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Banque digitale : derrière la tech, un tout long chemin…

Depuis de l’avènement de l’informatique, l’industrie bancaire marocaine a connu plusieurs mutations qui ont transformés le métier. De la mécanographie au digital aujourd’hui, le changement est palpable.

Depuis son apparition, l’informatique à changer le monde. Il a fait basculer ce dernier d’une ère industrielle à un âge numérique. Mais comme Rome ne s’est pas construite en un jour : l’informatique telle qu’on le connaît aujourd’hui s’est construite sur de nombreuses années. Ainsi tel une révolution, cet outil à impulser la croissance de bien des secteurs en l’occurrence celui de la banque. Il a donc été un véritable catalyseur qui a changé au fil des années le visage de la banque. Au Maroc, le secteur n’est pas resté en marge de ces avancées technologiques. Ce dernier a subit de fond en comble toutes les transitions. « L’histoire de l’informatique au niveau de la banque marocaine à commencer par la mécanographie (c’était des fiches physique ou on enregistre les soldes clients). Et à cette époque, un centre mécanographique comprenait en général une trieuse, une interclasseuse et une tabulatrice programmable par câblage qui étaient opérées par des techniciens. Après on est passé au host système ; et nous avons commencé a développé les applications sur ça au niveau de la banque. Et à l’époque nous utilisons les cartes perforées comme supports de travail », souligne Idri Taibi , un ex ingénieur informaticien de la promotion des années 1976 de l’université de Bordeaux qui a bien voulu nous plonger dans ce passé plein de nostalgie. Et d’ajouter : « Au niveau des host, il y’avait que deux géants de l’informatique sur la place : IBM et Bull».  Après l’épisode des Host, le secteur a amorcé une autre évolution avec l’entrée de la micro-informatique dans les années 80. (Émergence des PC). « Et là au niveau de l’informatique en générale il y’a eu un véritable bon en avant.  On a commencé à avoir des PC avec des disques durs permettant de stocker plus de données. Et la micro-informatique avait deux modes clés d’utilisations : l’utilisation locale (les outils de bureautique) et l’utilisation à distance (se connecter avec le host à travers la ligne) », explique Taibi.  Par ailleurs, il faut souligner que l’un des faits marquant de ces différentes transitions a été essentiellement l’apparition d’internet (1994 -1995) qui a permis d’ouvrir les systèmes d’information vers l’extérieur. Cette innovation a un mot réinventé la relation des banques avec leurs clients. En claire, cet outil a permis aux banques de porter leurs systèmes informatiques vers leurs clients en supprimant plusieurs étapes t’intermédiations et en permettant la digitalisation de l’ensemble de leurs relations clients. Par conséquent, toutes ces évolutions ont permis au secteur bancaire de se développer ainsi que de mettre en place de nouveau produits (guichet automatique, transferts d’argents…) «Celle-ci s’est retrouver avec un nouveau visage. On est passé de la banque dépôt-retrait à la banque commerciale», commente l’ingénieur informatique. D’autre part, il faut également notifier que cette aventure a été soutenu par les banques. Les acteurs du secteur à l’époque non pas hésité à investir dans l’informatique. Pour la petite histoire, Feu Moulay Ali Kettani, Ex- PDG du groupe Attiajriwafa Bank avait à l’époque misé sur l’informatique. : Il nous a dit une fois dans un meeting : «moi je ne discute pas les factures de l’informatique. Je les signes les yeux fermés». Il a donc investi énormément sur le matériel, sur les ressources humaines, sur la communication, nous confie Taibi. Des années après, l’intérêt est toujours le même, voire plus important. C’est ainsi Khalid Ziani , expert en NTIC déclare : «Il représente entre 25 et 30% (d’investissement informatique et digital) de la totalité des coûts des banques y compris les  charges salariales, les coûts des ressources. Et dans la banque, l’investissement en informatique est une orientation stratégique de tous les dirigeants». Cependant, il faut quand même rappeler que le secteur bancaire a pu s’arrimer aux standards internationaux en raison des réformes profondes qui ont été opérées à l’aune des années 80.

