L’écosystème technologique marocain s’apprête à franchir un jalon majeur avec le lancement officiel du chapitre Women in AI Morocco, à l’occasion du Women in AI Morocco Summit 2025, qui se tiendra le 5 décembre au Technopark Casablanca. Cet événement marque la naissance d’un réseau structuré au service de l’inclusion et du leadership féminin dans l’IA.
La participation prestigieuse de Mme Amal El Fallah Seghrouchni, Ministre Déléguée chargée de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, souligne l’importance stratégique de cette initiative, dans un contexte où l’IA constitue un levier majeur de souveraineté digitale et économique.
Un momentum aligné avec Maroc Digital 2030
L’événement s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de “Maroc Digital 2030”, qui vise à faire du Maroc un hub technologique régional.
Le lancement du chapitre Women in AI Morocco vient répondre à cet enjeu en créant un espace structuré dédié au développement des compétences, au mentorat, à la recherche et à l’innovation responsable dans l’IA.
Un quadruple objectif stratégique
En partenariat avec Technopark et DXC Technology, l’événement s’articule autour de quatre objectifs majeurs :
– Structurer un écosystème national IA inclusif à travers le lancement officiel du chapitre Women in AI Morocco ;
– Valoriser le leadership féminin dans les STEM et inspirer la nouvelle génération ;
– Positionner le Maroc comme une force régionale motrice dans l’adoption de l’IA ;
– Encourager une IA fondamentalement éthique, inclusive et durable.
Pour rappel, le Summit offrira une plateforme unique pour valoriser les talents féminins marocains et renforcer les collaborations institutionnelles dans l’IA. Organisé en présence de personnalités institutionnelles, de leaders de l’écosystème digital marocain et d’experts internationaux (Émirats arabes unis, États-Unis, Afrique), il favorisera des échanges de haut niveau, des rencontres stratégiques et des perspectives de coopération internationale.
https://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/12/dfe52a8e-99d2-4057-bc82-9d6f792403dd.jpeg9051280youssefmac@gmail.comhttps://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/09/Disrupt-300x120.pngyoussefmac@gmail.com2025-12-03 14:47:442025-12-03 14:47:48Lancement Officiel de Women in AI Morocco
La Chine vient de remettre officiellement à la Namibie une station terrestre de réception et traitement de données satellitaires, premier projet high-tech financé par Pékin dans le pays. Le 20 novembre 2025, l’ambassadeur Zhao Weiping et le Dr Lisho Mundia, ministère namibien l’Éducation et de l’Innovation, ont signé le certificat de transfert, marquant une étape clé de la coopération entre les deux pays. D’une part, le projet incarne la promesse chinoise de «modernisation partagée» du FOCAC, renforçant l’influence de Pékin en Afrique australe via des infrastructures spatiales. D’autre part, la Namibie, riche en ressources mais limitée technologiquement, acquiert un outil pour la gestion des terres, l’agriculture et la sécurité environnementale, réduisant sa dépendance aux acteurs occidentaux. Pékin se positionne ainsi en leader spatial dans la région, offrant un accès à ses satellites (comme les séries Gaofen) sans transfert de dette. Toutefois, l’initiative soulève des questions sur la gouvernance des données et l’alignement futur de la Namibie dans la compétition spatiale USA-Chine
https://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2025-11-29-13-54-51.jpg383680youssefmac@gmail.comhttps://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/09/Disrupt-300x120.pngyoussefmac@gmail.com2025-11-29 17:08:352025-11-29 17:08:36Namibie-Chine: Remise officielle d’une station satellite financée par la Chine
La demande en data centers en Afrique devrait augmenter de 3,5 à 5,5 fois par rapport à son niveau actuel d’ici 2030, notamment grâce à l’accélération des programmes de numérisation des secteurs public et privé, et à l’adoption croissante de technologies gourmandes en données telles que l’intelligence artificielle et le cloud computing. C’est ce qu’indique un rapport publié le lundi 24 novembre par le cabinet de conseil en stratégie McKinsey & Company.
ntitulé « Building data centers for Africa’s unique market dynamics », le rapport précise que les capacités des centres de données sur le continent devraient ainsi passer d’environ 0,4 gigawatt actuellement à 1,5 à 2,2 gigawatts à la fin de la décennie en cours. Cette croissance devrait nécessiter entre 10 et 20 milliards USD de nouveaux investissements, et générer un chiffre d’affaires estimé à entre 20 et 30 milliards USD sur l’ensemble de la chaîne de valeur d’ici 2030. Cela d’autant plus que l’Afrique partira d’une base très modeste.
