulement de capitaliser sur l’événement en tant que tel, mais aussi de pérenniser ses effets en termes d’attractivité et de compétitivité territoriales à long terme. En effet, les méga-événements sportifs comme la Coupe du Monde de la FIFA ou les Jeux olympiques (JO) sont des vitrines mondiales, mais il serait une erreur de se reposer uniquement sur cet effet temporaire. Une stratégie pérenne doit être fondée sur des actions concrètes et durables. Les pays qui aspirent à renforcer leur attractivité, que ce soit pour attirer des talents, des investisseurs, des touristes, ou améliorer la qualité de vie de leurs résidents, doivent élaborer une offre territoriale cohérente et engageante, reposant sur des initiatives concrètes et cela avant et après ces évènements. Il est également essentiel de bien planifier les infrastructures, tant pour l’événement que pour l’après-événement.  »

Le Maroc prépare la révision de son Code des investissements agricoles

Au Maroc, le secteur agricole contribue à hauteur de 10 % au PIB. Alors que la sécheresse persistante affecte l’appareil productif, le gouvernement cherche à renforcer l’attractivité du secteur pour les investisseurs et à poursuivre la mise en œuvre des programmes de développement agricole.

Au Maroc, le ministère de l’Agriculture vient d’engager une étude visant la refonte du Code des investissements agricoles (CIA), un texte fondateur adopté en 1969. Selon les informations relayées par plusieurs médias locaux le 10 novembre dernier, l’objectif de cette démarche est de moderniser ce cadre juridique afin de mieux encadrer les nouveaux investissements ruraux et de l’adapter aux mutations économiques, sociales et environnementales qu’a connues le pays au cours des cinq dernières décennies.

Considéré pendant un demi-siècle comme la « charte du développement agricole », le CIA régit des domaines aussi essentiels que l’irrigation, l’aménagement foncier, les régimes de culture et les incitations à l’investissement privé.

D’après le ministère de l’Agriculture, l’étude annoncée s’étalera sur une période de neuf mois et se déroulera en trois phases. La première consistera à établir un état des lieux et un diagnostic complet du dispositif actuel afin d’en mesurer la pertinence face aux mutations économiques et institutionnelles du pays. La deuxième permettra d’identifier les besoins en nouveaux outils juridiques, en cohérence avec les politiques agricoles en cours et les orientations du nouveau modèle de développement. Enfin, la troisième proposera des scénarios de réforme et une feuille de route destinée à accompagner le ministère dans la révision du corpus législatif.

L’Afrique du Sud met le cap sur la stabilité avec un objectif d’inflation maitrisée à 3 %



Pour la première fois en vingt-cinq ans, l’Afrique du Sud abaisse son objectif d’inflation à 3 %, avec une marge de tolérance de ±1 %. Cette décision, présentée par le ministre des Finances Enoch Godongwana lors de la revue budgétaire de mi-année, marque un tournant stratégique dans la politique macroéconomique du pays.

CAN 2025 : Danone lance le “Prix Addahabiy”




À l’occasion de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, Danone lance une grande opération promotionnelle intitulée « Prix Addahabiy de Danone ». Du 10 novembre au 14 décembre 2025, les consommateurs pourront tenter de remporter 100 g d’or 18 carats en forme de ballon, d’une valeur de plus de 100 000 dirhams, en collectant les lettres du mot « Maghrib » sur les opercules des produits Danone. Cette initiative, qui s’inscrit dans le partenariat entre Danone et la CAF, vise à « nourrir la passion pour le football africain » et à renforcer la proximité de la marque avec les Marocains à travers des moments fédérateurs.

« L’Afrique doit construire ses propres outils de développement »

Entretien avec Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment Corporation

Qu’est-ce que la notation financière ?

Président-Directeur Général de Bloomfield Investment Corporation, première agence de notation financière d’Afrique francophone, Stanislas Zézé, surnommé « l’homme aux chaussettes rouges », livre une réflexion lucide sur la place de la notation financière dans le développement du continent en marge de la 6e édition du CHOISEUL BUSINESS FORUM À RABAT.

Stanislas Zézé (S.Z) : La notation financière consiste à évaluer la crédibilité d’une entité — État, entreprise ou collectivité —, c’est-à-dire sa capacité et sa volonté à honorer ses engagements financiers. En clair, elle mesure le degré de confiance que l’on peut accorder à un emprunteur. Cette évaluation s’appuie sur une analyse approfondie, à la fois quantitative et qualitative, de nombreux paramètres : solidité économique, qualité de la gouvernance, niveau d’endettement, environnement institutionnel et politique, entre autres.

Quels sont les principaux critères retenus ?

S.Z : Tout dépend du type d’entité évaluée. Pour un État, on considère des éléments comme la croissance, la gestion de la dette, la stabilité politique, la qualité des institutions ou encore la structure démographique.