Banque : les réformes tournées vers le progrès

Le Maroc a engagé d’importantes réformes structurelles afin de jeter les bases d’une croissance économique forte et durable. C’est en ce sens que le secteur bancaire, a été placé au centre de cette dynamique de réformes, compte tenu de son rôle clé en matière de renforcement de la croissance. En effet, ces réformes avaient pour objectif de faire converger la règlementation marocaine en la matière vers les standards internationaux. Ainsi ont été introduits, dans le cadre de la loi bancaire de 1993, le désencadrement du crédit, la suppression progressive des emplois obligatoires, la libéralisation des taux d’intérêts débiteurs en 1996 et, la même année, le lancement d’un marché des changes interbancaire.

A partir de 2000, un nouveau plan comptable pour les établissements de crédit a été adopté. Cette libéralisation de l’activité bancaire s’est réalisée dans un cadre prudentiel renforcé (notamment en matière de classification des créances douteuses à provisionner) que le système bancaire a globalement su intégrer, exception faite des anciens organismes financiers spécialisés. Le marché financier, quant à lui, après sa modernisation par une batterie de mesures durant les années 1993, a connu, en 2004, une mise à jour de son infrastructure et de ses règles de fonctionnement et un renforcement des pouvoirs de l’autorité de marché. De plus,  en 2006, la promulgation de la nouvelle loi bancaire a apporté deux éléments fondamentaux que sont d’une part, des nouvelles règles prudentielles dans le cadre de Bâles  II qui sont plus qualitatives et spécifiques et qui nécessitent le recours à de nouveaux profils en matière de ressources humaines et à des moyens techniques sophistiqués et d’autre part, l’autonomie de la banque centrale, seule institution chargée de veiller à la régulation et à la surveillance du système bancaire et de conduire la politique monétaire.  

Pour rappel, il convient de souligner qu’entre 2006 et 2007, la totalité des banques marocaines ont commencée véritablement a s’équipé sur le plan matériel, technique et au niveau des ressources humaines afin de respecter les nouvelles normes prudentielles adoptées par Bâle II. Ces nouvelles normes devaient avoir pour conséquences l’instauration de nouveaux rapports entre la banque et sa clientèle. 

Zoom les grandes dates de l’informatique de BCP

  • 1989 : Lancement de la 1ère version de MANSOUR, système d’information Agence, développé en interne, permettant une réplication en quasi-temps réel entre l’agence et le système Central (une 1ère au Maroc).
  • 1990 – 1993 : Autres versions de MANSOUR avec des fonctionnalités plus étoffées et une couverture plus large. 
  • 2008 : déploiement d’un nouveau portail agence Mansour basé sur un client léger.
  • 2000 : Lancement du service « Chaabi Mobile », le service d’alerte SMS (solde du compte et opérations sur le compte), pour les clients en France.
  • 2001 : Généralisation de « Chaabi Mobile » à tous les clients et lancement, pour la 1ère fois au Maroc, de la 1ère version de banque en ligne « Chaabi Net » avec des services de consultation.
  • 2003 : Lancement des premiers services transactionnels au niveau de « Chaabi Net ».
  • Juin 2009 : lancement du premier service de « m-paiement » au Maroc. Ce service baptisé « e-khlass » permet au petit commerce de payer en temps réel via son GSM les produits Lesieur au Vendeur, et ce, dès leur livraison.
  • 2010 : Lancement du service « e-bl@di », le service permettant aux MDM de transférer de l’argent par internet 24h/24 et 7j/7.
  • Juin 2011 : lancement pour la 1ère fois au Maroc du service « Cash Emergency » qui consiste à envoyer de l’argent, depuis un mobile ou un GAB, récupérable sur tous les GAB Banque Populaire 24h/24 et 7j/7 sans carte et sans compte.
  • Septembre 2011 : lancement du service « e-bl@di hissab », le service permettant aux MDM d’ouvrir un compte à distance.
  • 2016 : débuts de la transformation digitale, revue de l’organisation des équipes, création de la filiale PCA, présence des métiers et co-construction avec les clients, feedback terrain pris en charge régulièrement et cycle court de mise sur le marché.  Revue de la gestion de la relation client via, entre autres, une conduite du changement au niveau de la force de vente et changement de mindset. Lean Management.
  • La composante technologique est de moins en moins interpelée pour laisser la place aux usages (le digital est un usage, non une technologie).
  • Exploitation du potentiel de la data.
  • Pull technologie : Définir les besoins informatiques à partir des besoins métiers / clients.
  • 2017 :
  • Concept de l’agence Digitale
  • Parcours d’entrée en relation, pour la 1ère fois au Marocavec signature électronique, avec mobilité (tablette) au Maroc et à l’étranger.
  • Nouveau portail de banque en ligne Chaabinet 
  • 2018 :
  • Parcours de crédit immobilier 
  • Application BPay pour le paiement mobile : 1ère appli de mobile payment au Maroc avril 2018
  • 2019 :
  • Nouvelle application mobile Pocket Bank
  • +1M de téléchargements
  • Note 4,5
  • Services innovants : smart horse, assistant vocal, Authentification Face ID et Finger Print…
  • 2020
  • Parcours de crédit à la consommation sur Pocket Bank.

