Surtaxe carburant d’urgence de MSC: l’Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Rwanda et six autres pays, grands perdants face à la crise en Mer Rouge

Le conflit actuel au Moyen-Orient n’a pas fini de dessiner une nouvelle carte des flux maritimes. C’est dans ce contexte que la compagnie maritime MSC a annoncé, le samedi 7 mars, qu’elle appliquerait une surtaxe carburant d’urgence (EFS) à toutes les cargaisons en provenance de la Méditerranée (y compris la Méditerranée occidentale, l’Adriatique, la Méditerranée orientale, la Grèce et la Turquie) et de la mer Noire à destination du sous-continent indien, de la mer Rouge et de l’Afrique de l’Est, à compter du 16 mars.

A y voire de plus près, l’annonce cible de manière spécifique les flux maritimes de la Méditerranée et de la mer Noire vers trois zones africaines: la mer Rouge, l’Afrique de l’Est et le sous-continent indien. Le premier constat à faire de cette décision est qu’elle révèle une disparité significative dans l’impact pour le continent, plaçant l’Afrique de l’Est continentale dans une position de vulnérabilité économique immédiate remarquable.

Alors que la surcharge vers la mer Rouge (Djibouti, Soudan, Égypte, Somalie au nord) s’élève à 30$ par conteneur sec (TEU) et vers le sous-continent indien (Inde, Pakistan, Bangladesh) à 40$, l’Afrique de l’Est continentale (Kenya, Tanzanie, Mozambique, Ouganda, Rwanda, Ouganda, Burundi, République démocratique du Congo, Zambie, Malawi, Éthiopie) subit le tarif le plus élevé: 60$ par TEU sec et 90$ par TEU frigorifique. Cette différence de 100% par rapport à la mer Rouge et de 50% par rapport au sous-continent indien pour le fret sec, et de 80% pour le fret frigorifique par rapport à la mer Rouge, est frappante.

Ce surcoût imposé par le plus grand transporteur mondial de conteneurs, en termes de capacité de flotte (supérieur à 7,1 millions d’équivalent vingt pieds – EVP fin 2025), touchera directement les corridors commerciaux vitaux desservant les ports est-africains comme Mombasa ou Dar es Salaam, clés pour les économies de l’hinterland (Ouganda, Rwanda, Burundi, etc.). De quoi alourdir de manière significative le coût des importations (produits manufacturés, intrants) et des exportations (thé, café, horticulture fraîche – fortement dépendante des conteneurs frigorifiques) pour ces nations.

L’Afrique de l’Est continentale se démarque ainsi négativement comme la sous-région africaine la plus pénalisée par cette décision unilatérale de MSC, révélant une fragilité accrue de ses chaînes d’approvisionnement maritimes face aux fluctuations. La présence étendue de MSC dans la région (bureaux dans la plupart des pays concernés) ne semble pas atténuer cette mesure.

« La conformité n’est pas un sujet de réglementation. C’est un sujet de confiance économique. »

Dans un contexte de renforcement des normes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB/FT), les professionnels assujettis sont confrontés à des exigences de conformité de plus en plus complexes. Pour répondre à ce défi, Hazim Sebbata, lance ScreenEdge, une plateforme technologique pensée pour faciliter les obligations réglementaires et offrir aux acteurs concernés un outil opérationnel de gestion du risque et de traçabilité. 

Au Maroc, le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme s’est considérablement renforcé ces dernières années, notamment après la sortie du pays de la liste grise du GAFI en 2023. Cette évolution s’accompagne d’exigences accrues pour les institutions financières et les professions dites « assujetties », qui doivent désormais mettre en place des mécanismes rigoureux de conformité : procédures de connaissance du client (KYC), vérification des listes de sanctions internationales, identification des personnes politiquement exposées ou encore conservation de traces d’audit. 

C’est dans ce contexte que s’inscrit la création de ScreenEdge, une plateforme de type RegTech conçue pour centraliser et automatiser ces obligations. Elle vise notamment les structures qui ne disposent pas des moyens techniques des grandes institutions financières : cabinets d’avocats, notaires, agents immobiliers, experts-comptables ou encore intermédiaires d’assurance. L’objectif est de leur offrir un outil simple et accessible permettant de sécuriser les relations d’affaires, d’identifier les risques et de démontrer leur conformité en cas de contrôle ou d’audit.  

Pouvez-vous nous parler de cette nouvelle solution ?

Nous avons développé une plateforme technologique dédiée à un sujet encore trop peu visible dans le débat économique : la conformité des personnes assujetties non financières.
 La lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme repose sur un principe simple : certaines professions ont l’obligation de connaître leurs clients, de comprendre les relations d’affaires qu’elles établissent et de détecter les opérations suspectes.

