La startup Savannah, spécialisée dans les talents technologiques africains, est rachetée par la société israélienne Commit.

Savannah , une société de développement de talents logiciels axée sur l’Afrique et autofinancée, a été rachetée par la société israélienne de services logiciels Commit dans le cadre d’une transaction en espèces estimée à plusieurs millions de dollars, selon des personnes proches du dossier.

Fondée fin 2022, Savannah s’est développée sans financement externe, recrutant plus de 100 développeurs de logiciels expérimentés dans différents pays, dont le Nigeria, le Ghana et le Kenya, et les plaçant auprès de startups internationales telles que Firefly, Aqua Security, Port et Bright Data.

Cette acquisition permet à Savannah d’accéder à la plateforme mondiale de Commit tout en conservant son équipe et ses opérations intactes, le fondateur Itai Azogui et l’ensemble du personnel rejoignant Commit.

Savannah opérera désormais au sein de la division offshore de Commit, qui emploie déjà des centaines de développeurs en Europe de l’Est.

Guinée: au-delà de la première livraison de 200.000 tonnes de fer Simandou vers la Chine

La Guinée s’affirme comme un acteur minier mondial stratégique avec la première livraison de minerai de fer du gisement de Simandou vers la Chine, le 17 janvier 2026. Ce méga-projet, l’un des plus ambitieux d’Afrique, illustre la capacité du pays à mobiliser des investissements transformateurs et à structurer des partenariats internationaux complexes.

D’une ampleur inédite (120 millions de tonnes de capacité annuelle planifiée, ressources dépassant 4 milliards de tonnes à 65% de fer), Simandou dépasse la simple exploitation minière. Il intègre une chaîne logistique intégrée « mine-chemin de fer-port maritime-transport fluvial », matérialisée par le Transguinéen (650 km), construit aux standards chinois. Cette infrastructure structurante, transférée à l’opérateur national Transguinéen (dont l’État guinéen détient 15%), redéfinit la connectivité du pays et crée un héritage pérenne.

Le modèle de gouvernance associe étroitement la Guinée (via l’État et le consortium Winning Simandou – WCS) à des géants miniers (Rio Tinto, Chinalco) et industriels chinois (Baowu, CRCC, CHEC). Ce partenariat Afrique-Asie, qualifié de « cas typique de collaboration sino-étrangère », mobilise un écosystème d’entreprises chinoises (Baowu Resources, China Railway Construction, China Harbour) démontrant une approche intégrée « groupe ». La redevance étatique de 15% dans la société opérant les infrastructures et la participation via WCS (détenu à 49% par des intérêts chinois dont Baowu et Weiqiao) positionnent la Guinée comme bénéficiaire actif.

En défintive, Simandou symbolise la maîtrise de ressources stratégiques. Il renforce la sécurité d’approvisionnement de la Chine (premier importateur mondial), réduisant sa dépendance à l’Australie et au Brésil, tout en offrant à la Guinée un levier économique sans précédent. Les ports guinéens (Marabaya) et les hubs logistiques associés (Yantai, Rizhao) catalysent les échanges Afrique-Asie. Les défis résideront dans l’optimisation des retombées socio-économiques locales et la gestion environnementale, mais le projet consacre déjà la Guinée comme épicentre minier global.

Reprise partielle du transport maritime via le canal de Suez: Un impact mitigé pour les ports d’Afrique de l’Est et Australe

Le groupe maritime danois Maersk vient d’annoncer la reprise progressive de ses services via le canal de Suez et la mer Rouge à compter du 26 janvier 2026, débutant par sa ligne hebdomadaire reliant le Moyen-Orient et l’Inde à la côte Est des États-Unis, connu sous le nom de MECL. Une décision, motivée par une stabilisation sécuritaire relative et la trêve à Gaza, qui marque un premier pas vers la normalisation des échanges après deux ans de perturbations dues aux attaques houthistes.

Un réajustement qui souligne un double enjeu. D’une part, les ports d’Afrique de l’Est et Australe, comme ceux bénéficiant des détours par le Cap de Bonne-Espérance (Durban, Le Cap, Port Elizabeth, etc.) pourraient voir leur activité temporairement renforcée diminuer si le retour à Suez s’accélère, affectant potentiellement leurs revenus logistiques. D’autre part, la prudence de Maersk – avec des plans de reconversion vers Le Cap en cas de dégradation sécuritaire – maintient une incertitude stratégique pour ces corridors.

Maersk déclare que sa ligne MECL sera le premier du groupe à reprendre progressivement la route de Suez, avec un départ depuis le port de Salalah, à Oman. Ce qui illustre que la relance reste ciblée et fragile.De son côté, Hapag-Lloyd observe sans suivre pour l’instant. Le cours de l’action du groupe Maersk a chuté de plus de 7% à l’annonce de cette nouvelle, anticipant une baisse des taux de fret liée à la réduction des distances. La stabilisation du trafic dépendra de la pérennité de la trêve au Proche-Orient.

