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Ericsson : En Afrique subsaharienne, la 5G devrait être multipliée par 15 d’ici 2031

Parallèlement au déploiement de la 5G, l’Afrique subsaharienne sera la seule région au monde où les abonnements 4G continueront à croître durant les six prochaines années. Ces deux générations permettront d’augmenter significativement le trafic de données mobiles dans la région. 

Le nombre d’abonnements aux réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération (5G) en Afrique subsaharienne devrait passer de 27 millions en 2025 à 400 millions en 2031, enregistrant ainsi une croissance annuelle moyenne de 57% durant cette période, selon un rapport publié le jeudi 20 novembre par le géant suédois des équipements de télécommunications Ericsson.

Intitulé « Ericsson Mobility Report November 2025 », le rapport précise que les abonnements 4G devraient enregistrer une croissance moins soutenue de 3% en moyenne par an dans la région, passant de 490 millions cette année à 570 millions en 2031.

L’Afrique subsaharienne sera ainsi la seule région au monde où les abonnements 4G continueront à croître, au moment où la plupart des autres régions devraient connaître des baisses à deux chiffres de ce type d’abonnements ( -30% en Europe de l’Ouest, -29% en Chine, -27% dans les pays membres du Conseil de coopération du Golfe, etc.).

Parallèlement, le déclin des réseaux 3G devrait intervenir plus rapidement que celui des réseaux 2G. Le nombre d’abonnements 3G devant diminuer de 8 % en moyenne annuelle pour s’établir à 89 millions en 2031. Les abonnements 2G devraient, quant à eux, baisser de 7 % par an durant la période sous revue pour se situer à 243 millions.

En 2031, les abonnements 5G devraient représenter environ 31 % de l’ensemble des abonnements aux réseaux de téléphonie mobile contre 44 % pour la 4G.

« Le Digital Resilience Center de Casablanca s’appuie sur une vision ambitieuse, structurée autour de plusieurs objectifs stratégiques à court et moyen terme ».

Avec l’ouverture de son premier centre de veille cyber de la région MENA à Casablanca, PwC ambitionne de renforcer la résilience numérique en Afrique. Ce centre vise à former les talents locaux, accompagner les entreprises dans leur transformation digitale sécurisée et positionner le Maroc comme un acteur stratégique de la cybersécurité sur le continent. Reda Loumany, Senior Regional Partner à PwC

Pourquoi Casablanca? Qu’est-ce qui a motivé le choix du Maroc, et particulièrement de Casablanca, pour implanter ce centre de veille cyber, premier du genre dans la région MENA?

Le choix de Casablanca pour l’implantation du Digital Resilience Center s’explique par plusieurs facteurs stratégiques et structurels.

Tout d’abord, le Maroc dispose d’un vivier de talents particulièrement riche et dynamique dans le secteur numérique. Par exemple, plus de 15 000 ingénieurs sont diplômés chaque année dans le pays, dont une part croissante se spécialise dans les technologies de l’information et la cybersécurité. Le pays compte plus de 200 établissements d’enseignement supérieur proposant des formations liées au numérique et Casablanca accueille à elle seule près de 40 % des startups technologiques marocaines.

Ce capital humain constitue un atout majeur pour attirer les investissements, développer des solutions innovantes et répondre aux défis de la cybersécurité à l’échelle du continent. Grâce à cette montée en compétence et à son positionnement stratégique, le Maroc s’impose aujourd’hui comme un acteur incontournable de l’écosystème numérique africain. Il joue un rôle de catalyseur dans la transformation digitale, favorisant le transfert de savoir-faire et la création de synergies entre les différents pays de la région.

Le Maroc, par sa stabilité politique, son ouverture aux investissements internationaux et sa volonté affirmée de devenir un leader régional dans le numérique, offre un environnement propice au développement de solutions de cybersécurité avancées.

Casablanca s’impose comme la capitale économique du Maroc et un hub financier majeur en Afrique, ce qui en fait un point de convergence naturel pour les entreprises innovantes et les initiatives à fort impact régional.

En outre, la ville bénéficie d’un écosystème dynamique composé de startups, d’universités et d’institutions publiques engagées dans la transformation digitale, favorisant ainsi la collaboration, la recherche et le transfert de compétences.

Casablanca offre également une connectivité remarquable avec le reste du continent africain et les marchés internationaux, ce qui positionne idéalement le centre pour rayonner sur l’ensemble de la région MENA et au-delà.

Enfin, ouvrir un centre de cybersécurité à Casablanca répond à la nécessité de renforcer la résilience numérique locale et régionale, en accompagnant la montée en puissance des talents, en soutenant la souveraineté numérique et en favorisant une culture de la cybersécurité inclusive, continue et collaborative. C’est donc un choix à la fois pragmatique et visionnaire, aligné avec les ambitions du Maroc et les besoins croissants en matière de cybersécurité dans la région.

