Les 10 pays africains les plus prĂȘts pour l’investissement et l’Ă©volution des vĂ©hicules Ă©lectriques

Souvent nĂ©gligĂ©e dans les perspectives mondiales sur les vĂ©hicules Ă©lectriques, l’Afrique se positionne rapidement comme un acteur clĂ©, Ă  la fois comme un marchĂ© en pleine expansion pour la mobilitĂ© Ă©lectrique et comme source de minĂ©raux essentiels pour les batteries.

Face Ă  la volatilitĂ© des prix mondiaux du pĂ©trole et aux objectifs ambitieux de dĂ©carbonation Ă  l’Ă©chelle mondiale, plusieurs pays africains mettent en Ɠuvre des politiques proactives et s’affirment comme une destination d’investissement attractive. ParallĂšlement, la demande croissante des classes moyennes, tant Ă©trangĂšres que locales, stimule l’industrialisation en Afrique du Nord et australe, tandis que des solutions de mobilitĂ© Ă  bas coĂ»t et Ă  grande Ă©chelle transforment le secteur des transports ailleurs sur le continent.

Selon Mordor Intelligence, le marchĂ© africain des vĂ©hicules Ă©lectriques devrait connaĂźtre une croissance fulgurante, passant d’environ 0,45 milliard de dollars en 2025 Ă  plus de 4,2 milliards de dollars d’ici 2030. Cela reprĂ©sente un taux de croissance annuel composĂ© de 56,3 %. Cette croissance repose sur deux atouts majeurs : les capacitĂ©s industrielles et les ressources miniĂšres. Ensemble, ces deux Ă©lĂ©ments constituent une stratĂ©gie d’investissement Ă  double avantage trĂšs prometteuse.

Voici dix pays africains prĂ©sentant le plus fort potentiel d’investissement et de dĂ©veloppement des vĂ©hicules Ă©lectriques.

1. Afrique du Sud : Porte d’entrĂ©e du secteur manufacturier

L’Afrique du Sud, premiĂšre Ă©conomie industrialisĂ©e du continent et berceau d’un secteur automobile historique, constitue un pĂŽle naturel pour le dĂ©veloppement des vĂ©hicules Ă©lectriques. ParallĂšlement, son secteur automobile trĂšs dĂ©veloppĂ©, qui contribue Ă  plus de 7 % de son PIB, opĂšre une transition cruciale pour favoriser l’adoption des vĂ©hicules Ă©lectriques.

  • Potentiel clé : Le gouvernement a mis en place une mesure incitative majeure : une dĂ©duction fiscale de 150 % sur les investissements Ă©ligibles dans les infrastructures de production de vĂ©hicules Ă©lectriques et Ă  hydrogĂšne. Cette mesure, promulguĂ©e et applicable Ă  compter de mars 2026, vise Ă  mobiliser des milliards d’euros de financements privĂ©s en subventionnant les dĂ©penses d’investissement liĂ©es Ă  la construction de nouveaux bĂątiments, usines et machines.
  • Axe d’investissement : se concentrer sur l’assemblage local, la fabrication de batteries et la fourniture de composants de pointe pour desservir les marchĂ©s d’exportation nationaux et internationaux (en particulier l’UE et le Royaume-Uni).

2. Maroc : Le pionnier de la production

Le Maroc est sans doute le pays le plus avancĂ© en matiĂšre de transition vers la production de vĂ©hicules Ă©lectriques, se positionnant ainsi comme une porte d’entrĂ©e vers le marchĂ© europĂ©en. Il a su attirer des entreprises telles que BYD, Tesla , Stellantis et Gotion High-Tech Co., qui a investi 5,6 milliards de dollars dans une gigafactory de batteries d’une capacitĂ© annuelle de 100 gigawatts (GWh).

  • Atouts majeurs : GrĂące Ă  un soutien gouvernemental important, le Maroc attire les grands constructeurs et Ă©quipementiers automobiles mondiaux. Il dispose d’une base industrielle solide et d’un objectif stratĂ©gique : produire jusqu’à 100 000 vĂ©hicules Ă©lectriques d’ici 2025, parallĂšlement Ă  la mise en place d’usines de batteries.
  • Angle d’investissement : Production et assemblage axĂ©s sur l’exportation, tirant parti de sa proximitĂ© avec l’Europe et de son Ă©cosystĂšme automobile existant.

3. Égypte : Le lien nord-africain

Plus Ă  l’est, l’Égypte, forte de sa population nombreuse et d’un gouvernement soucieux de rĂ©duire les Ă©missions de carbone et les subventions aux carburants, encourage activement la mobilitĂ© Ă©lectrique. Le gouvernement a fait de l’Ă©lectrification rapide des transports publics une prioritĂ© afin de lutter contre la forte pollution atmosphĂ©rique au Caire et Ă  Alexandrie.

  • Atouts majeurs : partenariats stratĂ©giques avec des entreprises chinoises pour la production de bus Ă©lectriques, programme de financement pour faciliter l’accĂšs des consommateurs aux vĂ©hicules Ă©lectriques, base industrielle solide et projets ambitieux de dĂ©veloppement des infrastructures. L’Égypte vise une part de 65 % d’industrialisation dans sa chaĂźne de valeur de fabrication de vĂ©hicules Ă©lectriques d’ici 2030.
  • Axe d’investissement : Électrification des transports publics (bus et taxis) et dĂ©ploiement d’infrastructures de recharge dans ses principaux centres urbains.