Coupe d’Afrique des nations: qu’il pleuve ou qu’il neige, l’édition 2025 consacrera pour la 4e année consécutive l’ère des sélectionneurs africains

L’élimination des derniers sélectionneurs étrangers en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 au Maroc garantit une victoire inédite: pour la 4e édition consécutive, un sélectionneur africain soulèvera le trophée, après Djamel Belmadi en 2019, Aliou Cissé en 2021, et Emerse Fae en 2023. Un triomphe qui marque une rupture définitive avec l’ère de la dépendance aux experts européens. Les quatre demi-finalistes – Maroc (Walid Regragui), Nigeria (Eric Chelle), Sénégal (Pape Thiaw), Égypte (Hossam Hassan) – incarnent cette domination technique 100% africaine, révélant une maturité tactique et une confiance institutionnelle sans précédent. Une légitimité conquise de haute lutte par des pionniers comme le Ghanéen Charles Gyamfi (3 titres) et l’Égyptien Hassan Shehata (triplé 2006-2010), démontrant précocement le potentiel local. Les chiffres sont éloquents: sur 35 éditions, y compris celle de 2025, les entraîneurs africains auront désormais remporté 18 titres, soit un titre de plus que les étrangers. Ainsi, la série victorieuse des sélectionneurs locaux symbolise bien plus qu’un succès sportif: elle consacre l’Afrique comme terre d’excellence footballistique autonome, fierté partagée par toutes les sous-régions représentées en demi-finale. Le continent affirme ainsi sa capacité à produire et à s’appuyer sur ses propres talents pour briller au plus haut niveau.

Stratégie Continentale: Comment DoubleTree by Hilton stimule l’attractivité événementielle du Congo-Brazzaville, du Togo et consolide le leadership du Maroc

Tout récemment, le 22 décembre dernier, le groupe Hilton a fait trois annonces d’ouvertures simultanées dans trois pays distinctes d’Afrique. Le premier est le Congo-Brazzaville. Ce pays d’Afrique centrale se distingue par un projet structurant: le DoubleTree by Hilton Kintele, intégré au plus grand centre de conférences de la sous-région (75 000 m²). De quoi renforcer l’attractivité économique du Congo-Brazzaville et le positionner en hub événementiel régional dès 2026. Deuxième pays: le Togo. Ce pays d’Afrique de l’Ouest émerge avec son premier hôtel international à l’aéroport de Lomé (DoubleTree by Hilton), comblant un déficit d’infrastructures upscale pour voyageurs d’affaires et transitaires, symbole de l’ouverture au tourisme business. La troisième annonce concerne le Maroc. Déjà leader en matière d’attractivité touristique sur le continent, ce pays d’Afrique du Nord consolide sa domination avec le DoubleTree by Hilton Marrakech La Palmeraie (228 chambres, ouverture prévue pour 2028). Ce qui porte à 16 projets le pipeline hôtelier du groupe Hilton, dont le prestigieux Waldorf Astoria Rabat Salé. Des projets qui révèlent une stratégie continentale ciblée: Hilton capitalise sur des partenariats locaux (SEDIC au Congo, SODEXH SA au Togo) pour étendre sa marque DoubleTree (700 hôtels à travers le monde), valorisant à la fois les marchés émergents (Congo, Togo, Angola, Éthiopie) et les destinations matures (Maroc), tout en stimulant les écosystèmes MICE (Meetings, Incentives, Conferences, Exhibitions) et le tourisme lifestyle.

Réseaux sociaux: TECNO, la CAF et TikTok à l’œuvre dans la construction d’un écosystème créatif panafricain

Le Maroc, hôte de la CAN 2025, s’affirme comme épicentre stratégique des synergies Afrique-Tech à travers les TECNO Glory Night Awards. Cet événement, copiloté avec TikTok Live et la CAF, consolide au moins trois dynamiques majeures qui méritent d’être soulignées. La première: un leadership régional émergent. Le Maroc avec influenceurs primés (@hajar_arssalanee et @brahimlogia), le Nigeria (4 lauréats dont @ultimatekombo2) et le Sénégal (@fallu_et ses videos) illustrent l’hégémonie ouest-africaine et maghrébine dans l’économie créative numérique. La Côte d’Ivoire, le Kenya et le Cameroun confirment leur essor. Deuxième dynamique: la consolidation de la stratégie d’influence continentale de la marque technologique, qui capitalise sur son statut de partenaire Global de la CAF pour fusionner sport, tech et création locale. La campagne #MyPowerMoment (thèmes Power your Glory/Rise/Joy/Creativity) mobilise une vingtaine de pays, transformant l’utilisateur en ambassadeur via des récits authentiques mis en valeur par l’IA TECNO (photo 3D, portrait d’optimisation, MEGAPAD). Troisième dynamique: la consolidation d’un écosystème de valorisation créative à l’échelle du continent. Les 5 catégories de prix (Excellence du moment, Moment King/Queen, Creative Spark, Visual Master, The TECNO Partner) révèlent une segmentation fine des talents. L’Ouganda et le Mali, bien que moins représentés, prouvent la capillarité de cette dynamique. Ainsi, TECNO s’affirme comme architecte d’une plateforme panafricaine unissant technologie, contenu émotionnel et réseaux d’influence – accélérant l’intégration des marchés créatifs émergents dans le récit numérique continental.

