Télécoms: le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et le Cameroun en ligne de mire dans une opération de consolidation de MTN

Le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et le Cameroun se positionnent au cœur d’une transaction panafricaine d’envergure révélée ce 5 février 2026. MTN Group, géant sud-africain des télécoms et leader africain, négocie activement le rachat total d’IHS Holdings, aussi connue sous le nom d’IHS Towers, pour environ 2,76 milliards de dollars.

Il faut savoir que IHS Holdings est l’un des principaux opérateurs indépendants d’infrastructures télécoms partagées au monde, spécialisé dans les marchés émergents. L’entreprise possède, exploite et développe plus de 40 000 tours télécoms, principalement en Afrique subsaharienne (comme le Nigeria, Côte d’Ivoire, Cameroun), en Amérique latine (Brésil, Colombie) et au Moyen-Orient. L’entreprise propose des services de colocation, construction de tours, solutions in-building, petites cellules, fibre optique et téléphonie rurale pour des opérateurs mobiles majeurs, couvrant environ 750 millions de personnes.

Ainsi, l’acquisition potentielle des 75% restants du capital d’IHS Holdings (intégration verticale) souligne la stratégie agressive d’un opérateur africain cherchant à reprendre le contrôle direct d’infrastructures critiques – notamment au Nigeria, marché phare d’IHS et terrain historique de son fondateur Sam Darwish ; mais aussi la Côte d’Ivoire et le Cameroun, pour ne parler que des pays africains.

L’offre potentielle s’alignerait sur le dernier cours de bourse d’IHS à New York. Si les discussions échouent, MTN étudierait d’autres options pour valoriser sa participation actuelle, tout en respectant sa discipline capitalistique.

La démarche de MTN, déjà principal client et actionnaire d’IHS, illustre la maturité croissante du secteur des télécoms africaines, la volonté de renforcer la souveraineté infrastructurelle sur le continent, ainsi que l’ambition d’un opérateur panafricain de maîtriser davantage sa chaîne de valeur et d’optimiser ses actifs dans un marché en consolidation.

L’opération, si conclue, valoriserait fortement une success story africaine née à Lagos, cotée à New York et Francfort, et déployée dans plusieurs économies émergentes. Elle démontre la capacité des acteurs africains à piloter des consolidations majeures structurantes pour le numérique régional.

Prolongation d’un an de l’AGOA: comment ces pays africains en profite pour consolider leurs plans B

Un an de vie supplémentaire pour l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) ! Expiré le 30 septembre 2025 mais récemment réactivé jusqu’au 31 décembre 2026 par le président Donald Trump, après un vote du Sénat le 3 février 2026, l’accord commercial américain accordant des accès préférentiels sans droits de douane à certains produits originaires de pays d’Afrique vers les États-Unis offre un sursis technique aux 30 à 40 pays africains éligibles.

Mais en même temps, cette prolongation confirme la fragilité de l’AGOA, particulièrement pour l’Afrique du Sud, menacée d’exclusion malgré son importance industrielle (exclusion coûtant -0,2% de PIB). Une précarité, couplée aux tensions politiques Washington-Pretoria et aux droits de douane ciblés (30%), qui catalyse une remarquable diversification stratégique africaine.

De plus en plus de pays africains capitalisent sur cette prolongation pour sécuriser leurs investissements existants, tandis que le Nigeria et le Kenya illustrent la dynamique émergente en finalisant des accords commerciaux pivots avec les Émirats Arabes Unis et la Chine.

Plus significatif encore, l’appel pressant du Président d’Afreximbank, George Elombi, à accélérer la ZLECAf lors d’un récent événement à Johannesburg, cristallise la prise de conscience continentale: «le sort de nos économies ne peut plus être lié à la bienveillance d’autrui».

L’Afrique démontre ainsi, par des actes concrets et un discours fort, sa volonté proactive de réduire sa dépendance et de construire sa résilience commerciale intracontinentale face aux aléas géopolitiques extérieurs.

