StratĂ©gie Continentale: Comment DoubleTree by Hilton stimule l’attractivitĂ© Ă©vĂ©nementielle du Congo-Brazzaville, du Togo et consolide le leadership du Maroc

Tout rĂ©cemment, le 22 dĂ©cembre dernier, le groupe Hilton a fait trois annonces d’ouvertures simultanĂ©es dans trois pays distinctes d’Afrique. Le premier est le Congo-Brazzaville. Ce pays d’Afrique centrale se distingue par un projet structurant: le DoubleTree by Hilton Kintele, intĂ©grĂ© au plus grand centre de confĂ©rences de la sous-rĂ©gion (75 000 mÂČ). De quoi renforcer l’attractivitĂ© Ă©conomique du Congo-Brazzaville et le positionner en hub Ă©vĂ©nementiel rĂ©gional dĂšs 2026. DeuxiĂšme pays: le Togo. Ce pays d’Afrique de l’Ouest Ă©merge avec son premier hĂŽtel international Ă  l’aĂ©roport de LomĂ© (DoubleTree by Hilton), comblant un dĂ©ficit d’infrastructures upscale pour voyageurs d’affaires et transitaires, symbole de l’ouverture au tourisme business. La troisiĂšme annonce concerne le Maroc. DĂ©jĂ  leader en matiĂšre d’attractivitĂ© touristique sur le continent, ce pays d’Afrique du Nord consolide sa domination avec le DoubleTree by Hilton Marrakech La Palmeraie (228 chambres, ouverture prĂ©vue pour 2028). Ce qui porte Ă  16 projets le pipeline hĂŽtelier du groupe Hilton, dont le prestigieux Waldorf Astoria Rabat SalĂ©. Des projets qui rĂ©vĂšlent une stratĂ©gie continentale ciblĂ©e: Hilton capitalise sur des partenariats locaux (SEDIC au Congo, SODEXH SA au Togo) pour Ă©tendre sa marque DoubleTree (700 hĂŽtels Ă  travers le monde), valorisant Ă  la fois les marchĂ©s Ă©mergents (Congo, Togo, Angola, Éthiopie) et les destinations matures (Maroc), tout en stimulant les Ă©cosystĂšmes MICE (Meetings, Incentives, Conferences, Exhibitions) et le tourisme lifestyle.

CĂŽte d’Ivoire: une marche accĂ©lĂ©rĂ©e vers l’accĂšs universel Ă  l’eau et Ă  l’Ă©lectricitĂ©

La CĂŽte d’Ivoire accĂ©lĂšre sa marche vers l’accĂšs universel Ă  l’eau potable et Ă  l’Ă©lectricitĂ©, affichant des rĂ©sultats tangibles au terme de 2025. Dans le secteur Ă©nergĂ©tique, le pays dit avoir rĂ©alisĂ© une percĂ©e majeure: le taux d’Ă©lectrification des localitĂ©s est passĂ© de 33,1% en 2011 Ă  95,67% en juin 2025. La capacitĂ© de production installĂ©e a bondi de 117% (3 019 MW contre 1 391 MW), soutenue par des investissements massifs dans les rĂ©seaux de transport (+71,95%) et de distribution (+85,83%). Pour l’eau potable, le programme « Eau Pour Tous » (1 320 milliards FCFA engagĂ©s depuis 2012, soit 2 milliards d’euros) et un investissement de 654 milliards FCFA (997 millions d’euros) dans plus de 500 localitĂ©s ont permis des avancĂ©es significatives, avec des rĂ©alisations concrĂštes comme les chĂąteaux d’eau de Dondi ou Aropka servant des villages isolĂ©s. Plus de 21 000 pompes ont Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ©es en milieu rural. Alors que le gouvernement finalise le recensement des derniĂšres localitĂ©s non couvertes avant mars 2026, la CĂŽte d’Ivoire illustre une dynamique africaine de transformation structurelle axĂ©e sur les droits fondamentaux et les ODD.