Chaîne de valeur du diamant naturel: le Botswana, l’Angola et la Namibie à la manœuvre dans la reconfiguration de De Beers

Le désengagement d’Anglo American de De Beers, multinationale britannique leader dans l’exploitation, le commerce et le marketing des diamants, catalyse une dynamique africaine historique: le Botswana, Angola et Namibie, trois États clés de la production diamantifère, manifestent officiellement leur intérêt pour acquérir des parts du géant minier. Une initiative collective qui illustre une volonté stratégique de renforcer la souveraineté sur les ressources et les chaînes de valeur locales, alignée sur les priorités de transformation économique du continent. Le Botswana, déjà actionnaire à 15%, vise une participation majoritaire, tandis que l’Angola cherche à étendre son influence. La Namibie, bien qu’hésitante sur un investissement direct, négocie activement une nouvelle répartition des diamants produits. Cette reconfiguration s’inscrit dans un contexte de crise du diamant naturel (baisse de 13% du chiffre d’affaires en 2025, concurrence des diamants synthétiques), poussant De Beers à se recentrer sur l’Inde comme relai de croissance. Autant dire que l’enjeu dépasse la transaction: il s’agit d’un rééquilibrage géopolitique où les producteurs africains entendent peser sur l’avenir d’une industrie structurante, malgré les défis de valorisation et de compétitivité mondiale.

La nouvelle ruée vers l’or mondiale : où investir en Afrique pour obtenir un « visa doré » (et pourquoi vous devriez le faire)

Lorsque le président américain Donald Trump a annoncé en février 2025 un projet de visa « Gold Card » offrant aux personnes fortunées la possibilité d’acquérir la citoyenneté américaine, cela a suscité un regain d’intérêt pour des programmes similaires dans le monde entier.

Bien que l’initiative du président Trump nécessite l’approbation du Congrès pour être adoptée (sans oublier que les États-Unis disposent déjà d’une catégorie de visa EB-5 qui permet aux investisseurs étrangers d’obtenir une carte verte après avoir rempli divers critères), plusieurs pays africains créent actuellement leurs propres catégories de visas largement similaires.

Tous ces pays n’offrent pas la citoyenneté (ce qui signifie que vous ne pourrez pas obtenir de passeport), mais comme ils valorisent tout investissement qui crée des emplois, développe le vivier de talents locaux et dynamise l’économie, la résidence permanente est ce qui se rapproche le plus de la citoyenneté.

Quels sont donc les pays africains qui proposent un programme de « visa doré » ou de « résidence par investissement » ? Et pourquoi devriez-vous envisager de devenir résident permanent dans l’un d’eux ? Découvrons-le.

EGYPTE

L’Égypte propose un visa de citoyenneté par investissement , permettant aux investisseurs d’acquérir immédiatement la double nationalité. Pour y prétendre, vous pouvez emprunter l’une des voies suivantes :

  • Contribution : Vous pouvez verser une contribution non remboursable de 250 000 USD au trésor public de l’État.
  • Investissement immobilier : Vous pouvez investir un minimum de 300 000 USD dans des biens immobiliers issus de projets appartenant au gouvernement, avec la possibilité de revendre après cinq ans.
  • Investissement dans les entreprises : Vous pouvez investir 350 000 USD dans une entreprise locale nouvelle ou existante, et faire un don de 100 000 USD au trésor de l’État.
  • Dépôt bancaire : Vous pouvez déposer 500 000 USD, remboursables en monnaie locale après trois ans (sans intérêts).

Pourquoi un passeport égyptien ?

  • Accès sans visa et possibilité de visa E-2 : Un passeport égyptien permet d’accéder sans visa ou avec un visa à l’arrivée à plus de 60 pays, dont Hong Kong, la Malaisie et la Jordanie. Les investisseurs peuvent également solliciter le visa d’investisseur E-2 américain, qui autorise les citoyens égyptiens à entrer, investir et résider aux États-Unis.
  • La famille est incluse : les avantages du visa s’étendent au conjoint et aux personnes à charge.
  • Accès aux services : Les citoyens égyptiens ont accès aux services sociaux du pays, notamment aux soins de santé gratuits et à l’éducation, de l’école primaire à l’université.
  • Aucune obligation de résidence : Vous n’avez pas besoin de résider en Égypte pour obtenir ou conserver ce visa.