Pendant longtemps, ces obligations ont été pensées pour les banques. Or une part croissante des flux économiques passe aujourd’hui par des professions non financières : agents immobiliers, fiduciaires, experts-comptables, notaires, négociants en biens de valeur, plateformes digitales ou sociétés de services.

Ces acteurs sont désormais soumis à des obligations de vigilance précises, mais disposent rarement des outils technologiques du monde bancaire. Notre plateforme a été conçue pour eux. Elle permet de structurer l’identification des clients, de documenter la relation d’affaires, de réaliser les contrôles nécessaires et de conserver une traçabilité complète. La conformité cesse alors d’être une contrainte administrative. Elle devient un processus clair, organisé et sécurisé.


Le sujet des personnes assujetties. On en parle peu. Pouvez-vous expliquer cette discipline ?


Dans la lutte contre le blanchiment d’argent, la responsabilité ne repose pas uniquement sur les autorités publiques. Elle repose aussi sur certains acteurs économiques qui ont une position privilégiée pour observer les flux financiers.

Ces acteurs sont appelés les personnes assujetties. Ils ont l’obligation de mettre en place un dispositif de vigilance. Cela signifie identifier leurs clients, comprendre l’objet de la relation d’affaires, vérifier l’origine des fonds dans certaines situations et signaler les opérations suspectes.

Au Maroc, ce cadre est structuré par la loi 43‑05 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, complétée par plusieurs textes d’application et directives sectorielles.

L’un des piliers de cette discipline est l’identification de la relation d’affaires : savoir avec qui l’on travaille réellement et pour quel type d’opération.

Cette étape peut paraître simple, mais elle devient rapidement complexe dès que l’on est confronté à des structures juridiques, des sociétés interposées ou des bénéficiaires effectifs difficiles à identifier.

Dans ce contexte, la conformité n’est pas une formalité. C’est un travail d’analyse et de responsabilité.


Qui sont les concernés ?

On pense souvent spontanément aux banques. En réalité, le périmètre est beaucoup plus large.

Notre travail se concentre principalement sur les personnes assujetties non financières.

On y retrouve notamment :

les agents immobiliers, les avocats et professionnels du juridique, les notaires, les experts‑comptables, les fiduciaires ,les cabinets de conseil ou de structuration, les négociants en métaux ou pierres précieuses, certaines plateformes technologiques, etc.

Ces professions ont un rôle clé dans l’économie réelle. Elles accompagnent la création de sociétés, les transactions immobilières, les opérations patrimoniales ou les échanges commerciaux.

Elles sont donc naturellement exposées à des risques de blanchiment ou d’utilisation abusive de structures juridiques.

Le problème est que la plupart de ces professions n’ont ni les équipes conformité ni les infrastructures technologiques des banques.

C’est là que se situe le besoin réel : des outils simples, accessibles et adaptés à leur pratique quotidienne.


 À quel point est‑ce obligatoire ?

La conformité en matière de lutte contre le blanchiment d’argent n’est pas une option. C’est une obligation légale claire.

Les personnes assujetties doivent mettre en place un dispositif de vigilance complet. Cela inclut l’identification des clients, la compréhension de la relation d’affaires, l’identification des bénéficiaires effectifs, la détection d’opérations inhabituelles et, lorsque c’est nécessaire, la déclaration de soupçon auprès des autorités compétentes.

Au Maroc, ces obligations sont prévues par la loi 43‑05 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, complétée par plusieurs textes d’application et par les directives des autorités de supervision sectorielles.

Pour les professions concernées, la responsabilité est réelle. En cas de manquement, les sanctions peuvent être disciplinaires, financières et, dans certaines situations, pénales.

Cette exigence ne relève pas uniquement du cadre national. Elle s’inscrit dans un dispositif international beaucoup plus large. Les standards sont définis par le Groupe d’Action Financière, le GAFI, qui évalue régulièrement les dispositifs de conformité des pays. Ces évaluations ont un impact direct sur la crédibilité financière des États, l’accès aux marchés internationaux et les relations bancaires.

Dans ce contexte, les professions non financières deviennent progressivement le nouveau front de la conformité. Les criminels financiers ont toujours tendance à se déplacer vers les zones les moins surveillées. Les autorités internationales ont donc élargi les obligations de vigilance à tous les acteurs qui interviennent dans la structuration économique et patrimoniale.

Pour beaucoup de professionnels, la question n’est donc plus de savoir si ces obligations existent. La vraie question est : comment les appliquer concrètement, efficacement et sans transformer leur activité en machine administrative.

 Côté technologie, comment fonctionne la plateforme ?, comment fonctionne la plateforme ?

La plateforme repose sur quatre modules principaux.