Pour la 1ère fois au Maroc, parcours d’ouverture de compte 100% en ligne pour les MDM avec visio-conférence et signature électronique

Marchés africains | Aliments pour bébés : Nestlé accusé de tromperie sur marchandise

Une enquête publiée par Public Eye relance le débat sur les pratiques de Nestlé en matière d’alimentation infantile en Afrique. L’ONG suisse a déclaré, mardi 18 novembre, que la multinationale propose sur le continent des céréales pour bébés contenant des niveaux élevés de sucres ajoutés, alors que les produits équivalents vendus en Europe n’en contiennent pas.

Nestlé rejette ces accusations et affirme se conformer à toutes les réglementations en vigueur.

Ce n’est pas la première fois que l’ONG suisse aborde ce problème. L’an dernier, elle avait publié un rapport révélant la présence de quantités importantes de sucres ajoutés dans des marques phares telles que Nido et Cerelac, exportées vers les pays les moins avancés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, alors que les mêmes produits destinés à l’Europe n’en contenaient pas.

Selon l’enquête, Public Eye et ses partenaires ont acheté une centaine de produits Cerelac dans vingt pays africains, puis les ont fait analyser par Inovalys, un laboratoire français spécialisé dans l’agroalimentaire.

L’ONMT et EasyJet scellent un accord

L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) annonce un partenariat stratégique de cinq ans avec EasyJet. Cette alliance prévoit l’ouverture de la première base hors Europe de la compagnie à Marrakech, l’affectation de trois Airbus, une hausse de 17 % de l’offre vers le Maroc dès 2026 et une projection ambitieuse de 12 millions de passagers à l’horizon 2030.

L’Office National Marocain du Tourisme officialise la signature d’un partenariat stratégique de cinq ans avec EasyJet, visant à accélérer la montée en puissance du Maroc sur la scène touristique mondiale. Cet accord, initié et piloté par l’ONMT, vise à renforcer durablement la connectivité internationale du Royaume en s’appuyant sur l’une des compagnies les plus influentes du continent européen.

Au cœur de cette alliance, EasyJet inaugure sa première base opérationnelle hors Europe à l’aéroport de Marrakech. Cette implantation constitue un signal fort de confiance dans le potentiel du Maroc et résulte de négociations approfondies menées par l’ONMT. Trois Airbus y seront basés dès le lancement, pour un investissement global supérieur à 150 millions d’euros. Il s’agit du premier engagement de ce type dans un nouveau pays pour EasyJet depuis de nombreuses années.

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La montée en capacité se traduira dès 2026 par une augmentation de 17 pour cent de l’offre vers le Maroc, accompagnée d’un développement renforcé des séjours via EasyJet Holidays. Cette dynamique permettra une diffusion élargie des flux touristiques à travers le pays, en cohérence avec la stratégie de diversification et d’expansion portée par l’ONMT.

L’ouverture de la base de Marrakech générera près de 100 emplois directs ainsi que plusieurs milliers d’emplois indirects dans l’aérien, le tourisme et les services. Chaque avion basé représente environ 30 millions d’euros de valeur ajoutée brute pour le tissu économique local, confirmant le rôle structurant de l’aérien dans la croissance territoriale.

Maroc : Mohamed Alami Nafakh-Lazrak signe un partenariat stratégique avec Rixos Hotels

Le Groupe Alliances, vient de conclure un partenariat stratégique avec Rixos Hotels, marquant l’entrée au Maroc de la prestigieuse chaîne turque.

Ce rapprochement, représentant un investissement global de 3 milliards de DH, introduit dans le Royaume un concept inédit : le « Palace tout compris », version haut de gamme du modèle « all inclusive » qui fait la renommée internationale de Rixos.

