Angola, BĂ©nin, CĂŽte d’Ivoire, Kenya, NigĂ©ria, SĂ©nĂ©gal, Tanzanie: hyper-connectĂ©s, hyper-vulnĂ©rables. Comment l’entourage (62%) et les rĂ©seaux sociaux (60%) surpassent les canaux officiels d’information

Le taux de pĂ©nĂ©tration impressionnant du smartphone en Afrique n’a pas que des avantages. L’Afrique accĂ©lĂšre sa connexion, mais une rĂ©cente étude du rĂ©seau panafricain de recherche par sondages, Afrobarometer, dans sept pays (Angola, BĂ©nin, CĂŽte d’Ivoire, Kenya, NigĂ©ria, SĂ©nĂ©gal, Tanzanie) rĂ©vĂšle des fragilitĂ©s criantes en cybersĂ©curitĂ© mobile. Si 84% des adultes interrogĂ©s utilisent Internet quotidiennement ou de maniĂšre hebdomadaire (via mobile Ă  85%), et que 82% s’informent rĂ©guliĂšrement sur les rĂ©seaux sociaux, la mĂ©connaissance des protections basiques expose les utilisateurs. Le BĂ©nin se distingue nĂ©gativement: seul 52% de ses internautes utilisent des mots de passe robustes, bien en deçà de la moyenne (72%). À l’inverse, le Kenya et le NigĂ©ria, hubs technologiques, tirent la dynamique d’usage (87% des 18-35 ans connectĂ©s rĂ©guliĂšrement), mais sans maĂźtriser les risques.

La vulnĂ©rabilitĂ© mobile est unanime: 81% jugent leur tĂ©lĂ©phone plus exposĂ© que tout autre appareil, et 52% redoutent pour leurs donnĂ©es. Pourtant, les outils avancĂ©s restent marginaux: seuls 33% activent la double authentification, 30% utilisent des antivirus, et 21% des VPN. L’éducation numĂ©rique fait dĂ©faut: 68% ignorent les compĂ©tences de protection. Plus inquiĂ©tant, les sources d’information privilĂ©giĂ©es – rĂ©seaux sociaux (60%) et entourage (62%) – surpassent les canaux structurĂ©s (tutoriels: 48%, lieux de travail: 29%).

Une enquĂȘte qui souligne l’urgence de politiques ciblĂ©es: le fossĂ© gĂ©nĂ©rationnel (les seniors moins connectĂ©s) et la dĂ©pendance aux sources informelles exigent des campagnes nationales adaptĂ©es. Sans renforcement de la littĂ©ratie numĂ©rique et un accĂšs facilitĂ© aux outils, la croissance digitale africaine, portĂ©e par des pays comme le NigĂ©ria ou le Kenya, restera minĂ©e par des failles critiques. L’Afrique connectĂ©e ne sera Ă©mancipatrice que si elle devient sĂ©curisĂ©e.

Transports, alimentation, aviation: Comment le Bénin agit sur ces 3 fronts stratégiques avec des mesures structurantes

Trois faits d’actualitĂ© rĂ©centes relatives au BĂ©nin mĂ©ritent d’ĂȘtre soulignĂ©s. Le pays dĂ©montre ainsi sa proactivitĂ© sur trois fronts stratĂ©giques: la sĂ©curitĂ© routiĂšre, la souverainetĂ© alimentaire et le transport aĂ©rien.

Sur le volet de la sĂ©curitĂ© routiĂšre et face Ă  la recrudescence des surcharges et camions hors gabarit, le gouvernement bĂ©ninois durcit les sanctions applicables. Des pratiques qui sont dĂ©sormais strictement interdites sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi, des amendes systĂ©matiques, fourriĂšre et poursuites judiciaires, sont appliquĂ©s en vertu du dĂ©cret 2011-713 pour protĂ©ger les infrastructures et les usagers.