Le premier module concerne l’identification et la gestion des clients.
Il permet de constituer la fiche complète de la relation d’affaires : identité, structure juridique, bénéficiaires effectifs, documents justificatifs et profil de risque.

Le deuxième module est le moteur de criblage.
Il compare automatiquement les noms des personnes et des entités avec plusieurs bases de données internationales : listes de sanctions, personnes politiquement exposées et bases de surveillance.

Le troisième module est un moteur de détection et d’alertes.
Lorsque le système identifie une correspondance potentielle, une alerte est générée pour permettre à l’utilisateur d’analyser le cas.

Le quatrième module permet de gérer les cas détectés.
Les équipes peuvent documenter leurs analyses, valider ou rejeter les correspondances, produire les rapports de conformité et générer des rapports statistiques. Cette dernière dimension est essentielle. Elle permet aux organisations de démontrer, à tout moment, la réalité des contrôles effectués et la solidité de leur dispositif de conformité.

La technologie ne remplace pas la responsabilité professionnelle. Mais elle apporte la rigueur, la traçabilité et l’efficacité nécessaires pour exercer cette responsabilité dans un environnement économique de plus en plus complexe.

Comme j’aime souvent le résumer : « La conformité n’est pas un sujet de réglementation. C’est un sujet de confiance économique. » Dans une économie où les flux circulent de plus en plus vite et où les structures deviennent de plus en plus sophistiquées, la capacité des professionnels à savoir avec qui ils travaillent réellement devient essentielle.


Dangote accélère sa Vision 2030 avec un plan d’expansion de 1 milliard de dollars

Cette initiative entre dans le cadre du plan de développement du cimentier à l’horizon 2030, qui table sur une capacité de production totale de 80 millions de tonnes par an.

Dans un contexte où l’Afrique accélère sa transformation industrielle, le Dangote Group, pilier du secteur industriel nigérian et premier producteur de ciment du continent, vient de franchir une nouvelle étape stratégique majeure. À l’occasion de la signature d’un accord de plus d’un milliard de dollars avec l’entreprise chinoise Sinoma Engineering, Dangote Cement annonce un ambitieux plan d’expansion destiné à renforcer sa production à l’échelle continentale. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la feuille de route de la Vision 2030 du groupe, qui vise à consolider sa position de leader industriel tout en répondant aux besoins croissants en matériaux de construction à travers l’Afrique. 

Signé le 28 février 2026, cet accord porte sur la mise en œuvre de douze projets industriels répartis dans sept pays africains — notamment le Nigeria, l’Éthiopie, la Zambie, le Zimbabwe, la Tanzanie, la Sierra Leone et le Cameroun. Il combine construction de nouvelles lignes de production intégrées et modernisation d’installations existantes. Au cœur de ce plan figure l’augmentation significative des capacités de production pour atteindre 80 millions de tonnes par an d’ici 2030, un objectif central de la Vision 2030 qui traduit l’ambition de répondre à l’explosion de la demande continentale en matériaux de bâtiment. 

Cette démarche s’articule autour d’une logique à la fois commerciale, industrielle et géographique. D’une part, elle vise à solidifier la présence de Dangote Cement dans ses principaux marchés africains, capitalisant sur sa réputation de producteur intégré capable de livrer des volumes importants tout en maîtrisant les coûts. D’autre part, elle ouvre de nouveaux corridors d’approvisionnement pour des économies en pleine croissance, où les besoins en infrastructures — routes, bâtiments publics, logements — continuent de croître à un rythme élevé. Ce double objectif illustre une stratégie qui dépasse la simple expansion : il s’agit de structurer l’industrie de la construction à l’échelle continentale. 

Par ailleurs, le contexte financier de cette expansion est d’autant plus remarquable que Dangote Cement affiche, sur la période récente, des performances financières robustes — malgré des défis macroéconomiques tels que l’inflation et les fluctuations monétaires au Nigeria. En 2025, l’entreprise a su dégager une croissance de chiffre d’affaires et un bénéfice net en hausse, attestant de la résilience de son modèle face aux vents contraires économiques. 

La dimension stratégique du partenariat avec Sinoma mérite également d’être soulignée. En s’associant avec un acteur chinois de premier plan dans le génie industriel, Dangote Cement s’inscrit dans une logique de coopération Sud–Sud, mobilisant des compétences technologiques pour déployer des capacités industrielles renforcées à l’échelle de plusieurs marchés africains. Cette alli­ance traduit une évolution du rôle des acteurs industriels africains, désormais capables de mobiliser des partenariats multinationaux tout en conservant la maîtrise de leurs marché locaux. 

