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Les grands deals africains en 2025 

Des introductions en bourse marquantes au Maroc à l’impact des droits de douane américains sur l’économie commerciale africaine, en passant par les investissements croissants des géants de la tech dans les infrastructures et l’arrivée massive des fabricants chinois en Afrique, la troisième semaine s’attache à saisir les moments clés de l’histoire économique du continent. Ces événements témoignent de la manière dont l’Afrique se réintègre aux chaînes d’approvisionnement mondiales, aux empires médiatiques, aux systèmes énergétiques et aux corridors commerciaux.

Ce sont là les évolutions qui, discrètement mais de manière décisive, ont façonné le paysage commercial du continent.

1. Cash Plus devient la première fintech cotée en bourse au Maroc

Événement historique pour l’Afrique du Nord, la fintech marocaine Cash Plus a réalisé son introduction en bourse à Casablanca, valorisée à 550 millions de dollars. L’opération a permis de lever 82,5 millions de dollars grâce à une levée de fonds mixte et une sortie partielle de fonds de private equity, faisant de Cash Plus la première fintech cotée en bourse de la région. Mediterrania Capital Partners a cédé une partie de sa participation, tandis que les familles fondatrices ont conservé le contrôle pendant une période de blocage de sept ans. Avec 5 000 agences et 2 millions d’utilisateurs de son application, Cash Plus s’est positionnée comme une fintech rentable et versant des dividendes, redéfinissant les attentes en matière d’introductions en bourse en Afrique du Nord.

2. La fiscalité au Nigéria : le dilemme « petites entreprises contre grandes entreprises »

Le Nigeria a confirmé que sa réforme fiscale la plus ambitieuse depuis des décennies entrera en vigueur en janvier 2026, suite à l’adoption de plusieurs projets de loi relatifs aux impôts et aux finances en 2024. Intitulée « Loi de réforme fiscale de 2025 », elle instaure un système à plusieurs niveaux simplifié mais rigoureux. Les réformes élargissent le champ d’application de la TVA, renforcent son contrôle et formalisent la taxation des services numériques, avec des exemptions pour les personnes physiques dont le revenu annuel est inférieur à environ 800 000 NGN (500 USD). Par ailleurs, les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 100 millions de NGN sont largement exonérées d’impôt sur les sociétés et de la nouvelle taxe de développement de 4 %, tandis que les grandes entreprises seront davantage impactées.

Avec une inflation qui devrait dépasser les 30 % pendant une grande partie de l’année 2025, les campagnes sur les réseaux sociaux contre cette taxe ont connu une forte augmentation. Les sondages montrent que seulement 18 % des Nigérians font confiance au gouvernement quant à l’utilisation efficace des recettes fiscales, ce qui souligne la profonde crise de légitimité qui entoure cette réforme.

3. OmniRetail acquiert Traction Apps pour créer un géant de la fintech B2B dans le secteur des biens de consommation courante.

OmniRetail a fait l’acquisition de la startup nigériane de paiement Traction Apps grâce au soutien de Ventures Platform, intégrant ainsi les solutions de point de vente et les outils marchands de Traction à OmniPay. La plateforme combinée dessert désormais 180 000 détaillants, traite plus de 2 000 milliards de nairas par an et facilite l’octroi de plus de 200 milliards de nairas de prêts grâce à un système de notation de crédit basé sur les transactions. Cette acquisition renforce la stratégie d’OmniRetail visant à dominer la chaîne d’approvisionnement informelle des biens de consommation courante en Afrique en unifiant commerce, paiements et crédit au sein d’une infrastructure unique.

4. Canal+ finalise le rachat de MultiChoice pour 3 milliards de dollars.

En septembre 2025, le rapprochement tant attendu entre le géant français des médias Canal+ et MultiChoice est devenu officiel. Canal+ a finalisé l’ accord de 3 milliards de dollars , acquérant plus de 94 % du capital de MultiChoice après avoir obtenu les autorisations réglementaires dans plusieurs juridictions. Cette opération a entraîné la radiation de MultiChoice de la Bourse de Johannesburg, des changements au sein de sa direction et le regroupement de plus de 40 millions d’abonnés dans 70 pays au sein d’un seul groupe de médias. Elle a marqué la plus importante acquisition de médias en Afrique et a symbolisé le transfert du contrôle des droits sportifs, de la production de contenu et de l’économie de la télévision payante vers les conglomérats mondiaux.

5. Optasia fait son entrée à la Bourse de Johannesburg (JSE) avec une valorisation de 1,3 milliard de dollars américains.

Optasia, plateforme de crédit basée sur l’intelligence artificielle, a fait son entrée à la Bourse de Johannesburg en octobre 2025, levant 1,3 milliard de rands et atteignant une valorisation d’environ 1,3 milliard de dollars américains . Présente sur 40 marchés grâce à des partenariats avec les opérateurs télécoms MTN et Orange, Optasia utilise une intelligence artificielle propriétaire pour proposer des crédits numériques aux personnes non bancarisées. Cette introduction en bourse a positionné Johannesburg comme une option viable pour les fintechs panafricaines souhaitant s’implanter sur le marché public, dans un contexte de raréfaction des financements privés.

6. Microsoft investit 300 millions de dollars dans les infrastructures cloud et d’IA de l’Afrique du Sud.

Microsoft a annoncé un investissement de 300 millions de dollars pour développer l’infrastructure cloud et d’IA de l’Afrique du Sud d’ici 2027, s’ajoutant aux 1,1 milliard de dollars déjà investis depuis 2022. Cet investissement cible la capacité Azure, les centres de données et les outils d’IA, et finance également 50 000 certifications techniques. Cette initiative renforce le rôle de l’Afrique du Sud en tant que pôle numérique continental, face à la demande mondiale croissante d’infrastructures d’IA localisées.

7. La raffinerie Dangote devient le principal point chaud industriel du Nigeria

La raffinerie Dangote, d’une valeur de 20 milliards de dollars, a sombré dans la crise quelques mois après sa mise en service. Des conflits liés à la distribution de carburant, à la syndicalisation, à l’approvisionnement en pétrole brut et aux prix ont dégénéré en grèves nationales. Le projet de la raffinerie de déployer 10 000 camions au GNC pour contourner les distributeurs de carburant a provoqué une vive réaction des travailleurs, entraînant des licenciements, la paralysie des organismes de réglementation du secteur pétrolier et des pertes de production d’électricité supérieures à 1 000 mégawatts. Malgré une capacité de près de 650 000 barils par jour et un approvisionnement en pétrole brut provenant jusqu’à 60 % des États-Unis, la raffinerie a mis en lumière la dépendance systémique et politique d’un seul actif privé.

8. Le déclin de Shoprite devient visible sur le terrain

Autrefois roi incontesté du commerce de détail africain, Shoprite a vu ses difficultés s’accroître en 2025, entre rayons vides, fermetures de magasins et réduction de sa présence dans les villes nigérianes. Après le retrait de sa maison mère sud-africaine du Nigeria en 2021, l’opérateur local a été contraint à une restructuration, abandonnant les grands formats et les chaînes d’approvisionnement importées au profit de points de vente plus petits et d’un approvisionnement local à 80 %. Jadis référence en matière d’expansion du commerce de détail en Afrique, Shoprite est devenu un exemple frappant de la façon dont l’inflation, la volatilité des taux de change et l’évolution des comportements des consommateurs peuvent fragiliser même les marques les plus solides. L’enseigne tente aujourd’hui de se redresser en misant sur une nouvelle image, mais certains analystes y voient une tentative vaine et inefficace.