RĂ©seaux sociaux: TECNO, la CAF et TikTok Ă  l’Ɠuvre dans la construction d’un Ă©cosystĂšme crĂ©atif panafricain

Le Maroc, hĂŽte de la CAN 2025, s’affirme comme Ă©picentre stratĂ©gique des synergies Afrique-Tech Ă  travers les TECNO Glory Night Awards. Cet Ă©vĂ©nement, copilotĂ© avec TikTok Live et la CAF, consolide au moins trois dynamiques majeures qui mĂ©ritent d’ĂȘtre soulignĂ©es. La premiĂšre: un leadership rĂ©gional Ă©mergent. Le Maroc avec influenceurs primĂ©s (@hajar_arssalanee et @brahimlogia), le Nigeria (4 laurĂ©ats dont @ultimatekombo2) et le SĂ©nĂ©gal (@fallu_et ses videos) illustrent l’hĂ©gĂ©monie ouest-africaine et maghrĂ©bine dans l’Ă©conomie crĂ©ative numĂ©rique. La CĂŽte d’Ivoire, le Kenya et le Cameroun confirment leur essor. DeuxiĂšme dynamique: la consolidation de la stratĂ©gie d’influence continentale de la marque technologique, qui capitalise sur son statut de partenaire Global de la CAF pour fusionner sport, tech et crĂ©ation locale. La campagne #MyPowerMoment (thĂšmes Power your Glory/Rise/Joy/Creativity) mobilise une vingtaine de pays, transformant l’utilisateur en ambassadeur via des rĂ©cits authentiques mis en valeur par l’IA TECNO (photo 3D, portrait d’optimisation, MEGAPAD). TroisiĂšme dynamique: la consolidation d’un Ă©cosystĂšme de valorisation crĂ©ative Ă  l’échelle du continent. Les 5 catĂ©gories de prix (Excellence du moment, Moment King/Queen, Creative Spark, Visual Master, The TECNO Partner) rĂ©vĂšlent une segmentation fine des talents. L’Ouganda et le Mali, bien que moins reprĂ©sentĂ©s, prouvent la capillaritĂ© de cette dynamique. Ainsi, TECNO s’affirme comme architecte d’une plateforme panafricaine unissant technologie, contenu Ă©motionnel et rĂ©seaux d’influence – accĂ©lĂ©rant l’intĂ©gration des marchĂ©s crĂ©atifs Ă©mergents dans le rĂ©cit numĂ©rique continental.

Kenya : le gouvernement dĂ©mantĂšle Safaricom…

Le gouvernement kényan poursuit son projet de scinder le géant des télécommunications Safaricom en trois entités distinctes, tout en finalisant une transaction visant à réduire sa participation et à céder le contrÎle majoritaire au groupe sud-africain Vodacom.

Le secrĂ©taire au TrĂ©sor, John Mbadi, a dĂ©clarĂ© que le gouvernement souhaite scinder la plus grande entreprise d’Afrique de l’Est en trois entitĂ©s : un opĂ©rateur de tours de tĂ©lĂ©phonie mobile, une sociĂ©tĂ© de technologies financiĂšres et une entreprise de tĂ©lĂ©communications, rapporte Bloomberg . Ce dĂ©mantĂšlement est discutĂ© en parallĂšle d’une autre transaction en cours, dans le cadre de laquelle Vodacom acquerra 20 % de parts supplĂ©mentaires dans Safaricom.

Cette acquisition permettra Ă  Vodacom d’acquĂ©rir une participation de 15 % auprĂšs du gouvernement du Kenya et une participation de 5 % auprĂšs de Vodafone pour un montant total en espĂšces de 2,4 milliards de dollars amĂ©ricains, ce qui lui donnera une participation majoritaire de 55 % .

L’accord prĂ©voit le versement d’un dividende anticipĂ© de 40,2 milliards de shillings kenyans (environ 311 millions de dollars amĂ©ricains) par Vodacom au gouvernement kenyan. La sociĂ©tĂ© sud-africaine espĂšre rĂ©cupĂ©rer cette somme grĂące aux futurs dividendes versĂ©s par Safaricom d’ici deux Ă  trois ans. La finalisation de l’acquisition est prĂ©vue pour le premier trimestre 2026, sous rĂ©serve de l’obtention des autorisations rĂ©glementaires.

La proposition de scission intervient alors que Safaricom affiche d’excellents rĂ©sultats financiers. L’entreprise a rĂ©cemment annoncĂ© une hausse de 52,1 % de son bĂ©nĂ©fice net consolidĂ©, qui s’Ă©lĂšve Ă  42,8 milliards de shillings kenyans (environ 331 millions de dollars amĂ©ricains) pour le semestre clos en septembre 2025. Son service de paiement mobile M-PESA, composante essentielle de la future filiale fintech, a enregistrĂ© une croissance de son chiffre d’affaires de 14 % au Kenya sur la mĂȘme pĂ©riode. L’Ă©valuation du gouvernement conclut Ă  un « avantage considĂ©rable » de la scission de l’entreprise, mais le plan dĂ©finitif doit encore ĂȘtre approuvĂ© par le Conseil des ministres.

