Comment Ecobank s’impose face aux géants bancaires anglophones

Dans un paysage bancaire africain dominé depuis deux décennies par les mastodontes anglophones, Ecobank Transnational Incorporated (ETI) affiche une trajectoire ascendante qui bouleverse les équilibres régionaux.

Présent dans 33 pays, le groupe panafricain a gagné plusieurs places dans le classement des banques les plus performantes du continent, confirmant une dynamique que peu d’acteurs francophones avaient réussi à enclencher jusqu’ici. Au-delà de la communication institutionnelle, cette progression repose sur une stratégie méthodique, calibrée sur l’intégration régionale, la consolidation opérationnelle et une accélération digitale désormais au cœur de son modèle.

Un modèle panafricain devenu un avantage stratégique

L’une des forces d’Ecobank réside dans une implantation géographique unique. Avec le réseau le plus étendu d’Afrique subsaharienne, la banque bénéficie d’un socle permettant de mutualiser ses plateformes techniques, ses solutions de paiements et ses infrastructures de trésorerie. Cette architecture lui confère des effets d’échelle rares : coûts rationalisés, gestion des risques uniformisée, offre unifiée pour les entreprises opérant sur plusieurs marchés. Dans les classements récents, Ecobank s’est distingué par son efficacité opérationnelle : 5ᵉ en rentabilité et 9ᵉ en rendement des actifs (ROA). Des indicateurs qui traduisent une montée en puissance maîtrisée et un repositionnement crédible face aux groupes nigérians ou sud-africains, traditionnellement dominants. En chiffre, Son taux de créances non performantes est, lui, passé de 6,6 % à 5,7 % entre les premiers semestres 2024 et 2025. En parallèle, le groupe a signé un partenariat avec Google, en juillet, en vue d’utiliser l’IA pour certaines tâches répétitives. Il s’est également concentré sur l’automatisation de l’évaluation  du risque de crédit afin de gagner encore en rentabilité.

Consolidation avant expansion : une rupture avec l’ancienne doctrine

Contrairement aux logiques d’expansion agressive adoptées par plusieurs banques africaines au début des années 2010, Ecobank a recentré son effort sur les marchés où il dispose déjà de leviers solides.

Cette stratégie de consolidation présente trois avantages majeurs :

  • Optimisation des marges avant tout nouvel investissement régional.
  • Stabilisation du risque opérationnel, un enjeu critique dans un réseau multi-pays.
  • Renforcement de la qualité des actifs, indispensable dans un contexte bancaire de plus en plus régulé.

Loin d’une contraction défensive, cette méthode s’apparente à une phase de durcissement structurel, préalable à une expansion plus sélective et mieux financée.

Le digital comme moteur de compétitivité

L’autre pilier clé de la transformation du groupe est technologique.

Dans un continent où l’interopérabilité, les transactions transfrontalières et le mobile-money redéfinissent les usages, Ecobank a fait du digital un différenciateur stratégique, et non un simple outil complémentaire.

Le groupe mise aujourd’hui sur :

  • une plateforme unifiée pour les paiements régionaux,
  • des solutions de gestion de trésorerie adaptées aux multinationales africaines,
  • une infrastructure technologique harmonisée d’un pays à l’autre.

Résultat : réduction des coûts, accélération du traitement des transactions et montée en gamme sur les services à valeur ajoutée, d’où une place renforcée dans les secteurs corporate et PME internationales.

Des performances financières qui confortent le repositionnement

Cette transformation interne se lit dans les comptes du groupe : coûts sous contrôle, productivité améliorée, rentabilité consolidée.

Dans un contexte où plusieurs banques panafricaines naviguent difficilement entre inflation, volatilité des devises et durcissement règlementaire, Ecobank apparaît comme l’un des rares groupes à réussir à convertir son modèle multi-pays en avantage compétitif.

La diversification géographique protège le groupe des chocs locaux, tandis que l’ancrage digital réduit la dépendance historique au réseau physique, coûteux et complexe.

Des risques toujours présents, mais mieux maîtrisés

Malgré cette dynamique, les défis structurels demeurent :

  • Régulations hétérogènes selon les pays
  • Concurrence croissante des banques nigérianes (UBA, Access Bank, FirstBank)
  • Pression des fintechs locales et régionales
  • Risques liés au taux de change et aux environnements macro-économiques fragiles

Mais Ecobank aborde ces défis avec un modèle restructuré et une gouvernance davantage orientée vers la performance et la discipline opérationnelle. Loin d’un simple effet de cycle, la progression d’Ecobank s’inscrit dans une stratégie pensée sur le long terme : consolider, digitaliser, standardiser, avant d’étendre.

En s’appuyant sur une plateforme unique sur le continent et une architecture technologique transfrontalière, la banque panafricaine se positionne comme un challenger sérieux des géants anglophones, capable de rééquilibrer le rapport de force dans la finance africaine.