4. Kenya : Leader en matiÚre de motos et tuk-tuks électriques

Le potentiel du Kenya en matiĂšre de vĂ©hicules Ă©lectriques repose sur son Ă©cosystĂšme innovant et local, axĂ© sur les deux-roues et les trois-roues, qui constituent l’Ă©pine dorsale de ses transports publics et commerciaux. Ce segment attire l’attention des investisseurs, et des start-ups spĂ©cialisĂ©es dans les deux-roues comme ARC Ride , BasiGo et Enzi Mobility bĂ©nĂ©ficient d’importants investissements directs Ă©trangers.

  • Atouts majeurs : Des objectifs politiques ambitieux, notamment celui de faire en sorte que 5 % des nouveaux vĂ©hicules immatriculĂ©s soient Ă©lectriques d’ici 2025. De plus, le Code national du bĂątiment de 2024 impose dĂ©sormais Ă  tous les nouveaux bĂątiments commerciaux de rĂ©server au moins 5 % de leurs places de stationnement Ă  l’infrastructure de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques, garantissant ainsi un niveau d’investissement minimum. On observe Ă©galement une rĂ©duction des droits d’importation sur les vĂ©hicules Ă©lectriques et une prioritĂ© accordĂ©e Ă  l’assemblage local et aux systĂšmes d’échange de batteries.
  • Angle d’investissement : Technologie d’Ă©change de batteries et assemblage local de motos Ă©lectriques (Boda-Bodas) et de tuk-tuks , impulsĂ©s par de nombreuses start-ups locales.

5. Rwanda : un pays innovant grĂące Ă  des politiques publiques

MalgrĂ© sa taille, le Rwanda se distingue par la crĂ©ation d’un environnement politique parmi les plus favorables Ă  la mobilitĂ© Ă©lectronique en Afrique.

  • Potentiel clé : Dans le cadre de la StratĂ©gie nationale de transformation (NST2), le gouvernement offre des allĂ©gements fiscaux importants, notamment l’exonĂ©ration de TVA, de droits d’importation et d’accise sur les voitures Ă©lectriques, les piĂšces dĂ©tachĂ©es et les Ă©quipements de recharge. Le pays constitue un terrain d’expĂ©rimentation pour des modĂšles commerciaux innovants tels que les stations de recharge ultra-rapide. À titre d’exemple, le Rwanda abrite Ampersand , qui a rĂ©cemment ouvert son rĂ©seau d’échange de batteries aux fabricants internationaux.
  • Axes d’investissement : Logistique, Ă©lectrification des flottes et dĂ©veloppement des infrastructures et services de recharge dans un environnement rĂ©glementaire favorable.

6. NigĂ©ria : Le gĂ©ant de l’Afrique de l’Ouest

Le NigĂ©ria est le nouveau venu de taille dans ce classement, avec un taux d’adoption en forte croissance, notamment dans les segments des motos et tricycles Ă©lectriques. L’adoption rĂ©cente de la loi sur la transition vers les vĂ©hicules Ă©lectriques et la mobilitĂ© verte, prĂ©vue fin 2025, a permis au pays de passer d’un intĂ©rĂȘt passif Ă  une industrialisation dynamique.

  • Potentiel clé : Le projet de loi de 2025 impose aux constructeurs automobiles Ă©trangers d’établir des usines d’assemblage locales dans un dĂ©lai de trois ans et de s’approvisionner localement pour au moins 30 % des composants d’ici 2030. Avec environ 15 000 Ă  20 000 vĂ©hicules Ă©lectriques dĂ©jĂ  en circulation, le marchĂ© nigĂ©rian devrait croĂźtre de 6,8 % par an jusqu’en 2031, selon Climate Scorecard .
  • Axes d’investissement : Services d’importation, de distribution et de maintenance pour les deux-roues et les trois-roues Ă©lectriques, et investissement dans des solutions de recharge alimentĂ©es par des Ă©nergies renouvelables.

7. L’Éthiopie : un acteur politique audacieux

L’Éthiopie a profondĂ©ment transformĂ© son marchĂ© grĂące Ă  une mesure politique unique et radicale : l’interdiction d’importer tous les vĂ©hicules Ă  moteur Ă  combustion interne non Ă©lectriques. Cette politique a immĂ©diatement engendrĂ© une demande de vĂ©hicules Ă©lectriques, faisant du pays l’un des marchĂ©s de vĂ©hicules Ă©lectriques Ă  la croissance la plus rapide du continent.