9. Walmart prend la tête face à Massmart en Afrique du Sud

Walmart a confirmé son intention d’ouvrir ses premiers magasins sous sa propre marque en Afrique du Sud, mettant ainsi fin à des années d’activité discrète via Massmart. Après avoir acquis le contrôle total de Massmart pour 366 millions de dollars et l’avoir retirée de la cote en 2022, Walmart a présenté ce nouveau lancement comme un test pour évaluer la capacité de son modèle mondial de bas prix à rivaliser avec les géants locaux bien implantés tels que Shoprite, Pick n Pay et Woolworths sur l’un des marchés de la distribution les plus concurrentiels d’Afrique.

10. Les constructeurs chinois de véhicules électriques prennent une longueur d’avance dans la transition électrique de l’Afrique.

2025 marque officiellement l’arrivée fracassante des constructeurs chinois de véhicules électriques en Afrique. Des marques telles que BYD, Chery, BAIC, SAIC (MG) et GAC ont accéléré leur expansion africaine en 2025, annonçant l’ouverture de concessions, d’usines d’assemblage et le déploiement de leurs flottes en Afrique du Sud, au Kenya, en Égypte et au Maroc. BAIC s’est engagée à produire 50 000 véhicules par an en Égypte, BYD a étendu son réseau de concessionnaires et des start-ups soutenues par des capitaux chinois électrifient bus, taxis, motos et tuk-tuks. Face aux droits de douane américains et européens qui bloquent les marchés occidentaux, l’Afrique est devenue le marché de prédilection des véhicules électriques chinois pour une croissance fulgurante.

11. Tesla choisit le Maroc plutôt que l’Afrique du Sud pour son entrée sur le marché africain.

Tesla a créé Tesla Morocco en mai 2025 et a commencé à recruter pour ses opérations à Casablanca, court-circuitant ainsi le pays d’origine d’Elon Musk. Les politiques favorables aux véhicules électriques au Maroc, les exonérations de TVA, près de 1 000 bornes de recharge publiques, la proximité de l’Europe et un solide secteur de l’industrie automobile ont compensé le marché automobile plus important de l’Afrique du Sud, malgré des incitations plus faibles pour les véhicules électriques et une fiabilité électrique moindre. Cette décision a consolidé l’ascension du Maroc comme pôle de production de véhicules électriques en Afrique.

12. Le Maroc accélère le développement de ses infrastructures en vue de la CAN et de la Coupe du monde 2030

Le Maroc a officiellement lancé un vaste programme de construction en vue d’ accueillir la CAN 2025 et de co-organiser la Coupe du Monde 2030. Un plan d’investissement de 15 milliards de dollars a été mis en place pour financer ces deux compétitions. Les investissements concernent des stades, 60 centres d’entraînement, l’agrandissement des aéroports ( 2,8 milliards de dollars), l’extension du réseau ferroviaire à grande vitesse ( 9,6 milliards de dollars), la modernisation du réseau routier et l’extension des installations portuaires. Cette stratégie vise à faire du football un moteur durable pour le tourisme, la logistique et l’emploi, avec pour objectif d’attirer 26 millions de visiteurs par an d’ici 2030.

13. Starlink et Airtel déploient une couverture satellite directe sur les téléphones portables en Afrique.

Starlink s’est associé à Airtel Africa pour déployer la connectivité satellite directe sur les 14 marchés d’Airtel, touchant ainsi 174 millions d’abonnés. Ce service permet aux smartphones standards de se connecter directement aux satellites, sans passer par des antennes-relais. Son lancement commercial est prévu pour 2026. Ce partenariat représente à ce jour la tentative la plus ambitieuse d’Afrique pour contourner les infrastructures de télécommunications traditionnelles et combler les lacunes en matière de connectivité rurale.

14. Google renforce son engagement en Afrique

Au-delà de son investissement dans l’infrastructure, Microsoft a consacré 37 millions de dollars au développement de l’IA en Afrique, finançant des outils de sécurité alimentaire, la formation à l’IA dans quatre pays, des modèles linguistiques africains et des pôles de recherche universitaires. Ces investissements marquent un tournant pour l’Afrique, qui passe du statut de simple consommatrice de technologies à celui d’acteur émergent des systèmes mondiaux d’IA.

15. Meta active le câble sous-marin 2Africa

En novembre 2025, Meta et ses partenaires ont mis en service le câble sous-marin 2Africa, long de 45 000 kilomètres, offrant une capacité supérieure à celle de tous les câbles africains existants réunis. Reliant 33 pays, ce système a introduit une capacité allant jusqu’à 180 Tbps sur certains segments et devrait contribuer à hauteur de 36,9 milliards de dollars au PIB africain grâce à un accès plus abordable à la bande passante, aux services cloud, à la 5G et aux applications d’intelligence artificielle.

16. Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique explosent sous l’effet des droits de douane américains

En avril 2025, le retour des tensions commerciales réciproques a conduit l’administration américaine à imposer des droits de douane allant jusqu’à 30 % sur de nombreux pays à travers le monde. L’Afrique n’a pas été épargnée. Affectée par la politique tarifaire américaine, la Chine a intensifié ses efforts en Afrique, ses exportations vers ce continent bondissant de 25 % sur un an pour atteindre 122 milliards de dollars au cours des sept premiers mois de 2025, ce qui place le commerce total en bonne voie pour dépasser les 200 milliards de dollars. À mesure que les droits de douane américains se durcissaient, l’accès à l’AGOA se restreignait également ; dans le même temps, la Chine supprimait les droits de douane sur les importations en provenance des pays africains, approfondissant ainsi ses liens commerciaux et positionnant l’Afrique comme la destination des exportations chinoises connaissant la croissance la plus rapide.

La troisième semaine de notre bilan 2025 marque un tournant décisif où les infrastructures et l’échelle industrielle occupent une place centrale. Alors que les sections précédentes étaient consacrées aux enjeux de gouvernance et d’intégrité, celle-ci met l’accent sur l’intégration économique régionale et le développement numérique. Qu’il s’agisse d’introductions en bourse historiques à la Bourse de Casablanca ou de la mise en service du câble sous-marin 2Africa, qui a battu des records mondiaux, le continent construit les infrastructures physiques et numériques indispensables à sa croissance pour la prochaine décennie.

Faire des affaires en Afrique : Votre guide des 10 pays les plus prometteurs du continent selon l’indice « prêt pour les affaires ».

maginez la situation : vous êtes un investisseur ou un entrepreneur qui souhaite créer ou relocaliser son entreprise en Afrique. Mais parmi les 54 pays disponibles, lequel choisir ? Si la Banque mondiale a retiré son Indice de facilité de faire des affaires (dont la dernière édition remonte à 2020) et que de nombreux pays ont élu de nouveaux dirigeants depuis, le contexte politique et économique post-Covid a profondément modifié les politiques et les cadres réglementaires, rendant ce classement obsolète.

Il est remplacé par le rapport « Business Ready » (B-READY), également élaboré et publié par la Banque mondiale. Prévu pour paraître chaque année en septembre pendant trois ans à compter de 2024, ce rapport évalue les pays selon trois piliers : le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle.

Son pilier relatif au cadre réglementaire analyse les règles et réglementations d’un pays qui régissent l’ouverture, le fonctionnement et la fermeture des entreprises. Le pilier relatif aux services publics examine les infrastructures et les services fournis par les gouvernements pour faciliter le travail des entreprises, tandis que le pilier relatif à l’efficacité opérationnelle évalue la facilité de mise en conformité réglementaire offerte par le pays, ainsi que le recours aux services publics directement pertinents pour les entreprises.

Sans plus tarder, voyons quels pays africains offrent le meilleur environnement pour la création, le développement et la fermeture d’entreprises.

