Coupe d’Afrique des nations: qu’il pleuve ou qu’il neige, l’édition 2025 consacrera pour la 4e année consécutive l’ère des sélectionneurs africains

L’élimination des derniers sélectionneurs étrangers en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 au Maroc garantit une victoire inédite: pour la 4e édition consécutive, un sélectionneur africain soulèvera le trophée, après Djamel Belmadi en 2019, Aliou Cissé en 2021, et Emerse Fae en 2023. Un triomphe qui marque une rupture définitive avec l’ère de la dépendance aux experts européens. Les quatre demi-finalistes – Maroc (Walid Regragui), Nigeria (Eric Chelle), Sénégal (Pape Thiaw), Égypte (Hossam Hassan) – incarnent cette domination technique 100% africaine, révélant une maturité tactique et une confiance institutionnelle sans précédent. Une légitimité conquise de haute lutte par des pionniers comme le Ghanéen Charles Gyamfi (3 titres) et l’Égyptien Hassan Shehata (triplé 2006-2010), démontrant précocement le potentiel local. Les chiffres sont éloquents: sur 35 éditions, y compris celle de 2025, les entraîneurs africains auront désormais remporté 18 titres, soit un titre de plus que les étrangers. Ainsi, la série victorieuse des sélectionneurs locaux symbolise bien plus qu’un succès sportif: elle consacre l’Afrique comme terre d’excellence footballistique autonome, fierté partagée par toutes les sous-régions représentées en demi-finale. Le continent affirme ainsi sa capacité à produire et à s’appuyer sur ses propres talents pour briller au plus haut niveau.

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