  • Potentiel clé : Cette interdiction, motivĂ©e par la nĂ©cessitĂ© de rĂ©duire les importations coĂ»teuses de combustibles fossiles et de tirer parti de son important potentiel hydroĂ©lectrique, crĂ©e une demande garantie de vĂ©hicules Ă©lectriques. L’effet a Ă©tĂ© immĂ©diat et spectaculaire : selon EV24.africa , les immatriculations de vĂ©hicules Ă©lectriques devraient reprĂ©senter plus de 60 % des ventes de vĂ©hicules neufs dĂ©but 2025. Le marchĂ© africain des vĂ©hicules Ă©lectriques devrait ainsi afficher la croissance la plus rapide d’Afrique, avec un TCAC de 58,92 % jusqu’en 2030, d’aprĂšs Mordor Intelligence .
  • Angle d’investissement : Production et assemblage locaux immĂ©diats pour rĂ©pondre Ă  la demande induite par les politiques publiques, en tirant parti de l’importante capacitĂ© hydroĂ©lectrique Ă  faible coĂ»t de l’Éthiopie.

Les géants des minéraux et de la chaßne de valeur

Les trois pays suivants sont essentiels non seulement pour l’adoption des vĂ©hicules Ă©lectriques, mais aussi pour leur rĂŽle dans la chaĂźne de valeur mondiale des batteries pour vĂ©hicules Ă©lectriques. Les investissements y sont axĂ©s sur le traitement et la valorisation des minĂ©raux.

8. đŸ‡šđŸ‡© RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC)

La RDC occupe une position stratégique et non négociable dans la transition mondiale vers les véhicules électriques.

  • Potentiel clé : La RDC possĂšde environ 48 % des rĂ©serves mondiales prouvĂ©es de cobalt , selon l’Observatoire africain des minĂ©raux verts. Elle reprĂ©sente 70 % de la production mondiale de cobalt et est un important producteur de cuivre, deux composants essentiels des batteries.
  • Perspective d’investissement : Passer de l’exportation de matiĂšres premiĂšres Ă  la transformation et au raffinage locaux du cobalt et du cuivre afin de crĂ©er une chaĂźne de valeur rĂ©gionale complĂšte pour les batteries, en allant au-delĂ  de l’exportation de matiĂšres premiĂšres.

9. Zimbabwe

Le Zimbabwe est en train de devenir rapidement un acteur mondial dans le secteur d’un autre minerai critique.

  • Potentiel clé : Le Zimbabwe possĂšde les plus importantes rĂ©serves connues de lithium d’Afrique, un composant indispensable Ă  toutes les batteries de vĂ©hicules Ă©lectriques actuelles. Le gouvernement a interdit l’exportation de minerai de lithium brut en 2022 (SI 213 de 2022), obligeant les mineurs Ă  investir dans des usines de traitement pour produire localement des concentrĂ©s de lithium Ă  plus forte valeur ajoutĂ©e avant l’exportation.
  • Aspect de l’investissement : Financer et dĂ©velopper des usines de transformation locales pour produire du carbonate et de l’hydroxyde de lithium de qualitĂ© batterie, en remontant la chaĂźne de valeur depuis l’extraction miniĂšre. Ceci fait suite Ă  la directive gouvernementale interdisant les exportations de minerai de lithium brut.

10. Tanzanie

La Tanzanie complÚte la liste avec un potentiel important en graphite, un composant clé des anodes de batteries.

  • Atouts majeurs : Le pays possĂšde d’importantes rĂ©serves de graphite, utilisĂ© pour la fabrication des matĂ©riaux d’anode des batteries lithium-ion. Il recĂšle Ă©galement un potentiel pour d’autres minĂ©raux destinĂ©s aux batteries. ParallĂšlement, le pays connaĂźt une forte croissance du nombre de vĂ©los Ă©lectriques et de tuk-tuks (vĂ©hicules Ă  trois roues).
  • Axes d’investissement : Extraction et traitement du graphite, ainsi qu’importation et assemblage local de vĂ©hicules Ă©lectriques Ă  deux et trois roues.

Combler le dĂ©ficit d’infrastructures

L’Afrique se positionne rapidement comme un acteur clĂ© de la transition mondiale vers les vĂ©hicules Ă©lectriques, Ă  la fois comme source de minĂ©raux essentiels aux batteries et comme marchĂ© Ă©mergent en pleine expansion pour la mobilitĂ© Ă©lectrique.

Bien que le dĂ©ficit d’infrastructures et de financements Ă  travers le continent demeure important, il reprĂ©sente Ă©galement l’un des secteurs les plus rentables pour les pionniers.

La vĂ©ritĂ© est que le continent continue de faire face Ă  de rĂ©elles contraintes : instabilitĂ© du rĂ©seau Ă©lectrique, coĂ»ts d’acquisition Ă©levĂ©s des vĂ©hicules et accĂšs limitĂ© au financement. Cependant, ces dĂ©fis offrent simultanĂ©ment des opportunitĂ©s. Ces contraintes crĂ©ent des opportunitĂ©s d’investissement pour des infrastructures de recharge dĂ©centralisĂ©es, alimentĂ©es Ă  l’énergie solaire, et des rĂ©seaux d’échange de batteries qui rĂ©duisent la dĂ©pendance Ă  des rĂ©seaux Ă©lectriques instables. Elles plaident Ă©galement en faveur d’usines d’assemblage locales, qui diminuent les coĂ»ts d’importation, amĂ©liorent l’accessibilitĂ© financiĂšre des vĂ©hicules et crĂ©ent des emplois. Un soutien politique continu, comprenant des incitations fiscales, des exonĂ©rations d’importation et des obligations de production locale, contribue Ă  sĂ©curiser le marchĂ© pour les pionniers.