Enfin, ce plan d’expansion de plus d’un milliard de dollars ne se limite pas à une logique de croissance de capacité. Il s’inscrit dans une vision plus large : celle de contribuer directement au développement économique et social du continent africain. En augmentant l’offre de ciment, matériau de base de toute infrastructure durable, Dangote Cement participe activement au financement des projets publics et privés, à la création d’emplois et à la réduction des coûts de construction. Dans des pays où l’urbanisation progresse à grande vitesse, cette contribution est stratégique. 

À l’approche de 2030, année charnière pour les ambitions de Vision 2030, cette opération d’expansion marque donc un tournant. Elle illustre, plus encore que les chiffres eux-mêmes, la manière dont les grandes entreprises africaines redéfinissent désormais leur rôle : non seulement comme moteurs de croissance économique, mais aussi comme catalyseurs d’une industrialisation durable et inclusive sur tout le continent. 

« Nous prévoyons d’étendre rapidement notre présence aux marchés africains, européens et au Moyen-Orient… »

Dans un contexte où les TPE et PME cherchent à accélérer leur développement commercial sans alourdir leurs charges fixes, Aress propose un modèle radicalement orienté performance : une plateforme qui connecte des closers freelances aux entreprises, avec une rémunération 100 % au résultat. Formation dédiée, accompagnement, intelligence artificielle et outils technologiques intégrés… Charaf El Bellai CEO de Aresse détaille une solution qui ambitionne de redéfinir les codes de la prospection et du closing, au Maroc et bientôt à l’international.

1.Votre modèle commercial repose sur une rémunération 100 % au résultat pour les commerciaux closers : pouvez-vous présenter votre solution ?

Aress est une plateforme qui connecte des closers freelances avec des entreprises proposant des projets variés dans différents domaines (Services, Retail, FMCG, automobile, pharma, SaaS, IT, cybersécurité, CHR…), chacun offrant un produit ou un service spécifique et une commission distincte. Le modèle repose sur une rémunération 100 % au résultat, où chaque mission commerciale validée alimente le wallet du closer de façon immédiate. La mission commerciale peut être de signer un contrat avec un client, booker un rendez-vous avec un lead qualifié, faire remplir un formulaire à une audience donnée… Les closers bénéficient d’une formation dédiée au lancement de chaque projet et sont suivis par un Team Leader interne chez Aress. Pour renforcer l’engagement et la performance, un système de récompenses et de bonus est mis en place, incluant des primes sur objectifs, l’implication hebdomadaire et la prospection, garantissant ainsi une rémunération motivante et basée sur la contribution réelle de chacun.

2.Dans un contexte où de nombreuses TPE et PME cherchent à tester de nouveaux marchés sans charges fixes, comment Aress garantit-elle la qualité et la fiabilité des closers présents sur la plateforme ; et quelles mesures sont prises pour renforcer la confiance des entreprises inscrites ?

Aress garantit la qualité et la fiabilité des closers grâce à un processus rigoureux dès l’inscription : l’équipe sélectionne et qualifie soigneusement les closers pour s’assurer qu’ils disposent des compétences, de l’expérience et du professionnalisme nécessaires, préservant ainsi la réputation de la plateforme. De plus, toute entreprise inscrite a accès à l’ensemble des closers partout au Maroc, ce qui lui permet de présenter son produit ou service sur tout le territoire dès que son projet est complet et en ligne (48-72h), au lieu de passer plusieurs mois à recruter et former UN seul commercial qui sera limité géographiquement. Pour renforcer la confiance, nous combinons formation dédiée au lancement de chaque projet, suivi des performances et système de feedback, garantissant que chaque collaboration se déroule de manière transparente, fiable et efficace.

3.Avec l’intégration d’un CRM, d’un LMS, d’un ATS et d’outils analytiques sur la plateforme, quelles innovations technologiques sont prévues pour améliorer davantage l’efficacité des missions commerciales et le retour sur investissement pour les clients ?

Chaque projet sur Aress est équipé d’un dashboard dédié qui permet aux entreprises de suivre en temps réel les prospections, les leads confirmés et les closers ayant postulé, assurant ainsi un suivi précis et une gestion optimale des opportunités. Pour préparer les closers à ces missions, la plateforme propose une formation complète via l’Aress Academy, offrant des contenus structurés et des vidéos explicatives qui leur permettent de maîtriser les techniques de prospection, follow-up et de closing et de comprendre parfaitement les produits ou services proposés. En complément, l’agent IA Yalma guide les closers dans le choix des projets les plus compatibles avec leur profil et leur expérience, tout en leur fournissant des explications claires sur chaque projet dès leur candidature. Nous boostons nos process et la productivité de nos commerciaux grâce à l’Intelligence Artificielle dans toutes les étapes :

 Lors de la qualification des closers à l’inscription

 Dans l’automatisation de la création :

o Des projets de nos clients TPE et PME

o Des formations sur leurs projets pour inclure des vidéos décrivant l’entreprise, le produit/service, les concurrents et les objections souvent reçues, les différenciateurs. Aussi un script et une stratégie GTM aux closers pour faciliter leur passage à l’action.