Son évolution sera l’un des marqueurs à suivre dans la reconfiguration actuelle du secteur bancaire sur le continent.

Financements des startups au Moyen-Orient et en Afrique du Nord 

Le Maroc a maintenu sa dynamique avec 12,3 millions de dollars levés en trois levées de fonds…

Le financement des start-ups dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord a enregistré une hausse annuelle de 395 % en octobre, témoignant de la confiance continue des investisseurs, selon le rapport mensuel de Wamda. Les 784,9 millions de dollars récoltés au cours du mois représentent toutefois une baisse de 77 % par rapport au record de 3,5 milliards de dollars atteint en septembre. Le financement par emprunt est resté prédominant en octobre, représentant 567,8 millions de dollars (soit 72 %) du financement total réparti sur quatre opérations. Les actions et autres instruments d’investissement ont permis de lever collectivement 217 millions de dollars. Ces chiffres mettent en évidence une dépendance croissante à l’égard du capital d’emprunt, notamment parmi les jeunes entreprises en phase de développement avancé et à forte intensité capitalistique. Les Émirats arabes unis ont dominé le financement total, obtenant 615,7 millions de dollars répartis sur 15 opérations, principalement grâce à la levée de fonds de 525 millions de dollars de Property Finder. L’Arabie saoudite a suivi avec 119,3 millions de dollars provenant d’un nombre égal de transactions, tandis que l’Égypte a enregistré un rebond notable, levant 33,3 millions de dollars grâce à cinq opérations – dépassant ainsi son total du troisième trimestre de 22,3 millions de dollars provenant de 22 start-ups. Le Maroc a maintenu sa dynamique avec 12,3 millions de dollars levés en trois levées de fonds. Le secteur des technologies immobilières s’est imposé comme le plus financé en octobre, récoltant 526 millions de dollars, provenant presque entièrement de la transaction Property Finder. Les startups de logiciels en tant que service (SaaS) ont suivi avec 60 millions de dollars, tandis qu’une seule transaction dans le domaine des technologies de jeux a rapporté 41,6 millions de dollars. Le secteur de la fintech, malgré le maintien du plus grand nombre d’opérations avec sept levées de fonds, est tombé à la neuvième place en termes de valeur avec 12,5 millions de dollars levés. Les jeunes pousses en phase d’amorçage ont dominé l’activité d’investissement, avec 32 levées de fonds — y compris les subventions et les séries A — qui ont permis de lever collectivement 95,2 millions de dollars.

Une révolution numérique bâtie sur des clics malgaches

À écouter les discours des géants de la tech, l’intelligence artificielle serait une épopée de serveurs, d’algorithmes et d’ingénieurs surpayés en Californie. Mais derrière les modèles de langage, les systèmes de reconnaissance d’images ou les algos qui recommandent des produits, il y a une main-d’œuvre très humaine, très jeune… et très peu visible. À Madagascar, cette « armée de l’ombre » compte désormais des dizaines de milliers de personnes, dont une majorité de jeunes diplômés, payés au clic pour entraîner les IA du monde entier. 

Depuis quelques années, l’île de l’océan Indien est devenue un véritable back-office francophone de l’intelligence artificielle : de grandes entreprises françaises, dont des groupes du CAC 40 comme L’Oréal, des banques et des cabinets de conseil, externalisent une partie de leurs tâches d’annotation et de contrôle de qualité des IA à Antananarivo et dans d’autres villes du pays.    C’est là que se jouent, loin des projecteurs, des journées de travail faites de milliers de clics, de boîtes à tracer autour de visages, de contenus violents à modérer et de réponses d’IA à corriger.

Madagascar, nouveau hub francophone de la sous-traitance numérique

Madagascar s’est d’abord imposée comme plateforme d’offshoring classique : centres d’appels, back-office, traitement de données, services multilingues. Sa population jeune, largement francophone, et des coûts salariaux très bas en font une destination privilégiée pour les entreprises européennes à la recherche de main-d’œuvre qualifiée à moindre coût. 

Sur cette base, une nouvelle branche s’est greffée : l’annotation de données pour l’IA. Des sociétés spécialisées se sont installées ou structurées sur place, proposant des services de labellisation d’images, de transcription audio, de classification de textes ou encore d’évaluation de contenus générés par l’IA.    Certaines parlent d’emplois « stables et bien rémunérés » et revendiquent un impact positif sur l’économie locale, en créant des postes pour des jeunes diplômés confrontés à un chômage de masse. 

Pour les donneurs d’ordre européens, Madagascar offre un triptyque attractif :

  • Langue française et bonne compréhension des référentiels européens ;
  • Coûts compressés, largement inférieurs à ceux de la France ou même d’autres hubs africains ;
  • Flexibilité extrême, avec une main-d’œuvre facilement mobilisable en horaires étendus et sur des tâches répétitives. 