Bien que les progrÚs soient inégaux et que de nombreuses lacunes subsistent, une dynamique se dessine clairement au niveau des politiques, des capacités industrielles et des investissements.

En dĂ©finitive, la place de l’Afrique sur la scĂšne mondiale des vĂ©hicules Ă©lectriques ne passera pas par la simple copie des marchĂ©s Ă©tablis. Elle reposera sur le dĂ©veloppement de solutions locales, abordables et rĂ©silientes – et les pays mentionnĂ©s ci-dessus montrent dĂ©jĂ  la voie Ă  suivre.

Maroc : Usine de polysilicium soutenue par les États-Unis …

Les États-Unis apportent leur soutien Ă  une ambitieuse initiative marocaine visant Ă  rĂ©duire la dĂ©pendance mondiale vis-Ă -vis de la Chine pour les matĂ©riaux essentiels Ă  la fabrication des semi-conducteurs, rapporte Bloomberg ce lundi. La SociĂ©tĂ© FinanciĂšre Internationale de DĂ©veloppement (DFC) de Washington a octroyĂ© 4,75 millions de dollars Ă  l’entreprise marocaine Sondiale SA pour financer les Ă©tudes prĂ©liminaires d’une usine de polysilicium de 870 millions de dollars prĂ©vue Ă  Tan-Tan, dans le sud du Maroc.

Ce projet a pour objectif de produire du polysilicium de haute puretĂ©, un matĂ©riau clĂ© pour les microprocesseurs et les panneaux solaires, dont la production est actuellement dominĂ©e par la Chine, qui assure plus de 90 % de l’approvisionnement mondial. Un responsable de la DFC, citĂ© par Bloomberg, a indiquĂ© qu’un entrepreneur principal amĂ©ricain supervisera le dĂ©veloppement de cette installation marocaine, destinĂ©e Ă  approvisionner les marchĂ©s amĂ©ricains et ceux de leurs alliĂ©s.

Pour rappel, le 22 novembre 2025, le Maroc et la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine GPM Holding ont signĂ© Ă  Tan-Tan une convention pour crĂ©er la premiĂšre unitĂ© de production de polysilicium du pays dans la zone industrielle d’El Ouatia. L’investissement s’élĂšve Ă  8 milliards de dirhams (≈730 M€) pour 30 000 tonnes annuelles, 85 % destinĂ©es Ă  l’exportation. Le projet devrait gĂ©nĂ©rer 1 500 emplois directs et renforcer l’écosystĂšme industriel local, positionnant le Maroc comme acteur clĂ© du solaire mondial.

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Namibie : la BAD valide le Document de stratĂ©gie pays qui prĂ©voit 1,78 milliard USD d’investissement

Le conseil d’administration de la Banque africaine de dĂ©veloppement a annoncĂ©, dans un communiquĂ© datĂ© du 3 dĂ©cembre 2025, avoir approuvĂ© le Document de stratĂ©gie pays (DSP) pour la Namibie prĂ©voyant un financement de 1,78 milliard de dollars. Lequel vise Ă  soutenir la transformation de l’économie et la croissance inclusive au cours de la pĂ©riode 2025-2030.

Cette plan de financement quinquennal entend relever des dĂ©fis socio-Ă©conomiques profonds : avec un taux de chĂŽmage des jeunes dĂ©passant 40 % et un revenu par habitant en baisse continue (de 5 942 dollars en 2012 Ă  4 240 dollars en 2024), la Namibie reste l’un des pays les plus inĂ©galitaires au monde, constate l’institution.

La stratĂ©gie s’articule autour de deux axes prioritaires notamment, renforcer les infrastructures fondamentales (transport, Ă©nergie, eau) pour rĂ©duire les coĂ»ts des entreprises, amĂ©liorer la productivitĂ© et positionner le pays comme un hub logistique rĂ©gional. Cet axe doit aussi faciliter les Ă©changes dans le cadre de la zone de libre-Ă©change africaine, renforcer la sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique grĂące aux renouvelables et Ă©largir l’accĂšs Ă  l’eau potable en milieu rural.

La deuxiĂšme prioritĂ© vise Ă  dĂ©velopper le capital humain via une formation professionnelle adaptĂ©e au marchĂ©, afin de crĂ©er des passerelles vers l’emploi. Cet effort devra soutenir les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et favoriser l’autonomisation Ă©conomique des femmes.

Les retombĂ©es attendues sont une diversification de l’économie (au-delĂ  des secteurs minier et agricole), une meilleure intĂ©gration des MPME dans les chaĂźnes de valeur rĂ©gionales, et la crĂ©ation de milliers d’emplois directs et indirects.

À plus long terme, le plan prĂ©voit d’étendre l’accĂšs Ă  l’électricitĂ© (visant une couverture universelle contre 59,5 % actuellement), d’amĂ©liorer les liaisons commerciales avec l’Angola et la Zambie, et de rĂ©duire les coĂ»ts logistiques. Il soutient Ă©galement les ambitions climatiques de la Namibie, notamment son leadership dans la production d’hydrogĂšne vert.