Les capacités des data centers déjà actifs sur ses cinq principaux marchés en la matière (Égypte, Kenya, Maroc, Nigeria et Afrique du Sud) restent largement inférieures à celles de la seule France, qui disposait de plusieurs centres de données cumulant environ 800 mégawatts (0,8 GW) de capacités en 2024. Cet écart met en évidence à la fois l’ampleur du défi et l’importance du potentiel inexploité.
Un des principaux facteurs qui façonneront la courbe de la demande est l’intégration croissante de l’IA dans plusieurs secteurs. Alors qu’environ 40 % des entreprises africaines déclarent déjà expérimenter cette technologie, un déploiement plus large pourrait générer entre 60 et 100 milliards USD de valeur, en particulier dans les domaines de la vente au détail, des télécommunications, des biens de consommation, de la banque et des mines.
La demande en data centers sera également tirée par le succès potentiel des programmes de numérisation menés par les gouvernements. De nombreux pays africains déploient des efforts pour transformer les processus manuels et les usages de données en équivalents digitaux, ce qui entraîne un important besoin en capacités locales de stockage de données, de puissance de calcul et de mise en réseau.
A titre d’exemple, l’initiative « Digital Economy for Africa » (DE4A) de la Banque mondiale a lancé depuis 2019 environ 70 projets de numérisation dans 37 pays, ciblant l’identité numérique, les services administratifs en ligne et l’interopérabilité. Des efforts similaires visant à développer des services administratifs numériques, tels que le portail eCitizen qui compte déjà 13,5 millions d’utilisateurs au Kenya, gagnent également du terrain.
L’accélération de la migration vers le cloud computing sera aussi un puissant moteur de la croissance attendue des centres de données. Les grandes entreprises africaines prévoient une augmentation de plus de 18 points de pourcentage de leurs charges de travail dans le cloud d’ici la fin de la décennie. Combinée à la pénétration croissante des smartphones et à la taille de la population africaine majoritairement jeune et férue de nouvelles technologies, cette tendance stimule une demande constante en matière de calcul, de stockage et de connectivité.
L’adoption du cloud computing devrait être tirée par les domaines des technologies, des médias et des télécommunications, où environ 83 % des charges de travail sont déjà dans le cloud et où le rythme de refonte vers des architectures « cloud natives » est le plus élevé. Il existe aussi une importante marge de progression dans le secteur des services financiers, dont environ 56 % des charges de travail sont actuellement dans le cloud.
Petit, modulaire et progressif : le modèle gagnant en Afrique
Alors que la demande en capacités de centres de données reste fragmentée entre les pays, le modèle efficient en Afrique est un data center de colocation, petit, modulaire et progressif. Cela se traduira selon le rapport par une concentration plus élevée des capacités dans les gammes petite et moyenne d’ici 2030. Contrairement au reste du monde où les deux tiers des nouveaux centres de données présenteront de grandes capacités allant de 50 à 500 MW, les deux tiers de ceux prévus en Afrique seront de petite (1 à 20 MW) et moyenne capacité (20 à 50 MW).
Le document note par ailleurs que les acteurs qui s’engageront sur le marché africain devront surmonter des défis liés à l’approvisionnement en énergie, aux infrastructures de connectivité et aux financements. Sur le volet énergétique, les entreprises devront combiner des contrats d’achat d’électricité connectés au réseau des compagnies publiques, des contrats avec des producteurs d’électricité indépendants, et la production de leurs propres besoins.
Le Maroc, un leader du secteur…
« Le Maroc à la lumière de son atout dans l’énergie propre peut devenir un véritable hub de data center », explique Meloui. Au niveau africain, le Maroc figure avec l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Nigéria et le Kenya parmi les acteurs clé du marché des Datacenters du continent. Mieux encore, le pays s’adjuge la première position concernant le nombre de Datacenters répondant aux standards Tier avec 21 Datacenters, dépassant ainsi l’Afrique du Sud (19 centres) considérée comme leader de cette activité dans le continent. L’Egypte vient directement après avec 15 et le Nigéria avec 13. En bas de l’échelle, on retrouve le Kenya avec 5 et la Tunisie et l’Algérie avec un seul Datacenter chacun.L’intérêt de la mise en place de Datacenters est de plus en plus important, au point que les investisseurs qualifient ce marché de «nouvel eldorado». D’ailleurs, il est prévu que les investissements affichent une croissance de 6,33% entre 2021 et 2026 pour atteindre 328 millions de dollars américains à terme. Selon les données de l’institut Uptime pour le Maroc , cinq banques détiennent des Datacenters certifiés Tier III (Bank al Maghrib, Bank of Africa, Barid al Maghrib, Banque Centrale Populaire et Crédit agricole du Maroc). Concernant le secteur administratif, le Ministère de l’Economie et des Finances et la CDG disposent chacun d’un Datacenter avec une certification des aspects liés au design et/ou les installations construites tandis que le seul Datacenter certifié Tier IV au Maroc est celui de l’Université Polytechnique de Benguerir.