Exploration pétrolière offshore: le « Nouveau Brésil » n’est pas en Amérique Latine, il est en Afrique

L’Afrique de l’Ouest et Australe émerge comme épicentre stratégique de l’exploration pétrolière offshore, attirant massivement les majors (Chevron, TotalEnergies, Shell) en quête du « nouveau Brésil ». La Namibie domine incontestablement le paysage avec des découvertes de 6,2 milliards de barils équivalent pétrole (boe) dans son bassin de l’Orange, zone la plus prolifique. Elle affiche un taux de succès de forage exceptionnel (>70%) et abrite les méga-découvertes de TotalEnergies (Venus, Mopane, potentiel >10 milliards de barils) et d’Azule Energy. L’Angola se démarque par des réformes réglementaires audacieuses (décret présidentiel 2024 avec incitations fiscales) et son retrait de l’OPEP, relançant l’exploration (premier puits dédié au gaz par Azule/BP, succès significatif) après le retour de Shell. Le bassin comprenant la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, et la Guinée suscite un intérêt croissant, avec l’entrée de Chevron en Guinée-Bissau sur des blocs au potentiel estimé à des multi-milliards de barils. Ces régions capitalisent sur une géologie analogue au Brésil, des politiques incitatives et un besoin crucial des majors de reconstituer leurs réserves face à une demande persistante. Les défis techniques (eaux profondes, ratio gaz/pétrole élevé) persistent, mais l’Afrique s’affirme comme frontière majeure de l’E&P global.

Diversification des alliances: la place de ces nations dans le «cercle restreint» de partenaires clés de Berlin

Relance de la raffinerie de Trinité-et-Tobago: opportunité à saisir pour le Nigeria et l’Angola

La potentielle réouverture de la raffinerie de Guaracara, située à Trinité-et-Tobago, avec Indian Oil Corp représente un débouché stratégique pour les producteurs africains de brut lourd. Historiquement, cette raffinerie de 165 000 barils/jour traitait des bruts nigérians et angolais, fournisseurs clés en raison de leur compatibilité technique.

La relance, visée fin 2026, pourrait rouvrir un marché majeur pour les deux pays africains cités plus haut, voire d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et australe, s’il y a compatibilité technique.

Bien que le Dr Roodal Moonilal, ministre de l’Énergie et des Industries énergétiques de Trinité-et-Tobago, évoque la possibilité de réimporter du pétrole vénézuélien, et que l’accent immédiat reste sur le développement gazier transfrontalier.

La renaissance de la raffinerie de Guaracara positionnerait le Nigeria et l’Angola comme partenaires énergétiques prioritaires des Caraïbes, renforçant les liens commerciaux Sud-Sud. Cela dit, une vigilance s’impose sur les délais concrets après l’échec récent d’attribution de blocs à CNOOC.

Le Maroc, pionnier africain de la transition technologique, accueille l’implantation stratégique de Tesla

« Tesla débarque au Maroc. Nous sommes ravis de vous inviter à notre lancement officiel au Maroc ». Le message publié sur le site de la marque est clair. Tesla officialise son entrée sur le marché marocain. Et ce, le 6 février 2026 à Casablanca. L’événement prévu pour se tenir à AnfaPlace Mall vise à présenter les Model 3 et Y, détaillant l’expérience propriétaire et la recharge domestique, éléments clés de l’écosystème durable du constructeur. Une implantation qui souligne la confiance dans le positionnement économique et infrastructurel du Maroc, hub régional émergent. Ce lancement reflète aussi la stratégie de marque internationale de Tesla, ciblant des marchés urbains dynamiques dotés d’infrastructures commerciales premium. En s’ancrant au Maroc, Tesla valorise non seulement un pays leader en transition énergétique africaine mais promeut sa vision d' »abondance extraordinaire », combinant innovation technologique et développement urbain durable. Ce lancement consacre le Royaume comme plaque tournante continentale pour les énergies vertes et l’adoption des véhicules électriques.

Canal+ juge Showmax non rentable et réduit son financement après son rachat par MultiChoice.

Cette décision fait suite à la prise de contrôle du groupe MultiChoice par Canal+ dans le cadre d’une transaction de 3 milliards de dollars finalisée en septembre 2025.Le PDG de Canal+, Maxime Saada, a annoncé que le groupe avait présenté un plan visant à dégager plus de 479 millions de dollars de synergies de coûts annuelles de la société fusionnée d’ici 2030..