Sous l’impulsion de son PDG, Mohamed Alami Nafakh-Lazrak, Alliances confirme sa position de pionnier du développement touristique et immobilier. Après plus de trois décennies à façonner les territoires, il franchit une nouvelle étape, plaçant le Maroc sur la carte des destinations de luxe intégral. Ce partenariat incarne une vision claire : conjuguer excellence, hospitalité et attractivité économique au service du rayonnement du Royaume, à la veille de la Coupe du monde 2030.

Trois projets phares sont déjà lancés : deux à Marrakech — un vaste complexe Rixos de 400 chambres et 60 villas sur 26 hectares, et l’Aliée Marrakech, établissement lifestyle luxe — ainsi qu’un troisième à Larache, au cœur de la station Lixus, avec 400 chambres et une ambition de relance régionale. À l’horizon 2029, ces projets devraient générer plus de 5 000 emplois directs et indirects, consolidant le rôle d’Alliances comme acteur majeur du développement touristique national.

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Mohamed, le Wali qui veut transformer Casablanca !

 Non loin du rond point d’Europe, un bureau de Tabac d’une quarantaine d’années n’a pas échappé au plan de réaménagement de la ville. Et même les devantures débordantes de certains cafés prestigieux…C’est clair, le ménage est en marche. Décryptage;

« Le Maroc, fort de son ambition de devenir un acteur clé sur la scène internationale, s’engage dans une transformation profonde à l’horizon 2030. Et il faut dire que ce dynamisme s’inscrit dans le cadre de la régionalisation avancée, un processus décentralisé qui met en avant le potentiel des territoires. Ainsi des Schémas régionaux d’aménagement du territoire et des Programmes de développement régionaux (PDR) ont été préparés, et le Maroc est aujourd’hui inscrit dans une continuité affirmée de ces programmes. « L ‘aménagement de la ville de Casablanca date depuis le temps du Wali Driss Benhima. Lorsqu’on observe les actions du nouveau Wali, on voit clairement qu’il est inscrit dans une continuité », nous confie une de nos sources. En effet, depuis quelques semaines, les grandes rues de la “ville blanche” on subit un véritable relooking. Pendant presque un mois  sur les grands axes de la ville, les bulldozer étaient à l’œuvre. Piétons, automobilistes, chacun a été témoin du grand coup de balai du nouveau Wali qui s’est donné pour mission de transformer la ville de Casablanca. 

En quelques mois, l’on a pu observer les faits. Des voies renouvelées, les chemins pour piétons impeccables…Le fait le plus marquant et qui bien entendu envoi le signal du changement en cours est celui du réaménagement des devantures  débordantes de certains cafés et même des anciens bureaux de tabac sur les grands boulevards qui ont  fait le bonheur des citadins fumeurs. « Cette dynamique dans l’exécution des projets est incroyable, il faut le reconnaître. Aujourd’hui quand vous allez en plein centre ville, on voit de visu la transformation d’un grand boulevard comme Zerktouni. Sans oublier cette nouvelle harmonisation qui a mis fin au débordement des devantures des cafés qui à mon avis impactait le décor de ces espaces », nous confie une de nos sources.  Et de poursuivre : » Le Wali et ses équipes sont inscrits dans une vision de transformation de l’espace publique. Et il faut dire que dans ce genre d’opérations , l’intérêt et le confort public prime sur les quelques intérêts particuliers ». Depuis donc le 19 Octobre 2023, Mohamed Mhidia  a déjà eu à diriger, depuis 2007, les wilayas de cinq des douze régions que compte le Royaume: Taza-Al Hoceima-Taounate d’abord, puis Marrakech-Tensift-Al Haouz, l’Oriental, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, a pris à bras le corps les défis de la ville de Casablanca.

L’effet Mondial 2030

La Coupe du monde de football approche, et le monde entier aura alors les yeux rivés sur la capitale économique du Royaume. Le moment est important, et s’il est une élite  qui en est convaincue, c’est bien le wali de la région de Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia.  « Casablanca étant le moteur de l’économie marocaine, et en même temps la vitrine, à l’aune du rendez-vous du mondial, il y a un grand effort a faire sur le plan de l’aménagement territorial », nous précise notre source. Et d’ajouter : « Cependant il y a lieu de préciser que toute cette dynamique qu’on voit est le fruit d’un effort d’ensemble, notamment celui du Wali, du Maire de Casablanca et également du président de la Région ». Il faut d’ailleurs rappeler que toute cette stratégie d’aménagement s’inscrit dans le grand champ du marketing territorial. Cette discipline qui s’interesse au branding des territoires. 