Les analystes et les autoritĂ©s de rĂ©gulation dĂ©battent depuis longtemps de la sĂ©paration des activitĂ©s de Safaricom, notamment de sa plateforme M-PESA, qui gĂšre plus de 90 % des transactions de paiement mobile au Kenya. Les partisans de cette sĂ©paration estiment qu’une entitĂ© M-PESA indĂ©pendante serait placĂ©e sous la supervision directe de la Banque centrale du Kenya, ce qui renforcerait potentiellement la stabilitĂ© financiĂšre et le contrĂŽle rĂ©glementaire. La direction de Safaricom s’est toujours opposĂ©e Ă  une scission, son PDG, Peter Ndegwa, affirmant l’an dernier que la cession de M-PESA n’augmenterait pas la valeur actionnariale.

La sĂ©paration proposĂ©e permettrait Ă  l’unitĂ© de tĂ©lĂ©communications de se concentrer sur la voix et les donnĂ©es, Ă  l’activitĂ© de gestion des tours de tĂ©lĂ©communications de gĂ©rer l’infrastructure physique du rĂ©seau, et Ă  M-PESA d’opĂ©rer en tant que sociĂ©tĂ© de services financiers indĂ©pendante. Ce changement structurel reprĂ©senterait une Ă©volution majeure pour une entreprise profondĂ©ment intĂ©grĂ©e Ă  l’Ă©conomie kĂ©nyane et qui connaĂźt Ă©galement une expansion rapide en Éthiopie, oĂč elle a rĂ©cemment atteint 10 millions de clients malgré la persistance des hostilitĂ©s .

Au SĂ©nĂ©gal, des propositions de l’ambassadrice de France dĂ©rangent…

Selon Jeune Afrique, des propositions de l’ambassadrice de France à Dakar concernant un patron de presse sĂ©nĂ©galais – poursuivi dans son pays pour des transactions financiĂšres suspectes, dont les sommes seraient placĂ©es en France –, n’ont pas plu au gouvernement sĂ©nĂ©galais. Celui-ci dit voir dans ses dĂ©clarations « une forme d’ingĂ©rence ».

Le SĂ©nĂ©gal accuse la France de refuser l’extradition de deux de ses ressortissants, dont le patron de presse Madiambal Diagne et un homme d’affaires. Les autoritĂ©s sĂ©nĂ©galaises leur imputent « des faits graves de corruption et de dĂ©tournement de deniers publics », dans un communiquĂ© publiĂ© lundi 15 dĂ©cembre.

« L’attitude de l’ambassadrice de France, qui semble relativiser la gravitĂ© des faits de corruption et de dĂ©tournement de deniers publics reprochĂ©s Ă  deux ressortissants sĂ©nĂ©galais ayant trouvĂ© refuge en France, pourrait ĂȘtre perçue comme un jugement de valeur regrettable, a rĂ©pondu le ministĂšre sĂ©nĂ©galais de la Justice dans un communiquĂ©. Une telle posture est susceptible de remettre en question les principes universels de bonne gouvernance et de transparence, et pourrait ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme une forme d’ingĂ©rence dans une affaire que les autoritĂ©s sĂ©nĂ©galaises considĂšrent, Ă  juste titre, comme d’une importance majeure. Â»

« La justice sĂ©nĂ©galaise s’emploiera Ă  transmettre Ă  nouveau [Ă  la justice française] les informations requises [pour l’extradition des deux personnes concernĂ©es] bien que celles-ci reçoivent dĂ©jĂ  nĂ©cessairement des communiquĂ©s Â», poursuit le texte.

Notons que le 25 novembre, la justice française a reportĂ© Ă  fĂ©vrier sa dĂ©cision sur la demande d’extradition de Madiambal Diagne, ordonnant un « supplĂ©ment d’information », notamment sur « la procĂ©dure et le rĂ©gime juridique applicable au SĂ©nĂ©gal ». Mais le 11 novembre, le SĂ©nĂ©gal a annoncĂ© suspendre toute extradition vers la France, accusant Paris de refuser ses demandes d’extradition.