Dans quels secteurs investir ?

  • Fabrication
  • Énergie renouvelable
  • Tourisme
  • Immobilier
  • Transport et logistique

SEYCHELLES

Les Seychelles offrent un permis de résidence permanente aux investisseurs qui investissent au moins 1 million de dollars américains dans une entreprise locale et qui justifient d’une résidence légale dans le pays, attestée par un visa ou un permis de séjour valide d’une durée minimale d’un an. Après 11 ans de résidence continue, une naturalisation peut être envisagée.

Pourquoi un passeport seychellois ?

  • Passeport puissant : Ce passeport figure parmi les meilleurs au monde – et est le plus puissant d’Afrique – offrant à son détenteur un accès sans visa ou avec visa à l’arrivée à 155 pays, dont ceux de l’espace Schengen, le Royaume-Uni et la Chine.
  • Pas d’imposition sur les revenus mondiaux : les personnes fortunées bénéficieront de son régime fiscal, qui n’impose aucune taxe sur les plus-values, les successions ou les revenus mondiaux.
  • Double nationalité : Vous n’avez pas besoin de renoncer à votre nationalité de naissance.
  • Qualité de vie : Les Seychelles sont un pays magnifique, stable et sûr où vivre, s’épanouir et fonder une famille.

Dans quels secteurs investir ?

  • Tourisme et services connexes
  • Immobilier haut de gamme
  • services financiers
  • L’économie bleue (pêche et activités connexes)
  • Énergie renouvelable
  • TIC

AFRIQUE DU SUD

Bien que l’Afrique du Sud ne dispose pas d’un programme officiel de « citoyenneté par investissement », elle propose deux catégories de visas qui fonctionnent de manière similaire et qui mènent finalement à la citoyenneté par naturalisation.

Le permis d’indépendance financière

Ce permis est destiné aux personnes disposant d’un patrimoine important et n’ayant pas besoin de travailler en Afrique du Sud pour subvenir à leurs besoins. Pour y prétendre, vous devez justifier d’un patrimoine net minimum d’environ 640 000 à 700 000 USD, sous forme de biens immobiliers, de placements financiers, de liquidités ou d’autres actifs. Ces actifs n’ont pas besoin d’être situés en Afrique du Sud ; vous pouvez les conserver dans leur pays d’origine.

L’un des principaux avantages de ce permis est qu’il ne requiert pas de séjour physique minimum dans le pays. Il suffit d’entrer en Afrique du Sud au moins une fois tous les trois ans pour conserver son statut de résident permanent, après quoi il peut être admissible à la naturalisation.

Visa d’investisseur (affaires)

Ce visa est destiné aux personnes souhaitant créer une entreprise ou y investir. Il se distingue du permis de séjour pour personnes financièrement indépendantes car il exige un investissement spécifique et un engagement en faveur de la création d’emplois en Afrique du Sud.

Outre les conditions habituelles d’obtention d’un visa, vous devez investir un minimum d’environ 283 645 USD dans une entreprise en Afrique du Sud. Cette entreprise doit également s’engager à employer au moins 60 % de citoyens sud-africains ou de résidents permanents, et vous devez fournir un plan d’affaires détaillé démontrant la viabilité de votre projet ; ce plan d’affaires devra être évalué par le ministère du Commerce et de l’Industrie.

Pourquoi l’Afrique du Sud ?

  • Économie diversifiée : L’Afrique du Sud est l’économie la plus industrialisée et la plus avancée technologiquement d’Afrique, avec la production manufacturière, l’exploitation minière, le divertissement et la technologie en tête.
  • Infrastructures de pointe : le pays dispose d’un réseau routier, ferroviaire et portuaire performant, ce qui en fait une plateforme logistique idéale pour les entreprises souhaitant opérer sur tout le continent. Ses systèmes financiers et de télécommunications sont également très avancés, et un secteur bancaire stable en fait un pays attractif pour les investisseurs.

Dans quels secteurs investir ?

  • Exploitation minière
  • Énergie renouvelable
  • Technologie et fintech
  • fabrication automobile
  • Tourisme

L’île Maurice

L’île Maurice est une destination prisée des investisseurs grâce à son environnement politique stable et à son régime fiscal avantageux. Le pays propose un permis de séjour permanent de 10 à 20 ans, délivré par deux catégories de visas.