En parallĂšle, le pays consolide sa souverainetĂ© alimentaire avec l’inauguration de l’abattoir moderne de Kandi, situĂ© dans le dĂ©partement de l’Alibori, une infrastructure qualifiĂ©e d’ »unique » en Afrique de l’Ouest. IntĂ©grĂ© au complexe agro-industriel Houezrewoueke, cet abattoir traitera 400 000 tĂȘtes annuelles (500-1000/jour) via trois unitĂ©s clĂ©s: production animale sanitarisĂ©e, chaĂźne d’abattage complĂšte (de la dĂ©coupe Ă  la conservation frigorifique) et production de biogaz pour Ă©nergie/engrais. Un hub structurant, saluĂ© par Ă©lus locaux et Ă©leveurs rĂ©unis au sein de l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants du BĂ©nin (ANOPER), qui agrĂ©gera les coopĂ©ratives, formera les acteurs et dynamisera l’économie dĂ©partementale.

Enfin, le transport aĂ©rien franchit un cap avec la certification d’Amazone Airlines, la nouvelle compagnie aĂ©rienne nationale du pays, par l’Agence bĂ©ninoise de l’aviation civile (ANAC), validant sa conformitĂ© aux normes de sĂ©curitĂ© internationales aprĂšs un processus rigoureux. La nouvelle compagnie s’inscrit dans la vision du prĂ©sident du BĂ©nin de doter le pays d’un transporteur national renforçant son rayonnement rĂ©gional. L’objectif qui lui est assignĂ© est de dĂ©velopper des liaisons domestiques et rĂ©gionales en Afrique de l’Ouest, stimuler le tourisme, les Ă©changes commerciaux et positionner Cotonou comme hub aĂ©rien, avec un possible soutien stratĂ©gique de Qatar Airways pour des vols directs vers le Qatar.

Trois initiatives qui incarnent une vision intĂ©grĂ©e: rĂ©gulation ferme des risques routiers, industrialisation agricole durable et renforcement de la connectivitĂ© du pays. De quoi positionner le BĂ©nin comme laboratoire de politiques publiques cohĂ©rentes en Afrique de l’Ouest.

Atelier de lancement du label ThermoPro : Labélisation des compétences techniques des professionnels de la filiÚre du solaire thermique au Maroc

L’Agence Marocaine pour l’EfficacitĂ© EnergĂ©tique (AMEE), sous l’égide du MinistĂšre de la Transition EnergĂ©tique et du DĂ©veloppement Durable, a organisĂ©, en partenariat avec l’Association Marocaine de l’Industrie Solaire et Eolienne (AMISOLE) et le Cluster ENR, avec l’appui de la coopĂ©ration allemande (GIZ) et l’Agence de la Transition Écologique (ADEME), le 3 fĂ©vrier 2026 Ă  Casablanca, un atelier dĂ©diĂ© au lancement du label ThermoPro, destinĂ© Ă  la labellisation des compĂ©tences techniques des professionnels de la filiĂšre solaire thermique au Maroc. Cet atelier avait pour objectifs de prĂ©senter le label ThermoPro aux acteurs du secteur, de sensibiliser Ă  l’importance de rĂ©aliser des installations solaires thermiques de qualitĂ© et de partager les bonnes pratiques ainsi que les retours d’expĂ©rience en vue d’amĂ©liorer la performance, la durabilitĂ© et la sĂ©curitĂ© des installations solaires thermiques. Dans le cadre de la politique nationale de la transition Ă©nergĂ©tique, les secteurs du bĂątiment et de l’industrie occupent une place stratĂ©gique. Principaux consommateurs d’énergie et Ă©metteurs de gaz Ă  effet de serre, ils prĂ©sentent Ă©galement un potentiel important en matiĂšre d’économie d’énergie et de dĂ©carbonation. Le dĂ©veloppement des systĂšmes solaires thermiques constitue Ă  cet Ă©gard un levier majeur, d’autant plus que le Maroc dispose d’un important gisement solaire. Au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, plus de 1 000 000 mÂČ de capteurs solaires thermiques ont Ă©tĂ© importĂ©s au Maroc. Toutefois, le dĂ©ploiement de cette filiĂšre demeure en deçà de son potentiel rĂ©el. C’est pour rĂ©pondre Ă  cet enjeu qu’a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© le label ThermoPro, un dispositif dĂ©diĂ© aux installateurs et aux bureaux d’études spĂ©cialisĂ©s dans les systĂšmes solaires thermiques. Ce label vise Ă  structurer la filiĂšre, Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© des installations et Ă  garantir aux utilisateurs des systĂšmes solaires thermiques fiables, performants et durables. Il constitue Ă©galement un outil de valorisation des compĂ©tences techniques et du professionnalisme des acteurs du secteur. Le label ThermoPro atteste du respect des normes techniques et des bonnes pratiques en matiĂšre de conception, d’installation et de maintenance des systĂšmes solaires thermiques. Il offre aux professionnels labellisĂ©s une reconnaissance renforçant leur crĂ©dibilitĂ© sur le marchĂ© et leur permettant de se distinguer dans un secteur en pleine expansion. VĂ©ritable atout commercial, le label ThermoPro renforce la visibilitĂ© et le positionnement des entreprises labellisĂ©es en tant qu’acteurs de rĂ©fĂ©rence du secteur. Il constitue un gage de professionnalisme et de confiance pour les clients, en attestant de la capacitĂ© des entreprises Ă  respecter les standards les plus exigeants en matiĂšre conception et de mise en Ɠuvre des installations solaires thermiques dans un marchĂ© de plus en plus concurrentiel. Le label facilite Ă©galement l’accĂšs aux financements et aux assurances. En effet, les institutions financiĂšres et les compagnies d’assurance accordent une attention particuliĂšre aux projets portĂ©s par des entreprises labellisĂ©es ce qui amĂ©liorer leurs conditions d’accĂšs aux crĂ©dits et aux garanties. Un comitĂ© de labellisation a Ă©tĂ© instaurĂ©, composĂ© de l’AMEE, de l’AMISOLE et du Cluster ENR.