  1. Rwanda

Le Rwanda se hisse en tête du classement grâce à son « engagement indéfectible en matière de gouvernance, de transformation numérique et de simplification des démarches administratives pour les entreprises », a déclaré le Dr Anya Sharma, économiste et hôtesse de la cérémonie de remise des prix. Le rapport salue la simplification des procédures d’enregistrement des entreprises, la transparence de l’administration foncière et la tolérance zéro face à la corruption. Son service public hautement performant et ses politiques novatrices continuent de faire figure de référence en matière d’excellence réglementaire.

Principaux secteurs d’investissement :

Agriculture

Services TIC

Tourisme

Construction

Énergie renouvelable

2. Togo

Contre toute attente, le Togo a réalisé un parcours de réforme exceptionnel. Ses progrès significatifs en matière de réduction des délais et des coûts de création d’entreprise, conjugués à une numérisation poussée des services publics, ont considérablement renforcé son attractivité. Le succès du Togo démontre qu’un effort ciblé peut transformer rapidement l’environnement des affaires d’un pays, notamment en termes d’efficacité opérationnelle.

Principaux secteurs d’investissement :

Agriculture

Logistique et transport

Exploitation minière

Énergie

TIC et services connexes

3. Maroc

Le Maroc a démontré une intégration réussie aux chaînes d’approvisionnement mondiales et une forte culture d’efficacité réglementaire. Des investissements stratégiques dans la logistique, les énergies renouvelables et les zones industrielles de pointe ont créé un environnement hautement compétitif, particulièrement attractif pour les investisseurs internationaux.

Principaux secteurs d’investissement :

Ingénierie automobile

Énergie renouvelable

Ingénierie aérospatiale

Tourisme

Agriculture

4. Maurice

L’île Maurice a réaffirmé son statut de place financière internationale, sa connectivité mondiale, son système juridique sophistiqué et l’exceptionnelle facilité de ses échanges transfrontaliers. Sa législation robuste en matière de protection des investisseurs continue d’en faire un lieu idéal pour l’implantation de sièges régionaux.

Principaux secteurs d’investissement :

services financiers

Tourisme

Immobilier

TIC et technologie

Énergie renouvelable

5. Afrique du Sud

L’économie la plus industrialisée du continent a conservé sa position de leader. Malgré sa complexité inhérente, ses marchés financiers sophistiqués, ses infrastructures de pointe et son cadre institutionnel solide constituent un socle propice aux investissements et à l’innovation à grande échelle, notamment dans les énergies renouvelables et les technologies financières.

Principaux secteurs d’investissement :

Énergie renouvelable

Exploitation minière

TIC et technologie

Tourisme

services financiers

6. Lesotho

Le Lesotho a connu une ascension remarquable grâce à des réformes impressionnantes en matière de flexibilité du marché du travail et d’application efficace des contrats, se taillant ainsi une niche pour des secteurs manufacturiers spécifiques.

Principaux secteurs d’investissement :

Fabrication

L’eau et les énergies renouvelables

Agriculture

Exploitation minière

Tourisme

7. Tanzanie

La Tanzanie a surpris beaucoup de monde par son ascension, en grande partie grâce aux efforts du pays pour simplifier les procédures fiscales et améliorer l’accès au crédit pour les PME, en tirant parti de sa situation stratégique et de son marché intérieur en pleine croissance.

Principaux secteurs d’investissement :

Exploitation minière

Tourisme

Énergie

Agriculture et agro-transformation

Fabrication

8. Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire, moteur économique de l’Afrique de l’Ouest, a été reconnue pour la simplification des procédures d’enregistrement des entreprises et ses importants investissements dans les infrastructures, avec un fort accent mis sur l’agriculture et l’industrie manufacturière.

Principaux secteurs d’investissement :

Agriculture et agro-transformation

Énergie

Fabrication

TIC

Infrastructure

9. Ghana

Le Ghana a continué d’impressionner par ses améliorations en matière d’infrastructures numériques et de logistique commerciale, consolidant ainsi sa position de puissance régionale dans les secteurs de la technologie et des services.

Principaux secteurs d’investissement :

Exploitation minière

Énergie

Agriculture et agro-transformation

Fabrication

TIC

10. Botswana

Le Botswana complète la liste, reconnu pour sa stabilité macroéconomique constante, sa faible corruption et son cadre réglementaire transparent, offrant fiabilité et certitude aux investisseurs.

Principaux secteurs d’investissement :

Exploitation minière

Agriculture et agro-transformation

Tourisme

Fabrication

services financiers

  • Cette liste est basée sur le rapport B-Ready publié en septembre 2024.

Les 10 pays africains les plus prêts pour l’investissement et l’évolution des véhicules électriques

Souvent négligée dans les perspectives mondiales sur les véhicules électriques, l’Afrique se positionne rapidement comme un acteur clé, à la fois comme un marché en pleine expansion pour la mobilité électrique et comme source de minéraux essentiels pour les batteries.

Face à la volatilité des prix mondiaux du pétrole et aux objectifs ambitieux de décarbonation à l’échelle mondiale, plusieurs pays africains mettent en œuvre des politiques proactives et s’affirment comme une destination d’investissement attractive. Parallèlement, la demande croissante des classes moyennes, tant étrangères que locales, stimule l’industrialisation en Afrique du Nord et australe, tandis que des solutions de mobilité à bas coût et à grande échelle transforment le secteur des transports ailleurs sur le continent.

Selon Mordor Intelligence, le marché africain des véhicules électriques devrait connaître une croissance fulgurante, passant d’environ 0,45 milliard de dollars en 2025 à plus de 4,2 milliards de dollars d’ici 2030. Cela représente un taux de croissance annuel composé de 56,3 %. Cette croissance repose sur deux atouts majeurs : les capacités industrielles et les ressources minières. Ensemble, ces deux éléments constituent une stratégie d’investissement à double avantage très prometteuse.

Voici dix pays africains présentant le plus fort potentiel d’investissement et de développement des véhicules électriques.

1. Afrique du Sud : Porte d’entrée du secteur manufacturier

L’Afrique du Sud, première économie industrialisée du continent et berceau d’un secteur automobile historique, constitue un pôle naturel pour le développement des véhicules électriques. Parallèlement, son secteur automobile très développé, qui contribue à plus de 7 % de son PIB, opère une transition cruciale pour favoriser l’adoption des véhicules électriques.

  • Potentiel clé : Le gouvernement a mis en place une mesure incitative majeure : une déduction fiscale de 150 % sur les investissements éligibles dans les infrastructures de production de véhicules électriques et à hydrogène. Cette mesure, promulguée et applicable à compter de mars 2026, vise à mobiliser des milliards d’euros de financements privés en subventionnant les dépenses d’investissement liées à la construction de nouveaux bâtiments, usines et machines.
  • Axe d’investissement : se concentrer sur l’assemblage local, la fabrication de batteries et la fourniture de composants de pointe pour desservir les marchés d’exportation nationaux et internationaux (en particulier l’UE et le Royaume-Uni).

2. Maroc : Le pionnier de la production

Le Maroc est sans doute le pays le plus avancé en matière de transition vers la production de véhicules électriques, se positionnant ainsi comme une porte d’entrée vers le marché européen. Il a su attirer des entreprises telles que BYD, Tesla , Stellantis et Gotion High-Tech Co., qui a investi 5,6 milliards de dollars dans une gigafactory de batteries d’une capacité annuelle de 100 gigawatts (GWh).

  • Atouts majeurs : Grâce à un soutien gouvernemental important, le Maroc attire les grands constructeurs et équipementiers automobiles mondiaux. Il dispose d’une base industrielle solide et d’un objectif stratégique : produire jusqu’à 100 000 véhicules électriques d’ici 2025, parallèlement à la mise en place d’usines de batteries.
  • Angle d’investissement : Production et assemblage axés sur l’exportation, tirant parti de sa proximité avec l’Europe et de son écosystème automobile existant.