Visages d’une nouvelle génération de « data workers »

Derrière les plateaux d’open space et les noms un peu obscurs des sociétés d’outsourcing, ce sont surtout de jeunes Malgaches, formés et connectés, qui tiennent la souris. Une enquête récente estime qu’environ 75 % des annotateurs de données à Madagascar ont suivi des études universitaires.    Beaucoup rêvaient d’ingénierie, de finance, de communication ; ils se retrouvent à découper des images ou à classer des contenus pour entraîner des modèles d’IA qu’ils ne verront jamais. Leur quotidien, tel que l’ont documenté plusieurs recherches et reportages, est fait de micro-  tâches très précises : repérer des feux rouges sur des images pour la voiture autonome, transcrire des conversations téléphoniques pour améliorer la reconnaissance vocale, signaler des propos haineux dans des flux de commentaires, comparer deux réponses d’IA et choisir la plus pertinente. 

Une journée type ? Un écran, un casque, un logiciel d’annotation. Des objectifs de productivité à atteindre, mesurés en nombre d’images labellisées ou de phrases corrigées. Des consignes strictes pour respecter les guidelines du client – souvent une plateforme américaine ou une grande entreprise européenne – et des contrôles de qualité permanents, avec des pénalités si le taux d’erreur dépasse un certain seuil. 

Entre opportunité d’emploi et précarité organisée

Sur le papier, ces emplois offrent une planche de salut. Dans un pays où une majorité de jeunes peinent à trouver un travail formel, l’annotation de données apporte un salaire régulier, l’accès à un ordinateur, une certaine familiarité avec les outils numériques. Des entreprises d’outsourcing mettent en avant la création de « milliers d’emplois » et se posent en moteur d’inclusion digitale. 

Mais les études de terrain nuancent fortement ce récit optimiste. Les rémunérations restent modestes, parfois au niveau ou à peine au-dessus du salaire minimum local, alors même qu’il s’agit d’un travail hautement stratégique pour des IA qui génèrent des milliards de dollars de valeur. Des enquêtes montrent que beaucoup de data workers sont payés à la tâche, soumis à de fortes variations de revenu, et déclarent des conditions de travail fatigantes : longues heures devant l’écran, exposition répétée à des contenus choquants, pression constante sur les indicateurs de performance.  Dans certains cas extrêmes, documentés par des ONG et des chercheurs, des travailleurs vivent entassés dans des logements collectifs pour assurer une présence 24h/24 sur des systèmes présentés comme entièrement « automatisés ». Un exemple souvent cité concerne une équipe en charge de la surveillance vidéo de magasins en Europe : officiellement, l’algorithme repère les vols à l’étalage ; en réalité, des opérateurs humains à Madagascar surveillent en continu les écrans et déclenchent l’alerte. 

Une chaîne de sous-traitance aussi opaque que sophistiquée

L’une des caractéristiques les plus troublantes de cette économie est sa structure en cascade. Entre le géant de la tech ou le groupe du CAC 40 qui a besoin de données annotées et le jeune Malgache qui clique huit heures par jour, il y a souvent plusieurs intermédiaires : plateformes de micro-travail globales, sociétés d’outsourcing, sous-traitants locaux, parfois même des freelances qui organisent des « teams ». Les projets de recherche internationaux, comme HUSH (« The Human Supply Chain Behind Smart Technologies »), ont montré que la valeur produite par ces micro-travailleurs est captée très loin de là où le travail s’effectue. Madagascar apparaît régulièrement dans ces études comme un nœud stratégique de la chaîne de valeur de l’IA francophone : certains chercheurs citent même des responsables de la tech française affirmant que « Madagascar est le leader de l’IA française » – non pas parce qu’on y conçoit les modèles, mais parce qu’on y produit la masse de données qui les alimente. Pour les jeunes Malgaches, cette organisation très éclatée rend difficile toute revendication : ils n’ont quasiment jamais accès au client final, ne connaissent que la couche immédiatement supérieure, et se retrouvent dans une zone grise en termes de droits, de protection sociale ou de représentation collective. 

Promesse de montée en compétences ou nouveau « colonialisme numérique » ?

La présence de ces activités d’IA à Madagascar pose une question centrale : s’agit-il d’un tremplin vers une économie numérique plus sophistiquée, ou bien d’une nouvelle forme de dépendance, où le pays reste cantonné aux tâches répétitives à faible valeur ajoutée ? D’un côté, l’implantation de sociétés spécialisées crée un écosystème : infrastructures, accès à des outils avancés, transfert minimal de compétences, opportunités de carrière pour certains profils (chefs d’équipe, référents qualité, formateurs). Des acteurs économiques locaux défendent l’idée qu’à terme, Madagascar pourrait devenir un hub technologique francophone, capable non seulement d’annoter, mais aussi de développer des solutions d’IA à façon. De l’autre, la structuration actuelle du marché ressemble fortement à un « colonialisme numérique » : les décisions stratégiques, les technologies clés et l’essentiel de la valeur ajoutée restent au Nord, tandis que le Sud fournit une main-d’œuvre abondante et peu coûteuse pour exécuter les tâches les plus ingrates. Les enquêtes sur les inégalités globales liées à l’IA montrent que ce schéma se répète entre différents pays du Sud (Venezuela, Brésil, Madagascar) et les économies riches qui pilotent les plateformes. 