«Le marketing territorial, lorsqu’il est bien compris, bien exécuté et bien évalué, se révèle être un levier puissant pour valoriser l’ensemble des atouts d’un territoire, qu’ils soient humains, économiques, naturels ou culturels», nous confie hicham echattabi expert en Marketing Territorial. Mais encore faut-il faire preuve d’intelligence collective tout en mettant en commun des compétences, des connaissances, des réflexions et des innovations… pour servir une cause commune. «L’un des aspects essentiels de cette discipline réside dans la coordination des acteurs locaux et l’implication des citoyens. Elle réunit un groupe diversifié de parties prenantes, intéressées, mais autrement dissociées ou même concurrentes, en les informant des faiblesses et des forces de la ville ou de la région, et en les tenant au courant des actions des autres. Cette stimulation de la coopération multiacteurs conduit probablement au développement de nouveaux projets et initiatives, ainsi qu’à l’élaboration de politiques bénéfiques pour l’ensemble du territoire», affirme ce spécialiste en marketing territorial Ce qu’il faut bien retenir des explications de notre interlocu- teur c’est que «le marketing territorial, ou plus précisément le branting territorial, ne se résume pas à la création d’un simple slogan ou logo pour une ville ou une région, ni à la participation à des événements ou salons. Il s’agit, au contraire, d’un travail de longue haleine».

Au sujet du mondial, l’expert explique que : « La Coupe du Monde 2030 représente pour le Maroc bien plus qu’un simple défi sportif. Elle constitue une opportunité exceptionnelle pour renforcer son image à l’échelle mondiale et consolider une offre territoriale attractive, tant au niveau national que régional. Cependant, pour maximiser l’impact de cet événement, il est indispensable d’accompagner cette promotion par des stratégies de nation branding et de marketing territorial solides, tant au niveau central que régional. Ces stratégies doivent aller au-delà de la simple préparation de l’événement et s’inscrire dans un processus continu, dépassant la seule période de la compétition. Cela permettra non seulement de capitaliser sur l’événement en tant que tel, mais aussi de pérenniser ses effets en termes d’attractivité et de compétitivité territoriales à long terme. En effet, les méga-événements sportifs comme la Coupe du Monde de la FIFA ou les Jeux olympiques (JO) sont des vitrines mondiales, mais il serait une erreur de se reposer uniquement sur cet effet temporaire. Une stratégie pérenne doit être fondée sur des actions concrètes et durables. Les pays qui aspirent à renforcer leur attractivité, que ce soit pour attirer des talents, des investisseurs, des touristes, ou améliorer la qualité de vie de leurs résidents, doivent élaborer une offre territoriale cohérente et engageante, reposant sur des initiatives concrètes et cela avant et après ces évènements. Il est également essentiel de bien planifier les infrastructures, tant pour l’événement que pour l’après-événement.  »

Le Maroc prépare la révision de son Code des investissements agricoles

Au Maroc, le secteur agricole contribue à hauteur de 10 % au PIB. Alors que la sécheresse persistante affecte l’appareil productif, le gouvernement cherche à renforcer l’attractivité du secteur pour les investisseurs et à poursuivre la mise en œuvre des programmes de développement agricole.

Au Maroc, le ministère de l’Agriculture vient d’engager une étude visant la refonte du Code des investissements agricoles (CIA), un texte fondateur adopté en 1969. Selon les informations relayées par plusieurs médias locaux le 10 novembre dernier, l’objectif de cette démarche est de moderniser ce cadre juridique afin de mieux encadrer les nouveaux investissements ruraux et de l’adapter aux mutations économiques, sociales et environnementales qu’a connues le pays au cours des cinq dernières décennies.

Considéré pendant un demi-siècle comme la « charte du développement agricole », le CIA régit des domaines aussi essentiels que l’irrigation, l’aménagement foncier, les régimes de culture et les incitations à l’investissement privé.

D’après le ministère de l’Agriculture, l’étude annoncée s’étalera sur une période de neuf mois et se déroulera en trois phases. La première consistera à établir un état des lieux et un diagnostic complet du dispositif actuel afin d’en mesurer la pertinence face aux mutations économiques et institutionnelles du pays. La deuxième permettra d’identifier les besoins en nouveaux outils juridiques, en cohérence avec les politiques agricoles en cours et les orientations du nouveau modèle de développement. Enfin, la troisième proposera des scénarios de réforme et une feuille de route destinée à accompagner le ministère dans la révision du corpus législatif.