3. Égypte : Le lien nord-africain

Plus à l’est, l’Égypte, forte de sa population nombreuse et d’un gouvernement soucieux de réduire les émissions de carbone et les subventions aux carburants, encourage activement la mobilité électrique. Le gouvernement a fait de l’électrification rapide des transports publics une priorité afin de lutter contre la forte pollution atmosphérique au Caire et à Alexandrie.

  • Atouts majeurs : partenariats stratégiques avec des entreprises chinoises pour la production de bus électriques, programme de financement pour faciliter l’accès des consommateurs aux véhicules électriques, base industrielle solide et projets ambitieux de développement des infrastructures. L’Égypte vise une part de 65 % d’industrialisation dans sa chaîne de valeur de fabrication de véhicules électriques d’ici 2030.
  • Axe d’investissement : Électrification des transports publics (bus et taxis) et déploiement d’infrastructures de recharge dans ses principaux centres urbains.

4. Kenya : Leader en matière de motos et tuk-tuks électriques

Le potentiel du Kenya en matière de véhicules électriques repose sur son écosystème innovant et local, axé sur les deux-roues et les trois-roues, qui constituent l’épine dorsale de ses transports publics et commerciaux. Ce segment attire l’attention des investisseurs, et des start-ups spécialisées dans les deux-roues comme ARC Ride , BasiGo et Enzi Mobility bénéficient d’importants investissements directs étrangers.

  • Atouts majeurs : Des objectifs politiques ambitieux, notamment celui de faire en sorte que 5 % des nouveaux véhicules immatriculés soient électriques d’ici 2025. De plus, le Code national du bâtiment de 2024 impose désormais à tous les nouveaux bâtiments commerciaux de réserver au moins 5 % de leurs places de stationnement à l’infrastructure de recharge pour véhicules électriques, garantissant ainsi un niveau d’investissement minimum. On observe également une réduction des droits d’importation sur les véhicules électriques et une priorité accordée à l’assemblage local et aux systèmes d’échange de batteries.
  • Angle d’investissement : Technologie d’échange de batteries et assemblage local de motos électriques (Boda-Bodas) et de tuk-tuks , impulsés par de nombreuses start-ups locales.

5. Rwanda : un pays innovant grâce à des politiques publiques

Malgré sa taille, le Rwanda se distingue par la création d’un environnement politique parmi les plus favorables à la mobilité électronique en Afrique.

  • Potentiel clé : Dans le cadre de la Stratégie nationale de transformation (NST2), le gouvernement offre des allégements fiscaux importants, notamment l’exonération de TVA, de droits d’importation et d’accise sur les voitures électriques, les pièces détachées et les équipements de recharge. Le pays constitue un terrain d’expérimentation pour des modèles commerciaux innovants tels que les stations de recharge ultra-rapide. À titre d’exemple, le Rwanda abrite Ampersand , qui a récemment ouvert son réseau d’échange de batteries aux fabricants internationaux.
  • Axes d’investissement : Logistique, électrification des flottes et développement des infrastructures et services de recharge dans un environnement réglementaire favorable.

6. Nigéria : Le géant de l’Afrique de l’Ouest

Le Nigéria est le nouveau venu de taille dans ce classement, avec un taux d’adoption en forte croissance, notamment dans les segments des motos et tricycles électriques. L’adoption récente de la loi sur la transition vers les véhicules électriques et la mobilité verte, prévue fin 2025, a permis au pays de passer d’un intérêt passif à une industrialisation dynamique.

  • Potentiel clé : Le projet de loi de 2025 impose aux constructeurs automobiles étrangers d’établir des usines d’assemblage locales dans un délai de trois ans et de s’approvisionner localement pour au moins 30 % des composants d’ici 2030. Avec environ 15 000 à 20 000 véhicules électriques déjà en circulation, le marché nigérian devrait croître de 6,8 % par an jusqu’en 2031, selon Climate Scorecard .
  • Axes d’investissement : Services d’importation, de distribution et de maintenance pour les deux-roues et les trois-roues électriques, et investissement dans des solutions de recharge alimentées par des énergies renouvelables.

7. L’Éthiopie : un acteur politique audacieux

L’Éthiopie a profondément transformé son marché grâce à une mesure politique unique et radicale : l’interdiction d’importer tous les véhicules à moteur à combustion interne non électriques. Cette politique a immédiatement engendré une demande de véhicules électriques, faisant du pays l’un des marchés de véhicules électriques à la croissance la plus rapide du continent.

  • Potentiel clé : Cette interdiction, motivée par la nécessité de réduire les importations coûteuses de combustibles fossiles et de tirer parti de son important potentiel hydroélectrique, crée une demande garantie de véhicules électriques. L’effet a été immédiat et spectaculaire : selon EV24.africa , les immatriculations de véhicules électriques devraient représenter plus de 60 % des ventes de véhicules neufs début 2025. Le marché africain des véhicules électriques devrait ainsi afficher la croissance la plus rapide d’Afrique, avec un TCAC de 58,92 % jusqu’en 2030, d’après Mordor Intelligence .
  • Angle d’investissement : Production et assemblage locaux immédiats pour répondre à la demande induite par les politiques publiques, en tirant parti de l’importante capacité hydroélectrique à faible coût de l’Éthiopie.

Les géants des minéraux et de la chaîne de valeur

Les trois pays suivants sont essentiels non seulement pour l’adoption des véhicules électriques, mais aussi pour leur rôle dans la chaîne de valeur mondiale des batteries pour véhicules électriques. Les investissements y sont axés sur le traitement et la valorisation des minéraux.

8. 🇨🇩 République démocratique du Congo (RDC)

La RDC occupe une position stratégique et non négociable dans la transition mondiale vers les véhicules électriques.

  • Potentiel clé : La RDC possède environ 48 % des réserves mondiales prouvées de cobalt , selon l’Observatoire africain des minéraux verts. Elle représente 70 % de la production mondiale de cobalt et est un important producteur de cuivre, deux composants essentiels des batteries.
  • Perspective d’investissement : Passer de l’exportation de matières premières à la transformation et au raffinage locaux du cobalt et du cuivre afin de créer une chaîne de valeur régionale complète pour les batteries, en allant au-delà de l’exportation de matières premières.

9. Zimbabwe

Le Zimbabwe est en train de devenir rapidement un acteur mondial dans le secteur d’un autre minerai critique.

  • Potentiel clé : Le Zimbabwe possède les plus importantes réserves connues de lithium d’Afrique, un composant indispensable à toutes les batteries de véhicules électriques actuelles. Le gouvernement a interdit l’exportation de minerai de lithium brut en 2022 (SI 213 de 2022), obligeant les mineurs à investir dans des usines de traitement pour produire localement des concentrés de lithium à plus forte valeur ajoutée avant l’exportation.
  • Aspect de l’investissement : Financer et développer des usines de transformation locales pour produire du carbonate et de l’hydroxyde de lithium de qualité batterie, en remontant la chaîne de valeur depuis l’extraction minière. Ceci fait suite à la directive gouvernementale interdisant les exportations de minerai de lithium brut.

10. Tanzanie

La Tanzanie complète la liste avec un potentiel important en graphite, un composant clé des anodes de batteries.

  • Atouts majeurs : Le pays possède d’importantes réserves de graphite, utilisé pour la fabrication des matériaux d’anode des batteries lithium-ion. Il recèle également un potentiel pour d’autres minéraux destinés aux batteries. Parallèlement, le pays connaît une forte croissance du nombre de vélos électriques et de tuk-tuks (véhicules à trois roues).
  • Axes d’investissement : Extraction et traitement du graphite, ainsi qu’importation et assemblage local de véhicules électriques à deux et trois roues.