Vers des droits pour les « petites mains » de l’IA ?

La question n’est plus seulement morale, elle devient politique. Des syndicats, ONG et instituts de recherche européens ont commencé à documenter les conditions de travail des data workers et à réclamer davantage de transparence sur les chaînes de sous-traitance de l’IA : qui entraîne quoi, où, pour quel salaire, sous quel statut ? 

Plusieurs pistes émergent :

  • Intégrer explicitement les travailleurs de la donnée dans les discussions sur une IA « responsable » et « éthique » ;
  • Imposer aux grandes entreprises des obligations de diligence raisonnable sur leur chaîne de valeur numérique, au même titre que sur leurs chaînes d’approvisionnement industrielles ;
  • Soutenir, à Madagascar, la formation, la montée en compétences et l’émergence de structures locales capables de négocier davantage de valeur. 

Pour l’instant, la plupart des jeunes Malgaches qui « entraînent » les IA n’apparaissent ni dans les rapports annuels des groupes, ni dans les discours enflammés sur l’innovation. Ils sont la face cachée d’une révolution technologique qui se nourrit de leurs clics. Reconnaître leur rôle, rendre visibles leurs conditions de travail et leur permettre de peser dans la négociation, c’est une condition pour que l’IA ne soit pas seulement une histoire de gain de productivité, mais aussi un levier de justice sociale – à Madagascar comme ailleurs.

La BAD rencontre les marchés boursiers du continent

Le Groupe de la Banque africaine de développement a entamé, mardi à Abidjan, une série de réunions de haut niveau avec les institutions africaines de financement du développement et les partenaires financiers du secteur privé afin de forger un plan historique pour une nouvelle architecture financière africaine, conçue pour combler le déficit de financement nécessaire pour répondre aux besoins de développement du continent.

À l’invitation du président de l’institution panafricaine, plus d’une cinquantaine de représentants de banques régionales et continentales et d’institutions de financement du développement sont réunis au siège du Groupe de la Banque, les 18 et 19 novembre, pour des discussions que M. Ould Tah a qualifiées de vitales pour le destin du continent.

« En tant qu’architectes des marchés de capitaux africains, vous êtes les gardiens des institutions financières et les catalyseurs de l’avenir de notre continent », a déclaré le président Ould Tah au début de la première session journalière à laquelle participaient les responsables des bourses de valeurs mobilières, des fonds de capital-investissement et des fonds de capital-risque africains.

Cette réunion, la première du genre entre le Groupe de la Banque et les marchés boursiers d’Afrique, vise à examiner leur rôle dans le financement à long terme, en mettant un accent particulier sur la réforme de la mobilisation des capitaux en Afrique. Félix Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières de l’Afrique de l’Ouest (BRVM), a salué la tenue d’une telle réunion, soulignant la nécessité d’une transformation profonde.

« Des écarts existent entre les besoins de financement et les ressources disponibles, mais nous devons réfléchir aux réformes nécessaires pour parvenir à la capitalisation des fonds de pension africains. En effet, ces derniers ont été créés à l’origine pour financer les gouvernements », a fait remarquer M. Amenounve.

Les principales institutions financières du continent représentées aux réunions d’aujourd’hui comprennent le Projet de liaison des bourses africaines (AELP), les marchés boursiers du Rwanda, du Mozambique, du Cabo Verde, de Nairobi et de Tunis, la Bourse régionale des valeurs mobilières de l’Afrique de l’Ouest (BRVM), le directeur régional de la Bourse de l’Afrique centrale, les marchés boursiers de Casablanca et du Ghana.

Cameroun : Afreximbank garantit un prêt de 275 millions USD

Dans sa note de conjoncture sur la dette publique du Cameroun publiée à fin septembre 2025, la Caisse autonome d’amortissement (CAA) révèle que le Cameroun a levé 159 milliards de FCFA (275 millions USD) auprès de banques locales, grâce à une garantie partielle ou totale de l’African Export-Import Bank (Afreximbank), sans précision des prêteurs. 

Le chinois Sinopec va construire en Algérie une unité d’hydrotraitement de naphta lourd à 437 millions $

Les raffineries de pétrole de Sonatrach couvrent totalement les besoins du marché algérien en carburants depuis 2020. La nouvelle unité d’hydrotraitement de naphta lourd permettra d’augmenter davantage la capacité de production d’essence du pays.