« Le Digital Resilience Center de Casablanca s’appuie sur une vision ambitieuse, structurée autour de plusieurs objectifs stratégiques à court et moyen terme ».

Avec l’ouverture de son premier centre de veille cyber de la région MENA à Casablanca, PwC ambitionne de renforcer la résilience numérique en Afrique. Ce centre vise à former les talents locaux, accompagner les entreprises dans leur transformation digitale sécurisée et positionner le Maroc comme un acteur stratégique de la cybersécurité sur le continent. Reda Loumany, Senior Regional Partner à PwC

Pourquoi Casablanca? Qu’est-ce qui a motivé le choix du Maroc, et particulièrement de Casablanca, pour implanter ce centre de veille cyber, premier du genre dans la région MENA?

Le choix de Casablanca pour l’implantation du Digital Resilience Center s’explique par plusieurs facteurs stratégiques et structurels.

Tout d’abord, le Maroc dispose d’un vivier de talents particulièrement riche et dynamique dans le secteur numérique. Par exemple, plus de 15 000 ingénieurs sont diplômés chaque année dans le pays, dont une part croissante se spécialise dans les technologies de l’information et la cybersécurité. Le pays compte plus de 200 établissements d’enseignement supérieur proposant des formations liées au numérique et Casablanca accueille à elle seule près de 40 % des startups technologiques marocaines.

Ce capital humain constitue un atout majeur pour attirer les investissements, développer des solutions innovantes et répondre aux défis de la cybersécurité à l’échelle du continent. Grâce à cette montée en compétence et à son positionnement stratégique, le Maroc s’impose aujourd’hui comme un acteur incontournable de l’écosystème numérique africain. Il joue un rôle de catalyseur dans la transformation digitale, favorisant le transfert de savoir-faire et la création de synergies entre les différents pays de la région.

Le Maroc, par sa stabilité politique, son ouverture aux investissements internationaux et sa volonté affirmée de devenir un leader régional dans le numérique, offre un environnement propice au développement de solutions de cybersécurité avancées.

Casablanca s’impose comme la capitale économique du Maroc et un hub financier majeur en Afrique, ce qui en fait un point de convergence naturel pour les entreprises innovantes et les initiatives à fort impact régional.

En outre, la ville bénéficie d’un écosystème dynamique composé de startups, d’universités et d’institutions publiques engagées dans la transformation digitale, favorisant ainsi la collaboration, la recherche et le transfert de compétences.

Casablanca offre également une connectivité remarquable avec le reste du continent africain et les marchés internationaux, ce qui positionne idéalement le centre pour rayonner sur l’ensemble de la région MENA et au-delà.

Enfin, ouvrir un centre de cybersécurité à Casablanca répond à la nécessité de renforcer la résilience numérique locale et régionale, en accompagnant la montée en puissance des talents, en soutenant la souveraineté numérique et en favorisant une culture de la cybersécurité inclusive, continue et collaborative. C’est donc un choix à la fois pragmatique et visionnaire, aligné avec les ambitions du Maroc et les besoins croissants en matière de cybersécurité dans la région.

Quels objectifs stratégiques ? Quels sont les principaux objectifs de ce centre à court et moyen terme — renforcement des capacités locales, accompagnement des entreprises africaines, ou développement d’une expertise régionale en cybersécurité?

Le Digital Resilience Center de Casablanca s’appuie sur une vision ambitieuse, structurée autour de plusieurs objectifs stratégiques à court et moyen terme.