Quels objectifs stratégiques ? Quels sont les principaux objectifs de ce centre à court et moyen terme — renforcement des capacités locales, accompagnement des entreprises africaines, ou développement d’une expertise régionale en cybersécurité?

Le Digital Resilience Center de Casablanca s’appuie sur une vision ambitieuse, structurée autour de plusieurs objectifs stratégiques à court et moyen terme.

Premièrement, il vise à renforcer de manière significative les capacités locales en cybersécurité, en développant un vivier de talents qualifiés et en soutenant la formation continue des professionnels du secteur. Sous la conduite éclairée de sa Majeté, la stratégie nationale cybersécurité 2030 du Maroc place le capital humain au cœur de ses priorités. L’objectif est de former plus de 100 000 cadres spécialisés dans les métiers du numérique et de la cybersécurité d’ici 2030 afin d’exploiter le vivier de talents du pays et soutenir sa transformation digitale. Nous contribuerons à cet objectif une force de frappe de 100 consultants dédiés d’ici 2030. La stratégie vise à renforcer la résilience du cyberespace marocain et à réduire significativement le risque cyber pour les entreprises et les citoyens. La SNC 2030 prévoit la mise en œuvre de 26 initiatives et 60 actions concrètes pour améliorer la gouvernance, la sécurité et la résilience du cyberespace national, avec un accent particulier sur la protection des systèmes d’information sensibles et la réponse aux menaces émergentes. PwC s’inscrit pleinement dans cet objectif en apportant sa capacité mondial et son expérience auprès des clients mettant en œuvre les meilleures pratiques dans les services financiers, les industries sensibles ou encore le secteur public. Le DRC s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de cybersécurité et les ambitions de Maroc 2030: renforcer les capacités technologiques et humaines, soutenir la souveraineté opérationnelle, accompagner les entreprises dans leur transformation digitale. Un autre objectif clé réside dans le développement d’une expertise régionale de pointe en cybersécurité, afin de positionner Casablanca comme un hub de référence pour la région MENA, l’Afrique et plus largement l’international. Ce centre interconnecté à 11 autres centres du même type accompagne déjà nos clients en Amérique, en Europe et en Asie-Pacifique.Impact sur l’écosystème africain: comment ce centre compte-t-il contribuer à la souveraineté numérique et à la montée en compétence des talents africains dans le domaine de la cybersécurité?

Le Digital Resilience Center de Casablanca ambitionne de jouer un rôle moteur dans la consolidation de la souveraineté numérique africaine et dans le développement des compétences en cybersécurité à l’échelle du continent. Pour y parvenir, le centre met déjà en place des programmes de formation avancée et de certification à destination des talents locaux, afin de répondre à la demande croissante d’experts qualifiés dans ce domaine stratégique.

En accompagnant les entreprises africaines dans leur transformation digitale sécurisée, le centre contribuera directement à renforcer leur autonomie technologique et leur capacité à faire face aux menaces cyber. Il encouragera également le partage de bonnes pratiques et la collaboration régionale, contribuant aux réflexions locales et créant ainsi un écosystème dynamique et résilient. Ce faisant, le Digital Resilience Center entend non seulement former une nouvelle génération d’experts en cybersécurité, mais aussi promouvoir une culture de la sécurité numérique inclusive et durable au bénéfice de l’ensemble du continent africain.

Partenariats et transfert de compétences: envisagez-vous des partenariats avec les universités, startups ou institutions publiques marocaines pour favoriser la recherche et la formation en cybersécurité?

Absolument, le Digital Resilience Center de Casablanca accorde une importance particulière aux partenariats avec l’écosystème local afin de favoriser le transfert de compétences et le partage d’informations en cybersécurité. Il envisage de contribuer aux cursus développés par les écoles d’ingénieurs marocaines, de développer de nouvelles pratiques digitales notamment dans le contexte de l’adoption de l’Intelligence Artificielle, d’offrir des stages aux étudiants et les former aux meilleurs pratiques, contribuant ainsi à l’émergence de nouveaux talents. De plus, des alliances avec des startups innovantes permettront d’accélérer l’adoption de solutions technologiques adaptées aux défis régionaux et de stimuler l’innovation dans le secteur.

Enfin, la coopération avec les institutions publiques marocaines favorisera le partage d’informations (benchmarks, veille sur la menace…). Cette approche collaborative vise à créer un véritable pôle d’excellence, capable d’accompagner la montée en puissance des talents locaux et de positionner Casablanca comme un leader

régional en matière de cybersécurité.