https://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/11/data-center.jpeg380746youssefmac@gmail.comhttps://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/09/Disrupt-300x120.pngyoussefmac@gmail.com2025-11-26 10:58:052025-11-26 10:58:07La demande africaine en data centers devrait au moins tripler d’ici 2030…
Parallèlement au déploiement de la 5G, l’Afrique subsaharienne sera la seule région au monde où les abonnements 4G continueront à croître durant les six prochaines années. Ces deux générations permettront d’augmenter significativement le trafic de données mobiles dans la région.
Le nombre d’abonnements aux réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération (5G) en Afrique subsaharienne devrait passer de 27 millions en 2025 à 400 millions en 2031, enregistrant ainsi une croissance annuelle moyenne de 57% durant cette période, selon un rapport publié le jeudi 20 novembre par le géant suédois des équipements de télécommunications Ericsson.
Intitulé « Ericsson Mobility Report November 2025 », le rapport précise que les abonnements 4G devraient enregistrer une croissance moins soutenue de 3% en moyenne par an dans la région, passant de 490 millions cette année à 570 millions en 2031.
L’Afrique subsaharienne sera ainsi la seule région au monde où les abonnements 4G continueront à croître, au moment où la plupart des autres régions devraient connaître des baisses à deux chiffres de ce type d’abonnements ( -30% en Europe de l’Ouest, -29% en Chine, -27% dans les pays membres du Conseil de coopération du Golfe, etc.).
Parallèlement, le déclin des réseaux 3G devrait intervenir plus rapidement que celui des réseaux 2G. Le nombre d’abonnements 3G devant diminuer de 8 % en moyenne annuelle pour s’établir à 89 millions en 2031. Les abonnements 2G devraient, quant à eux, baisser de 7 % par an durant la période sous revue pour se situer à 243 millions.
En 2031, les abonnements 5G devraient représenter environ 31 % de l’ensemble des abonnements aux réseaux de téléphonie mobile contre 44 % pour la 4G.
https://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/11/1200x680_gettyimages-1163545557.jpeg6801200youssefmac@gmail.comhttps://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/09/Disrupt-300x120.pngyoussefmac@gmail.com2025-11-25 11:34:452025-11-25 11:34:48Ericsson : En Afrique subsaharienne, la 5G devrait être multipliée par 15 d’ici 2031
Le Maroc a maintenu sa dynamique avec 12,3 millions de dollars levés en trois levées de fonds…
Le financement des start-ups dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord a enregistré une hausse annuelle de 395 % en octobre, témoignant de la confiance continue des investisseurs, selon le rapport mensuel de Wamda. Les 784,9 millions de dollars récoltés au cours du mois représentent toutefois une baisse de 77 % par rapport au record de 3,5 milliards de dollars atteint en septembre. Le financement par emprunt est resté prédominant en octobre, représentant 567,8 millions de dollars (soit 72 %) du financement total réparti sur quatre opérations. Les actions et autres instruments d’investissement ont permis de lever collectivement 217 millions de dollars. Ces chiffres mettent en évidence une dépendance croissante à l’égard du capital d’emprunt, notamment parmi les jeunes entreprises en phase de développement avancé et à forte intensité capitalistique. Les Émirats arabes unis ont dominé le financement total, obtenant 615,7 millions de dollars répartis sur 15 opérations, principalement grâce à la levée de fonds de 525 millions de dollars de Property Finder. L’Arabie saoudite a suivi avec 119,3 millions de dollars provenant d’un nombre égal de transactions, tandis que l’Égypte a enregistré un rebond notable, levant 33,3 millions de dollars grâce à cinq opérations – dépassant ainsi son total du troisième trimestre de 22,3 millions de dollars provenant de 22 start-ups. Le Maroc a maintenu sa dynamique avec 12,3 millions de dollars levés en trois levées de fonds. Le secteur des technologies immobilières s’est imposé comme le plus financé en octobre, récoltant 526 millions de dollars, provenant presque entièrement de la transaction Property Finder. Les startups de logiciels en tant que service (SaaS) ont suivi avec 60 millions de dollars, tandis qu’une seule transaction dans le domaine des technologies de jeux a rapporté 41,6 millions de dollars. Le secteur de la fintech, malgré le maintien du plus grand nombre d’opérations avec sept levées de fonds, est tombé à la neuvième place en termes de valeur avec 12,5 millions de dollars levés. Les jeunes pousses en phase d’amorçage ont dominé l’activité d’investissement, avec 32 levées de fonds — y compris les subventions et les séries A — qui ont permis de lever collectivement 95,2 millions de dollars.