Finale Maroc vs Sénégal CAN 2025: voici, point par point, le verdict du Conseil de discipline de la CAF

CAF en ligne

Au soir du mercredi 28 janvier 2026, le Conseil disciplinaire de la ConfĂ©dĂ©ration Africaine de Football (CAF) a donnĂ© son verdict pour les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies CAF Maroc 2025.

Le constat que l’on peut faire est que ce verdict, bien que sĂ©vĂšre, semble Ă©quilibrĂ© et nĂ©cessaire pour prĂ©server l’intĂ©gritĂ© du football africain. Parmi les points forts qui s’y dĂ©gage, l’on peut noter des sanctions significatives pour les deux finalistes (SĂ©nĂ©gal et Maroc), reconnaissant les torts partagĂ©s; le rejet de la protestation marocaine afin d’Ă©vite une escalade procĂ©durale; le ciblage des responsabilitĂ©s avec une distinction claire entre fautes des joueurs (suspensions ciblĂ©es: Hakimi, Sarr, Ndiaye, Saibari), faute du staff (suspension lourde de Thiaw) et faute des fĂ©dĂ©rations (amendes pour supporters, lasers, intrusions VAR, conduite gĂ©nĂ©rale).

L’autre constat est que le Conseil disciplinaire de la CAF envoie un message dissuasif au travers d’amendes Ă©levĂ©es (300k$ pour supporters sĂ©nĂ©galais, 200k$ pour ramasseurs de balles marocains, 100k$ pour intrusions VAR) et suspensions (5 matchs pour Thiaw). De quoi envoyer un signal fort contre les comportements antisportifs, surtout des officiels et du staff. Les sanctions pour lasers et intrusion dans la zone VAR sont cruciales pour protĂ©ger l’intĂ©gritĂ© de l’arbitrage et la sĂ©curitĂ©.

L’autre point d’attention est relatif Ă  la sĂ©vĂ©ritĂ© envers le SĂ©nĂ©gal, qui semble supĂ©rieure (amendes cumulĂ©es trĂšs lourdes). Pour un analyste, « cela reflĂšte une responsabilitĂ© perçue comme plus grande dans les dĂ©sordres ».

Le message fort Ă  retenir de ce verdict est la CAF assume son rĂŽle de gendarme. Ce verdict, globalement cohĂ©rent avec le Code Disciplinaire, vise Ă  restaurer l’autoritĂ© et le fair-play aprĂšs une finale houleuse. Son application stricte sera dĂ©terminante pour l’avenir. Reste Ă  voir comment chacune des parties va l’accueillir.

