Infrastructures, santé, éducation… : Diomaye Faye détaille un plan d’investissements 2026 d’environ 1 milliard $ au Sénégal

L’économie sénégalaise est demeurée résiliente en 2025 selon le FMI, malgré la révélation fin 2024 d’une dette du secteur public et parapublic estimée à 132% du PIB. D’importantes réformes ont été engagées, laissant espérer plus de marge de manœuvre financière pour l’État au cours des prochaines années. 

Infrastructures, Santé, Éducation, Eau, Énergie, Numérique, Logement… Lors de son discours à la nation le mercredi 31 décembre 2025, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé une série d’investissements publics majeurs pour l’année 2026, présentée comme « celle de la relance effective de l’investissement public ». Au travers d’une enveloppe globale chiffrée à plus de 561 milliards FCFA (plus de 1 milliard USD), l’exécutif entend améliorer les services essentiels, accélérer la transformation des territoires et renforcer la souveraineté alimentaire et numérique.

Éducation : priorité aux salles de classe et à l’enseignement supérieur

Dans le secteur éducatif, l’État prévoit ainsi un effort conséquent pour éradiquer les infrastructures provisoires et améliorer les conditions d’apprentissage. Une enveloppe de 29 milliards FCFA est prévue pour 2026, dans le cadre d’un budget global de 62,8 milliards FCFA destiné à la construction et l’équipement de 2500 salles de classe, 300 blocs administratifs, 50 000 mètres linéaires de clôture et 480 blocs d’hygiène, entre autres. 

L’enseignement supérieur ainsi que la formation professionnelle et technique bénéficieront également d’un budget de 31 milliards FCFA, orienté vers la construction, la réhabilitation et l’équipement d’infrastructures.

Santé : centres de proximité, Diamniadio et renforcement des plateaux techniques 

La santé fait l’objet d’un « effort majeur » avec 91 milliards FCFA dédiés à la construction de 35 centres de santé de proximité, à l’achèvement de l’Hôpital oncologique de Diamniadio, ainsi qu’au renforcement des plateaux techniques sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de rapprocher l’offre de soins des populations, d’améliorer la qualité des prises en charge, et de renforcer les capacités des structures sanitaires face aux besoins croissants.

Eau : Grand Transfert d’Eau, hydraulique rurale et irrigation 

L’accès à l’eau est aussi érigé en priorité stratégique, avec le « Grand Transfert d’Eau » qui doit être lancé avec un premier financement public de 50 milliards FCFA. Ce projet vise à mobiliser 1,8 million de m³ par jour pour couvrir durablement les besoins en eau potable des centres urbains Dakar, Mbour, Thiès et Touba. Au-delà de l’eau potable, le programme prévoit aussi l’irrigation de près de 15 000 hectares, en appui aux objectifs de souveraineté alimentaire et de renforcement de l’élevage.

En milieu rural, la relance de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable mobiliserait 55 milliards FCFA, avec notamment la construction de 101 forages et de 96 châteaux d’eau.

Infrastructures : routes, équipements structurants et Dakar 2026 

Les infrastructures devraient connaître une accélération « significative ». Plus de 100 milliards FCFA sont annoncés pour les routes, les aménagements urbains et les équipements structurants, y compris ceux liés aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. Les programmes PUDC, PUMA et PROMOVILLES disposeront de 51 milliards FCFA, afin de renforcer les services de base et de contribuer au désenclavement. 

Autre chantier phare, la construction du deuxième pont de Ziguinchor, dotée d’une enveloppe initiale de 25 milliards FCFA pour améliorer la mobilité en Casamance. Dans la même dynamique, le Plan Diomaye pour la Casamance, dont les effets sont jugés déjà « significatifs », devrait s’étendre progressivement aux autres départements des régions du Sud.