« Showmax n’est pas un succès commercial. C’est une évidence », a déclaré Saada sans ambages lors d’une récente présentation. « Nous sommes en mesure de réduire ces investissements… Je ne préciserai pas de combien, mais la réduction est significative. »La directrice financière, Amandine Ferré, a déclaré que les pertes continues de Showmax étaient « inacceptables pour nous »..

Cette décision marque un revirement brutal par rapport à la stratégie ambitieuse de MultiChoice, qui visait depuis plusieurs années à transformer le leader de la télévision payante en Afrique en un géant du streaming. MultiChoice avait relancé Showmax en 2024 avec une refonte majeure de sa technologie et de son contenu, prévoyant de générer un milliard de dollars de revenus en cinq ans.

Cependant, la situation financière de la plateforme s’est avérée catastrophique. Pour l’exercice 2025, Showmax a enregistré une perte d’exploitation de 4,9 milliards de rands (environ 308 millions de dollars), soit une aggravation de 88 % par rapport à l’année précédente.Malgré une augmentation de 44 % du nombre d’abonnés payants sur un an, les revenus de la plateforme ont diminué, pénalisés par ce que l’entreprise a décrit comme « une hausse brutale des coûts de contenu et une augmentation des coûts de la plateforme »..

Selon les analystes, la principale motivation de Canal+ pour l’acquisition de MultiChoice a toujours été de réaliser des économies d’échelle et de coûts dans son activité principale de télévision payante en Afrique, et non de sauver un concurrent indépendant dans le domaine du streaming.

« Nous sommes en mesure de réduire ces investissements. Ils sont inclus dans les synergies », a déclaré Saada, liant explicitement les réductions concernant Showmax à l’objectif d’économies annuelles plus large de 479 millions de dollars.Le plan de synergie vise à consolider les dépenses liées au contenu, aux infrastructures technologiques (comme la télévision par satellite et les décodeurs) et au refinancement de la dette de MultiChoice..

Les dirigeants de Canal+ ont insisté sur le fait qu’ils procéderaient avec prudence afin d’éviter de perdre des « abonnés potentiellement précieux », mais le changement de stratégie est évident.

Les difficultés rencontrées par Showmax surviennent dans un contexte de graves défis pour sa société mère. MultiChoice a perdu 2,8 millions d’abonnés à la télévision linéaire au cours des deux dernières années, son nombre de clients actifs tombant à 14,5 millions.Le groupe a imputé la baisse de ses revenus et de ses bénéfices à un contexte de consommation extrêmement difficile, à la volatilité des taux de change, à la concurrence intense des plateformes de streaming internationales et au piratage endémique..

Canal+ doit désormais stabiliser les activités de MultiChoice tout en gérant les pertes importantes de Showmax. Le groupe français s’est engagé à ne pas réduire ses effectifs en Afrique du Sud pendant trois ans, ce qui indique que les économies proviendront de la maîtrise des opérations et non de licenciements massifs..

Le repli stratégique des investissements massifs dans le streaming a été imposé par les dures réalités économiques du marché africain de la vidéo, où la faible pénétration du haut débit, la complexité des paiements et la sensibilité des consommateurs aux prix constituent des obstacles considérables..

Pour l’instant, Canal+ semble miser sur une activité de télévision payante plus légère et mieux intégrée, avec une composante de streaming réduite, qui offre une voie plus sûre vers la rentabilité qu’une bataille sans merci contre les géants mondiaux pour l’avenir du streaming en Afrique.

Une évaluation plutôt franche de sa nouvelle acquisition africaine révèle que le géant français des médias Groupe Canal+ déclare que la plateforme de streaming Showmax, détenue par MultiChoice, n’est pas un échec commercial et prévoit de réduire considérablement ses investissements, réorientant ainsi un accord de plusieurs milliards de dollars vers des économies de coûts plutôt que vers la croissance numérique.

Cette décision fait suite à la prise de contrôle du groupe MultiChoice par Canal+ dans le cadre d’une transaction de 3 milliards de dollars finalisée en septembre 2025.Le PDG de Canal+, Maxime Saada, a annoncé que le groupe avait présenté un plan visant à dégager plus de 479 millions de dollars de synergies de coûts annuelles de la société fusionnée d’ici 2030..