Combler le déficit d’infrastructures

L’Afrique se positionne rapidement comme un acteur clé de la transition mondiale vers les véhicules électriques, à la fois comme source de minéraux essentiels aux batteries et comme marché émergent en pleine expansion pour la mobilité électrique.

Bien que le déficit d’infrastructures et de financements à travers le continent demeure important, il représente également l’un des secteurs les plus rentables pour les pionniers.

La vérité est que le continent continue de faire face à de réelles contraintes : instabilité du réseau électrique, coûts d’acquisition élevés des véhicules et accès limité au financement. Cependant, ces défis offrent simultanément des opportunités. Ces contraintes créent des opportunités d’investissement pour des infrastructures de recharge décentralisées, alimentées à l’énergie solaire, et des réseaux d’échange de batteries qui réduisent la dépendance à des réseaux électriques instables. Elles plaident également en faveur d’usines d’assemblage locales, qui diminuent les coûts d’importation, améliorent l’accessibilité financière des véhicules et créent des emplois. Un soutien politique continu, comprenant des incitations fiscales, des exonérations d’importation et des obligations de production locale, contribue à sécuriser le marché pour les pionniers.

Bien que les progrès soient inégaux et que de nombreuses lacunes subsistent, une dynamique se dessine clairement au niveau des politiques, des capacités industrielles et des investissements.

En définitive, la place de l’Afrique sur la scène mondiale des véhicules électriques ne passera pas par la simple copie des marchés établis. Elle reposera sur le développement de solutions locales, abordables et résilientes – et les pays mentionnés ci-dessus montrent déjà la voie à suivre.

Bénin : la BERD lance ses financements en Afrique subsaharienne avec 30 millions €

La BERD avait approuvé en mai 2023, la modification de ses statuts pour étendre sa zone d’intervention à certains pays d’Afrique subsaharienne. À terme, six pays situés de cette zone devraient obtenir des financements.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé, dans un communiqué publié le vendredi 12 décembre, la réalisation de son tout premier financement en Afrique subsaharienne au Bénin, où elle a accordé un prêt de 30 millions d’euros à la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE). Ces fonds serviront à renforcer le réseau électrique national, à moderniser les infrastructures de distribution d’électricité de l’entreprise publique, améliorant par là le quotidien des communautés rurales et des ménages vulnérables, en particulier les femmes.

Ce projet d’électrification rurale destiné à améliorer la fiabilité énergétique permettra concrètement de raccorder au réseau 120 000 nouveaux foyers (soit environ 600 000 personnes) dans 750 villages et habitats ruraux mal desservis des régions du Borgou, du Mono et du Couffo, offrant ainsi aux communautés de nouvelles opportunités sociales et économiques. Il consiste notamment à étendre, moderniser et augmenter la densité du réseau de distribution moyenne et basse tension dans ces zones, tout en apportant des améliorations telles que des systèmes améliorés de détection des pannes, et des capacités de cybersécurité renforcées pour la SBEE.

« Je suis ravie de signer notre premier financement en Afrique subsaharienne, quelques mois seulement après que le Bénin soit devenu un pays bénéficiaire. Cet investissement transformateur contribuera à élargir l’accès à une électricité fiable pour des milliers de familles. Il renforcera également la résilience et la durabilité des infrastructures énergétiques du Bénin, qui sont fondamentales pour accélérer le développement rural et libérer le potentiel économique », a déclaré Dasha Dougans, Directrice Pays de la BERD au Bénin, citée dans le communiqué.

Un programme de financement de 173 millions €

Ce prêt de la BERD s’inscrit dans le cadre d’un programme de 173 millions d’euros, qui prévoit un co-financement de l’Agence française de développement (AFD), principal partenaire de l’investissement, et de la Banque européenne d’investissement (BEI). Le programme de financement bénéficiera aussi d’une subvention à l’investissement de la Plateforme d’investissement pour l’Afrique (PIA), un mécanisme de panachage de ressources de l’Union européenne (UE) qui vise à combler des déficits de financement critiques en Afrique subsaharienne.

Créée en 1990 pour accompagner la transition vers une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale, la BERD avait approuvé en mai 2023, la modification de ses statuts pour étendre progressivement son champ d’action à certains pays d’Afrique subsaharienne. Au total, 6 pays de la région sont prévus pour obtenir à terme ses financements : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et le Sénégal.

Notons que le Bénin est devenu actionnaire de la BERD en avril 2024, et « pays d’opération » en juillet 2025. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, la banque multilatérale de développement vise à investir dans des infrastructures essentielles et durables qui soutiennent le développement du secteur privé, la modernisation et l’efficacité des entreprises, et qui renforcent la gouvernance économique des institutions.

Maroc : Usine de polysilicium soutenue par les États-Unis …

Les États-Unis apportent leur soutien à une ambitieuse initiative marocaine visant à réduire la dépendance mondiale vis-à-vis de la Chine pour les matériaux essentiels à la fabrication des semi-conducteurs, rapporte Bloomberg ce lundi. La Société Financière Internationale de Développement (DFC) de Washington a octroyé 4,75 millions de dollars à l’entreprise marocaine Sondiale SA pour financer les études préliminaires d’une usine de polysilicium de 870 millions de dollars prévue à Tan-Tan, dans le sud du Maroc.

Ce projet a pour objectif de produire du polysilicium de haute pureté, un matériau clé pour les microprocesseurs et les panneaux solaires, dont la production est actuellement dominée par la Chine, qui assure plus de 90 % de l’approvisionnement mondial. Un responsable de la DFC, cité par Bloomberg, a indiqué qu’un entrepreneur principal américain supervisera le développement de cette installation marocaine, destinée à approvisionner les marchés américains et ceux de leurs alliés.

Pour rappel, le 22 novembre 2025, le Maroc et la société américaine GPM Holding ont signé à Tan-Tan une convention pour créer la première unité de production de polysilicium du pays dans la zone industrielle d’El Ouatia. L’investissement s’élève à 8 milliards de dirhams (≈730 M€) pour 30 000 tonnes annuelles, 85 % destinées à l’exportation. Le projet devrait générer 1 500 emplois directs et renforcer l’écosystème industriel local, positionnant le Maroc comme acteur clé du solaire mondial.

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CAN 2025 au Maroc : plus d’un million de supporters et des retombées économiques record

Par Zoubir BOUHOUTE

La Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026, qui se déroulera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, s’annonce comme un événement d’une grande envergure pour le Maroc, tant sur le plan sportif qu’économique et touristique. Les estimations prévoient entre 500 000 et 1 million de visiteurs étrangers supplémentaires, générant des retombées économiques comprises entre 4,5 et 12 milliards de dirhams, grâce aux dépenses liées à l’hébergement, à la restauration, au transport et aux services annexes.

L’organisation de la CAN 2025 s’inscrit dans un contexte démographique exceptionnel. Les 23 pays participants (hors Maroc) totalisent à eux seuls plus de 1,03 milliard d’habitants, soit près des deux tiers de la population africaine estimée à 1,55 milliard en 2025. Les douze nations les plus peuplées, chacune dépassant les 30 millions d’habitants, concentrent environ 900 millions de personnes, soit plus de 85 % de la population représentée. Parmi elles figurent les géants démographiques du continent : le Nigeria, l’Égypte, la RD Congo, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Soudan, l’Ouganda, l’Algérie, l’Angola, le Mozambique et la Côte d’Ivoire. Ces pays, véritables viviers de supporters et de passionnés de football, devraient constituer la base principale du public présent dans les stades marocains et de l’audience télévisuelle sur le continent.