Premièrement, il vise à renforcer de manière significative les capacités locales en cybersécurité, en développant un vivier de talents qualifiés et en soutenant la formation continue des professionnels du secteur. Sous la conduite éclairée de sa Majeté, la stratégie nationale cybersécurité 2030 du Maroc place le capital humain au cœur de ses priorités. L’objectif est de former plus de 100 000 cadres spécialisés dans les métiers du numérique et de la cybersécurité d’ici 2030 afin d’exploiter le vivier de talents du pays et soutenir sa transformation digitale. Nous contribuerons à cet objectif une force de frappe de 100 consultants dédiés d’ici 2030. La stratégie vise à renforcer la résilience du cyberespace marocain et à réduire significativement le risque cyber pour les entreprises et les citoyens. La SNC 2030 prévoit la mise en œuvre de 26 initiatives et 60 actions concrètes pour améliorer la gouvernance, la sécurité et la résilience du cyberespace national, avec un accent particulier sur la protection des systèmes d’information sensibles et la réponse aux menaces émergentes. PwC s’inscrit pleinement dans cet objectif en apportant sa capacité mondial et son expérience auprès des clients mettant en œuvre les meilleures pratiques dans les services financiers, les industries sensibles ou encore le secteur public. Le DRC s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de cybersécurité et les ambitions de Maroc 2030: renforcer les capacités technologiques et humaines, soutenir la souveraineté opérationnelle, accompagner les entreprises dans leur transformation digitale. Un autre objectif clé réside dans le développement d’une expertise régionale de pointe en cybersécurité, afin de positionner Casablanca comme un hub de référence pour la région MENA, l’Afrique et plus largement l’international. Ce centre interconnecté à 11 autres centres du même type accompagne déjà nos clients en Amérique, en Europe et en Asie-Pacifique.Impact sur l’écosystème africain: comment ce centre compte-t-il contribuer à la souveraineté numérique et à la montée en compétence des talents africains dans le domaine de la cybersécurité?

Le Digital Resilience Center de Casablanca ambitionne de jouer un rôle moteur dans la consolidation de la souveraineté numérique africaine et dans le développement des compétences en cybersécurité à l’échelle du continent. Pour y parvenir, le centre met déjà en place des programmes de formation avancée et de certification à destination des talents locaux, afin de répondre à la demande croissante d’experts qualifiés dans ce domaine stratégique.

En accompagnant les entreprises africaines dans leur transformation digitale sécurisée, le centre contribuera directement à renforcer leur autonomie technologique et leur capacité à faire face aux menaces cyber. Il encouragera également le partage de bonnes pratiques et la collaboration régionale, contribuant aux réflexions locales et créant ainsi un écosystème dynamique et résilient. Ce faisant, le Digital Resilience Center entend non seulement former une nouvelle génération d’experts en cybersécurité, mais aussi promouvoir une culture de la sécurité numérique inclusive et durable au bénéfice de l’ensemble du continent africain.

Partenariats et transfert de compétences: envisagez-vous des partenariats avec les universités, startups ou institutions publiques marocaines pour favoriser la recherche et la formation en cybersécurité?

Absolument, le Digital Resilience Center de Casablanca accorde une importance particulière aux partenariats avec l’écosystème local afin de favoriser le transfert de compétences et le partage d’informations en cybersécurité. Il envisage de contribuer aux cursus développés par les écoles d’ingénieurs marocaines, de développer de nouvelles pratiques digitales notamment dans le contexte de l’adoption de l’Intelligence Artificielle, d’offrir des stages aux étudiants et les former aux meilleurs pratiques, contribuant ainsi à l’émergence de nouveaux talents. De plus, des alliances avec des startups innovantes permettront d’accélérer l’adoption de solutions technologiques adaptées aux défis régionaux et de stimuler l’innovation dans le secteur.

Enfin, la coopération avec les institutions publiques marocaines favorisera le partage d’informations (benchmarks, veille sur la menace…). Cette approche collaborative vise à créer un véritable pôle d’excellence, capable d’accompagner la montée en puissance des talents locaux et de positionner Casablanca comme un leader

régional en matière de cybersécurité.

  • Cybersécurité et IA: avec l’essor de l’intelligence artificielle, quels nouveaux risques ou opportunités ce centre identifie-t-il pour les entreprises africaines?

Avec l’essor de l’intelligence artificielle, le Digital Resilience Center de Casablanca identifie à la fois des risques nouveaux et des opportunités majeures pour les entreprises africaines.

L’Intelligence Artificielle (IA) bouleverse le paysage cyber en créant une double dynamique:

  • Amplification des menaces par une augmentations de la vélocité et de la sophistication des attaques cyber:
  • Phishing hyper-personnalisé : des e-mails frauduleux crédibles, multilingues, générés à grande échelle.
  • Deepfakes et usurpation d’identité : voix et visages synthétiques pour tromper les systèmes et les individus.
  • Prompt injection et backdoors : manipulation des modèles LLM pour contourner les filtres et introduire des vulnérabilités.
  • Industrialisation des attaques : automatisation des étapes d’une cyber attaque rendant les attaques plus rapides et plus sophistiquées.
  • Augmentation de la surface d’attaque par la création de nouveaux systèmes qui seront eux-mêmes exposés à des cyber attaques :
  • Les systèmes IA eux-mêmes deviennent des cibles (vol de modèles, contamnation des données d’entraînement).
  • Risques liés aux biais algorithmiques et aux hallucinations des modèles.