Sonatrach a signé le lundi 17 novembre un contrat avec Sinopec Guangzhou Engineering, pour la construction d’une unité d’hydrotraitement de naphta lourd au niveau de sa raffinerie située dans la ville d’Arzew, au Nord-Ouest de l’Algérie. Ce contrat clé en main de type « ingénierie, approvisionnement, construction et mise en service (EPCC) » a été signé à Alger par Slimane Slimani, vice-président de la compagnie pétrolière publique algérienne chargé du segment raffinage et pétrochimie, et Wang Xiaowei, vice-président de la société chinoise.

Pour rappel, le coût de l’infrastructure prévue sur une superficie de 5 hectares et dont la construction devrait durer 30 mois, est estimé à 57 milliards de dinars algériens (environ 437 millions USD). L’unité présentera une capacité de traitement de 738 000 tonnes de naphta lourd par an, ce qui doit permettre de faire passer la capacité de production annuelle d’essence de la raffinerie d’Arzew de 550 000 à 1,2 million de tonnes. 

L’hydrotraitement de naphta lourd est un procédé de raffinage de ce produit issu de la distillation du pétrole, qui utilise de l’hydrogène pour éliminer les impuretés comme le soufre et l’azote. Cette étape est essentielle pour le purifier et le préparer à des utilisations ultérieures, principalement l’alimentation de l’unité de reformage catalytique qui le transforme en essence de haute qualité.

DAMANE CASH and Yassir Join Forces to Boost Digital Payments in Morocco


Damane Cash partners with Yassir to streamline financial flows for thousands of drivers and couriers across Morocco, reinforcing the country’s shift toward digital payments. Through this alliance, Damane Cash leverages its payment expertise, cash-flow management technology and nationwide network to offer Yassir users faster, safer and more accessible payment solutions — enabling them to receive and manage their earnings easily, anywhere in the country. By teaming up with Yassir, Damane Cash reaffirms its role as a catalyst for payment transformation and financial inclusion in Morocco.

General Electric et l’Angola : autopsie d’un scandale à 1,1 milliard de dollars

En choisissant la société portugaise controversée Aenergy comme intermédiaire commercial à Luanda, le géant énergétique américain a emprunté une voie périlleuse . Nous retraçons l’une des plus grandes fraudes africaines  contemporaines…

Pendant des années, le dossier est resté un bruit de fond, une rumeur lourde circulant dans les couloirs des ministères à Luanda et dans les open spaces feutrés du siège africain de General Electric. Il a fallu l’arrestation d’un cadre du groupe aux États-Unis et la publication d’éléents accablants pour que la lumière se fasse, lentement, sur ce qui s’annonce comme l’un des scandales industriels les plus retentissants de l’Afrique moderne.

Un scandale où se mêlent ambitions nationales, opacité administrative, mécanismes financiers de haute voltige et manipulations documentaires dont l’ampleur dépasse les frontières angolaises.

L’Angola veut moderniser son électricité — et voit grand

  • L’Angola est dans une phase de transition complexe. Après des années de boom pétrolier, le pays cherche à moderniser ses infrastructures et résoudre l’un de ses vieux démons : un réseau électrique fragile, vieillissant, marqué par des délestages chroniques.

C’est dans ce contexte que le gouvernement angolais signe un accord majeur avec GE Capital, la branche financière du géant américain General Electric :

un financement de 1,1 milliard de dollars destiné à soutenir une série de contrats structurants dans les secteurs de l’énergie et de l’eau.

L’opération est calibrée comme un symbole. L’Angola veut montrer qu’il peut attirer les grands noms mondiaux, sécuriser des technologies de pointe et mettre en œuvre un programme énergétique ambitieux pour répondre à la hausse rapide de la demande intérieure. Le financement doit couvrir treize projets, allant de l’installation de turbines mobiles TM2500 à la rénovation d’infrastructures stratégiques. Une société angolaise est désignée comme maître d’œuvre local, en coordination avec GE Power, fournisseur technique du matériel. Lorsque les premiers décaissements tombent — plus de 640 millions de dollars dès décembre 2017 —, l’optimisme est total. À Luanda, on parle déjà de “changements visibles” à court terme.

Mais derrière cette mise en scène moderniste, des fissures commencent à apparaître.

Un engrenage trouble : turbines fantômes et documents douteux

Très vite, un élément inattendu surgit : les chiffres ne correspondent plus. Les contrats initiaux prévoient la fourniture de huit turbines TM2500 .un matériel lourd, stratégique, dont chaque unité coûte des dizaines de millions de dollars. Mais des responsables de GE Angola affirment que douze, voire quatorze turbines auraient été commandées. Une différence énorme, aux conséquences financières vertigineuses. Pour justifier ces commandes additionnelles, des lettres d’intention supposément émises par des entreprises publiques angolaises — ENDE et PRODEL — sont présentées. Sur le papier, elles semblent authentiques : logos officiels, signatures, cachets institutionnels. Pourtant, quelque chose cloche. La société angolaise partenaire, censée être au cœur du dispositif, affirme n’avoir jamais eu connaissance de ces lettres. Pire : plusieurs documents semblent avoir été produits en dehors des procédures administratives habituelles. L’affaire prend un tournant lorsque, face aux incohérences répétées, la société demande l’ouverture d’une enquête pénale pour déterminer si ces documents ne seraient pas des faux grossiers. Au lieu de donner suite, le ministère de l’Énergie et de l’Eau réagit brusquement : en septembre 2019, il résilie unilatéralement l’ensemble des treize contrats, invoquant une rupture de confiance.