Sur la base de ces populations, le public potentiel se déplaçant au Maroc pour assister aux matchs peut être estimé entre 517 000 et 1 034 000 spectateurs étrangers, en appliquant un ratio compris entre 5 et 10 supporters pour chaque tranche de 10 000 habitants. Cette hypothèse prudente tient compte de la proximité géographique, du pouvoir d’achat et de la tradition footballistique des nations participantes. Les pays les plus peuplés et passionnés, comme le Nigeria, l’Égypte, la RD Congo, la Tanzanie, l’Afrique du Sud ou l’Algérie, devraient représenter la majorité de ces flux de supporters, générant un afflux massif qui aura des retombées économiques considérables sur le tourisme, l’hôtellerie, le transport et le commerce, consolidant la position du Maroc comme pôle majeur de l’événementiel sportif africain.

Des recettes touristiques exceptionnelles pour le Maroc

La Coupe d’Afrique des Nations 2025, devrait générer des recettes considérables liées à la présence des supporters étrangers. Durant la phase des matchs de poule (21–31 décembre), le public provenant des 23 pays participants pourrait représenter entre 517 000 et 1,03 million de personnes. Avec une moyenne de dix nuits par supporter et une dépense quotidienne comprise entre 600 et 800 dirhams, les recettes pourraient atteindre 3 à 8 milliards de dirhams.

Pour la phase à élimination directe (8èmes de finale au 3 janvier jusqu’à la finale le 18 janvier), les dépenses des visiteurs sont estimées à environ 50 % de celles de la phase de poule, soit 1,5 à 4 milliards de dirhams, portant les recettes totales liées aux séjours à 4,5 à 12 milliards de dirhams.

Le potentiel économique de l’événement est renforcé par la participation de pays à fort PIB par habitant, dont les supporters disposent d’un pouvoir d’achat plus élevé. Parmi eux figurent l’Afrique du Sud (6 480 USD/hab.), le Botswana (7 690 USD/hab.), le Gabon (6 920 USD/hab.) et la Guinée équatoriale (7 370 USD/hab.). Ces nations, bien que moins peuplées que le Nigeria ou l’Égypte, sont susceptibles de générer des dépenses par visiteur plus importantes, augmentant significativement le chiffre global des recettes. À côté, des pays plus peuplés mais à PIB par habitant moyen et/ou modeste, comme l’Algérie, l’Egypte, la RD Congo ou la Tanzanie, contribueront également en volume mais avec des dépenses individuelles plus faibles.

Ainsi, la CAN 2025 représente pour le Maroc une opportunité unique de recettes touristiques et économiques, combinant à la fois le nombre massif de supporters et le pouvoir d’achat élevé de certaines nations, consolidant le rôle du pays comme hub continental pour les grands événements sportifs.

Rabat au cœur des retombées touristiques et économiques pour le Maroc

Rabat occupe une position centrale dans la CAN 2025, en accueillant 12 matchs de la phase de poule, soit 36 % de cette phase, avec une population combinée des 13 pays participants dépassant 420 millions d’habitants. Ce volume est plus du double de villes comme Agadir, Marrakech ou Casablanca, qui organiseront chacune cinq matchs avec des populations respectives de 7 pays totalisant près de 290 millions, 7 pays totalisant 214 millions et 6 pays totalisant 120 millions d’habitants. Fès et Tanger, avec trois matchs chacune, bénéficieront d’un afflux plus limité, représentant 4 pays totalisant respectivement 353 millions et 154 millions d’habitants.

Mais Rabat ne se limite pas aux rencontres de groupe : elle accueillera également plusieurs matchs à élimination directe, dont les huitièmes et quarts de finale, la demi-finale 2 ainsi que la finale prévue le 18 janvier au Stade Prince Moulay Abdellah. Cette concentration de rencontres décisives confère à la capitale un rôle stratégique majeur, tant pour l’afflux de touristes que pour les revenus générés par la billetterie, l’hébergement et les services annexes. Les phases finales renforceront encore son importance, offrant à la ville un rayonnement médiatique exceptionnel et des retombées économiques significatives, tandis que Casablanca et Tanger se partageront respectivement le match pour la troisième place et la demi-finale 1.

Casablanca, Marrakech et Agadir restent des pôles importants de la compétition, accueillant cinq matchs chacune et profitant des supporters locaux et étrangers. Les recettes touristiques, hôtelières et commerciales y seront importantes, mais leur impact reste inférieur à celui de Rabat, qui concentre l’essentiel des rencontres décisives et des flux de visiteurs. Fès et Tanger, avec trois matchs chacune, tireront surtout profit du tourisme domestique et des supporters africains, avec des retombées économiques plus limitées comparativement aux grandes métropoles.

La Royal Air Maroc et le secteur des transports en plein essor grâce à l’afflux de supporters

La Royal Air Maroc (RAM) sera l’un des principaux bénéficiaires de l’afflux massif de supporters attendu pour la CAN 2025. Avec le pic de visiteurs prévu à Rabat, Casablanca et Marrakech, la compagnie nationale pourrait transporter au moins 500 000 supporters, générant près de 1,5 milliard de dirhams de recettes supplémentaires. Cette période permettra à RAM d’augmenter ses fréquences vers l’Afrique et l’Europe et d’optimiser son hub de Casablanca, consolidant sa position stratégique sur le continent et renforçant sa visibilité auprès d’une clientèle internationale.

Le reste du secteur du transport profitera également de l’événement. L’Office National Des Aéroports (ONDA) verra ses recettes liées aux services aéroportuaires croître sensiblement grâce à l’augmentation du trafic. Sur le plan terrestre, l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) pourra accueillir un nombre accru de voyageurs entre les villes hôtes, tandis que les sociétés de transport routier enregistreront une hausse notable de leur activité. Cette dynamique globale stimulera les revenus du secteur, renforcera l’offre de mobilité et contribuera à la croissance économique locale via les retombées directes et indirectes liées aux déplacements des supporters.

Défis logistiques, sécuritaires et touristiques au cœur de Rabat

Les flux massifs de supporters attendus pour la CAN 2025 imposent au Maroc de relever des défis logistiques, sécuritaires et opérationnels majeurs. Le transport aérien et urbain devra absorber des pics d’affluence, surtout autour de Rabat et Casablanca, tout en garantissant la sécurité des déplacements des visiteurs, qu’il s’agisse de taxis, transports interurbains ou navettes vers les stades. Les autorités devront également assurer le contrôle efficace aux frontières et dans les stades, la gestion fluide des flux de foule et la protection des supporters et du personnel, pour prévenir tout incident et sécuriser l’ensemble de l’événement.

La qualité de l’accueil touristique reste un enjeu stratégique, en particulier à Rabat, ville hôte des matchs les plus décisifs, dont la demi-finale 2 et la finale. Les hôtels devront offrir des prestations optimales, tant en termes de confort que de service, tandis que l’ensemble de la chaîne touristique , restaurants, cafés, snacks, transports urbains, taxis, monuments et sites culturels , devra être strictement contrôlé. Parallèlement, la disponibilité et l’efficacité des services hospitaliers et d’urgence seront essentielles, pour intervenir rapidement en cas de besoin, assurer la sécurité sanitaire et renforcer la confiance des visiteurs dans la destination.

Enfin, la CAN 2025-2026 constitue un véritable test grandeur nature pour le Maroc en préparation du Mondial 2030. Une organisation réussie, où logistique, sécurité, mobilité, hébergement, restauration et services d’urgence sont parfaitement coordonnés et contrôlés, permettra au pays de consolider son image de destination sportive et touristique internationale. Rabat, en tant que hub principal de l’événement, sera particulièrement scrutée, et sa capacité à gérer efficacement les flux de visiteurs et à assurer leur sécurité globale déterminera le succès économique et médiatique de la compétition.

Lancement Officiel de Women in AI Morocco

L’écosystème technologique marocain s’apprête à franchir un jalon majeur avec le lancement officiel du chapitre Women in AI Morocco, à l’occasion du Women in AI Morocco Summit 2025, qui se tiendra le 5 décembre au Technopark Casablanca. Cet événement marque la naissance d’un réseau structuré au service de l’inclusion et du leadership féminin dans l’IA.