L’IA peut ainsi être exploitée par des acteurs malveillants pour automatiser, sophistiquer et intensifier les cyberattaques, rendant les systèmes traditionnels de défense moins efficaces face à des menaces évolutives et difficiles à détecter. Les risques incluent notamment la manipulation de données, l’usurpation d’identité numérique, ou encore l’utilisation de l’IA pour contourner les dispositifs de sécurité existants.

D’autre part, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les stratégies de cybersécurité ouvre de nouvelles perspectives: le centre encourage le recours à l’IA pour la détection proactive des intrusions, l’analyse comportementale avancée et la réponse automatisée aux incidents. Cela permet aux entreprises africaines de renforcer leur résilience, d’anticiper les menaces émergentes et d’optimiser la gestion des risques. Le Digital Resilience Center soutient également la formation des talents locaux sur ces technologies, afin d’accompagner la montée en compétence et l’adoption responsable de l’IA dans le secteur de la cybersécurité. Ainsi, le centre ambitionne de faire de l’intelligence artificielle un levier d’innovation et de protection pour l’écosystème numérique africain.

Revolut nomme Yacine Faqir comme CEO pour le Maroc !


La néobanque britannique Revolut ouvre un nouveau chapitre dans son expansion au Maroc avec la nomination d’un nouveau CEO pour le marché national.« Fier de reoindre l’aventure Revolut au Maroc et enthousiaste pour la suite », a-t-il déclaré, mettant en avant la volonté d’innover, d’exécuter et d’élever les standards du secteur.

Les enjeux ?

Contacté par Challenge, l’expert en Fintech Adnane Messaoud, nous confirme la venue du géant. « Revolut pourrait bousculer les banques avec ses services 100% digitaux, sans frais de tenue de compte, change à taux réel, et expérience mobile fluide. Les jeunes urbains et freelancers risquent de basculer, poussant les banques à accélérer leur digitalisation. Revolut serait une menace sérieuse pour les EDP existants, surtout sur les segments à valeur (transferts internationaux, paiements en ligne). Elle capterait une clientèle plus aisée et connectée», prévient l’expert.

De son côté, Andrea Bises, expert règlementaire pour la Fondation Gates dans les pays du Golfe et en Afrique met le curseur sur le côté attractivité du Maroc. « Fait partie des 5 lions d’Afrique (avec Nigeria, Kenya, Afrique du Sud, Égypte), avec une économie relativement stable et une forte ouverture à l’Europe. », commente Bises.  Cependant, l’expert émet certaines réserves : « le cadré réglementaire demeure trop restreint pour un acteur comme Revolut, qui offre des services de trading, crypto, cartes premium, assurance voyage, etc ». Et de poursuivre : « Aucun nouvel agrément bancaire étranger n’a été délivré depuis plus de 10 ans. Des entreprises internationales majeures comme M-PESA (Vodafone) et Flutterwave ont tenté d’entrer sur le marché marocain, sans succès malgré plusieurs années d’efforts, ce qui illustre bien la complexité et les exigences élevées du régulateur. »

En attendant, avec sa stratégie commerciale de freemium – qui consiste à proposer un service de base gratuitement pour convaincre ensuite l’utilisateur d’avoir recours à des services complémentaires payants –, Revolut promet de réduire les frais bancaires.  Abordant la question de la concurrence, Adnane estime que « la licence est la barrière à l’entrée dont disposent les banques. S’ils arrivent au Marché ils vont faire mal car même s’ils seront petits au Maroc ils sont très apprécié par la diaspora, première source de devise au Maroc et les jeunes marocains connectés ».

Limite réglementaire

L’autre obstacle apparaît surtout d’un point de vue réglementaire. La loi 09-08 encadre, elle, la protection des données personnelles mais, datant de 2009, « elle présente des lacunes notamment sur les obligations de notification des violations de données et l’absence de mesures extraterritoriales », avance le doctorant Yasser Elkouri.

Dans une série d’articles publiés en mars sur la plateforme Village de la Justice, il prévient que « les systèmes d’IA, par leur nature même, entrent souvent en conflit avec les principes énoncés par la loi 09-08, créant des tensions entre innovation technologique et protection des droits individuels ».