Du jour au lendemain, le programme énergétique de 1,1 milliard de dollars est stoppé net.

L’explosion judiciaire : un cadre de GE rattrapé par la justice américaine

L’affaire aurait pu s’arrêter là, dans le flou et l’opacité habituels des litiges industriels en Afrique. Mais un événement va tout bouleverser. En 2024, un ancien dirigeant de  General Electric Angola, Wilson Daniel  Freita Da Costa, est arrêté aux États-Unis. L’homme, présenté comme un rouage essentiel des opérations angolaises de GE, est accusé d’avoir orchestré une vaste manipulation documentaire.

Son procès révèle des éléments stupéfiants :

  • Utilisation de faux documents sur papier à en-tête officiel angolais,
  • Falsification de signatures de dirigeants d’entreprises publiques,
  • Création de fausses demandes d’équipements non prévus,
  • Communication trompeuse avec GE Capital pour débloquer des fonds supplémentaires,
  • Utilisation des circuits financiers internationaux pour valider des opérations fictives.

En mars 2025, le verdict tombe :

sept ans de prison pour fraude électronique et usurpation d’identité aggravée. Une condamnation lourde, rare dans les affaires internationales liées à l’énergie, et qui confirme l’existence d’un schéma organisé pour détourner ou manipuler les flux financiers liés au prêt angolais.

Le grand flou : où est passé l’argent ?

Au cœur du scandale demeure une zone grise, épaisse, opaque : quelle partie du financement a réellement été utilisée pour des équipements livrés ? Et que reste-t-il aujourd’hui des actifs financés par les 1,1 milliard de dollars ?

Les éléments connus laissent penser que :

  • Certaines turbines n’ont jamais été commandées officiellement,
  • D’autres n’auraient jamais été livrées,
  • Et une partie des fonds débloqués pourrait avoir servi à financer des opérations non conformes aux contrats initiaux.

Le gouvernement angolais, en annulant les contrats, a laissé en suspens la question des responsabilités financières. La société angolaise partenaire accuse l’État de rupture abusive. GE, de son côté, affirme avoir agi sur la base de documents “présentés comme authentiques”. Pour les citoyens angolais, l’impression est amère : une dette publique colossale a été engagée, mais les bénéfices tangibles restent difficiles à identifier.

Un miroir de la gouvernance angolaise : fragilités, opacités et opportunisme

Au-delà des chiffres, cette affaire agit comme un révélateur de la gouvernance angolaise.

Elle met en lumière :

  • Un État où les chaînes de validation administrative sont poreuses,
  • Une faible traçabilité des grands contrats,
  • Une dépendance excessive aux intermédiaires,
  • Un déficit de contrôle des financements internationaux,
  • Et une tendance à gérer les crises par la rupture plutôt que par l’audit.

Pour un pays qui cherche à attirer des investisseurs pour sa diversification économique, le signal envoyé est préoccupant. Pour General Electric, cette affaire est un coup dur. Elle interroge la capacité du groupe américain à sécuriser ses opérations dans des environnements institutionnels fragiles et à détecter les manipulations internes.

Plus qu’un scandale : un tournant

L’affaire GE–Angola n’est pas un simple litige commercial. C’est un révélateur systémique. Elle montre comment un pays engagé dans une modernisation rapide peut être piégé par sa propre fragilité institutionnelle — et comment une multinationale peut devenir l’acteur involontaire, ou complaisant, d’un montage aux contours douteux. Elle rappelle aussi une vérité fondamentale : dans le secteur de l’énergie, les grands projets reposent autant sur des turbines et des câbles que sur la confiance, la transparence et l’intégrité des acteurs.

L’ombre de la famille dos Santos

Sous la houlette du ministre de l’Énergie et de l’Eau, toujours en poste aujourd’hui, et après des années de politique énergétique volontariste, l’Angola est parvenu à tripler sa production électrique, passant de 2 400 mégawatts (MW) en 2015 à 6 200 MW en 2023 – les douze turbines ne représentent qu’environ 300 MW sur ce total. Toutefois, « l’affaire des turbines » a mis à nu des failles structurelles dans un régime rongé par la corruption au moment de la prise de pouvoir de João Lourenço, en 2017. Huit ans après cette affaire, à Lisbonne, l’ombre de la famille dos Santos plane toujours sur la soudaine puissance financière de Ricardo Machado – et sur les zones grises d’un mégacontrat dans lequel intérêts d’État et performances d’entreprise se sont dangereusement confondus

Chronologie des faits

IA: Comment reconnaître une intelligence artificielle ?