  • Cybersécurité et IA: avec l’essor de l’intelligence artificielle, quels nouveaux risques ou opportunités ce centre identifie-t-il pour les entreprises africaines?

Avec l’essor de l’intelligence artificielle, le Digital Resilience Center de Casablanca identifie à la fois des risques nouveaux et des opportunités majeures pour les entreprises africaines.

L’Intelligence Artificielle (IA) bouleverse le paysage cyber en créant une double dynamique:

  • Amplification des menaces par une augmentations de la vélocité et de la sophistication des attaques cyber:
  • Phishing hyper-personnalisé : des e-mails frauduleux crédibles, multilingues, générés à grande échelle.
  • Deepfakes et usurpation d’identité : voix et visages synthétiques pour tromper les systèmes et les individus.
  • Prompt injection et backdoors : manipulation des modèles LLM pour contourner les filtres et introduire des vulnérabilités.
  • Industrialisation des attaques : automatisation des étapes d’une cyber attaque rendant les attaques plus rapides et plus sophistiquées.
  • Augmentation de la surface d’attaque par la création de nouveaux systèmes qui seront eux-mêmes exposés à des cyber attaques :
  • Les systèmes IA eux-mêmes deviennent des cibles (vol de modèles, contamnation des données d’entraînement).
  • Risques liés aux biais algorithmiques et aux hallucinations des modèles.

L’IA peut ainsi être exploitée par des acteurs malveillants pour automatiser, sophistiquer et intensifier les cyberattaques, rendant les systèmes traditionnels de défense moins efficaces face à des menaces évolutives et difficiles à détecter. Les risques incluent notamment la manipulation de données, l’usurpation d’identité numérique, ou encore l’utilisation de l’IA pour contourner les dispositifs de sécurité existants.

D’autre part, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les stratégies de cybersécurité ouvre de nouvelles perspectives: le centre encourage le recours à l’IA pour la détection proactive des intrusions, l’analyse comportementale avancée et la réponse automatisée aux incidents. Cela permet aux entreprises africaines de renforcer leur résilience, d’anticiper les menaces émergentes et d’optimiser la gestion des risques. Le Digital Resilience Center soutient également la formation des talents locaux sur ces technologies, afin d’accompagner la montée en compétence et l’adoption responsable de l’IA dans le secteur de la cybersécurité. Ainsi, le centre ambitionne de faire de l’intelligence artificielle un levier d’innovation et de protection pour l’écosystème numérique africain.

5G et 6G : quels impacts sur l’innovation et la durabilité en entreprise ?

La 5G révolutionne le paysage technologique des entreprises françaises en offrant des connexions ultra-rapides et fiables. En plein déploiement en France, elle ouvre de nouvelles opportunités pour les entreprises. Découvrez les avantages de la 5G et de la 6G, ainsi que leurs domaines d’application.

La 5G est la cinquième génération de réseaux mobiles, promettant des vitesses de connexion sans précédent et une latence ultra-faible. Elle permet aux entreprises de transformer leurs opérations grâce à une connectivité améliorée et des capacités accrues. La 6G, en cours de développement, vise à dépasser ces performances en intégrant des technologies avancées telles que l’intelligence artificielle et les communications holographiques. Pour les entreprises, ces réseaux représentent une infrastructure clé pour l’innovation et la compétitivité à l’échelle mondiale.

Quelles différences entre la 4G, la 5G et la 6G ?

La 4G a été une avancée majeure en termes de connectivité mobile, permettant la mobilité et l’accès à l’internet mobile. Cependant, la 5G améliore significativement le débit et la latence, facilitant des applications plus exigeantes comme la réalité augmentée et les véhicules autonomes. La 6G, quant à elle, promet des vitesses encore plus élevées et une latence quasi nulle, ouvrant la voie à des innovations telles que les réseaux holographiques et les environnements immersifs. En comparaison, la 6G offre une capacité de connectivité massive et une efficacité énergétique accrue, répondant aux besoins futurs des entreprises en matière de transformation digitale.

Réseaux 5G/6G : quels avantages pour les entreprises ?

Vitesse et latence

La 5G entreprise offre des vitesses de connexion jusqu’à 100 fois supérieures à la 4G, avec une latence réduite à moins d’une milliseconde.

Mise en application : Orange utilise la 5G pour offrir des services de télécommunications ultra-rapides, améliorant ainsi la qualité de service pour ses clients professionnels.

Capacité et fiabilité

La 5G et la 6G peuvent gérer un grand nombre de dispositifs connectés simultanément, assurant une communication fiable même dans les environnements densément peuplés. 