https://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/11/4656305-619329684.jpeg400670youssefmac@gmail.comhttps://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/09/Disrupt-300x120.pngyoussefmac@gmail.com2025-11-21 13:47:502025-11-21 13:47:51Financements des startups au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
L’avènement de l’intelligence artificielle et ses capacités de génération de textes sèment le doute. Cette dissertation, cet article de presse, ce livre ou encore les multiples post ont-ils un auteur humain ou sont-ils le fruit d’une IA ? Comment faire la différence?
L’émergence des intelligences artificielles génératives, comme ChatGPT ou DeepSeek, bouleverse aujourd’hui notre rapport à l’écriture. Bien avant leur apparution, structurer une pensée, rédiger un texte ou argumenter demandait un effort intellectuel considérable. Aujourd’hui, quelques mots-clés avec une bonne formulation suffisent pour obtenir un contenu rédigé en quelques secondes. Cette automatisation soulève des questions de fond : la créativité et la réflexion individuelle risquent-elles de s’éroder ? Sommes-nous en train de déléguer trop facilement une tâche qui, au-delà des mots, forge notre esprit critique ? Au Usa, point d’ancrage de ces innovations qui changent notre monde, le média en ligne américain vox dans une tribune s’interrogeait sur une histoire qui a choqué le monde universitaires. Selon vox, « Jebar King, un jeune homme de 31 ans vivant à Los Angeles (Californie), a été chargé par sa famille de rédiger la nécrologie de sa grand-mère décédée. Lui qui n’avait jamais été confronté à un tel exercice ne savait pas par où commencer.. Après avoir fourni à ChatGPT quelques éléments de contexte sur la vie de sa grand-mère, l’outil lui a donné la base pour l’un des textes les plus personnels qu’il ait jamais écrits. ». «Je savais que c’était une belle nécrologie et qu’elle rendait hommage à sa vie. Peu importe qu’elle provienne de ChatGPT», confie Jebar King à Vox.Au Maroc, l’intérêt pour ces outils est particulièrement marqué. Une étude publiée par invest. billionaire classe le pays parmi les plus gros consommateurs de ces technologies, témoignant d’une adoption massive qui ne manque pas d’interroger sur ses implications à long terme. Jusqu’où pouvons-nous faire confiance à ces intelligences artificielles ? « Les IA sont désormais parmi nous et font partie de nos pratiques quotidiennes. Pour un romancier, elles seraient néfastes pour sa carrière si celle-ci vacillait et se fragilisait à mesure que les interconnexions s’intensifient et que les frontières disparaissent. Or, jusqu’à nouvel ordre, rien au monde ne modifiera la donne qui prouve que les aventures entreprises et les émotions exprimées par un humain ne sont pas encore en péril. Certes, la concurrence sera âpre, mais c’est au marché de faire la différence entre un humain et un humanoïde. Entre les deux, la lutte sera rude et la partie difficile à gagner, mais le public sera le juge de paix »,, prévient l’écrivain Fouad Souiba. Et de poursuivre ; « À présent, il existe aussi l’option pour le romancier d’additionner son imaginaire à celui de la machine pour n’en faire qu’un. Dans mon prochain roman, j’aborde cet univers passionnant des IA avec une approche complémentaire, mais jamais belliqueuse, car c’est toujours l’humain qui a et aura le dernier mot ».
Comment faire la différence ?