Résidence permanente par l’immobilier

Un investissement d’au moins 375 000 USD dans un projet immobilier de luxe agréé donne droit à la résidence permanente. Ce permis s’étend aux membres de la famille immédiate et aux personnes à charge. Les projets agréés comprennent les projets de villes intelligentes, les développements hôteliers, les programmes immobiliers résidentiels de luxe et les complexes résidentiels de villégiature.

Visa d’investisseur

Un investissement minimum de 50 000 USD permet aux entrepreneurs d’obtenir un visa de résidence de 10 ans. L’entreprise doit ensuite réaliser un chiffre d’affaires minimum pour conserver ce visa.

Pourquoi l’île Maurice ?

  • Environnement des affaires favorable : Maurice figure régulièrement parmi les pays africains les plus propices aux affaires. Le pays dispose d’un système juridique performant, d’un climat politique stable et d’un engagement fort en faveur de la bonne gouvernance. Le gouvernement propose également une procédure d’enregistrement d’entreprise simplifiée, permettant aux entrepreneurs étrangers de créer une société en seulement trois jours ouvrables.
  • Avantages fiscaux : Avec un taux d’imposition unique de 15 % pour les sociétés et les particuliers, et en l’absence d’impôt sur les plus-values ​​et les successions, l’île Maurice attire fortement les investisseurs internationaux. Elle dispose d’un vaste réseau de conventions de non-double imposition (CDI) avec plus de 40 pays, ce qui contribue à réduire la charge fiscale des entreprises internationales. Elle est également considérée comme l’une des places financières les plus importantes du continent.
  • Situation stratégique : Située au carrefour de l’Afrique et de l’Asie, l’île Maurice offre un accès privilégié à ces deux continents. Son infrastructure de transport moderne et son environnement commercial et d’affaires performant garantissent l’efficacité des opérations. Membre de blocs commerciaux régionaux tels que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le pays offre aux investisseurs un accès privilégié à un vaste marché de consommation.

Dans quels secteurs investir ?

  • Tourisme
  • services financiers
  • Immobilier
  • TIC et fintech

NAMIBIE

La Namibie propose un programme de résidence par investissement axé sur l’immobilier. Pour y prétendre, il faut investir un minimum d’environ 316 000 USD dans un projet immobilier de luxe approuvé par le gouvernement. Ce programme donne droit à un permis de séjour renouvelable de cinq ans. Après deux renouvellements, il est possible d’obtenir la résidence permanente.

Pourquoi la Namibie ?

  • Environnement politique et économique stable : La Namibie est l’un des pays les plus stables politiquement du continent, offrant un environnement prévisible propice aux affaires. Son cadre juridique solide protège les droits de propriété, et sa faible inflation ainsi que son système financier robuste réduisent les risques d’investissement.
  • Ressources naturelles abondantes : l’économie namibienne repose en grande partie sur ses ressources naturelles, notamment des minéraux comme les diamants, l’or, le cuivre et l’uranium. L’exploitation du pétrole et du gaz offshore place également la Namibie parmi les principaux producteurs mondiaux potentiels pour la prochaine décennie.
  • Situation stratégique : La situation de la Namibie sur la côte atlantique lui confère un avantage concurrentiel en Afrique australe. Son port en eau profonde, Walvis Bay, facilite les exportations vers l’Europe et les Amériques et constitue un lien essentiel pour les pays enclavés voisins comme le Botswana et la Zambie.

Dans quels secteurs investir ?

  • Agriculture
  • Énergie renouvelable
  • Logistique et production
  • Tourisme et hôtellerie
  • Exploitation minière

…et un pays bonus : la Sierra Leone

La Sierra Leone propose un programme de résidence permanente accéléré destiné à attirer les investissements étrangers. Pour obtenir ce permis, il suffit de 65 000 USD et d’ un kilogramme d’or. La Sierra Leone vous accordera alors instantanément une résidence permanente à vie. L’or reste la propriété du gouvernement pendant cinq ans. Le visa inclut les membres de la famille proche (moyennant un supplément) et offre la possibilité d’acquérir la nationalité sierra-léonaise après une période déterminée.

Les grands deals africains en 2025 

Des introductions en bourse marquantes au Maroc à l’impact des droits de douane américains sur l’économie commerciale africaine, en passant par les investissements croissants des géants de la tech dans les infrastructures et l’arrivée massive des fabricants chinois en Afrique, la troisième semaine s’attache à saisir les moments clés de l’histoire économique du continent. Ces événements témoignent de la manière dont l’Afrique se réintègre aux chaînes d’approvisionnement mondiales, aux empires médiatiques, aux systèmes énergétiques et aux corridors commerciaux.

Ce sont là les évolutions qui, discrètement mais de manière décisive, ont façonné le paysage commercial du continent.