Le comitĂ© de discipline de la CAF a pris les dĂ©cisions suivantes : 

(1). Concernant la FĂ©dĂ©ration SĂ©nĂ©galaise de Football (FSF), le Conseil de Discipline de la CAF a dĂ©cidĂ© : 

  • Suspendre M. Pape Bouna Thiaw, l’entraĂźneur principal de l’équipe nationale sĂ©nĂ©galaise, pour cinq (5) matchs officiels de la CAF pour sa conduite antisportive en violation des principes du Code disciplinaire de la CAF en matiĂšre de fair-play et d’intĂ©gritĂ© et pour avoir discrĂ©ditĂ© le jeu.
  • M. Pape Bouna Thiaw a Ă©galement Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une amende de 100 000 dollars amĂ©ricains.
  • Suspendre le joueur de l’Ă©quipe nationale sĂ©nĂ©galaise, M. Iliman Cheikh Baroy Ndiaye, pour deux (2) matchs officiels de la CAF, pour son comportement antisportif envers l’arbitre.
  • Suspendre le joueur de l’Ă©quipe nationale sĂ©nĂ©galaise, M. Ismaila Sarr, pour deux (2) matchs officiels de la CAF pour son comportement antisportif envers l’arbitre.
  • Condamner la FĂ©dĂ©ration SĂ©nĂ©galaise de Football (FSF) Ă  une amende de 300 000 USD pour la conduite inappropriĂ©e de ses supporters, qui a jetĂ© le discrĂ©dit sur le football en violation des principes du Code disciplinaire de la CAF relatifs au fair-play et Ă  l’intĂ©gritĂ©.
  • La FĂ©dĂ©ration SĂ©nĂ©galaise de Football (FSF) a Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă  une amende de 300 000 USD pour le comportement antisportif de ses joueurs et de son staff technique, en violation des principes du Code disciplinaire de la CAF relatifs au fair-play, Ă  la loyautĂ© et Ă  l’intĂ©gritĂ©. Ce comportement a Ă©galement portĂ© atteinte Ă  l’image du football.
  • Condamner la FĂ©dĂ©ration SĂ©nĂ©galaise de Football (FSF) Ă  une amende de 15 000 USD pour la mauvaise conduite de son Ă©quipe nationale, cinq (5) de ses joueurs ayant reçu des avertissements.

(2). Concernant la FĂ©dĂ©ration Royale Marocaine de Football (FRMF) le Conseil de Discipline de la CAF a dĂ©cidĂ© :

  • Suspendre le joueur de l’Ă©quipe nationale marocaine, M. Achraf Hakimi, pour deux (2) matchs officiels de la CAF, dont un (1) de ces matchs suspendu pour un (1) an Ă  compter de la date de cette dĂ©cision, pour son comportement antisportif.
  • Suspendre le joueur de l’Ă©quipe nationale marocaine, M. IsmaĂ«l Saibari, pour trois (3) matchs officiels de la CAF pour son comportement antisportif.
  • M. IsmaĂ«l Saibari a Ă©galement Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une amende de 100 000 dollars.
  • Condamner la FĂ©dĂ©ration Royale Marocaine de Football (FRMF) Ă  une amende de 200 000 USD pour le comportement inappropriĂ© des ramasseurs de balles du stade lors du match susmentionnĂ©.
  • Condamner la FĂ©dĂ©ration Royale Marocaine de Football (FRMF) Ă  une amende de 100 000 USD pour la conduite inappropriĂ©e de ses joueurs et de son personnel technique de l’Ă©quipe nationale, qui ont envahi la zone de visionnage de la VAR et entravĂ© le travail de l’arbitre, en violation des principes de fair-play et d’intĂ©gritĂ©, tels qu’Ă©noncĂ©s dans les articles 82 et 83 du Code disciplinaire de la CAF.
  • Condamner la FĂ©dĂ©ration Royale Marocaine de Football (FRMF) Ă  une amende  de 15 000 USD pour l’utilisation de lasers par ses supporters lors du match susmentionnĂ©.