Centrafrique : le canadien CVMR dĂ©croche un mĂ©ga-contrat minier de 25 ans sur l’uranium, l’or et le coltan


Avant la prĂ©sidentielle, les autoritĂ©s du pays ont scellĂ© un accord avec un gĂ©ant nord-amĂ©ricain des mines. Celui-ci lorgne l’uranium, le coltan, le cuivre, l’or et le nickel du sol centrafricain.

Le groupe canadien Chemical Vapour Metal Refining (CVMR) a annoncĂ© avoir a conclu un accord avec l’État Centrafricain portant sur l’exploration, l’exploitation et le raffinage de ses ressources miniĂšres stratĂ©giques (uranium, coltan, cuivre, or et nickel) pour une pĂ©riode de 25 ans. Selon les informations communiquĂ©es fin novembre par l’entreprise et confirmĂ©es par Bangui, cet accord formalise un protocole de nĂ©gociation engagĂ© depuis 2023.

Bangui prĂ©sente ce partenariat public-privĂ© comme une Ă©tape dĂ©terminante pour renforcer la transformation locale et garantir que les richesses du sous-sol contribuent directement Ă  la croissance Ă©conomique du pays. Les deux Parties ont convenu de l’implĂ©mentation de ce mĂ©ga projet et la valorisation desdits minerais dans les 12 mois suivant la signature de ce partenariat. Le projet prĂ©voit Ă©galement la construction d’unitĂ©s de raffinage, le transfert de technologies, la crĂ©ation d’emplois et la mise en place de programmes de formation en lien avec les universitĂ©s et centres d’enseignement supĂ©rieur nationaux.

50 millions de dollars d’investissement

Pour y parvenir, le gĂ©ant nord-amĂ©ricain des mines avait créé en juin dernier une filiale locale dĂ©nommĂ©e CVMR Sarl (Centrafrique) pour superviser les activitĂ©s d’exploration, d’exploitation et de raffinage de l’uranium, du tantale, du niobium, du cuivre, de l’antimoine, du nickel et de l’or. Les opĂ©rations d’extraction de l’uranium seront spĂ©cifiquement gĂ©rĂ©es par une filiale amĂ©ricaine, Uranium Power Corporation. Kamran M. Khozan, patron de CVMR a Ă©galement annoncĂ© avoir engagĂ© des nĂ©gociations en cours pour lancer un « mĂ©canisme financier dĂ©diĂ© » afin de canaliser des capitaux extĂ©rieurs une fois les premiĂšres dĂ©couvertes confirmĂ©es.

Pour rappel, le potentiel minier du pays reste toutefois difficile Ă  mesurer en raison de la prĂ©dominance de l’activitĂ© artisanale. D’aprĂšs le rapport ITIE 2022, la production artisanale d’or atteindrait environ 5 735 tonnes, contre 1 536 tonnes seulement dĂ©clarĂ©es et exportĂ©es par les 26 sociĂ©tĂ©s formelles recensĂ©es. Ces exportations ont gĂ©nĂ©rĂ© 31,4 milliards FCFA, illustrant l’ampleur du secteur informel et le manque Ă  gagner pour l’État.

Afrique du Sud : Eskom anticipe un bénéfice annuel de 930 millions $ sur son exercice 2026

En Afrique du Sud, Eskom est le principal fournisseur d’Ă©lectricitĂ©. La compagnie qui autrefois plombait l’économie avec des problĂšmes rĂ©currents connait depuis peu un redressement progressif de ses activitĂ©s.  

En Afrique du Sud, le fournisseur public d’Ă©lectricitĂ© Eskom pourrait enchaĂźner un second exercice financier consĂ©cutif dans le vert.

Dans un communiquĂ© publiĂ© le 28 novembre 2025, l’entreprise Ă©tatique dit anticiper un bĂ©nĂ©fice aprĂšs impĂŽt autour de 16 milliards de rands (937 millions $) d’ici la fin de son annĂ©e financiĂšre en mars 2026, soit un niveau similaire Ă  celui enregistrĂ© un an plus tĂŽt.

Cet optimisme de la compagnie s’explique notamment par des rĂ©sultats positifs affichĂ©s au terme de la premiĂšre moitiĂ© de son exercice achevĂ© en septembre dernier.  Sur cette pĂ©riode, la compagnie a dĂ©gagĂ© un bĂ©nĂ©fice net de 24,3 milliards de rands (1,4 milliard $).

Avec la baisse des taux d’intĂ©rĂȘt et du niveau d’endettement, les coĂ»ts financiers ont baissĂ© de 14 % Ă  15,3 milliards de rands (896 millions $) alors que la hausse moyenne des tarifs de l’électricitĂ© de 12,7 % Ă  partir d’avril a permis de booster le chiffre d’affaires de 4 % Ă  191,3 milliards de rands (11,2 milliards $).

Dans la nation arc-en-ciel, Eskom souligne que les coupures d’électricitĂ© n’ont Ă©tĂ© appliquĂ©es que durant 4 jours entre mars et septembre. Un vĂ©ritable redressement aprĂšs une triste annĂ©e 2023 marquĂ©e par plus de 300 jours de dĂ©lestages qui a plombĂ© l’économie la plus industrialisĂ©e du continent.