1. Cash Plus devient la première fintech cotée en bourse au Maroc

Événement historique pour l’Afrique du Nord, la fintech marocaine Cash Plus a réalisé son introduction en bourse à Casablanca, valorisée à 550 millions de dollars. L’opération a permis de lever 82,5 millions de dollars grâce à une levée de fonds mixte et une sortie partielle de fonds de private equity, faisant de Cash Plus la première fintech cotée en bourse de la région. Mediterrania Capital Partners a cédé une partie de sa participation, tandis que les familles fondatrices ont conservé le contrôle pendant une période de blocage de sept ans. Avec 5 000 agences et 2 millions d’utilisateurs de son application, Cash Plus s’est positionnée comme une fintech rentable et versant des dividendes, redéfinissant les attentes en matière d’introductions en bourse en Afrique du Nord.

2. La fiscalité au Nigéria : le dilemme « petites entreprises contre grandes entreprises »

Le Nigeria a confirmé que sa réforme fiscale la plus ambitieuse depuis des décennies entrera en vigueur en janvier 2026, suite à l’adoption de plusieurs projets de loi relatifs aux impôts et aux finances en 2024. Intitulée « Loi de réforme fiscale de 2025 », elle instaure un système à plusieurs niveaux simplifié mais rigoureux. Les réformes élargissent le champ d’application de la TVA, renforcent son contrôle et formalisent la taxation des services numériques, avec des exemptions pour les personnes physiques dont le revenu annuel est inférieur à environ 800 000 NGN (500 USD). Par ailleurs, les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 100 millions de NGN sont largement exonérées d’impôt sur les sociétés et de la nouvelle taxe de développement de 4 %, tandis que les grandes entreprises seront davantage impactées.

Avec une inflation qui devrait dépasser les 30 % pendant une grande partie de l’année 2025, les campagnes sur les réseaux sociaux contre cette taxe ont connu une forte augmentation. Les sondages montrent que seulement 18 % des Nigérians font confiance au gouvernement quant à l’utilisation efficace des recettes fiscales, ce qui souligne la profonde crise de légitimité qui entoure cette réforme.

3. OmniRetail acquiert Traction Apps pour créer un géant de la fintech B2B dans le secteur des biens de consommation courante.

OmniRetail a fait l’acquisition de la startup nigériane de paiement Traction Apps grâce au soutien de Ventures Platform, intégrant ainsi les solutions de point de vente et les outils marchands de Traction à OmniPay. La plateforme combinée dessert désormais 180 000 détaillants, traite plus de 2 000 milliards de nairas par an et facilite l’octroi de plus de 200 milliards de nairas de prêts grâce à un système de notation de crédit basé sur les transactions. Cette acquisition renforce la stratégie d’OmniRetail visant à dominer la chaîne d’approvisionnement informelle des biens de consommation courante en Afrique en unifiant commerce, paiements et crédit au sein d’une infrastructure unique.

4. Canal+ finalise le rachat de MultiChoice pour 3 milliards de dollars.

En septembre 2025, le rapprochement tant attendu entre le géant français des médias Canal+ et MultiChoice est devenu officiel. Canal+ a finalisé l’ accord de 3 milliards de dollars , acquérant plus de 94 % du capital de MultiChoice après avoir obtenu les autorisations réglementaires dans plusieurs juridictions. Cette opération a entraîné la radiation de MultiChoice de la Bourse de Johannesburg, des changements au sein de sa direction et le regroupement de plus de 40 millions d’abonnés dans 70 pays au sein d’un seul groupe de médias. Elle a marqué la plus importante acquisition de médias en Afrique et a symbolisé le transfert du contrôle des droits sportifs, de la production de contenu et de l’économie de la télévision payante vers les conglomérats mondiaux.

5. Optasia fait son entrée à la Bourse de Johannesburg (JSE) avec une valorisation de 1,3 milliard de dollars américains.

Optasia, plateforme de crédit basée sur l’intelligence artificielle, a fait son entrée à la Bourse de Johannesburg en octobre 2025, levant 1,3 milliard de rands et atteignant une valorisation d’environ 1,3 milliard de dollars américains . Présente sur 40 marchés grâce à des partenariats avec les opérateurs télécoms MTN et Orange, Optasia utilise une intelligence artificielle propriétaire pour proposer des crédits numériques aux personnes non bancarisées. Cette introduction en bourse a positionné Johannesburg comme une option viable pour les fintechs panafricaines souhaitant s’implanter sur le marché public, dans un contexte de raréfaction des financements privés.

6. Microsoft investit 300 millions de dollars dans les infrastructures cloud et d’IA de l’Afrique du Sud.

Microsoft a annoncé un investissement de 300 millions de dollars pour développer l’infrastructure cloud et d’IA de l’Afrique du Sud d’ici 2027, s’ajoutant aux 1,1 milliard de dollars déjà investis depuis 2022. Cet investissement cible la capacité Azure, les centres de données et les outils d’IA, et finance également 50 000 certifications techniques. Cette initiative renforce le rôle de l’Afrique du Sud en tant que pôle numérique continental, face à la demande mondiale croissante d’infrastructures d’IA localisées.