 (3) Sur la protestation introduite par la FĂ©dĂ©ration Royale Marocaine de Football (FRMF)   concernant les violations prĂ©sumĂ©es par la FĂ©dĂ©ration SĂ©nĂ©galaise de Football (FSF) des articles 82 et 84 du RĂšglement de la Coupe d’Afrique des Nations 

La Commission de discipline de la CAF a rejetĂ© la protestation dĂ©posĂ©e par la FĂ©dĂ©ration Royale Marocaine de Football (FRMF)  concernant les violations prĂ©sumĂ©es par la FĂ©dĂ©ration SĂ©nĂ©galaise de Football (FSF) des articles 82 et 84 du RĂšglement de la Coupe d’Afrique des Nations, relatives Ă  la finale de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies CAF Maroc 2025.

Bancassurance: ce qui changera concrĂštement chez NSIA grĂące au partenariat avec SBS

Harmonisation transfrontaliĂšre des systĂšmes bancaires, renforcement automatisĂ© de la conformitĂ© rĂ©glementaire, digitalisation accĂ©lĂ©rĂ©e des processus clĂ©s, interopĂ©rabilitĂ© simplifiĂ©e avec l’Ă©cosystĂšme Fintech, optimisation opĂ©rationnelle et rĂ©duction des coĂ»ts 
telles sont entre autres les bĂ©nĂ©fices que le dĂ©ploiement de la solution SBP Core Amplitude de SBS, Ă©diteur français de solutions logicielles bancaires, anciennement connu sous la dĂ©nomination Sopra Banking Software, rendra dĂ©sormais possible ou plus simple au sein du Groupe NSIA. Disons que le groupe, acteur majeur de la bancassurance en Afrique de l’Ouest et Centrale, s’apprĂȘte Ă  franchir une Ă©tape dĂ©cisive dans la transformation numĂ©rique de ses activitĂ©s. Un partenariat stratĂ©gique, annoncĂ© en dĂ©cembre 2025.

ConcrĂštement, NSIA mettra fin Ă  l’utilisation de systĂšmes disparates au sein de ses filiales bancaires, remplacĂ©s par une plateforme unifiĂ©e. Une harmonisation technique qui permettra l’optimisation opĂ©rationnelle et la rĂ©duction des coĂ»ts, tout en garantissant un renforcement robuste de la conformitĂ© rĂ©glementaire, notamment dans les zones UEMOA et CEMAC, un impĂ©ratif pour son dĂ©veloppement rĂ©gional. L’architecture ouverte et les API avancĂ©es de SBP Core Amplitude rendront dĂ©sormais possible une intĂ©gration fluide et permanente avec les fintechs et partenaires externes, accĂ©lĂ©rant ainsi la digitalisation des processus clĂ©s et l’enrichissement de l’expĂ©rience client sur l’ensemble du rĂ©seau.

Pour Camil Bennani Smires, directeur gĂ©nĂ©ral, SBP Core Amplitude chez SBS, la solution rĂ©pond aux dĂ©fis spĂ©cifiques des banques africaines: agilitĂ©, conformitĂ© et innovation. Une modernisation technique, couplĂ©e au rĂ©cent renforcement managĂ©rial de ses filiales assurances (comme au Mali et en GuinĂ©e) et Ă  la crĂ©ation de sa filiale de rĂ©assurance MANZI RĂ©, qui s’appuie sur une santĂ© financiĂšre solide (PNB bancaire en hausse de 11% en 2025) et qui vise clairement Ă  consolider le leadership panafricain de NSIA en bancassurance face Ă  la concurrence internationale.

Comment le Nigeria a attĂ©nuĂ© son grave problĂšme d’inflation grĂące Ă  de nouvelles mĂ©thodes mathĂ©matiques

Le taux d’inflation officiel du Nigeria a subi une transformation statistique, un processus technique qui a radicalement modifiĂ© le chiffre principal utilisĂ© par des millions de personnes pour Ă©valuer leur coĂ»t de la vie.

Les derniĂšres donnĂ©es du Bureau national des statistiques (BNS) indiquent une forte baisse de l’inflation Ă  15,15 % en dĂ©cembre. Ce chiffre, en recul par rapport aux 34,80 % enregistrĂ©s un an plus tĂŽt, semble signaler un net ralentissement de la hausse des prix. Toutefois, ce rĂ©sultat ne s’explique pas uniquement par la baisse des prix ; il rĂ©sulte Ă©galement d’un changement d’Ă©chelle dans la mesure de l’inflation.