« Showmax n’est pas un succès commercial. C’est une évidence », a déclaré Saada sans ambages lors d’une récente présentation. « Nous sommes en mesure de réduire ces investissements… Je ne préciserai pas de combien, mais la réduction est significative. »La directrice financière, Amandine Ferré, a déclaré que les pertes continues de Showmax étaient « inacceptables pour nous »..

Cette décision marque un revirement brutal par rapport à la stratégie ambitieuse de MultiChoice, qui visait depuis plusieurs années à transformer le leader de la télévision payante en Afrique en un géant du streaming. MultiChoice avait relancé Showmax en 2024 avec une refonte majeure de sa technologie et de son contenu, prévoyant de générer un milliard de dollars de revenus en cinq ans.

Cependant, la situation financière de la plateforme s’est avérée catastrophique. Pour l’exercice 2025, Showmax a enregistré une perte d’exploitation de 4,9 milliards de rands (environ 308 millions de dollars), soit une aggravation de 88 % par rapport à l’année précédente.Malgré une augmentation de 44 % du nombre d’abonnés payants sur un an, les revenus de la plateforme ont diminué, pénalisés par ce que l’entreprise a décrit comme « une hausse brutale des coûts de contenu et une augmentation des coûts de la plateforme »..

Selon les analystes, la principale motivation de Canal+ pour l’acquisition de MultiChoice a toujours été de réaliser des économies d’échelle et de coûts dans son activité principale de télévision payante en Afrique, et non de sauver un concurrent indépendant dans le domaine du streaming.

« Nous sommes en mesure de réduire ces investissements. Ils sont inclus dans les synergies », a déclaré Saada, liant explicitement les réductions concernant Showmax à l’objectif d’économies annuelles plus large de 479 millions de dollars.Le plan de synergie vise à consolider les dépenses liées au contenu, aux infrastructures technologiques (comme la télévision par satellite et les décodeurs) et au refinancement de la dette de MultiChoice..

Les dirigeants de Canal+ ont insisté sur le fait qu’ils procéderaient avec prudence afin d’éviter de perdre des « abonnés potentiellement précieux », mais le changement de stratégie est évident.

Les difficultés rencontrées par Showmax surviennent dans un contexte de graves défis pour sa société mère. MultiChoice a perdu 2,8 millions d’abonnés à la télévision linéaire au cours des deux dernières années, son nombre de clients actifs tombant à 14,5 millions.Le groupe a imputé la baisse de ses revenus et de ses bénéfices à un contexte de consommation extrêmement difficile, à la volatilité des taux de change, à la concurrence intense des plateformes de streaming internationales et au piratage endémique..

Canal+ doit désormais stabiliser les activités de MultiChoice tout en gérant les pertes importantes de Showmax. Le groupe français s’est engagé à ne pas réduire ses effectifs en Afrique du Sud pendant trois ans, ce qui indique que les économies proviendront de la maîtrise des opérations et non de licenciements massifs..

Le repli stratégique des investissements massifs dans le streaming a été imposé par les dures réalités économiques du marché africain de la vidéo, où la faible pénétration du haut débit, la complexité des paiements et la sensibilité des consommateurs aux prix constituent des obstacles considérables..

Pour l’instant, Canal+ semble miser sur une activité de télévision payante plus légère et mieux intégrée, avec une composante de streaming réduite, qui offre une voie plus sûre vers la rentabilité qu’une bataille sans merci contre les géants mondiaux pour l’avenir du streaming en Afrique.

Nouvelle donne multilatérale: Inversion historique des flux financiers Chine-Afrique

L’Afrique subit un basculement financier sans précédent face à la Chine: de bénéficiaire nette de plus de 30,4 milliards USD sur la période allant de 2010 à 2014, elle devient contributrice nette avec -22,1 milliards USD sur la période allant de 2020 à 2024, soit un reflux de 52,5 milliards USD. Ce « Grand Renversement » chinois, documenté par ONE Data et la Fondation Rockefeller, frappe 20 pays africains où les sorties nettes atteignent 33,8 milliards USD. 