Mise en application : Bouygues Telecom déploie ainsi des réseaux 5G pour assurer une connectivité fiable dans les zones urbaines denses, répondant aux besoins croissants des entreprises en matière de connectivité.

Optimisation des processus opérationnels

Automatisation et maintenance prédictive

La 5G permet l’automatisation des processus industriels et la maintenance prédictive, réduisant les temps d’arrêt puisque les capteurs et les systèmes automatisés peuvent communiquer en temps réel, permettant une surveillance continue et des ajustements instantanés des opérations. 

Mise en application : Schneider Electric utilise la 5G pour la maintenance prédictive de ses équipements industriels, optimisant ainsi ses opérations.

Gestion intelligente des ressources

Grâce à la 5G et à la 6G, les entreprises peuvent optimiser en temps réel leurs chaînes d’approvisionnement et leurs ressources. En intégrant des systèmes de gestion avancés et des capteurs intelligents, les entreprises peuvent surveiller et ajuster continuellement leurs processus, réduisant les coûts et améliorant la réactivité face aux demandes du marché.

Mise en application :  Renault utilise la 5G pour améliorer la gestion de ses chaînes d’approvisionnement et l’efficacité de ses usines.

Quels secteurs profitent le plus de la 5G et de la 6G en France ?

Industrie 4.0

La 5G facilite l’automatisation des usines, la gestion intelligente des chaînes d’approvisionnement et l’utilisation de robots connectés. Avec la 6G et la 7G, les usines deviendront encore plus intelligentes, permettant des capacités de production personnalisées en temps réel.

Automatisation avancée et robots connectés

L’utilisation de la 5G permet la personnalisation de masse et l’automatisation avancée dans les usines intelligentes. Grâce à des connexions ultra-rapides et fiables, les robots connectés peuvent communiquer en temps réel avec les systèmes de gestion de production, optimisant ainsi les processus de fabrication. 

Maintenance prédictive

La maintenance prédictive réduit les pannes et optimise les opérations, améliorant l’efficacité globale. En analysant les données en temps réel provenant des équipements connectés, les systèmes basés sur la 5G peuvent anticiper les défaillances avant qu’elles ne surviennent, permettant une intervention proactive. Cela minimise les interruptions de production et prolonge la durée de vie des équipements.

Santé

Les technologies 5G permettent des opérations à distance et des diagnostics en temps réel. La 6G et la 7G révolutionneront la télémédecine avec des consultations holographiques et des traitements ultra-précis.

Télémédecine et diagnostics en temps réel

La 5G et la 6G améliorent la télémédecine et les diagnostics en temps réel, facilitant l’accès aux soins. Grâce à des connexions rapides et fiables, les médecins peuvent effectuer des consultations vidéo de haute qualité, partager des images médicales en haute résolution et collaborer instantanément avec des spécialistes à distance.

Surveillance à distance des patients

L’utilisation de capteurs connectés et de réseaux fiables permet une surveillance continue et efficace des patients. Les dispositifs médicaux connectés peuvent transmettre en temps réel des données vitales aux professionnels de santé, permettant une intervention rapide en cas de besoin. Cela est particulièrement bénéfique pour les patients atteints de maladies chroniques nécessitant un suivi régulier.

Transport et Logistique

La 5G optimise la gestion des flottes et les véhicules autonomes. La 6G et la 7G amélioreront encore la coordination et la sécurité des transports grâce à des communications instantanées.

Véhicules autonomes

La 5G améliore la coordination et la sécurité des véhicules autonomes, rendant les transports plus efficaces. Les véhicules peuvent communiquer entre eux et avec les infrastructures routières en temps réel, ce qui réduit les risques d’accidents et optimise les flux de trafic. 

Gestion intelligente des chaînes d’approvisionnement

La 6G permet une optimisation en temps réel et une gestion intelligente des ressources, renforçant l’efficacité logistique. Les entreprises peuvent suivre et gérer leurs stocks de manière plus précise, réduire les délais de livraison et minimiser les coûts opérationnels.

Éducation

Apprentissage immersif

La réalité augmentée (RA) et virtuelle (RV) offrent des expériences éducatives enrichies, transformant ainsi l’apprentissage. Ces technologies permettent aux étudiants de visualiser et d’interagir avec des concepts complexes de manière immersive, rendant l’éducation plus engageante et efficace. 

Accessibilité mondiale

La 5G facilite l’éducation à distance grâce à des connexions rapides et fiables, rendant l’éducation accessible à un plus grand nombre de personnes, indépendamment de leur localisation géographique. Cela permet aux étudiants des zones rurales ou isolées d’accéder aux mêmes ressources éducatives que ceux des grandes villes.