Maroc : Usine de polysilicium soutenue par les États-Unis …

Les États-Unis apportent leur soutien Ă  une ambitieuse initiative marocaine visant Ă  rĂ©duire la dĂ©pendance mondiale vis-Ă -vis de la Chine pour les matĂ©riaux essentiels Ă  la fabrication des semi-conducteurs, rapporte Bloomberg ce lundi. La SociĂ©tĂ© FinanciĂšre Internationale de DĂ©veloppement (DFC) de Washington a octroyĂ© 4,75 millions de dollars Ă  l’entreprise marocaine Sondiale SA pour financer les Ă©tudes prĂ©liminaires d’une usine de polysilicium de 870 millions de dollars prĂ©vue Ă  Tan-Tan, dans le sud du Maroc.

Ce projet a pour objectif de produire du polysilicium de haute puretĂ©, un matĂ©riau clĂ© pour les microprocesseurs et les panneaux solaires, dont la production est actuellement dominĂ©e par la Chine, qui assure plus de 90 % de l’approvisionnement mondial. Un responsable de la DFC, citĂ© par Bloomberg, a indiquĂ© qu’un entrepreneur principal amĂ©ricain supervisera le dĂ©veloppement de cette installation marocaine, destinĂ©e Ă  approvisionner les marchĂ©s amĂ©ricains et ceux de leurs alliĂ©s.

Pour rappel, le 22 novembre 2025, le Maroc et la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine GPM Holding ont signĂ© Ă  Tan-Tan une convention pour crĂ©er la premiĂšre unitĂ© de production de polysilicium du pays dans la zone industrielle d’El Ouatia. L’investissement s’élĂšve Ă  8 milliards de dirhams (≈730 M€) pour 30 000 tonnes annuelles, 85 % destinĂ©es Ă  l’exportation. Le projet devrait gĂ©nĂ©rer 1 500 emplois directs et renforcer l’écosystĂšme industriel local, positionnant le Maroc comme acteur clĂ© du solaire mondial.

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Centrafrique : le canadien CVMR dĂ©croche un mĂ©ga-contrat minier de 25 ans sur l’uranium, l’or et le coltan


Avant la prĂ©sidentielle, les autoritĂ©s du pays ont scellĂ© un accord avec un gĂ©ant nord-amĂ©ricain des mines. Celui-ci lorgne l’uranium, le coltan, le cuivre, l’or et le nickel du sol centrafricain.

Le groupe canadien Chemical Vapour Metal Refining (CVMR) a annoncĂ© avoir a conclu un accord avec l’État Centrafricain portant sur l’exploration, l’exploitation et le raffinage de ses ressources miniĂšres stratĂ©giques (uranium, coltan, cuivre, or et nickel) pour une pĂ©riode de 25 ans. Selon les informations communiquĂ©es fin novembre par l’entreprise et confirmĂ©es par Bangui, cet accord formalise un protocole de nĂ©gociation engagĂ© depuis 2023.

Bangui prĂ©sente ce partenariat public-privĂ© comme une Ă©tape dĂ©terminante pour renforcer la transformation locale et garantir que les richesses du sous-sol contribuent directement Ă  la croissance Ă©conomique du pays. Les deux Parties ont convenu de l’implĂ©mentation de ce mĂ©ga projet et la valorisation desdits minerais dans les 12 mois suivant la signature de ce partenariat. Le projet prĂ©voit Ă©galement la construction d’unitĂ©s de raffinage, le transfert de technologies, la crĂ©ation d’emplois et la mise en place de programmes de formation en lien avec les universitĂ©s et centres d’enseignement supĂ©rieur nationaux.

50 millions de dollars d’investissement

Pour y parvenir, le gĂ©ant nord-amĂ©ricain des mines avait créé en juin dernier une filiale locale dĂ©nommĂ©e CVMR Sarl (Centrafrique) pour superviser les activitĂ©s d’exploration, d’exploitation et de raffinage de l’uranium, du tantale, du niobium, du cuivre, de l’antimoine, du nickel et de l’or. Les opĂ©rations d’extraction de l’uranium seront spĂ©cifiquement gĂ©rĂ©es par une filiale amĂ©ricaine, Uranium Power Corporation. Kamran M. Khozan, patron de CVMR a Ă©galement annoncĂ© avoir engagĂ© des nĂ©gociations en cours pour lancer un « mĂ©canisme financier dĂ©diĂ© » afin de canaliser des capitaux extĂ©rieurs une fois les premiĂšres dĂ©couvertes confirmĂ©es.