La participation prestigieuse de Mme Amal El Fallah SeghrouchniMinistre Déléguée chargée de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, souligne l’importance stratégique de cette initiative, dans un contexte où l’IA constitue un levier majeur de souveraineté digitale et économique.

Un momentum aligné avec Maroc Digital 2030

L’événement s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de “Maroc Digital 2030”, qui vise à faire du Maroc un hub technologique régional.

Le lancement du chapitre Women in AI Morocco vient répondre à cet enjeu en créant un espace structuré dédié au développement des compétences, au mentorat, à la recherche et à l’innovation responsable dans l’IA.

Un quadruple objectif stratégique

En partenariat avec Technopark et DXC Technology, l’événement s’articule autour de quatre objectifs majeurs :

–       Structurer un écosystème national IA inclusif à travers le lancement officiel du chapitre Women in AI Morocco ;

–       Valoriser le leadership féminin dans les STEM et inspirer la nouvelle génération ;

–       Positionner le Maroc comme une force régionale motrice dans l’adoption de l’IA ;

–       Encourager une IA fondamentalement éthique, inclusive et durable.

Pour rappel, le Summit offrira une plateforme unique pour valoriser les talents féminins marocains et renforcer les collaborations institutionnelles dans l’IA. Organisé en présence de personnalités institutionnelles, de leaders de l’écosystème digital marocain et d’experts internationaux (Émirats arabes unis, États-Unis, Afrique), il favorisera des échanges de haut niveau, des rencontres stratégiques et des perspectives de coopération internationale.

Les opérations de Banque Chaabi du Maroc dans le viseur de l’ACPR

Selon nos informations, le détail des manquements soulève des questions structurelles sur son dispositif de conformité.

Nouveau revers pour Banque Chaabi du Maroc (BCDM). La Commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a une fois encore épinglé la filiale française de Banque centrale populaire (BCP), a appris Africa Business+. Une procédure disciplinaire qui intervient douze ans après une première sanction en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), dans un dossier suivi de près par le superviseur.

Dans le détail, le premier manquement retenu concerne le dispositif de surveillance automatisé des opérations. Entre le 1ᵉʳ janvier 2021 et le 15 mars 2022, l’outil de détection d’opérations atypiques a généré 38 020 alertes, dont 63 % étaient encore en attente de traitement au moment du contrôle de l’autorité. Pour l’ACPR, ce niveau de stock est incompatible avec l’obligation de traiter les alertes « dans des délais raisonnables ».

Exigences de KYC

La banque est également sanctionnée pour une mauvaise qualification de plusieurs profils : onze clients, ayant franchi le seuil interne de sept opérations sur douze mois, ont continué d’être traités comme « occasionnels », alors qu’ils relevaient d’une relation d’affaires, selon la règlementation française. Une erreur qui a mécaniquement réduit le niveau de vigilance et les exigences de KYC applicables. Autre manquement : des déclarations de soupçon transmises avec des délais anormaux, certaines opérations potentiellement atypiques réalisées en 2019 et en 2020 n’ayant été déclarées à Tracfin qu’en 2023, en contradiction avec l’obligation d’information « sans délai ».

Enfin, la gouvernance LCB-FT présente également des failles structurelles pour le superviseur bancaire. Le siège ne disposait d’aucun accès direct aux outils de filtrage et de surveillance utilisés par les succursales de Belgique, d’Italie et d’Espagne, l’obligeant à s’appuyer sur des reportings partiels pour effectuer le contrôle de deuxième niveau. Une architecture jugée par l’institution comme incompatible avec un dispositif de conformité intégré et fiable.

Un dispositif renforcé mais encore insuffisant

BCDM, filiale française du deuxième plus grand groupe bancaire du Maroc, a pour activité principale l’intermédiation historique destinée aux Marocains du monde (MDM) et exercée pour le compte de la maison mère. Cette activité représente l’essentiel de son modèle : 77 % du produit d’exploitation en 2022, selon l’ACPR.
Au moment du contrôle, l’établissement comptait environ 400 salariés, dont 38 en conformité, un bilan proche de 400 millions d’euros et un produit net bancaire de plus de 50 millions d’euros, après deux années de pertes en 2023 et en 2024.

Dans sa nouvelle décision, l’ACPR rappelle que, depuis la première sanction, la banque a investi environ 7,5 millions d’euros pour renforcer son dispositif de conformité. Mais, malgré ces efforts, le contrôle sur place mené entre février et juin 2023 montre que des lacunes importantes subsistent dans le dispositif. Des lacunes qui justifient, selon l’autorité, le prononcé d’un blâme et d’une sanction pécuniaire de 250 000 euros. Fin octobre, le conseil d’administration de la filiale a procédé à un remaniement de sa gouvernance, après le départ de Naziha Belkeziz, pour désigner Idriss Bensmaïl en tant que nouveau président du conseil d’administration et nommer Abdelghani Bouanfir au poste de directeur général.

Banque digitale : derrière la tech, un tout long chemin…

Depuis de l’avènement de l’informatique, l’industrie bancaire marocaine a connu plusieurs mutations qui ont transformés le métier. De la mécanographie au digital aujourd’hui, le changement est palpable.

Depuis son apparition, l’informatique à changer le monde. Il a fait basculer ce dernier d’une ère industrielle à un âge numérique. Mais comme Rome ne s’est pas construite en un jour : l’informatique telle qu’on le connaît aujourd’hui s’est construite sur de nombreuses années. Ainsi tel une révolution, cet outil à impulser la croissance de bien des secteurs en l’occurrence celui de la banque. Il a donc été un véritable catalyseur qui a changé au fil des années le visage de la banque. Au Maroc, le secteur n’est pas resté en marge de ces avancées technologiques. Ce dernier a subit de fond en comble toutes les transitions. « L’histoire de l’informatique au niveau de la banque marocaine à commencer par la mécanographie (c’était des fiches physique ou on enregistre les soldes clients). Et à cette époque, un centre mécanographique comprenait en général une trieuse, une interclasseuse et une tabulatrice programmable par câblage qui étaient opérées par des techniciens. Après on est passé au host système ; et nous avons commencé a développé les applications sur ça au niveau de la banque. Et à l’époque nous utilisons les cartes perforées comme supports de travail », souligne Idri Taibi , un ex ingénieur informaticien de la promotion des années 1976 de l’université de Bordeaux qui a bien voulu nous plonger dans ce passé plein de nostalgie. Et d’ajouter : « Au niveau des host, il y’avait que deux géants de l’informatique sur la place : IBM et Bull».  Après l’épisode des Host, le secteur a amorcé une autre évolution avec l’entrée de la micro-informatique dans les années 80. (Émergence des PC). « Et là au niveau de l’informatique en générale il y’a eu un véritable bon en avant.  On a commencé à avoir des PC avec des disques durs permettant de stocker plus de données. Et la micro-informatique avait deux modes clés d’utilisations : l’utilisation locale (les outils de bureautique) et l’utilisation à distance (se connecter avec le host à travers la ligne) », explique Taibi.  Par ailleurs, il faut souligner que l’un des faits marquant de ces différentes transitions a été essentiellement l’apparition d’internet (1994 -1995) qui a permis d’ouvrir les systèmes d’information vers l’extérieur. Cette innovation a un mot réinventé la relation des banques avec leurs clients. En claire, cet outil a permis aux banques de porter leurs systèmes informatiques vers leurs clients en supprimant plusieurs étapes t’intermédiations et en permettant la digitalisation de l’ensemble de leurs relations clients. Par conséquent, toutes ces évolutions ont permis au secteur bancaire de se développer ainsi que de mettre en place de nouveau produits (guichet automatique, transferts d’argents…) «Celle-ci s’est retrouver avec un nouveau visage. On est passé de la banque dépôt-retrait à la banque commerciale», commente l’ingénieur informatique. D’autre part, il faut également notifier que cette aventure a été soutenu par les banques. Les acteurs du secteur à l’époque non pas hésité à investir dans l’informatique. Pour la petite histoire, Feu Moulay Ali Kettani, Ex- PDG du groupe Attiajriwafa Bank avait à l’époque misé sur l’informatique. : Il nous a dit une fois dans un meeting : «moi je ne discute pas les factures de l’informatique. Je les signes les yeux fermés». Il a donc investi énormément sur le matériel, sur les ressources humaines, sur la communication, nous confie Taibi. Des années après, l’intérêt est toujours le même, voire plus important. C’est ainsi Khalid Ziani , expert en NTIC déclare : «Il représente entre 25 et 30% (d’investissement informatique et digital) de la totalité des coûts des banques y compris les  charges salariales, les coûts des ressources. Et dans la banque, l’investissement en informatique est une orientation stratégique de tous les dirigeants». Cependant, il faut quand même rappeler que le secteur bancaire a pu s’arrimer aux standards internationaux en raison des réformes profondes qui ont été opérées à l’aune des années 80.