La baisse drastique des nouveaux prêts (+5,1 milliards en 2024 contre +26,5 en 2018) conjuguée à l’explosion des remboursements (+17,4 milliards) asphyxie les budgets publics, aggravé par les coupes d’Aide Publique au Développement (APD) post-2025. 

Paradoxalement, cette crise accélère la mutation des financements: les institutions multilatérales (Banque mondiale, etc.) comblent le vide avec +124% de flux nets, représentant désormais 56% des apports (379 milliards USD sur la période allant de 2020 à 2024). 

Dans ce contexte, l’Observatoire des Financements du Développement, soutenu par Google.org et la Fondation Rockefeller, annonce l’intégration de ces données fragmentées en un outil public interactif. Utilisant l’IA et Data Commons, cet outil permettra aux décideurs africains de suivre chaque dollar en temps réel, modéliser l’impact des coupes d’aide et optimiser l’utilisation des fonds publics et privés face à cette crise de financement sans précédent.

Bancassurance: ce qui changera concrètement chez NSIA grâce au partenariat avec SBS

Harmonisation transfrontalière des systèmes bancaires, renforcement automatisé de la conformité réglementaire, digitalisation accélérée des processus clés, interopérabilité simplifiée avec l’écosystème Fintech, optimisation opérationnelle et réduction des coûts …telles sont entre autres les bénéfices que le déploiement de la solution SBP Core Amplitude de SBS, éditeur français de solutions logicielles bancaires, anciennement connu sous la dénomination Sopra Banking Software, rendra désormais possible ou plus simple au sein du Groupe NSIA. Disons que le groupe, acteur majeur de la bancassurance en Afrique de l’Ouest et Centrale, s’apprête à franchir une étape décisive dans la transformation numérique de ses activités. Un partenariat stratégique, annoncé en décembre 2025.

Concrètement, NSIA mettra fin à l’utilisation de systèmes disparates au sein de ses filiales bancaires, remplacés par une plateforme unifiée. Une harmonisation technique qui permettra l’optimisation opérationnelle et la réduction des coûts, tout en garantissant un renforcement robuste de la conformité réglementaire, notamment dans les zones UEMOA et CEMAC, un impératif pour son développement régional. L’architecture ouverte et les API avancées de SBP Core Amplitude rendront désormais possible une intégration fluide et permanente avec les fintechs et partenaires externes, accélérant ainsi la digitalisation des processus clés et l’enrichissement de l’expérience client sur l’ensemble du réseau.

Pour Camil Bennani Smires, directeur général, SBP Core Amplitude chez SBS, la solution répond aux défis spécifiques des banques africaines: agilité, conformité et innovation. Une modernisation technique, couplée au récent renforcement managérial de ses filiales assurances (comme au Mali et en Guinée) et à la création de sa filiale de réassurance MANZI Ré, qui s’appuie sur une santé financière solide (PNB bancaire en hausse de 11% en 2025) et qui vise clairement à consolider le leadership panafricain de NSIA en bancassurance face à la concurrence internationale.

Or: ce que gagnent la Côte d’Ivoire, le Mali et l’Éthiopie dans le méga-rachat minier sino-canadien Zijin-Allied Gold

Le groupe minier chinois Zijin Gold va racheter le groupe canadien Allied Gold pour environ 4 milliards de dollars. Une acquisition qui consacre le rôle central de l’Afrique dans la course mondiale à l’or. Trois pays africains émergent immédiatement comme bénéficiaires clés de cette consolidation: leMali renforce son statut de hub aurifère via l’expansion de la mine Sadiola, fleuron d’Allied ; la Côte d’Ivoire, à travers lessites de Bonikro/Agbaou, voit sa stabilité minière récompensée, attirant des investissements structurants ; et enfin, l’Éthiopie avec le projet Kurmuk, dont la mise en service est prévue pour 2026.

Cette opération, sur fond de détente sino-canadienne, valide l’attractivité des actifs africains à longue durée de vie (375 000 onces/an). Elle illustre la convoitise des majors pour le continent, où Zijin étend son emprise (après la RDC et le Ghana) face à la flambée des cours. Si les défis persistent, entre autres la pression fiscale accrue, les exigences de durabilité et de redistribution locale, l’Afrique de l’Ouest et de l’Est confirment leur position incontournable dans la géopolitique des ressources.