Finance islamique: après 1,2 milliard de dollars déjà injectés, comment la Mauritanie a convaincu la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) de doubler la mise avec un nouvel accord à 1 milliard de dollars
La Mauritanie consolide son statut de partenaire clé de la finance islamique en Afrique avec la signature d’un accord-cadre quinquennal d’un milliard de dollars (2026-2030) avec la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), membre du Groupe de la Banque Islamique de Développement. Cet accord, signé à Jeddah par le Ministre mauritanien de l’Économie et du Développement, Dr Abdallah O. Souleymane O. Cheikh-Sidia et le DG de l’ITFC, Adeeb Yousuf Al Aama, vise à renforcer les capacités commerciales et le développement socio-économique du pays.
Concrètement, l’ITFC mobilisera des financements et un appui technique pour les secteurs prioritaires: énergie, bancaire et développement du secteur privé. Plus en détail, les actions incluront le financement des importations énergétiques, des facilités de financement du commerce et des lignes de confirmation de lettres de crédit pour les banques locales, ainsi qu’un soutien accru aux PME. Des programmes d’assistance technique cibleront la productivité agricole et la facilitation des échanges dans les secteurs stratégiques.
Rappelons que ce partenariat s’inscrit dans une relation historique: depuis 2008, l’ITFC a déjà injecté plus de 1,2 milliard de dollars en Mauritanie, soutenant des secteurs vitaux et renforçant les capacités nationales. Pour les autorités mauritaniennes, cet accord est un levier essentiel pour mobiliser des ressources financières alignées sur les priorités nationales et stimuler une croissance durable. L’ITFC y voit une opportunité d’élargir les perspectives commerciales et d’investissement, consolidant son rôle de catalyseur du développement par le commerce en Afrique. Une initiative qui illustre la dynamique proactive de la Mauritanie dans l’optimisation des instruments de finance islamique pour transformer son économie.



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