7. La raffinerie Dangote devient le principal point chaud industriel du Nigeria

La raffinerie Dangote, d’une valeur de 20 milliards de dollars, a sombré dans la crise quelques mois après sa mise en service. Des conflits liés à la distribution de carburant, à la syndicalisation, à l’approvisionnement en pétrole brut et aux prix ont dégénéré en grèves nationales. Le projet de la raffinerie de déployer 10 000 camions au GNC pour contourner les distributeurs de carburant a provoqué une vive réaction des travailleurs, entraînant des licenciements, la paralysie des organismes de réglementation du secteur pétrolier et des pertes de production d’électricité supérieures à 1 000 mégawatts. Malgré une capacité de près de 650 000 barils par jour et un approvisionnement en pétrole brut provenant jusqu’à 60 % des États-Unis, la raffinerie a mis en lumière la dépendance systémique et politique d’un seul actif privé.

8. Le déclin de Shoprite devient visible sur le terrain

Autrefois roi incontesté du commerce de détail africain, Shoprite a vu ses difficultés s’accroître en 2025, entre rayons vides, fermetures de magasins et réduction de sa présence dans les villes nigérianes. Après le retrait de sa maison mère sud-africaine du Nigeria en 2021, l’opérateur local a été contraint à une restructuration, abandonnant les grands formats et les chaînes d’approvisionnement importées au profit de points de vente plus petits et d’un approvisionnement local à 80 %. Jadis référence en matière d’expansion du commerce de détail en Afrique, Shoprite est devenu un exemple frappant de la façon dont l’inflation, la volatilité des taux de change et l’évolution des comportements des consommateurs peuvent fragiliser même les marques les plus solides. L’enseigne tente aujourd’hui de se redresser en misant sur une nouvelle image, mais certains analystes y voient une tentative vaine et inefficace.

9. Walmart prend la tête face à Massmart en Afrique du Sud

Walmart a confirmé son intention d’ouvrir ses premiers magasins sous sa propre marque en Afrique du Sud, mettant ainsi fin à des années d’activité discrète via Massmart. Après avoir acquis le contrôle total de Massmart pour 366 millions de dollars et l’avoir retirée de la cote en 2022, Walmart a présenté ce nouveau lancement comme un test pour évaluer la capacité de son modèle mondial de bas prix à rivaliser avec les géants locaux bien implantés tels que Shoprite, Pick n Pay et Woolworths sur l’un des marchés de la distribution les plus concurrentiels d’Afrique.

10. Les constructeurs chinois de véhicules électriques prennent une longueur d’avance dans la transition électrique de l’Afrique.

2025 marque officiellement l’arrivée fracassante des constructeurs chinois de véhicules électriques en Afrique. Des marques telles que BYD, Chery, BAIC, SAIC (MG) et GAC ont accéléré leur expansion africaine en 2025, annonçant l’ouverture de concessions, d’usines d’assemblage et le déploiement de leurs flottes en Afrique du Sud, au Kenya, en Égypte et au Maroc. BAIC s’est engagée à produire 50 000 véhicules par an en Égypte, BYD a étendu son réseau de concessionnaires et des start-ups soutenues par des capitaux chinois électrifient bus, taxis, motos et tuk-tuks. Face aux droits de douane américains et européens qui bloquent les marchés occidentaux, l’Afrique est devenue le marché de prédilection des véhicules électriques chinois pour une croissance fulgurante.

11. Tesla choisit le Maroc plutôt que l’Afrique du Sud pour son entrée sur le marché africain.

Tesla a créé Tesla Morocco en mai 2025 et a commencé à recruter pour ses opérations à Casablanca, court-circuitant ainsi le pays d’origine d’Elon Musk. Les politiques favorables aux véhicules électriques au Maroc, les exonérations de TVA, près de 1 000 bornes de recharge publiques, la proximité de l’Europe et un solide secteur de l’industrie automobile ont compensé le marché automobile plus important de l’Afrique du Sud, malgré des incitations plus faibles pour les véhicules électriques et une fiabilité électrique moindre. Cette décision a consolidé l’ascension du Maroc comme pôle de production de véhicules électriques en Afrique.