Le cabinet international Gibson Dunn vise le Maroc

Le cabinet international Gibson Dunn prĂ©pare son implantation au Maroc avec une stratĂ©gie orientĂ©e vers l’accompagnement des investisseurs AmĂ©ricains. La firme ambitionne de se positionner comme partenaire juridique de rĂ©fĂ©rence pour les acteurs souhaitant opĂ©rer dans les secteurs stratĂ©giques des banques et de la transition Ă©nergĂ©tique. En ligne de mire : le conseil aux institutions financiĂšres, ainsi que les projets liĂ©s aux Ă©nergies renouvelables, Ă  l’hydrogĂšne vert et au dessalement, segments en forte croissance dans le Royaume. Cette offensive marque une nouvelle Ă©tape dans l’attractivitĂ© du marchĂ© marocain auprĂšs du juridique amĂ©ricain, notamment sur les verticales de l’énergie propre et des infrastructures critiques.

Pour rappel, le cabinet Gibson, Dunn & Crutcher s’est imposĂ© parmi les firmes juridiques les plus influentes au monde, en particulier sur les opĂ©rations internationales complexes, les fusions-acquisitions, le financement de projets et le regulatory advisory. Reconnu pour sa proximitĂ© historique avec les marchĂ©s amĂ©ricains, notamment Ă  travers ses liens d’accompagnement avec des investisseurs et multinationales, le cabinet compte aujourd’hui plus de 1 800 avocats rĂ©partis dans plus de 20 bureaux sur trois continents. Son expertise couvre des secteurs hautement stratĂ©giques comme les marchĂ©s financiers, l’énergie, les infrastructures, les tĂ©lĂ©communications ou encore la conformitĂ© rĂ©glementaire.

Aérien Bpifrance engage un bras de fer avec Air Sénégal

Selon Africa Intelligence, la banque publique d’investissement française a engagĂ© une action devant la justice afin de mettre la main sur deux appareils dont elle a garanti le financement. Une dĂ©cision qui fait suite Ă  d’importants impayĂ©s d’Air SĂ©nĂ©gal dont la situation financiĂšre est profondĂ©ment dĂ©gradĂ©e. Les appareils, obtenus dans le cadre d’un crĂ©dit-bail Ă  l’export, sont utilisĂ©s par Air SĂ©nĂ©gal en Ă©change d’un loyer. Ils restent cependant la propriĂ©tĂ© de leurs crĂ©anciers jusqu’à l’échĂ©ance du contrat et peuvent ĂȘtre saisis si la compagnie ne respecte plus ses obligations financiĂšres. Depuis plusieurs mois, Bpifrance aurait alertĂ© Air SĂ©nĂ©gal sur ses retards rĂ©pĂ©tĂ©s de paiement liĂ©s Ă  ces appareils. Un conflit qui rappel celui de Carlyle Aviation concernant les deux Airbus A321 immobilisĂ©s, faute d’accord avec Air SĂ©nĂ©gal.

Afin de pallier les carences causĂ©es par ces immobilisations, Air SĂ©nĂ©gal multiplie les locations d’appareils par le biais de contrats ACMI (aircraft, crew, maintenance, insurance), une pratique s’avĂ©rant extrĂȘmement coĂ»teuse. Dans une tentative visant Ă  allĂ©ger sa dette, Ă©valuĂ©e Ă  environ 150 millions d’euros, la compagnie a mĂȘme rĂ©cemment sous-traitĂ© une partie de son personnel, dont des pilotes, Ă  Air CĂŽte d’Ivoire, suscitant les critiques d’une partie de la classe politique.

Un examen plus approfondi des projets aéroportuaires en Afrique

D’aprĂšs les donnĂ©es du Conseil international des aĂ©roports (ACI) , le trafic passagers atteindra 261 millions d’ici la fin de l’annĂ©e. La flotte commerciale du continent compte actuellement environ 1 490 appareils en service, et 200 autres sont en commande auprĂšs des compagnies aĂ©riennes africaines.

Vous trouverez ci-dessous un aperçu plus dĂ©taillĂ© de certains des principaux projets d’expansion et de construction d’aĂ©roports qui façonnent le paysage aĂ©ronautique africain.

AĂ©roport international de Bishoftu, Éthiopie

Ethiopian Airlines Group (EAG) finance la construction d’un nouvel aĂ©roport situĂ© Ă  40 kilomĂštres au sud-ouest de l’aĂ©roport international d’Addis-Abeba Bole. Le nouvel aĂ©roport international de Bishoftu (BIA) permettra de fluidifier le trafic passagers Ă  Addis-Abeba et de positionner l’Éthiopie comme un acteur majeur du secteur aĂ©rien.

Il s’agit d’un projet phare, entiĂšrement nouveau, qui adoptera une approche progressive adaptĂ©e Ă  la croissance de la demande. La premiĂšre phase, d’une valeur de 12,5 milliards de dollars amĂ©ricains, devrait s’achever en 2030 et pourra accueillir jusqu’Ă  60 millions de passagers par an.