 Yalma devient une assistante pour chacun de nos closers, le guidant pas-à-pas vers des résultats qui font atteindre les objectifs de nos clients. Tout cela garantissant leur efficacité et maximisant le retour sur investissement pour les entreprises.

4.En termes de stratégie de croissance, envisagez-vous d’étendre Aress au-delà des marchés actuels (par exemple vers d’autres pays d’Afrique francophone ou d’Europe) ; et si oui, quels marchés prioritaires avez-vous identifiés ?

Oui, tout le monde doit profiter d’une telle solution ! Notre stratégie de croissance est bien définie, et nous prévoyons d’étendre rapidement notre présence aux marchés africains, européens et au Moyen-Orient, où le besoin est déjà identifié pour les TPE/PME comme pour les closers. Cette expansion sera accompagnée d’une adaptation locale de la plateforme, d’une formation ciblée des closers et d’une sélection rigoureuse des projets pour garantir la qualité et la fiabilité des missions commerciales.

5.Comment Aress répond-elle aux défis liés à la concurrence des solutions d’automatisation commerciale ou de plateformes de freelance généralistes, et en quoi votre proposition de valeur est-elle durable à long terme ?

Je dois d’abord dire que nous sommes à la pointe de la technologie en utilisant toujours les dernières avancées des outils IA, que ce soit dans l’automatisation commerciale ou dans nos process back-office. Aress se distingue par sa plateforme All-in-one et surtout en offrant une approche hybride combinant expertise humaine et technologique. Nos closers apportent un contact personnalisé et la capacité de conclure des ventes complexes, contrairement aux outils automatisés. Focalisée principalement sur le closing commercial, la plateforme assure sélection rigoureuse, formation via Aress Academy et suivi précis grâce au dashboard et aux outils analytiques, garantissant des résultats mesurables pour les entreprises et un environnement motivant et structuré pour les closers, créant ainsi une valeur durable difficile à reproduire.

Charaf El Bellai : De l’ingénierie à la construction de géantes réalités commerciales

Charaf El Bellai n’a jamais cru aux trajectoires prédéfinies. Avec une formation d’ingénieur en informatique et intelligence d’affaires de l’École Polytechnique de Lyon (2011), il aurait pu suivre une voie technique classique. Au lieu de cela, il a choisi une autre route : celle de l’homme qui comprend la technologie pour mieux vendre, mieux négocier, mieux construire.

Depuis 2011, Charaf s’est taillé une réputation exceptionnelle en pilotant les opérations commerciales d’entreprises de télécommunications et de logiciels à travers l’Afrique et l’Amérique latine. Les chiffres racontent son histoire : $11M+ de bookings en 2,5 ans en tant que VP Global Sales, une croissance YoY de 35% minimum maintenue depuis 2017, et une augmentation spectaculaire de la taille moyenne des contrats, passée de $100k à ~$1M. Son expertise réside dans la maîtrise du cycle de vente ultra-long (18+ mois) dans des contextes extrêmement complexes. À titre d’illustration, il a ouvert plus de 50 nouveaux pays et signé des contrats avec 60+ nouveaux logos, dont les plus grands groupes télécoms africains : Airtel, MTN, Orange, E&, Vodacom, Africell. Il a également orchestré les plus grands deals régionaux—un contrat de $2,6M en Arabie Saoudite et un de $1,2M aux Seychelles en première année d’un nouveau produit—démontrant une capacité sans équivalent à créer de la demande là où elle n’existe pas. Au-delà des chiffres, sa signature distinctive repose sur l’application de la neuroscience à la vente consultative : un talent rare de naviguer les paysages de ventes complexes, d’impliquer des parties prenantes disparates, et de prévoir les opportunités futures avec une précision que les anciens CEOs louent régulièrement. Ses pipelines cycliques généraient 15+ nouveaux deals par trimestre avec 45+ leads qualifiés, une productivité commerciale qui a surpassé les objectifs sur chaque continent, chaque année.

La transition naturelle vers l’entrepreneuriat : quand la théorie se rencontre avec l’action réelle

C’est cette même exigence—cette incapacité à se satisfaire d’une trajectoire tracée—qui l’a poussé à explorer d’autres terrains depuis 2019. En parallèle de ses responsabilités de cadre dirigeant, Charaf a endossé de nouveaux rôles :

Manager d’un champion pro de golf depuis 2019 (Ayoub Lguirati, champion arabe et du Maroc actuel), lui permettant de comprendre intimement l’écosystème du golf haut de gamme, l’excellence compétitive et le management de talents à très haut niveau.