Monde rural : coopératives, fermes intégrées et agropoles

Des investissements « ciblés » sont annoncés dans le monde rural, avec 18 milliards FCFA dédiés aux coopératives agricoles communautaires et aux premières fermes intégrées. S’y ajoute une enveloppe de plus de 91 milliards FCFA pour les agropoles du Sud et du Centre, afin de renforcer la production, la transformation locale et l’emploi, dans une logique de chaînes de valeur plus intégrées.

Énergie et numérique : électrification et internet pour près d’un million de personnes

Dans le secteur de l’énergie, 2026 est présentée comme une année d’« accélération décisive », avec le raccordement prévu de 3637 localités supplémentaires, représentant 113 654 ménages et environ 1 235 755 personnes.

Côté numérique, une annonce retient particulièrement l’attention : le déploiement d’antennes satellitaires qui permettront à près d’un million de personnes d’accéder gratuitement à internet cette année. Une mesure qui, conformément aux objectifs avancés, doit ouvrir de nouvelles perspectives pour l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat et l’inclusion numérique.

Logement : impulsion pour 30 000 logements et rénovation urbaine 

L’accès au logement, autre axe structurant du plan, sera soutenu par 20 milliards FCFA destinés à impulser le programme des 30 000 logements et celui de la rénovation urbaine. Au-delà des chiffres, ce message du président Diomaye Faye se veut résolument mobilisateur. Ces investissements annoncés traduisent une conviction forte : le Sénégal possède la volonté, l’intelligence collective et la capacité de travail nécessaires pour relever les défis identifiés en 2024, notamment le niveau d’endettement national.

« L’année 2025 a été placée sous le signe de la rigueur, de la résilience et de la consolidation de la transparence. Grâce à une réduction drastique du train de vie de l’État, une gestion plus exigeante, la renégociation de contrats et la rationalisation de nombreuses niches, des ressources substantielles ont été dégagées. Elles seront intégralement consacrées aux investissements prioritaires de 2026 », a souligné le président de la République.

La nouvelle ruée vers l’or mondiale : où investir en Afrique pour obtenir un « visa doré » (et pourquoi vous devriez le faire)

Lorsque le président américain Donald Trump a annoncé en février 2025 un projet de visa « Gold Card » offrant aux personnes fortunées la possibilité d’acquérir la citoyenneté américaine, cela a suscité un regain d’intérêt pour des programmes similaires dans le monde entier.

Bien que l’initiative du président Trump nécessite l’approbation du Congrès pour être adoptée (sans oublier que les États-Unis disposent déjà d’une catégorie de visa EB-5 qui permet aux investisseurs étrangers d’obtenir une carte verte après avoir rempli divers critères), plusieurs pays africains créent actuellement leurs propres catégories de visas largement similaires.

Tous ces pays n’offrent pas la citoyenneté (ce qui signifie que vous ne pourrez pas obtenir de passeport), mais comme ils valorisent tout investissement qui crée des emplois, développe le vivier de talents locaux et dynamise l’économie, la résidence permanente est ce qui se rapproche le plus de la citoyenneté.

Quels sont donc les pays africains qui proposent un programme de « visa doré » ou de « résidence par investissement » ? Et pourquoi devriez-vous envisager de devenir résident permanent dans l’un d’eux ? Découvrons-le.

EGYPTE

L’Égypte propose un visa de citoyenneté par investissement , permettant aux investisseurs d’acquérir immédiatement la double nationalité. Pour y prétendre, vous pouvez emprunter l’une des voies suivantes :

  • Contribution : Vous pouvez verser une contribution non remboursable de 250 000 USD au trésor public de l’État.
  • Investissement immobilier : Vous pouvez investir un minimum de 300 000 USD dans des biens immobiliers issus de projets appartenant au gouvernement, avec la possibilité de revendre après cinq ans.
  • Investissement dans les entreprises : Vous pouvez investir 350 000 USD dans une entreprise locale nouvelle ou existante, et faire un don de 100 000 USD au trésor de l’État.
  • Dépôt bancaire : Vous pouvez déposer 500 000 USD, remboursables en monnaie locale après trois ans (sans intérêts).