Mesfin Tasew, PDG d’EAG, a dĂ©clarĂ© que l’aĂ©roport international de Bishoftu marque une Ă©tape historique dans le dĂ©veloppement de l’aviation africaine et contribuera de maniĂšre significative Ă  l’essor des entreprises sur le continent.

La Banque africaine de développement (BAD), Dar Al-Handasah Consultants (DAR) et KPMG ont apporté leur soutien à cette initiative. Le cabinet Clyde & Co. en assure le conseil juridique.

Une fois pleinement dĂ©veloppĂ©, l’aĂ©roport international de Bandaranaike (BIA) aura une capacitĂ© de 110 millions de passagers par an, ce qui en fera le plus grand aĂ©roport de tout le continent.

EAG a publiĂ© les documents relatifs au projet, notamment un modĂšle financier, Ă  l’intention des prĂȘteurs potentiels. Les offres de prĂ©sĂ©lection des entreprises EPC sont attendues d’ici mi-dĂ©cembre.

Le projet est actuellement prĂ©sentĂ© aux JournĂ©es de marchĂ© de l’Africa Investment Forum (AIF) au Maroc jusqu’au 28 novembre.

Aéroport international Mohammed V, Maroc

En prĂ©vision de l’organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2030, l’Office national des aĂ©roports du Maroc (ONDA) a annoncĂ© sa stratĂ©gie directrice « AĂ©roports 2030 Â». Ce plan vise Ă  renforcer la position du pays en tant que plaque tournante stratĂ©gique de l’aviation pour les Ă©changes internationaux. Le Maroc prĂ©voit d’accroĂźtre sa capacitĂ© de trafic aĂ©roportuaire de 30 millions Ă  80 millions de passagers d’ici 2030.

Ce mois-ci, l’ONDA a lancĂ© un appel d’offres public de 980 millions de dollars pour la construction d’un nouveau terminal Ă  l’aĂ©roport international Mohammed V. Ce projet devrait permettre d’accroĂźtre la capacitĂ© d’accueil de l’aĂ©roport jusqu’Ă  30 millions de passagers par an.

Le terminal en forme de H bĂ©nĂ©ficiera d’un accĂšs direct Ă  la ligne ferroviaire Ă  grande vitesse KĂ©nitra-Marrakech, offrant des liaisons rapides vers d’autres grandes villes marocaines.

Les motifs puisent leur inspiration dans les forces naturelles de l’ocĂ©an Atlantique, ainsi que dans les couleurs et le dynamisme de la diversitĂ© marocaine. On y retrouve notamment des motifs gĂ©omĂ©triques andalous et des tapis des montagnes de l’Atlas.

Lors de l’annonce du projet en dĂ©but d’annĂ©e, les investissements prĂ©vus s’Ă©levaient Ă  1,5 milliard de dollars. Il s’agit de l’un des plus importants projets d’infrastructure de l’histoire de l’aviation du pays.

L’aĂ©roport international Mohammed V reprĂ©sente plus d’un tiers du trafic aĂ©rien total du Maroc, Royal Air Maroc (RAM) l’utilisant comme principal hub. La compagnie aĂ©rienne a signĂ© un contrat de performance avec l’État visant Ă  augmenter sa flotte de 50 Ă  200 appareils d’ici 2037.

Le projet de nouveau terminal devrait ĂȘtre achevĂ© en 2029.

Aéroport international de Bugesera, Rwanda

Il s’agit d’un tout nouvel aĂ©roport, construit pour soutenir les opĂ©rations de l’aĂ©roport international de Kigali existant. Le nouvel aĂ©roport international de Bugesera (NBIA), d’une valeur de 2 milliards de dollars, devait initialement ĂȘtre achevĂ© en 2026. Son achĂšvement est dĂ©sormais reportĂ© Ă  la mi-2028.

Une fois achevĂ©, l’aĂ©roport international Ninoy Aquino (NBIA) devrait accueillir plus de 14 millions de passagers par an.

Les plans prĂ©voient un toit inspirĂ© du relief vallonnĂ© du pays, une piste de 3,8 kilomĂštres et une voie de circulation parallĂšle. Un terminal passagers moderne, un terminal prĂ©sidentiel et des installations de fret d’une capacitĂ© de 150 000 tonnes par an sont Ă©galement inclus.

L’African Trade & Investment Development Insurance a approuvĂ© en juillet 2025 une contre-garantie de 84 millions de dollars pour aider les banques rwandaises Ă  Ă©mettre plus de 322 millions de dollars d’obligations et de garanties destinĂ©es Ă  la construction de la NBIA.

Le Qatar dĂ©tient 60 % des parts de RwandAir et est un investisseur important Ă  l’aĂ©roport international Ninoy Aquino (NBIA). Cheikh Tamim, Ă©mir du Qatar, s’est rendu au Rwanda la semaine derniĂšre pour discuter du renforcement des liens aĂ©riens entre les deux pays, entre autres sujets.

Le gouvernement rwandais a rĂ©cemment allouĂ© 499 millions de dollars Ă  l’aĂ©roport dans son budget 2025/26. Il recherche Ă©galement des financements extĂ©rieurs, notamment un prĂȘt de 200 millions de dollars auprĂšs de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures.

La mobilisation du projet a débuté en 2017.