Conseiller de Shellboxes depuis 2020, une entreprise de cybersécurité blockchain, où il applique sa compréhension des ventes complexes au secteur de la fintech et de la sécurité Web3.

Project Director TopGolf Plage des Nations depuis décembre 2024, où il a leadé le développement du premier complexe premium TopGolf à Plage des Nations en partenariat avec un géant de l’immobilier marocain.

Gisement polymétallique (or, argent, zinc, plomb, cuivre) au Maroc: comment Aya Gold & Silver décroche une nouvelle licence et justifie 360 000 m de forages supplémentaires à Boumadine

Le Royaume du Maroc, acteur clé du secteur minier africain, renforce son positionnement grâce aux résultats exceptionnels du projet Boumadine mené par Aya Gold & Silver. Dans un communiqué publié le 24 février 2026, la société minière canadienne spécialisée dans la production d’argent et l’exploration de métaux précieux révèle une avancée majeure: l’identification d’une nouvelle structure minéralisée parallèle, située à 500 mètres à l’est du corridor principal. Une découverte, matérialisée par le forage BOU-DD25-707 (331 g/t d’équivalent argent sur 0,8 m), qui élargit de manière significative le potentiel du gisement polymétallique (or, argent, zinc, plomb, cuivre).

Les forages 2025 (81 trous, 28 904 m) confirment la continuité à haute teneur sur l’axe principal de 5,4 km, avec des intersections remarquables: BOU-DD25-728: 255 g/t AgEq sur 11,9 m ; BOU-DD25-742: 166 g/t AgEq sur 17,1 m ; et BOU-MP25-092: 296 g/t AgEq sur 9,5 m. Le corridor d’Asirem (>8 km) montre également un potentiel de croissance, validé par des intersections aurifères (BOU-DD25-653: 1,34 g/t Au sur 1,2 m).

De manière stratégique, le Maroc soutient ce dynamisme via l’octroi d’une nouvelle licence d’exploitation de 14,2 km². Aya Gold & Silver intensifie son programme avec 10 appareils de forage actifs (12 prévus en mars 2026) et prévoit 360 000 m de forages sur 24 mois pour densifier les ressources et finaliser l’étude de faisabilité.

Sur le plan économique, les ratios de conversion AgEq (basés sur 30 $/oz Ag, 2 800 $/oz Au) et les taux de récupération (jusqu’à 89% pour l’argent) soulignent la robustesse du projet. Le développement de Boumadine, combiné à l’exploitation de la mine d’argent Zgounder, consolide la chaîne de valeur minière marocaine et génère des retombées locales significatives.

Cette réussite illustre la synergie entre le cadre réglementaire marocain, la richesse géologique de l’Anti-Atlas et l’expertise technique, positionnant le pays comme un hub minier africain innovant et compétitif.

Hôtellerie de luxe: comment Marriott défie ses concurrents sur ses deux nouveaux bastions africains, Le Caire et Le Cap

Le dynamisme de Marriott International en Afrique émerge clairement de sa stratégie régionale 2025. Le segment Moyen-Orient-Afrique affiche une croissance explosive des résidences de marque (+70% du portefeuille en développement), illustrée par des projets structurants comme The Ritz-Carlton Residences, Palm Hills (Le Caire) et Seamont, Autograph Collection Residences (Abu Dhabi). L’Égypte et l’Afrique du Sud se positionnent comme pôles d’attraction, avec l’ouverture du Morea House, et Autograph Collection (Le Cap).

L’acquisition de citizenM (intégré fin 2025) renforce l’offre milieu de gamme en Afrique, ajoutant près de 4 000 chambres opérationnelles. Cette marque, réputée pour son design et son efficacité spatiale, répond à la demande croissante de séjours connectés et flexibles.

En parallèle, Four Points Flex by Sheraton accélère sa pénétration via des conversions, bien que ses ouvertures 2025 concernent principalement l’Europe.

Ainsi, trois signaux forts se dégagent. Le premier est que le luxe demeure un levier clé, avec The Cape Town EDITION comme référence symbolique. Le second est l’explosion des résidences premium (+70%). Ce qui valide l’attractivité des investissements immobiliers haut de gamme. Le troisième signal est l’intégration de citizenM qui comble un créneau porteur pour les voyageurs d’affaires et nomades digitaux.

Bien vrai que la segmentation « Moyen-Orient-Afrique » masque les spécificités africaines, les implantations égyptiennes et sud-africaines confirment que le continent capte une part significative des investissements premium et lifestyle du groupe, transformant de manière durable son paysage hôtelier.

Afrique du Sud: comment sept data centers viennent de changer de mains, de NTT DATA à OADC (groupe WIOCC)

L’Afrique du Sud confirme son statut de hub numérique continental grâce à l’acquisition stratégique par Open Access Data Centres (OADC), filiale du groupe panafricain WIOCC, d’un portefeuille de sept centres de données sud-africains auprès de NTT DATA, multinationale japonaise leader mondial des services informatiques et de la transformation numérique.