Pour rappel, le potentiel minier du pays reste toutefois difficile Ă  mesurer en raison de la prĂ©dominance de l’activitĂ© artisanale. D’aprĂšs le rapport ITIE 2022, la production artisanale d’or atteindrait environ 5 735 tonnes, contre 1 536 tonnes seulement dĂ©clarĂ©es et exportĂ©es par les 26 sociĂ©tĂ©s formelles recensĂ©es. Ces exportations ont gĂ©nĂ©rĂ© 31,4 milliards FCFA, illustrant l’ampleur du secteur informel et le manque Ă  gagner pour l’État.

McKinsey supprime 200 emplois pour laisser la place Ă  l’IA

Doucement mais sĂ»rement, l’intelligence artificielle bouleverse le milieu du conseil. Selon des informations obtenues par l’agence d’information financiĂšre Bloomberg, McKinsey a supprimĂ© environ 200 emplois dans le monde la semaine derniĂšre. Suivant ainsi le mouvement de ses concurrents qui ont de plus en plus recours Ă  l’IA pour exĂ©cuter les tĂąches de certains collaborateurs.

Le chiffre peut paraĂźtre anecdotique, dans un groupe qui compte pas loin de 40.000 salariĂ©s, mais, selon une source interne, le cabinet traque actuellement toutes les tĂąches qui pourraient ĂȘtre automatisĂ©es par l’IA au sein de sa structure. Et il n’exclut pas de prochaines rĂ©ductions d’effectifs.

« Avec l’IA gĂ©nĂ©rative, le conseil devient une commoditĂ©. Ce rĂŽle de conseiller doit ainsi globalement se transformer pour continuer Ă  apporter des services encore plus Ă  valeur ajoutĂ©e », expliquait Thierry Groues, associĂ© KPMG en France, responsable Business Consulting dans une interview parue dans  les Echos.

Dette publique : quand la BM tire la sonnette  !

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Selon les donnĂ©es de la Banque mondiale, le stock de la dette extĂ©rieure (publique et privĂ©e) des pays africains s’établit, Ă  fin 2023, Ă  plus de 1.154 milliards de dollars. Dix pays du continent s’accaparent 70% de ce fardeau qui pĂšse lourd sur leurs Ă©conomies. DĂ©cryptage.

Pour beaucoup de pays, l’emprunt sur les marchĂ©s internationaux est devenu une vĂ©ritable alternative de financement de l’action publique. ils sont nombreux les Etats qui optent pour les  emprunts extĂ©rieures  pour financer leur dĂ©veloppements au  grand dam des coĂ»ts d’emprunts trois fois plus Ă©levĂ©s que ceux des États avancĂ©s selon un calcul de l’OCDE.MĂȘme si les objectifs sont louables, le dĂ©veloppement par la dette extĂ©rieure pour beaucoup d’Ă©conomistes place les Etats africains dans une position inconfortable. Ces prĂȘts faramineux accordĂ©s aux emprunteurs pour des projets de financements d’infrastructure    dans certains cas viennent avec de nombreux dĂ©fis, dont le plus important n’est que le poids de la dette..Le nouveau rapport de la Banque Mondiale sur l’etat de la dette tire encore la sonnette d’alarme. Selon la Banque,  le stock de la dette extĂ©rieure du continent s’est Ă©tabli autour de 1.154 milliards de dollars, en hausse de 7,84% par rapport Ă  son niveau de 2022.À titre de comparaison, le stock total de la dette extĂ©rieure mondiale (hors pays de l’OCDE) s’est Ă©tabli Ă  8.837 milliards de dollars. Toujours, selon le rapport la dette extĂ©rieure du continent africaine reprĂ©sente donc 13,06% de la dette extĂ©rieure mondiale. Cette dette est dominĂ©e par les emprunts publics bilatĂ©raux et multilatĂ©raux qui reprĂ©sentent plus de 62% de la totalitĂ© de la dette extĂ©rieure africaine. La conjoncture Ă©conomique mondiale difficile (Covid, guerre Russie-Ukraine
) et la flambĂ©e des cours des matiĂšres premiĂšres et des hydrocarbures, selon la Banque, sont les motifs qui ont possĂ© les pays africains a ’endetter davantage 

Afrique : 864 milliards

En Afrique subsaharienne, la dette extĂ©rieure s’établit Ă  864 milliards de dollars Ă  fin 2023 dont 59% de dette publique et 41% de dette privĂ©e. La proportion de la dette publique au niveau des pays d’Afrique du Nord est beaucoup plus importante et tournerait autour de 65% pour un stock de la dette extĂ©rieure de 290 milliards de dollars. Cette dette reprĂ©sente 170% des exportations en valeur et 44% du Revenu global brut de la rĂ©gion (RGN: PIB + revenus nets reçus de l’étrangers pour la rĂ©munĂ©ration des salariĂ©s, la propriĂ©tĂ© et les impĂŽts et subventions nettes sur la production).