L’avènement de l’intelligence artificielle et ses capacités de génération de textes sèment le doute. Cette dissertation, cet article de presse, ce livre ou encore les multiples post ont-ils un auteur humain ou sont-ils le fruit d’une IA ? Comment faire la différence?

L’émergence des intelligences artificielles génératives, comme ChatGPT ou DeepSeek, bouleverse aujourd’hui notre rapport à l’écriture. Bien avant leur apparution, structurer une pensée, rédiger un texte ou argumenter demandait un effort intellectuel considérable. Aujourd’hui, quelques mots-clés avec une bonne formulation  suffisent pour obtenir un contenu rédigé en quelques secondes. Cette automatisation soulève des questions de fond : la créativité et la réflexion individuelle risquent-elles de s’éroder ? Sommes-nous en train de déléguer trop facilement une tâche qui, au-delà des mots, forge notre esprit critique ? Au Usa, point d’ancrage de ces innovations qui changent notre monde, le média en ligne américain vox dans une tribune s’interrogeait sur une histoire qui a choqué le monde universitaires. Selon vox, « Jebar King, un jeune homme de 31 ans vivant à Los Angeles (Californie), a été chargé par sa famille de rédiger la nécrologie de sa grand-mère décédée. Lui qui n’avait jamais été confronté à un tel exercice ne savait pas par où commencer.. Après avoir fourni à ChatGPT quelques éléments de contexte sur la vie de sa grand-mère, l’outil lui a donné la base pour l’un des textes les plus personnels qu’il ait jamais écrits. ». «Je savais que c’était une belle nécrologie et qu’elle rendait hommage à sa vie. Peu importe qu’elle provienne de ChatGPT», confie Jebar King à Vox.Au Maroc, l’intérêt pour ces outils est particulièrement marqué. Une étude publiée par  invest. billionaire classe le pays parmi les plus gros consommateurs de ces technologies, témoignant d’une adoption massive qui ne manque pas d’interroger sur ses implications à long terme. Jusqu’où pouvons-nous faire confiance à ces intelligences artificielles ? « Les IA sont désormais parmi nous et font partie de nos pratiques quotidiennes. Pour un romancier, elles seraient néfastes pour sa carrière si celle-ci vacillait et se fragilisait à mesure que les interconnexions s’intensifient et que les frontières disparaissent. Or, jusqu’à nouvel ordre, rien au monde ne modifiera la donne qui prouve que les aventures entreprises et les émotions exprimées par un humain ne sont pas encore en péril. Certes, la concurrence sera âpre, mais c’est au marché de faire la différence entre un humain et un humanoïde. Entre les deux, la lutte sera rude et la partie difficile à gagner, mais le public sera le juge de paix »,, prévient l’écrivain Fouad Souiba. Et de poursuivre ; « À présent, il existe aussi l’option pour le romancier d’additionner son imaginaire à celui de la machine pour n’en faire qu’un. Dans mon prochain roman, j’aborde cet univers passionnant des IA avec une approche complémentaire, mais jamais belliqueuse, car c’est toujours l’humain qui a et aura le dernier mot ».

 Comment faire la différence ?

 Les robots  de l’IA  paraissent très intelligents. En moins d’une minute, cette intelligence est capable de répondre à nos questions dans le format demandé : un commentaire de texte, une recette, un article scientifique, un roman… Pourtant, ChatGPT et ses concurrents ne sont pas des créateurs et n’ont pas de rigueur scientifique comme les écrivains, les journalistes ou les chercheurs. Et surtout ne donnent pas d’âme aux mots. Ils utilisent les bases de données sur lesquelles ils ont été entraînés et les probabilités pour générer le texte qu’on leur demande. Ils enchaînent des platitudes et les poncifs sans jamais sortir des sentiers battus ni émettre d’avis tranché sur le sujet. Ils ne donnent pas d’exemple personnel et ne citent pas de sources fiables. En somme, le contenu est très structuré et cohérent, mais il est déshumanisé, dépossédé de ce petit truc que chaque lecteur percoit dans l’écrit d’une personne réelle. ChatGPT le reconnaît lui-même lorsque nous l’interrogeons directement sur la platitude de ses contenus : « mes textes peuvent sembler plats, car je privilégie la clarté, la neutralité et la cohérence. J’évite les digressions, les émotions trop marquées et les formulations subjectives pour rester universel et compréhensible. » 