12. Le Maroc accélère le développement de ses infrastructures en vue de la CAN et de la Coupe du monde 2030

Le Maroc a officiellement lancé un vaste programme de construction en vue d’ accueillir la CAN 2025 et de co-organiser la Coupe du Monde 2030. Un plan d’investissement de 15 milliards de dollars a été mis en place pour financer ces deux compétitions. Les investissements concernent des stades, 60 centres d’entraînement, l’agrandissement des aéroports ( 2,8 milliards de dollars), l’extension du réseau ferroviaire à grande vitesse ( 9,6 milliards de dollars), la modernisation du réseau routier et l’extension des installations portuaires. Cette stratégie vise à faire du football un moteur durable pour le tourisme, la logistique et l’emploi, avec pour objectif d’attirer 26 millions de visiteurs par an d’ici 2030.

13. Starlink et Airtel déploient une couverture satellite directe sur les téléphones portables en Afrique.

Starlink s’est associé à Airtel Africa pour déployer la connectivité satellite directe sur les 14 marchés d’Airtel, touchant ainsi 174 millions d’abonnés. Ce service permet aux smartphones standards de se connecter directement aux satellites, sans passer par des antennes-relais. Son lancement commercial est prévu pour 2026. Ce partenariat représente à ce jour la tentative la plus ambitieuse d’Afrique pour contourner les infrastructures de télécommunications traditionnelles et combler les lacunes en matière de connectivité rurale.

14. Google renforce son engagement en Afrique

Au-delà de son investissement dans l’infrastructure, Microsoft a consacré 37 millions de dollars au développement de l’IA en Afrique, finançant des outils de sécurité alimentaire, la formation à l’IA dans quatre pays, des modèles linguistiques africains et des pôles de recherche universitaires. Ces investissements marquent un tournant pour l’Afrique, qui passe du statut de simple consommatrice de technologies à celui d’acteur émergent des systèmes mondiaux d’IA.

15. Meta active le câble sous-marin 2Africa

En novembre 2025, Meta et ses partenaires ont mis en service le câble sous-marin 2Africa, long de 45 000 kilomètres, offrant une capacité supérieure à celle de tous les câbles africains existants réunis. Reliant 33 pays, ce système a introduit une capacité allant jusqu’à 180 Tbps sur certains segments et devrait contribuer à hauteur de 36,9 milliards de dollars au PIB africain grâce à un accès plus abordable à la bande passante, aux services cloud, à la 5G et aux applications d’intelligence artificielle.

16. Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique explosent sous l’effet des droits de douane américains

En avril 2025, le retour des tensions commerciales réciproques a conduit l’administration américaine à imposer des droits de douane allant jusqu’à 30 % sur de nombreux pays à travers le monde. L’Afrique n’a pas été épargnée. Affectée par la politique tarifaire américaine, la Chine a intensifié ses efforts en Afrique, ses exportations vers ce continent bondissant de 25 % sur un an pour atteindre 122 milliards de dollars au cours des sept premiers mois de 2025, ce qui place le commerce total en bonne voie pour dépasser les 200 milliards de dollars. À mesure que les droits de douane américains se durcissaient, l’accès à l’AGOA se restreignait également ; dans le même temps, la Chine supprimait les droits de douane sur les importations en provenance des pays africains, approfondissant ainsi ses liens commerciaux et positionnant l’Afrique comme la destination des exportations chinoises connaissant la croissance la plus rapide.

La troisième semaine de notre bilan 2025 marque un tournant décisif où les infrastructures et l’échelle industrielle occupent une place centrale. Alors que les sections précédentes étaient consacrées aux enjeux de gouvernance et d’intégrité, celle-ci met l’accent sur l’intégration économique régionale et le développement numérique. Qu’il s’agisse d’introductions en bourse historiques à la Bourse de Casablanca ou de la mise en service du câble sous-marin 2Africa, qui a battu des records mondiaux, le continent construit les infrastructures physiques et numériques indispensables à sa croissance pour la prochaine décennie.

LagRide obtient une ligne de crédit de 100 millions de dollars pour étendre sa flotte de véhicules au GNV à Lagos

La plateforme de covoiturage LagRide, soutenue par Lagos, a obtenu une ligne de crédit de 100 millions de dollars (95 millions d’euros) auprès de United Bank for Africa (UBA) pour financer l’acquisition de 3 500 véhicules et la transition des conducteurs de locataires à propriétaires d’actifs sur quatre ans.

La structure de financement permet aux conducteurs d’éviter des coûts initiaux prohibitifs, tandis que la flotte — composée de véhicules au gaz naturel comprimé (GNC) fournis par CIG Motors — s’aligne sur les objectifs gouvernementaux de réduction des coûts du carburant et d’énergie propre.

Cette initiative positionne LagRide comme un concurrent direct des acteurs privés historiques tels qu’Uber et Bolt, d’autant plus que les autorités de Lagos renforcent les exigences de conformité imposées aux opérateurs de VTC.

L’État agissant simultanément comme décideur politique et concurrent, cet accord marque une escalade significative sur le marché de la mobilité à Lagos et signale une volonté de rivaliser avec la puissance financière d’acteurs comme Moove.