IDE panafricains: Aliko Dangote scelle en personne l’entrée de Dangote Group au Burundi
« Petit pays » d’Afrique de l’Est au potentiel longtemps méconnu, le Burundi opère un virage stratégique majeur en attirant l’attention des plus grands investisseurs africains. Répondant à l’appel du Président Evariste Ndayishimiye lancé en décembre 2024, une délégation nigériane de haut niveau, menée par l’ancien Président Olusegun Obasanjo et l’homme le plus riche d’Afrique, président fondateur du groupe Dangote, Aliko Dangote, vient de signer des accords à suivre prêt, le 7 février 2026 à Bujumbura.
Un déplacement inédit qui consacre le Burundi comme nouvelle destination d’investissement, notamment pour Dangote Group, après le Sénégal, la Sierra Leone, le Ghana, le Cameroun, le Congo (Brazzaville), l’Éthiopie, la Tanzanie, la Zambie, l’Afrique du Sud, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Libéria, et le Togo.
Concrètement, deux engagements structurants ont été actés. Le premier: un mémorandum d’entente stratégique à long terme entre le Gouvernement burundais et Dangote Group. Il couvre des secteurs clés de diversification économique: raffinerie, fertilisants, exploitation des mines et ressources naturelles, infrastructures routières et ferroviaires, et logements. Une expansion significative pour le géant nigérian, historiquement centré sur le ciment et des terminaux d’importation en dehors du Nigeria. Rappelons que l’expansion de Dangote Group a commencé dans les années 2010 avec des usines de ciment et des terminaux d’importation.
Le deuxième engagement acté est un accord précontractuel avec le groupement Unique Construction & MATHU, spécialisé dans le BTP et le génie civil, pour développer le terminal logistique de Rubirizi et ses routes d’accès, renforçant les infrastructures de transport.
Des engagements qui matérialisent une offensive de séduction étatique réussie et positionnent le pays comme nouveau front des investissements transformatifs en Afrique de l’Est, avec des retombées multisectorielles potentielles.
Ce double partenariat envoie un signal sans équivoque: le Burundi veut sortir de l’isolement économique et désormais être perçue comme une terre d’opportunités capable d’attirer les plus grands capitaux privés panafricains. Pour le Président Evariste Ndayishimiye, cette concrétisation démontre la crédibilité de sa vision et la confiance des investisseurs dans le potentiel naturel du pays. Une dynamique, qualifiée d’inédite et qui positionne résolument le Burundi sur la carte des économies africaines en transformation accélérée.



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