Et au-delà de la platitude, certains mots sont révélateurs du style de l’IA. Très attachée à fournir un texte bien structuré et cohérent, elle multiplie l’emploi des connecteurs logiques. Par ailleurs ces textes sont  très académiques  et annonce son plan d’article dans l’introduction sans style. « Reconnaître une intelligence artificielle, aujourd’hui, ne relève plus uniquement de l’analyse du fond, mais aussi de la compréhension du contexte technologique. Une IA génère des contenus souvent cohérents, rapides, mais sans vécu, sans aspérités humaines. Pour les identifier, il faut combiner des approches techniques (détection de patterns linguistiques, outils d’analyse sémantique) et critiques (pertinence du propos, profondeur, ton). Ainsi, il est important d’accompagner les entreprises à intégrer l’IA de façon responsable, en formant à la fois à son usage et à la lecture fine de ses productions. L’enjeu n’est plus seulement de savoir si un contenu est généré par une IA, mais de maîtriser ce que l’on en fait, stratégiquement et éthiquement », nous confie Omar Benmoussa Managing Partner Maltem Academy.

Les limites de ces solutions

Le Président de l’Apebi Redouane El Haloui a quant à lui mis le curseur sur les limites de cette technologie. « Pour la fédération, l’IA est un outil puissant, mais l’intelligence reste humaine Les intelligences artificielles comme GPT et DeepSeek ont certes profondément transformé notre manière de produire et de consommer l’information. Mais ces modèles ne sont rien sans les données fournies par les humains. Aujourd’hui, nous assistons à un phénomène inquiétant : l’information tourne en boucle, sans réelle innovation. L’illusion de la créativité artificielle Prenons l’exemple de Stack Overflow, une plateforme autrefois essentielle pour les développeurs. Elle était un véritable puits de connaissances, alimenté par des échanges humains dynamiques. Pourtant, depuis l’explosion des IA génératives, l’activité sur Stack Overflow a chuté drastiquement, certains estimant que la plateforme est revenue à un niveau de contribution similaire à celui de 2008. »

« Pourquoi ? Parce que les développeurs préfèrent aujourd’hui interroger l’IA plutôt que de poser des questions à leurs pairs. Résultat : l’IA régurgite des informations existantes, et l’innovation stagne. Si ces outils permettent un gain de temps considérable, ils ne créent rien de réellement neuf. La créativité reste l’apanage de l’homme. Les modèles d’IA commencent timidement à proposer du contenu plus sophistiqué, mais nous sommes encore loin d’une intelligence véritablement créative. » Pour ce dernier, « l’IA ne doit pas être un substitut à la réflexion humaine, mais un outil au service de notre intelligence collective. Il faut veiller à ce qu’elle ne devienne pas un miroir déformant, où nous nous contentons de recycler d’anciennes idées au lieu d’en créer de nouvelles. L’avenir : un équilibre entre IA et intelligence humaine Le Maroc s’engage dans cette voie en investissant dans ses propres capacités numériques et en encourageant un usage responsable et éthique des technologies d’IA. L’objectif est clair : ne pas subir l’IA, mais l’intégrer intelligemment pour renforcer notre autonomie technologique ».

L’ONMT et EasyJet scellent un accord

L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) annonce un partenariat stratégique de cinq ans avec EasyJet. Cette alliance prévoit l’ouverture de la première base hors Europe de la compagnie à Marrakech, l’affectation de trois Airbus, une hausse de 17 % de l’offre vers le Maroc dès 2026 et une projection ambitieuse de 12 millions de passagers à l’horizon 2030.

L’Office National Marocain du Tourisme officialise la signature d’un partenariat stratégique de cinq ans avec EasyJet, visant à accélérer la montée en puissance du Maroc sur la scène touristique mondiale. Cet accord, initié et piloté par l’ONMT, vise à renforcer durablement la connectivité internationale du Royaume en s’appuyant sur l’une des compagnies les plus influentes du continent européen.

Au cœur de cette alliance, EasyJet inaugure sa première base opérationnelle hors Europe à l’aéroport de Marrakech. Cette implantation constitue un signal fort de confiance dans le potentiel du Maroc et résulte de négociations approfondies menées par l’ONMT. Trois Airbus y seront basés dès le lancement, pour un investissement global supérieur à 150 millions d’euros. Il s’agit du premier engagement de ce type dans un nouveau pays pour EasyJet depuis de nombreuses années.

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La montée en capacité se traduira dès 2026 par une augmentation de 17 pour cent de l’offre vers le Maroc, accompagnée d’un développement renforcé des séjours via EasyJet Holidays. Cette dynamique permettra une diffusion élargie des flux touristiques à travers le pays, en cohérence avec la stratégie de diversification et d’expansion portée par l’ONMT.

L’ouverture de la base de Marrakech générera près de 100 emplois directs ainsi que plusieurs milliers d’emplois indirects dans l’aérien, le tourisme et les services. Chaque avion basé représente environ 30 millions d’euros de valeur ajoutée brute pour le tissu économique local, confirmant le rôle structurant de l’aérien dans la croissance territoriale.