Pour une entreprise, l’analyse porte sur la gouvernance, la capacité à générer du cash-flow, la flexibilité financière, le niveau d’endettement, la gestion des risques et l’impact environnemental éventuel de ses activités. Nous établissons ensuite deux notes : une à court terme, qui mesure la capacité à faire face aux obligations à moins d’un an (liquidité, trésorerie), et une autre à long terme, qui évalue les fondamentaux sur plusieurs années. Ces notes s’accompagnent d’une perspective (positive, stable ou négative) actualisée chaque trimestre.

En quoi la notation financière est-elle utile pour les États et les entreprises africaines ?

S.Z : Elle est avant tout un outil de crédibilité. Une bonne note inspire confiance aux investisseurs et facilite l’accès au financement à des conditions avantageuses. À l’inverse, une note faible entraîne des taux d’intérêt plus élevés, mais n’exclut pas la possibilité d’emprunter. Pour les autorités de régulation, la notation apporte plus de transparence et renforce la confiance sur les marchés. Pour les États ou les entreprises, elle sert aussi de tableau de bord stratégique, permettant d’identifier leurs forces et leurs faiblesses.

Les notations utilisent souvent des codes comme AAA, BBB ou Caa1. Comment les interpréter ?

S.Z : Ces codes traduisent une échelle de confiance. Chez Bloomfield, nous utilisons la même grille que Fitch, Moody’s ou Standard & Poor’s. Sur une échelle de 0 à 20, une note AAA équivaut à 20, A+ à 15, BBB- à 10 et D à 0. Plus la note est élevée, plus le risque de défaut est faible. Aujourd’hui, en monnaie locale, la Côte d’Ivoire et le Bénin se situent autour de 15, tandis que le Burkina Faso affiche une note proche de 10.

Comment évolue la notation avec les critères extra-financiers ?

S.Z : La notation extra-financière ne mesure pas la solvabilité, mais la performance environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).$ Chez Bloomfield, nous intégrons ces paramètres dans nos analyses uniquement lorsqu’ils ont un impact financier direct. Ce type d’évaluation séduit les investisseurs soucieux de durabilité — ceux qui veulent s’assurer, par exemple, que leur argent ne finance pas des projets nuisibles à l’environnement — mais elle ne détermine pas la capacité d’un État ou d’une entreprise à rembourser sa dette.

Qui initie le processus de notation ?

S.Z : Trois cas existent.

  • La notation sollicitée : demandée par le client pour attester de sa solidité financière avant une levée de fonds ou pour rassurer ses partenaires.
  • La notation obligatoire : imposée par la réglementation, notamment dans la zone UEMOA, pour toute émission obligataire à la BRVM.
  • La notation non sollicitée : décidée par l’agence sur la base d’informations publiques, sans participation de l’entité concernée.

Chez Bloomfield, nous nous limitons aux notations sollicitées et obligatoires, car elles garantissent la fiabilité et la transparence du processus.

Quelle est votre vision pour l’Afrique ?

S.Z : L’Afrique doit s’émanciper des modèles importés et bâtir ses propres outils de développement. Cela commence par la confiance en soi et la rigueur.

Nos jeunes doivent adopter une culture de la performance et du respect, s’imposer par leur compétence, et refuser les complexes hérités du passé. C’est à cette condition que notre continent sera respecté et pourra dicter ses propres standards au reste du monde.

Afriland_First Group prépare son installation au Tchad



Le banquier et investisseur camerounais, Paul Kammogne Fokam (photo), fondateur d’Afriland First Group, a été reçu le dimanche 9 novembre 2025, à Abu Dhabi aux Emirats arabes unis, par le président tchadien, Mahamat Deby Itno. Accompagné de Guy Laurent Fondjo, président du développement du groupe, il a réitéré sa volonté d’implanter une filiale bancaire au Tchad.

Au terme de l’audience, M. Fondjo a annoncé l’installation d’Afriland au Tchad, dans les mois à venir. Il a expliqué que le groupe souhaitait s’implanter au Tchad depuis une vingtaine d’années, mais n’a pas pu concrétiser ce projet à cause de la législation en vigueur. « Nous avons accompagnons l’économie tchadienne. Nous avons financé des centaines de milliards [FCFA, Ndlr] au Tchad, malgré le fait que nous ne soyons pas présents », a-t-il ajouté.

Cette rencontre intervient près d’un mois après qu’Afriland a reçu le feu vert de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), régulateur bancaire de la zone Cemac, pour ouvrir des filiales bancaires et accélérer son déploiement dans la sous-région.

5G et 6G : quels impacts sur l’innovation et la durabilité en entreprise ?

La 5G révolutionne le paysage technologique des entreprises françaises en offrant des connexions ultra-rapides et fiables. En plein déploiement en France, elle ouvre de nouvelles opportunités pour les entreprises. Découvrez les avantages de la 5G et de la 6G, ainsi que leurs domaines d’application.