Dans les dĂ©tails, les principaux crĂ©anciers publics des pays africains sont la Banque mondiale, le Fonds monĂ©taire international, la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), la Chine
Rappelons que ces es derniĂšres dĂ©cennies, PĂ©kin  a Ă©tĂ© le berceau de la nouvelle destination de la politique de la dette africaine.Le montant des prĂȘts qu’elle a accordĂ©s Ă  49 pays africains et institutions rĂ©gionales entre 2000 et 2022 Ă  dĂ©passer les 170 milliards de dollars. Rappelons d’ailleurs ici que la dette publique en Afrique a atteint le chiffre effrayant de 1 800 milliards de dollars US en 2022.

En chiffre, les pays les plus endettĂ© sont, l’AlgĂ©rie, avec une  dette extĂ©rieure de 7,31 milliards de dollars ,Idem pour l’Éthiopie, 5e puissance Ă©conomique africaine, avec un endettement extĂ©rieur de 33,30 milliards de dollars.. La Tunisie et le SĂ©nĂ©gal, loin de figurer parmi les grandes puissances Ă©conomiques du continent, font partie du Top 10 africain avec respectivement 41,28 et 39,95 milliards de dollars.  En ce qui concerne le cas du Maroc, la dette publique reprĂ©sente 64% de la dette extĂ©rieure du pays dont 49% sont une dette multilatĂ©rale. Les principaux crĂ©anciers sont la Banque mondiale (20%), la BAD (10%), la France (5%), l’Allemagne (5%)
 Quant Ă  la dette extĂ©rieure privĂ©e, elle est dominĂ©e par les emprunts obligataires (27%) devant ceux des banques commerciales et autres (9%). En 2023, le service de la dette s’est Ă©tabli Ă  4,99 milliards de dollars, reprĂ©sentant 4% du Revenu global net.

 L’épargne publique.Une alternative ?

L’analyse Ă©tablie par la derniĂšre publication de la Fondation Mo Ibrahim dresse un premier un constat sans appel : les dĂ©penses domestiques, comme extĂ©rieures, ne permettent pas d’atteindre les objectifs de dĂ©veloppement socio-Ă©conomique. Or, aujourd’hui, le taux d’épargne nationale moyen de l’Afrique est respectivement de 20 %. Comme l’a dĂ©montrĂ© l’ascension Ă©conomique des quatre dragons asiatiques (CorĂ©e du Sud, Hong Kong, Singapour et TaĂŻwan), l’épargne publique a un rĂŽle clĂ© dans la croissance Ă©conomique. Elle permet Ă  un gouvernement de financer la majeure partie de son capital public, ce qui par effet domino rĂ©duit notamment la dette extĂ©rieure.  Aujourd’hui cette question en soulĂšve une autre en occurrence la dĂ©pense publique. La solution de la dette s’est Ă©rigĂ©e en doctrine de gouvernance. Dans de nombreux pays occidentaux l’appel public Ă  l’Ă©pargne ainsi que la gestion efficiente des dĂ©penses publiques sont des outils de financement pratique et moins contraignants. Dans cette Afrique enclin aux dĂ©fis constants de dĂ©veloppement socio-Ă©conomique le financement est aujourd’hui un enjeu de gouvernance. Et beaucoup de voix appellent l’option de l’épargne publique. Car elle permet Ă  un gouvernement de financer la majeure partie de son capital public, ce qui par effet domino rĂ©duit notamment la dette extĂ©rieure.

Sébastien Rollet appointed Secretary-General of BMCI



SĂ©bastien Rollet — a seasoned banking executive with over 20 years’ experience within the BNP Paribas Group — has been appointed Secretary-General of BMCI.

Having previously served as Chief Transformation Officer and head of Innovation & Transformation at BMCI, Rollet is expected to lead strategic transformation initiatives and contribute to the bank’s development goals in Morocco.
This appointment reflects BMCI’s focus on strengthening governance and accelerating operational reforms amid evolving market conditions in the Moroccan banking sector.