Pourquoi un passeport égyptien ?

  • Accès sans visa et possibilité de visa E-2 : Un passeport égyptien permet d’accéder sans visa ou avec un visa à l’arrivée à plus de 60 pays, dont Hong Kong, la Malaisie et la Jordanie. Les investisseurs peuvent également solliciter le visa d’investisseur E-2 américain, qui autorise les citoyens égyptiens à entrer, investir et résider aux États-Unis.
  • La famille est incluse : les avantages du visa s’étendent au conjoint et aux personnes à charge.
  • Accès aux services : Les citoyens égyptiens ont accès aux services sociaux du pays, notamment aux soins de santé gratuits et à l’éducation, de l’école primaire à l’université.
  • Aucune obligation de résidence : Vous n’avez pas besoin de résider en Égypte pour obtenir ou conserver ce visa.

Dans quels secteurs investir ?

  • Fabrication
  • Énergie renouvelable
  • Tourisme
  • Immobilier
  • Transport et logistique

SEYCHELLES

Les Seychelles offrent un permis de résidence permanente aux investisseurs qui investissent au moins 1 million de dollars américains dans une entreprise locale et qui justifient d’une résidence légale dans le pays, attestée par un visa ou un permis de séjour valide d’une durée minimale d’un an. Après 11 ans de résidence continue, une naturalisation peut être envisagée.

Pourquoi un passeport seychellois ?

  • Passeport puissant : Ce passeport figure parmi les meilleurs au monde – et est le plus puissant d’Afrique – offrant à son détenteur un accès sans visa ou avec visa à l’arrivée à 155 pays, dont ceux de l’espace Schengen, le Royaume-Uni et la Chine.
  • Pas d’imposition sur les revenus mondiaux : les personnes fortunées bénéficieront de son régime fiscal, qui n’impose aucune taxe sur les plus-values, les successions ou les revenus mondiaux.
  • Double nationalité : Vous n’avez pas besoin de renoncer à votre nationalité de naissance.
  • Qualité de vie : Les Seychelles sont un pays magnifique, stable et sûr où vivre, s’épanouir et fonder une famille.

Dans quels secteurs investir ?

  • Tourisme et services connexes
  • Immobilier haut de gamme
  • services financiers
  • L’économie bleue (pêche et activités connexes)
  • Énergie renouvelable
  • TIC

AFRIQUE DU SUD

Bien que l’Afrique du Sud ne dispose pas d’un programme officiel de « citoyenneté par investissement », elle propose deux catégories de visas qui fonctionnent de manière similaire et qui mènent finalement à la citoyenneté par naturalisation.

Le permis d’indépendance financière

Ce permis est destiné aux personnes disposant d’un patrimoine important et n’ayant pas besoin de travailler en Afrique du Sud pour subvenir à leurs besoins. Pour y prétendre, vous devez justifier d’un patrimoine net minimum d’environ 640 000 à 700 000 USD, sous forme de biens immobiliers, de placements financiers, de liquidités ou d’autres actifs. Ces actifs n’ont pas besoin d’être situés en Afrique du Sud ; vous pouvez les conserver dans leur pays d’origine.

L’un des principaux avantages de ce permis est qu’il ne requiert pas de séjour physique minimum dans le pays. Il suffit d’entrer en Afrique du Sud au moins une fois tous les trois ans pour conserver son statut de résident permanent, après quoi il peut être admissible à la naturalisation.

Visa d’investisseur (affaires)

Ce visa est destiné aux personnes souhaitant créer une entreprise ou y investir. Il se distingue du permis de séjour pour personnes financièrement indépendantes car il exige un investissement spécifique et un engagement en faveur de la création d’emplois en Afrique du Sud.