La 5G est la cinquième génération de réseaux mobiles, promettant des vitesses de connexion sans précédent et une latence ultra-faible. Elle permet aux entreprises de transformer leurs opérations grâce à une connectivité améliorée et des capacités accrues. La 6G, en cours de développement, vise à dépasser ces performances en intégrant des technologies avancées telles que l’intelligence artificielle et les communications holographiques. Pour les entreprises, ces réseaux représentent une infrastructure clé pour l’innovation et la compétitivité à l’échelle mondiale.

Quelles différences entre la 4G, la 5G et la 6G ?

La 4G a été une avancée majeure en termes de connectivité mobile, permettant la mobilité et l’accès à l’internet mobile. Cependant, la 5G améliore significativement le débit et la latence, facilitant des applications plus exigeantes comme la réalité augmentée et les véhicules autonomes. La 6G, quant à elle, promet des vitesses encore plus élevées et une latence quasi nulle, ouvrant la voie à des innovations telles que les réseaux holographiques et les environnements immersifs. En comparaison, la 6G offre une capacité de connectivité massive et une efficacité énergétique accrue, répondant aux besoins futurs des entreprises en matière de transformation digitale.

Réseaux 5G/6G : quels avantages pour les entreprises ?

Vitesse et latence

La 5G entreprise offre des vitesses de connexion jusqu’à 100 fois supérieures à la 4G, avec une latence réduite à moins d’une milliseconde.

Mise en application : Orange utilise la 5G pour offrir des services de télécommunications ultra-rapides, améliorant ainsi la qualité de service pour ses clients professionnels.

Capacité et fiabilité

La 5G et la 6G peuvent gérer un grand nombre de dispositifs connectés simultanément, assurant une communication fiable même dans les environnements densément peuplés. 

Mise en application : Bouygues Telecom déploie ainsi des réseaux 5G pour assurer une connectivité fiable dans les zones urbaines denses, répondant aux besoins croissants des entreprises en matière de connectivité.

Optimisation des processus opérationnels

Automatisation et maintenance prédictive

La 5G permet l’automatisation des processus industriels et la maintenance prédictive, réduisant les temps d’arrêt puisque les capteurs et les systèmes automatisés peuvent communiquer en temps réel, permettant une surveillance continue et des ajustements instantanés des opérations. 

Mise en application : Schneider Electric utilise la 5G pour la maintenance prédictive de ses équipements industriels, optimisant ainsi ses opérations.

Gestion intelligente des ressources

Grâce à la 5G et à la 6G, les entreprises peuvent optimiser en temps réel leurs chaînes d’approvisionnement et leurs ressources. En intégrant des systèmes de gestion avancés et des capteurs intelligents, les entreprises peuvent surveiller et ajuster continuellement leurs processus, réduisant les coûts et améliorant la réactivité face aux demandes du marché.

Mise en application :  Renault utilise la 5G pour améliorer la gestion de ses chaînes d’approvisionnement et l’efficacité de ses usines.

Quels secteurs profitent le plus de la 5G et de la 6G en France ?

Industrie 4.0

La 5G facilite l’automatisation des usines, la gestion intelligente des chaînes d’approvisionnement et l’utilisation de robots connectés. Avec la 6G et la 7G, les usines deviendront encore plus intelligentes, permettant des capacités de production personnalisées en temps réel.

Automatisation avancée et robots connectés

L’utilisation de la 5G permet la personnalisation de masse et l’automatisation avancée dans les usines intelligentes. Grâce à des connexions ultra-rapides et fiables, les robots connectés peuvent communiquer en temps réel avec les systèmes de gestion de production, optimisant ainsi les processus de fabrication. 

Maintenance prédictive

La maintenance prédictive réduit les pannes et optimise les opérations, améliorant l’efficacité globale. En analysant les données en temps réel provenant des équipements connectés, les systèmes basés sur la 5G peuvent anticiper les défaillances avant qu’elles ne surviennent, permettant une intervention proactive. Cela minimise les interruptions de production et prolonge la durée de vie des équipements.

Santé

Les technologies 5G permettent des opérations à distance et des diagnostics en temps réel. La 6G et la 7G révolutionneront la télémédecine avec des consultations holographiques et des traitements ultra-précis.

Télémédecine et diagnostics en temps réel

La 5G et la 6G améliorent la télémédecine et les diagnostics en temps réel, facilitant l’accès aux soins. Grâce à des connexions rapides et fiables, les médecins peuvent effectuer des consultations vidéo de haute qualité, partager des images médicales en haute résolution et collaborer instantanément avec des spécialistes à distance.