Banque : les réformes tournées vers le progrès

Le Maroc a engagé d’importantes réformes structurelles afin de jeter les bases d’une croissance économique forte et durable. C’est en ce sens que le secteur bancaire, a été placé au centre de cette dynamique de réformes, compte tenu de son rôle clé en matière de renforcement de la croissance. En effet, ces réformes avaient pour objectif de faire converger la règlementation marocaine en la matière vers les standards internationaux. Ainsi ont été introduits, dans le cadre de la loi bancaire de 1993, le désencadrement du crédit, la suppression progressive des emplois obligatoires, la libéralisation des taux d’intérêts débiteurs en 1996 et, la même année, le lancement d’un marché des changes interbancaire.

A partir de 2000, un nouveau plan comptable pour les établissements de crédit a été adopté. Cette libéralisation de l’activité bancaire s’est réalisée dans un cadre prudentiel renforcé (notamment en matière de classification des créances douteuses à provisionner) que le système bancaire a globalement su intégrer, exception faite des anciens organismes financiers spécialisés. Le marché financier, quant à lui, après sa modernisation par une batterie de mesures durant les années 1993, a connu, en 2004, une mise à jour de son infrastructure et de ses règles de fonctionnement et un renforcement des pouvoirs de l’autorité de marché. De plus,  en 2006, la promulgation de la nouvelle loi bancaire a apporté deux éléments fondamentaux que sont d’une part, des nouvelles règles prudentielles dans le cadre de Bâles  II qui sont plus qualitatives et spécifiques et qui nécessitent le recours à de nouveaux profils en matière de ressources humaines et à des moyens techniques sophistiqués et d’autre part, l’autonomie de la banque centrale, seule institution chargée de veiller à la régulation et à la surveillance du système bancaire et de conduire la politique monétaire.  

Pour rappel, il convient de souligner qu’entre 2006 et 2007, la totalité des banques marocaines ont commencée véritablement a s’équipé sur le plan matériel, technique et au niveau des ressources humaines afin de respecter les nouvelles normes prudentielles adoptées par Bâle II. Ces nouvelles normes devaient avoir pour conséquences l’instauration de nouveaux rapports entre la banque et sa clientèle. 

Zoom les grandes dates de l’informatique de BCP

  • 1989 : Lancement de la 1ère version de MANSOUR, système d’information Agence, développé en interne, permettant une réplication en quasi-temps réel entre l’agence et le système Central (une 1ère au Maroc).
  • 1990 – 1993 : Autres versions de MANSOUR avec des fonctionnalités plus étoffées et une couverture plus large. 
  • 2008 : déploiement d’un nouveau portail agence Mansour basé sur un client léger.
  • 2000 : Lancement du service « Chaabi Mobile », le service d’alerte SMS (solde du compte et opérations sur le compte), pour les clients en France.
  • 2001 : Généralisation de « Chaabi Mobile » à tous les clients et lancement, pour la 1ère fois au Maroc, de la 1ère version de banque en ligne « Chaabi Net » avec des services de consultation.
  • 2003 : Lancement des premiers services transactionnels au niveau de « Chaabi Net ».
  • Juin 2009 : lancement du premier service de « m-paiement » au Maroc. Ce service baptisé « e-khlass » permet au petit commerce de payer en temps réel via son GSM les produits Lesieur au Vendeur, et ce, dès leur livraison.
  • 2010 : Lancement du service « e-bl@di », le service permettant aux MDM de transférer de l’argent par internet 24h/24 et 7j/7.
  • Juin 2011 : lancement pour la 1ère fois au Maroc du service « Cash Emergency » qui consiste à envoyer de l’argent, depuis un mobile ou un GAB, récupérable sur tous les GAB Banque Populaire 24h/24 et 7j/7 sans carte et sans compte.
  • Septembre 2011 : lancement du service « e-bl@di hissab », le service permettant aux MDM d’ouvrir un compte à distance.
  • 2016 : débuts de la transformation digitale, revue de l’organisation des équipes, création de la filiale PCA, présence des métiers et co-construction avec les clients, feedback terrain pris en charge régulièrement et cycle court de mise sur le marché.  Revue de la gestion de la relation client via, entre autres, une conduite du changement au niveau de la force de vente et changement de mindset. Lean Management.
  • La composante technologique est de moins en moins interpelée pour laisser la place aux usages (le digital est un usage, non une technologie).
  • Exploitation du potentiel de la data.
  • Pull technologie : Définir les besoins informatiques à partir des besoins métiers / clients.
  • 2017 :
  • Concept de l’agence Digitale
  • Parcours d’entrée en relation, pour la 1ère fois au Marocavec signature électronique, avec mobilité (tablette) au Maroc et à l’étranger.
  • Nouveau portail de banque en ligne Chaabinet 
  • 2018 :
  • Parcours de crédit immobilier 
  • Application BPay pour le paiement mobile : 1ère appli de mobile payment au Maroc avril 2018
  • 2019 :
  • Nouvelle application mobile Pocket Bank
  • +1M de téléchargements
  • Note 4,5
  • Services innovants : smart horse, assistant vocal, Authentification Face ID et Finger Print…
  • 2020
  • Parcours de crédit à la consommation sur Pocket Bank.

Pour la 1ère fois au Maroc, parcours d’ouverture de compte 100% en ligne pour les MDM avec visio-conférence et signature électronique

Marchés africains | Aliments pour bébés : Nestlé accusé de tromperie sur marchandise

Une enquête publiée par Public Eye relance le débat sur les pratiques de Nestlé en matière d’alimentation infantile en Afrique. L’ONG suisse a déclaré, mardi 18 novembre, que la multinationale propose sur le continent des céréales pour bébés contenant des niveaux élevés de sucres ajoutés, alors que les produits équivalents vendus en Europe n’en contiennent pas.

Nestlé rejette ces accusations et affirme se conformer à toutes les réglementations en vigueur.

Ce n’est pas la première fois que l’ONG suisse aborde ce problème. L’an dernier, elle avait publié un rapport révélant la présence de quantités importantes de sucres ajoutés dans des marques phares telles que Nido et Cerelac, exportées vers les pays les moins avancés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, alors que les mêmes produits destinés à l’Europe n’en contenaient pas.

Selon l’enquête, Public Eye et ses partenaires ont acheté une centaine de produits Cerelac dans vingt pays africains, puis les ont fait analyser par Inovalys, un laboratoire français spécialisé dans l’agroalimentaire.