Au cƓur de ce changement se trouve un processus appelĂ© « rĂ©ajustement ». En termes simples, le Nigeria mesurait les variations de prix pour une Ă©conomie de 2025 en utilisant une liste de courses et des habitudes de consommation de 2009. AprĂšs 15 ans — bien au-delĂ  du cycle de mise Ă  jour quinquennal recommandĂ© —, cette liste ne reflĂ©tait plus la rĂ©alitĂ©.

Dans une enquĂȘte nationale, le Bureau national des statistiques (NBS) a constatĂ© que les NigĂ©rians n’achetaient plus 201 articles obsolĂštes. Disparus du panier de consommation officiel, des objets comme les tĂ©lĂ©viseurs noir et blanc et les tĂ©lĂ©phones Nokia 3310 ont Ă©tĂ© retirĂ©s. À leur place, les statisticiens ont ajoutĂ© 404 nouveaux produits et services que les NigĂ©rians achĂštent rĂ©ellement aujourd’hui, portant le panier total Ă  934 articles, contre environ 740 auparavant. Cette mise Ă  jour, basĂ©e sur les habitudes de consommation de 2023 , vise Ă  ce que l’indice reflĂšte la vie moderne.

La nouvelle mĂ©thode de calcul, adoptĂ©e dĂ©but 2022, a rapidement permis de rĂ©duire l’inflation globale au NigĂ©ria Ă   24,48 % en janvier 2025 (contre 34,80 % en dĂ©cembre 2024), suite Ă  la modification de la mĂ©thodologie et de l’annĂ©e de base. Cet indicateur s’est globalement stabilisĂ© tout au long de l’annĂ©e 2022. Il convient toutefois de noter que, malgrĂ© l’attĂ©nuation des fortes fluctuations des prix observĂ©es prĂ©cĂ©demment, les prix sont restĂ©s Ă©levĂ©s.

La mise Ă  jour du panier n’Ă©tait qu’une Ă©tape.

Le Bureau national des statistiques (BNS) s’est alors heurtĂ© Ă  un obstacle mathĂ©matique. En fixant l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence Ă  2024, la comparaison directe de dĂ©cembre 2025 avec dĂ©cembre 2024 aurait engendrĂ© une hausse artificielle. Les responsables estimaient qu’avec l’ancien calcul, l’inflation aurait semblĂ© bondir Ă  31,2 %. Le BNS a qualifiĂ© ce phĂ©nomĂšne de « hausse artificielle Â» due Ă  l’effet de base, une distorsion technique , et non une vĂ©ritable flambĂ©e des prix.

Pour Ă©viter cela, le bureau a modifiĂ© sa mĂ©thode de calcul. Au lieu de comparer ce mois-ci au mĂȘme mois de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, il a utilisĂ© une moyenne sur douze mois des prix de 2024 comme point de rĂ©fĂ©rence. Cela a permis de normaliser le chiffre et d’Ă©viter la distorsion ponctuelle, ce qui explique le taux de 15,15 % enregistrĂ©.

Le gouvernement et les instances internationales ont approuvĂ© cette rĂ©forme. Le Fonds monĂ©taire international (FMI) a dĂ©clarĂ© que la nouvelle mĂ©thode aligne le NigĂ©ria sur les meilleures pratiques internationales et le cadre de la CEDEAO. Le vice-gouverneur de la Banque centrale, Muhammad Sani Abdullahi, a affirmĂ© qu’il s’agissait d’une solution Ă  un « problĂšme purement mathĂ©matique Â», et non d’une tentative de dissimuler une hausse des prix.

Ce changement soudain a toutefois suscitĂ© l’attention d’Ă©conomistes de renom. Yemi Kale, qui a dirigĂ© l’agence statistique du NigĂ©ria pendant dix ans, a averti que la transition avait peut-ĂȘtre Ă©tĂ© prĂ©cipitĂ©e, crĂ©ant un Ă©cart dans les comparaisons annuelles et faussant ainsi l’analyse.

« Comment calcule-t-on les chiffres d’une annĂ©e sur l’autre quand on affirme que les chiffres prĂ©cĂ©dents ne sont pas comparables ? », a-t-il demandĂ© , soulignant ainsi des prĂ©occupations quant Ă  la cohĂ©rence et Ă  la transparence.