CrossBoundary Energy sécurise 200 millions $ pour étendre son portefeuille en Afrique

Dans plusieurs pays africains, les solutions solaires déployées directement sur les sites industriels offrent une alternative crédible aux réseaux instables. Elles soutiennent la continuité des opérations et renforcent la compétitivité des entreprises.

CrossBoundary Energy (CBE), investisseur dans des projets d’Ă©nergie solaire hors rĂ©seau et membre de CrossBoundary Group, a annoncĂ© le mercredi 19 novembre avoir mobilisĂ© 200 millions USD de dette senior, Ă  titre de deuxiĂšme tranche d’un mĂ©canisme de financement structurĂ© par Standard Bank. L’opĂ©ration confirme l’intĂ©rĂȘt des prĂȘteurs pour son modĂšle d’énergie fournie aux industries africaines. 

La premiĂšre tranche du mĂ©canisme avait Ă©tĂ© clĂŽturĂ©e en dĂ©cembre 2024. Elle avait ouvert la voie Ă  une sĂ©rie d’engagements supplĂ©mentaires obtenus en 2025 auprĂšs de Norfund, Impact Fund Denmark et de l’Emerging Africa and Asia Infrastructure Fund. CBE avait aussi signĂ© le 14 juillet 2025 un accord de garantie d’une valeur de 495 millions USD avec l’Agence multilatĂ©rale de garantie des investissements (MIGA) du groupe de la Banque mondiale. Cette garantie couvre des risques de transfert et de change dans les pays oĂč l’entreprise dĂ©ploie ses actif

CrossBoundary Energy (CBE), investisseur dans des projets d’Ă©nergie solaire hors rĂ©seau et membre de CrossBoundary Group, a annoncĂ© le mercredi 19 novembre avoir mobilisĂ© 200 millions USD de dette senior, Ă  titre de deuxiĂšme tranche d’un mĂ©canisme de financement structurĂ© par Standard Bank. L’opĂ©ration confirme l’intĂ©rĂȘt des prĂȘteurs pour son modĂšle d’énergie fournie aux industries africaines. 

La premiĂšre tranche du mĂ©canisme avait Ă©tĂ© clĂŽturĂ©e en dĂ©cembre 2024. Elle avait ouvert la voie Ă  une sĂ©rie d’engagements supplĂ©mentaires obtenus en 2025 auprĂšs de Norfund, Impact Fund Denmark et de l’Emerging Africa and Asia Infrastructure Fund. CBE avait aussi signĂ© le 14 juillet 2025 un accord de garantie d’une valeur de 495 millions USD avec l’Agence multilatĂ©rale de garantie des investissements (MIGA) du groupe de la Banque mondiale. Cette garantie couvre des risques de transfert et de change dans les pays oĂč l’entreprise dĂ©ploie ses actif

L’ONMT et EasyJet scellent un accord

L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) annonce un partenariat stratĂ©gique de cinq ans avec EasyJet. Cette alliance prĂ©voit l’ouverture de la premiĂšre base hors Europe de la compagnie Ă  Marrakech, l’affectation de trois Airbus, une hausse de 17 % de l’offre vers le Maroc dĂšs 2026 et une projection ambitieuse de 12 millions de passagers Ă  l’horizon 2030.

L’Office National Marocain du Tourisme officialise la signature d’un partenariat stratĂ©gique de cinq ans avec EasyJet, visant Ă  accĂ©lĂ©rer la montĂ©e en puissance du Maroc sur la scĂšne touristique mondiale. Cet accord, initiĂ© et pilotĂ© par l’ONMT, vise Ă  renforcer durablement la connectivitĂ© internationale du Royaume en s’appuyant sur l’une des compagnies les plus influentes du continent europĂ©en.

Au cƓur de cette alliance, EasyJet inaugure sa premiĂšre base opĂ©rationnelle hors Europe Ă  l’aĂ©roport de Marrakech. Cette implantation constitue un signal fort de confiance dans le potentiel du Maroc et rĂ©sulte de nĂ©gociations approfondies menĂ©es par l’ONMT. Trois Airbus y seront basĂ©s dĂšs le lancement, pour un investissement global supĂ©rieur Ă  150 millions d’euros. Il s’agit du premier engagement de ce type dans un nouveau pays pour EasyJet depuis de nombreuses annĂ©es.

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La montĂ©e en capacitĂ© se traduira dĂšs 2026 par une augmentation de 17 pour cent de l’offre vers le Maroc, accompagnĂ©e d’un dĂ©veloppement renforcĂ© des sĂ©jours via EasyJet Holidays. Cette dynamique permettra une diffusion Ă©largie des flux touristiques Ă  travers le pays, en cohĂ©rence avec la stratĂ©gie de diversification et d’expansion portĂ©e par l’ONMT.

L’ouverture de la base de Marrakech gĂ©nĂ©rera prĂšs de 100 emplois directs ainsi que plusieurs milliers d’emplois indirects dans l’aĂ©rien, le tourisme et les services. Chaque avion basĂ© reprĂ©sente environ 30 millions d’euros de valeur ajoutĂ©e brute pour le tissu Ă©conomique local, confirmant le rĂŽle structurant de l’aĂ©rien dans la croissance territoriale.