Conseillée par Verdant IMAP, banque d’affaires panafricaine de premier plan, spécialisée dans les fusions-acquisitions (M&A) et les marchés de capitaux privés, cette transaction validée par la Commission sud-africaine de la concurrence renforce de manière significative l’infrastructure numérique régionale. Les actifs, situés dans des emplacements clés, forment une plateforme critique pour l’écosystème numérique national, desservant entreprises, fournisseurs cloud et opérateurs en gros.

Une opération qui consolide la position de WIOCC comme fournisseur multirégional d’infrastructures numériques, étendant son empreinte sud-africaine et complétant son vaste réseau panafricain et international de connectivité. L’opération permet au groupe d’offrir à sa clientèle diversifiée (hyperscalers, opérateurs, FAI, entreprises) une capacité de data centers évolutive, résiliente et neutre sur plusieurs marchés.

Une transaction qui illustre la dynamique soutenue des investissements dans l’infrastructure numérique africaine, portée par l’explosion de la consommation de données, l’adoption croissante du cloud et la demande pour des installations neutres et à haute densité de transporteurs. Elle démontre également la maturité croissante du marché des fusions-acquisitions technologiques en Afrique, avec Verdant IMAP, intégré au réseau mondial IMAP, jouant un rôle clé en naviguant avec succès dans des complexités commerciales, juridiques et opérationnelles pour structurer cette opération majeure.

L’intégration de ces actifs stratégiques au sein d’OADC, déjà spécialisé dans les infrastructures hyperscale et bénéficiant du réseau sous-marin et terrestre de WIOCC, positionne l’Afrique du Sud comme un pivot essentiel dans la transformation numérique du continent et renforce la connectivité intra-africaine.

L’Ouganda et l’Arabie Saoudite lancent le Value at Source Coffee Project (VASP) pour transformer 42 000 tonnes de café/an

L’Ouganda s’affirme comme un modèle de transformation agricole ambitieux en Afrique, matérialisé par un partenariat économique stratégique avec l’Arabie saoudite centré sur la valeur ajoutée et l’industrialisation du café. Ce rapprochement, scellé lors d’une visite de haut niveau à la State House d’Entebbe le 17 février 2026, transcende les relations diplomatiques traditionnelles pour cibler des investissements concrets dans un secteur vital.

L’accent mis par la délégation saoudienne, conduite par Ali O Alswayeh, sur l’agriculture et spécifiquement la valorisation du café, répond directement à la vision du Président Museveni: sortir de l’exportation de matières premières brutes pour capter une plus-value significative. Le projet phare discuté, le « Value at Source Coffee Project » (VASP) piloté par Nonda Coffee, incarne cette ambition.

Son cœur opérationnel, le futur Luwero Coffee Park dans le district de Luwero, représente une révolution industrielle: une capacité annuelle de transformation de 42 000 tonnes de café visant 850 millions de dollars de revenus, intégrant toute la chaîne (nettoyage, torréfaction, broyage, production de soluble et de spécialités, emballage, marquage).

Ce complexe est bien plus qu’une usine ; c’est un catalyseur socio-économique promettant 1 500 emplois directs, 3 000 indirects et l’intégration structurée de 100 000 ménages de producteurs. La dimension stratégique du marché saoudien, perçu comme une porte d’entrée vers le Moyen-Orient en forte croissance de consommation, est cruciale. Elle garantit des débouchés durables pour le café ougandais premium et consolide les échanges bilatéraux.

Une collaboration qui illustre une convergence rare entre les priorités de développement d’un pays africain – l’industrialisation par la valeur ajoutée comme levier de création d’emplois, d’augmentation des recettes d’exportation et de transformation structurelle – et les intérêts d’investissement d’un partenaire clé du monde arabe. L’Ouganda démontre ainsi une volonté remarquable de piloter sa propre trajectoire économique en attirant des capitaux stratégiques pour transformer radicalement un secteur emblématique, positionnant le pays comme un leader africain de la valorisation agricole et un acteur émergent dans les chaînes de valeur mondiales du café.

Cacao, coton, hydrocarbures et contrats de services en Afrique: les moteurs de la croissance record de Bureau Veritas en 2025

Dans un contexte économique mondial complexe, le groupe Bureau Veritas, leader des essais, de l’inspection et de la certification, a démontré une résilience et une dynamique de croissance remarquables en 2025, avec une progression organique de son chiffre d’affaires de 6,5 %. Cependant, l’analyse de ses performances régionales révèle que la région Moyen-Orient, Caspienne et Afrique (MECA) se distingue de manière spectaculaire avec une croissance organique fulgurante de 16,6 %. Une performance exceptionnelle, la plus élevée de toutes les zones géographiques du groupe, qui positionne l’Afrique non plus comme un simple marché, mais comme un véritable moteur de la stratégie globale «LEAP | 28».