Pour le Nigérian moyen, le décalage entre le nouveau taux de change officiel, plus bas, et les prix quotidiens du marché reste palpable.

Bien que le Bureau national des statistiques (NBS) fasse Ă©tat d’une baisse significative de l’inflation alimentaire Ă  10,84 %, la pression sur le coĂ»t de la vie, Ă©voquĂ©e par des organisations comme le Nigerian Economic Summit Group (NESG), n’a pas disparu du jour au lendemain. Ces nouveaux calculs offrent un point de rĂ©fĂ©rence rĂ©visĂ©, mais pour beaucoup, le pouvoir d’achat reste le critĂšre ultime.

Finie la coopĂ©ration fragmentĂ©e: la BAD et l’alliance de dix institutions financiĂšres arabes optent pour le co-investissement Ă  grande Ă©chelle

Le 14 janvier 2026, une avancĂ©e majeure pour le financement du dĂ©veloppement en Afrique a Ă©tĂ© scellĂ©e Ă  Abidjan, au siĂšge de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD). Le Groupe de coordination arabe, alliance de dix institutions financiĂšres arabes, et le Groupe de la BAD ont adoptĂ© une dĂ©claration commune pour un partenariat stratĂ©gique structurĂ©. Une initiative qui vise Ă  transformer la coopĂ©ration fragmentĂ©e en co-investissement programmatique Ă  grande Ă©chelle, rĂ©pondant au dĂ©ficit criant de financement. L’objectif est clair: ancrer un cofinancement arabo-africain robuste pour mobiliser des capitaux publics et privĂ©s vers les prioritĂ©s continentales que sont l’énergie, la rĂ©silience climatique, la sĂ©curitĂ© alimentaire et l’intĂ©gration rĂ©gionale. Ce partenariat renforcĂ©, s’inscrivant dans la nouvelle architecture financiĂšre africaine, place la CĂŽte d’Ivoire et le siĂšge de la BAD au cƓur d’une dynamique gĂ©oĂ©conomique prometteuse entre l’Afrique et le monde arabe.

StratĂ©gie Continentale: Comment DoubleTree by Hilton stimule l’attractivitĂ© Ă©vĂ©nementielle du Congo-Brazzaville, du Togo et consolide le leadership du Maroc

Tout rĂ©cemment, le 22 dĂ©cembre dernier, le groupe Hilton a fait trois annonces d’ouvertures simultanĂ©es dans trois pays distinctes d’Afrique. Le premier est le Congo-Brazzaville. Ce pays d’Afrique centrale se distingue par un projet structurant: le DoubleTree by Hilton Kintele, intĂ©grĂ© au plus grand centre de confĂ©rences de la sous-rĂ©gion (75 000 mÂČ). De quoi renforcer l’attractivitĂ© Ă©conomique du Congo-Brazzaville et le positionner en hub Ă©vĂ©nementiel rĂ©gional dĂšs 2026. DeuxiĂšme pays: le Togo. Ce pays d’Afrique de l’Ouest Ă©merge avec son premier hĂŽtel international Ă  l’aĂ©roport de LomĂ© (DoubleTree by Hilton), comblant un dĂ©ficit d’infrastructures upscale pour voyageurs d’affaires et transitaires, symbole de l’ouverture au tourisme business. La troisiĂšme annonce concerne le Maroc. DĂ©jĂ  leader en matiĂšre d’attractivitĂ© touristique sur le continent, ce pays d’Afrique du Nord consolide sa domination avec le DoubleTree by Hilton Marrakech La Palmeraie (228 chambres, ouverture prĂ©vue pour 2028). Ce qui porte Ă  16 projets le pipeline hĂŽtelier du groupe Hilton, dont le prestigieux Waldorf Astoria Rabat SalĂ©. Des projets qui rĂ©vĂšlent une stratĂ©gie continentale ciblĂ©e: Hilton capitalise sur des partenariats locaux (SEDIC au Congo, SODEXH SA au Togo) pour Ă©tendre sa marque DoubleTree (700 hĂŽtels Ă  travers le monde), valorisant Ă  la fois les marchĂ©s Ă©mergents (Congo, Togo, Angola, Éthiopie) et les destinations matures (Maroc), tout en stimulant les Ă©cosystĂšmes MICE (Meetings, Incentives, Conferences, Exhibitions) et le tourisme lifestyle.