Les robots de l’IA paraissent très intelligents. En moins d’une minute, cette intelligence est capable de répondre à nos questions dans le format demandé : un commentaire de texte, une recette, un article scientifique, un roman… Pourtant, ChatGPT et ses concurrents ne sont pas des créateurs et n’ont pas de rigueur scientifique comme les écrivains, les journalistes ou les chercheurs. Et surtout ne donnent pas d’âme aux mots. Ils utilisent les bases de données sur lesquelles ils ont été entraînés et les probabilités pour générer le texte qu’on leur demande. Ils enchaînent des platitudes et les poncifs sans jamais sortir des sentiers battus ni émettre d’avis tranché sur le sujet. Ils ne donnent pas d’exemple personnel et ne citent pas de sources fiables. En somme, le contenu est très structuré et cohérent, mais il est déshumanisé, dépossédé de ce petit truc que chaque lecteur percoit dans l’écrit d’une personne réelle. ChatGPT le reconnaît lui-même lorsque nous l’interrogeons directement sur la platitude de ses contenus : « mes textes peuvent sembler plats, car je privilégie la clarté, la neutralité et la cohérence. J’évite les digressions, les émotions trop marquées et les formulations subjectives pour rester universel et compréhensible. »
Et au-delà de la platitude, certains mots sont révélateurs du style de l’IA. Très attachée à fournir un texte bien structuré et cohérent, elle multiplie l’emploi des connecteurs logiques. Par ailleurs ces textes sont très académiques et annonce son plan d’article dans l’introduction sans style. « Reconnaître une intelligence artificielle, aujourd’hui, ne relève plus uniquement de l’analyse du fond, mais aussi de la compréhension du contexte technologique. Une IA génère des contenus souvent cohérents, rapides, mais sans vécu, sans aspérités humaines. Pour les identifier, il faut combiner des approches techniques (détection de patterns linguistiques, outils d’analyse sémantique) et critiques (pertinence du propos, profondeur, ton). Ainsi, il est important d’accompagner les entreprises à intégrer l’IA de façon responsable, en formant à la fois à son usage et à la lecture fine de ses productions. L’enjeu n’est plus seulement de savoir si un contenu est généré par une IA, mais de maîtriser ce que l’on en fait, stratégiquement et éthiquement », nous confie Omar Benmoussa Managing Partner Maltem Academy.
Les limites de ces solutions
Le Président de l’Apebi Redouane El Haloui a quant à lui mis le curseur sur les limites de cette technologie. « Pour la fédération, l’IA est un outil puissant, mais l’intelligence reste humaine Les intelligences artificielles comme GPT et DeepSeek ont certes profondément transformé notre manière de produire et de consommer l’information. Mais ces modèles ne sont rien sans les données fournies par les humains. Aujourd’hui, nous assistons à un phénomène inquiétant : l’information tourne en boucle, sans réelle innovation. L’illusion de la créativité artificielle Prenons l’exemple de Stack Overflow, une plateforme autrefois essentielle pour les développeurs. Elle était un véritable puits de connaissances, alimenté par des échanges humains dynamiques. Pourtant, depuis l’explosion des IA génératives, l’activité sur Stack Overflow a chuté drastiquement, certains estimant que la plateforme est revenue à un niveau de contribution similaire à celui de 2008. »
« Pourquoi ? Parce que les développeurs préfèrent aujourd’hui interroger l’IA plutôt que de poser des questions à leurs pairs. Résultat : l’IA régurgite des informations existantes, et l’innovation stagne. Si ces outils permettent un gain de temps considérable, ils ne créent rien de réellement neuf. La créativité reste l’apanage de l’homme. Les modèles d’IA commencent timidement à proposer du contenu plus sophistiqué, mais nous sommes encore loin d’une intelligence véritablement créative. » Pour ce dernier, « l’IA ne doit pas être un substitut à la réflexion humaine, mais un outil au service de notre intelligence collective. Il faut veiller à ce qu’elle ne devienne pas un miroir déformant, où nous nous contentons de recycler d’anciennes idées au lieu d’en créer de nouvelles. L’avenir : un équilibre entre IA et intelligence humaine Le Maroc s’engage dans cette voie en investissant dans ses propres capacités numériques et en encourageant un usage responsable et éthique des technologies d’IA. L’objectif est clair : ne pas subir l’IA, mais l’intégrer intelligemment pour renforcer notre autonomie technologique ».
https://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/11/unnamed-4.jpeg7101179youssefmac@gmail.comhttps://comdisrupt.com/wp-content/uploads/2025/09/Disrupt-300x120.pngyoussefmac@gmail.com2025-11-17 16:00:472025-11-17 16:00:48IA: Comment reconnaître une intelligence artificielle ?