A y voir de plus près, ce succès n’est pas fortuit, mais le fruit d’une réorganisation structurelle audacieuse et d’un alignement stratégique sur les dynamiques de développement propres au continent. La nomination de Khurram Majeed à la tête de la nouvelle région MECA consolidée témoigne de cette volonté de renforcer la plateforme africaine pour en faire un pilier de croissance.

Le communiqué détaillant sa performance pour l’exercice 2025 met en lumière les vecteurs de cette expansion: des investissements soutenus dans les programmes d’urbanisation et d’infrastructures, ainsi qu’une forte demande dans le secteur de l’énergie. Concrètement, cela se traduit par une croissance robuste des activités liées aux chaînes de valeur du cacao et du coton en Afrique de l’Ouest, une montée en puissance des contrats de services aux gouvernements en Afrique du Nord, et des investissements significatifs dans le pétrole et le gaz.

Bureau Veritas ne se contente pas de surfer sur la vague de croissance africaine ; l’entreprise la catalyse en adaptant son portefeuille. L’acquisition de GeoAssay au Chili pour renforcer son expertise dans le secteur du cuivre, un métal crucial pour la transition énergétique, fait écho aux besoins croissants des économies africaines riches en ressources minérales. De même, le développement de solutions pour les énergies renouvelables et la cybersécurité, au cœur de la stratégie LEAP | 28, répond directement aux défis de la transformation digitale et énergétique du continent.

En définitive, la performance de Bureau Veritas en 2025 offre une étude de cas magistrale: celle d’une multinationale qui a su reconnaître et intégrer le potentiel africain au cœur de sa stratégie, transformant les défis du continent en opportunités de croissance durable et à forte valeur ajoutée, tout en promettant une amélioration continue de sa marge opérationnelle et une forte génération de trésorerie pour 2026.

Revenus publicitaires: les nouvelles opportunités que vous offre le pari de Reach Africa et VIDAA

Peut-on dire que la récente annonce de partenariat stratégique entre Reach Africa et V (anciennement VIDAA) marque un tournant décisif dans l’industrie publicitaire en Afrique ? Une chose est sûre: les deux parties ont décidé de s’attaquer frontalement à la fragmentation chronique du marché de la télévision connectée subsaharienne, ouvrant ainsi des opportunités sans précédent pour les annonceurs, les éditeurs régionaux et les propriétaires de contenu local.

Une alliance qui renforce considérablement la couche système d’exploitation de Reach Africa en intégrant l’accès au niveau du système d’exploitation de V, plateforme Smart TV à croissance rapide intégrée au niveau des appareils dans une base croissante de foyers africains. De quoi permettre aux annonceurs d’accéder à des audiences premium via des emplacements publicitaires en plein écran, hautement visibles et directement sur l’écran d’accueil des téléviseurs. Avec V alimentant déjà des millions de téléviseurs intelligents sur le continent africain en partenariat avec des fabricants renommés comme Hisense, Toshiba et plus de 400 autres marques, cette intégration déverrouille une échelle de distribution jusqu’à présent inaccessible.

Le défi historique de la fragmentation du marché de la télévision connectée en Afrique, où les annonceurs devaient planifier et acheter l’inventaire application par application, cède ainsi la place à une approche unifiée et rationalisée qui offre une transparence de mesure, un contrôle de fréquence et une capacité de ciblage comparables à la télévision traditionnelle, tout en bénéficiant de la précision et de la flexibilité du numérique. Une transformation structurelle qui crée également de nouvelles opportunités de revenus pour les éditeurs régionaux, les diffuseurs et les propriétaires de contenu locaux, permettant aux plateformes régionales et locales de coexister aux côtés des services internationaux, créant ainsi un écosystème plus équilibré et inclusif.

Pour les annonceurs, l’intégration au niveau du système d’exploitation signifie l’accès à des environnements de marque sûrs, des emplacements à haut impact et une capacité à atteindre les consommateurs plus tôt dans le parcours de visionnage, complétant les environnements basés sur les applications et les éditeurs. L’engagement de Reach Africa envers l’innovation continue, incluant des signaux de données plus riches, une meilleure découverte de contenu local et la croissance des chaînes de streaming, positionne l’Afrique subsaharienne comme un marché de télévision connectée mature et sophistiqué, où les meilleures pratiques mondiales en matière de publicité numérique rencontrent les réalités et les opportunités locales, transformant ainsi la région en l’une des frontières de croissance les plus excitantes pour la publicité télévisée intelligente.