CĂŽte d’Ivoire: une marche accĂ©lĂ©rĂ©e vers l’accĂšs universel Ă  l’eau et Ă  l’Ă©lectricitĂ©

La CĂŽte d’Ivoire accĂ©lĂšre sa marche vers l’accĂšs universel Ă  l’eau potable et Ă  l’Ă©lectricitĂ©, affichant des rĂ©sultats tangibles au terme de 2025. Dans le secteur Ă©nergĂ©tique, le pays dit avoir rĂ©alisĂ© une percĂ©e majeure: le taux d’Ă©lectrification des localitĂ©s est passĂ© de 33,1% en 2011 Ă  95,67% en juin 2025. La capacitĂ© de production installĂ©e a bondi de 117% (3 019 MW contre 1 391 MW), soutenue par des investissements massifs dans les rĂ©seaux de transport (+71,95%) et de distribution (+85,83%). Pour l’eau potable, le programme « Eau Pour Tous » (1 320 milliards FCFA engagĂ©s depuis 2012, soit 2 milliards d’euros) et un investissement de 654 milliards FCFA (997 millions d’euros) dans plus de 500 localitĂ©s ont permis des avancĂ©es significatives, avec des rĂ©alisations concrĂštes comme les chĂąteaux d’eau de Dondi ou Aropka servant des villages isolĂ©s. Plus de 21 000 pompes ont Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ©es en milieu rural. Alors que le gouvernement finalise le recensement des derniĂšres localitĂ©s non couvertes avant mars 2026, la CĂŽte d’Ivoire illustre une dynamique africaine de transformation structurelle axĂ©e sur les droits fondamentaux et les ODD.

RĂ©seaux sociaux: TECNO, la CAF et TikTok Ă  l’Ɠuvre dans la construction d’un Ă©cosystĂšme crĂ©atif panafricain

Le Maroc, hĂŽte de la CAN 2025, s’affirme comme Ă©picentre stratĂ©gique des synergies Afrique-Tech Ă  travers les TECNO Glory Night Awards. Cet Ă©vĂ©nement, copilotĂ© avec TikTok Live et la CAF, consolide au moins trois dynamiques majeures qui mĂ©ritent d’ĂȘtre soulignĂ©es. La premiĂšre: un leadership rĂ©gional Ă©mergent. Le Maroc avec influenceurs primĂ©s (@hajar_arssalanee et @brahimlogia), le Nigeria (4 laurĂ©ats dont @ultimatekombo2) et le SĂ©nĂ©gal (@fallu_et ses videos) illustrent l’hĂ©gĂ©monie ouest-africaine et maghrĂ©bine dans l’Ă©conomie crĂ©ative numĂ©rique. La CĂŽte d’Ivoire, le Kenya et le Cameroun confirment leur essor. DeuxiĂšme dynamique: la consolidation de la stratĂ©gie d’influence continentale de la marque technologique, qui capitalise sur son statut de partenaire Global de la CAF pour fusionner sport, tech et crĂ©ation locale. La campagne #MyPowerMoment (thĂšmes Power your Glory/Rise/Joy/Creativity) mobilise une vingtaine de pays, transformant l’utilisateur en ambassadeur via des rĂ©cits authentiques mis en valeur par l’IA TECNO (photo 3D, portrait d’optimisation, MEGAPAD). TroisiĂšme dynamique: la consolidation d’un Ă©cosystĂšme de valorisation crĂ©ative Ă  l’échelle du continent. Les 5 catĂ©gories de prix (Excellence du moment, Moment King/Queen, Creative Spark, Visual Master, The TECNO Partner) rĂ©vĂšlent une segmentation fine des talents. L’Ouganda et le Mali, bien que moins reprĂ©sentĂ©s, prouvent la capillaritĂ© de cette dynamique. Ainsi, TECNO s’affirme comme architecte d’une plateforme panafricaine unissant technologie, contenu Ă©motionnel et rĂ©seaux d’influence – accĂ©lĂ©rant l’intĂ©gration des marchĂ©s crĂ©atifs Ă©mergents dans le rĂ©cit numĂ©rique continental.