Surveillance à distance des patients

L’utilisation de capteurs connectés et de réseaux fiables permet une surveillance continue et efficace des patients. Les dispositifs médicaux connectés peuvent transmettre en temps réel des données vitales aux professionnels de santé, permettant une intervention rapide en cas de besoin. Cela est particulièrement bénéfique pour les patients atteints de maladies chroniques nécessitant un suivi régulier.

Transport et Logistique

La 5G optimise la gestion des flottes et les véhicules autonomes. La 6G et la 7G amélioreront encore la coordination et la sécurité des transports grâce à des communications instantanées.

Véhicules autonomes

La 5G améliore la coordination et la sécurité des véhicules autonomes, rendant les transports plus efficaces. Les véhicules peuvent communiquer entre eux et avec les infrastructures routières en temps réel, ce qui réduit les risques d’accidents et optimise les flux de trafic. 

Gestion intelligente des chaînes d’approvisionnement

La 6G permet une optimisation en temps réel et une gestion intelligente des ressources, renforçant l’efficacité logistique. Les entreprises peuvent suivre et gérer leurs stocks de manière plus précise, réduire les délais de livraison et minimiser les coûts opérationnels.

Éducation

Apprentissage immersif

La réalité augmentée (RA) et virtuelle (RV) offrent des expériences éducatives enrichies, transformant ainsi l’apprentissage. Ces technologies permettent aux étudiants de visualiser et d’interagir avec des concepts complexes de manière immersive, rendant l’éducation plus engageante et efficace. 

Accessibilité mondiale

La 5G facilite l’éducation à distance grâce à des connexions rapides et fiables, rendant l’éducation accessible à un plus grand nombre de personnes, indépendamment de leur localisation géographique. Cela permet aux étudiants des zones rurales ou isolées d’accéder aux mêmes ressources éducatives que ceux des grandes villes.

Revolut nomme Yacine Faqir comme CEO pour le Maroc !


La néobanque britannique Revolut ouvre un nouveau chapitre dans son expansion au Maroc avec la nomination d’un nouveau CEO pour le marché national.« Fier de reoindre l’aventure Revolut au Maroc et enthousiaste pour la suite », a-t-il déclaré, mettant en avant la volonté d’innover, d’exécuter et d’élever les standards du secteur.

Les enjeux ?

Contacté par Challenge, l’expert en Fintech Adnane Messaoud, nous confirme la venue du géant. « Revolut pourrait bousculer les banques avec ses services 100% digitaux, sans frais de tenue de compte, change à taux réel, et expérience mobile fluide. Les jeunes urbains et freelancers risquent de basculer, poussant les banques à accélérer leur digitalisation. Revolut serait une menace sérieuse pour les EDP existants, surtout sur les segments à valeur (transferts internationaux, paiements en ligne). Elle capterait une clientèle plus aisée et connectée», prévient l’expert.

De son côté, Andrea Bises, expert règlementaire pour la Fondation Gates dans les pays du Golfe et en Afrique met le curseur sur le côté attractivité du Maroc. « Fait partie des 5 lions d’Afrique (avec Nigeria, Kenya, Afrique du Sud, Égypte), avec une économie relativement stable et une forte ouverture à l’Europe. », commente Bises.  Cependant, l’expert émet certaines réserves : « le cadré réglementaire demeure trop restreint pour un acteur comme Revolut, qui offre des services de trading, crypto, cartes premium, assurance voyage, etc ». Et de poursuivre : « Aucun nouvel agrément bancaire étranger n’a été délivré depuis plus de 10 ans. Des entreprises internationales majeures comme M-PESA (Vodafone) et Flutterwave ont tenté d’entrer sur le marché marocain, sans succès malgré plusieurs années d’efforts, ce qui illustre bien la complexité et les exigences élevées du régulateur. »

En attendant, avec sa stratégie commerciale de freemium – qui consiste à proposer un service de base gratuitement pour convaincre ensuite l’utilisateur d’avoir recours à des services complémentaires payants –, Revolut promet de réduire les frais bancaires.  Abordant la question de la concurrence, Adnane estime que « la licence est la barrière à l’entrée dont disposent les banques. S’ils arrivent au Marché ils vont faire mal car même s’ils seront petits au Maroc ils sont très apprécié par la diaspora, première source de devise au Maroc et les jeunes marocains connectés ».

Limite réglementaire

L’autre obstacle apparaît surtout d’un point de vue réglementaire. La loi 09-08 encadre, elle, la protection des données personnelles mais, datant de 2009, « elle présente des lacunes notamment sur les obligations de notification des violations de données et l’absence de mesures extraterritoriales », avance le doctorant Yasser Elkouri.

Dans une série d’articles publiés en mars sur la plateforme Village de la Justice, il prévient que « les systèmes d’IA, par leur nature même, entrent souvent en conflit avec les principes énoncés par la loi 09-08, créant des tensions entre innovation technologique et protection des droits individuels ».