Outre les conditions habituelles d’obtention d’un visa, vous devez investir un minimum d’environ 283 645 USD dans une entreprise en Afrique du Sud. Cette entreprise doit également s’engager à employer au moins 60 % de citoyens sud-africains ou de résidents permanents, et vous devez fournir un plan d’affaires détaillé démontrant la viabilité de votre projet ; ce plan d’affaires devra être évalué par le ministère du Commerce et de l’Industrie.

Pourquoi l’Afrique du Sud ?

  • Économie diversifiée : L’Afrique du Sud est l’économie la plus industrialisée et la plus avancée technologiquement d’Afrique, avec la production manufacturière, l’exploitation minière, le divertissement et la technologie en tête.
  • Infrastructures de pointe : le pays dispose d’un réseau routier, ferroviaire et portuaire performant, ce qui en fait une plateforme logistique idéale pour les entreprises souhaitant opérer sur tout le continent. Ses systèmes financiers et de télécommunications sont également très avancés, et un secteur bancaire stable en fait un pays attractif pour les investisseurs.

Dans quels secteurs investir ?

  • Exploitation minière
  • Énergie renouvelable
  • Technologie et fintech
  • fabrication automobile
  • Tourisme

L’île Maurice

L’île Maurice est une destination prisée des investisseurs grâce à son environnement politique stable et à son régime fiscal avantageux. Le pays propose un permis de séjour permanent de 10 à 20 ans, délivré par deux catégories de visas.

Résidence permanente par l’immobilier

Un investissement d’au moins 375 000 USD dans un projet immobilier de luxe agréé donne droit à la résidence permanente. Ce permis s’étend aux membres de la famille immédiate et aux personnes à charge. Les projets agréés comprennent les projets de villes intelligentes, les développements hôteliers, les programmes immobiliers résidentiels de luxe et les complexes résidentiels de villégiature.

Visa d’investisseur

Un investissement minimum de 50 000 USD permet aux entrepreneurs d’obtenir un visa de résidence de 10 ans. L’entreprise doit ensuite réaliser un chiffre d’affaires minimum pour conserver ce visa.

Pourquoi l’île Maurice ?

  • Environnement des affaires favorable : Maurice figure régulièrement parmi les pays africains les plus propices aux affaires. Le pays dispose d’un système juridique performant, d’un climat politique stable et d’un engagement fort en faveur de la bonne gouvernance. Le gouvernement propose également une procédure d’enregistrement d’entreprise simplifiée, permettant aux entrepreneurs étrangers de créer une société en seulement trois jours ouvrables.
  • Avantages fiscaux : Avec un taux d’imposition unique de 15 % pour les sociétés et les particuliers, et en l’absence d’impôt sur les plus-values ​​et les successions, l’île Maurice attire fortement les investisseurs internationaux. Elle dispose d’un vaste réseau de conventions de non-double imposition (CDI) avec plus de 40 pays, ce qui contribue à réduire la charge fiscale des entreprises internationales. Elle est également considérée comme l’une des places financières les plus importantes du continent.
  • Situation stratégique : Située au carrefour de l’Afrique et de l’Asie, l’île Maurice offre un accès privilégié à ces deux continents. Son infrastructure de transport moderne et son environnement commercial et d’affaires performant garantissent l’efficacité des opérations. Membre de blocs commerciaux régionaux tels que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le pays offre aux investisseurs un accès privilégié à un vaste marché de consommation.

Dans quels secteurs investir ?

  • Tourisme
  • services financiers
  • Immobilier
  • TIC et fintech

NAMIBIE

La Namibie propose un programme de résidence par investissement axé sur l’immobilier. Pour y prétendre, il faut investir un minimum d’environ 316 000 USD dans un projet immobilier de luxe approuvé par le gouvernement. Ce programme donne droit à un permis de séjour renouvelable de cinq ans. Après deux renouvellements, il est possible d’obtenir la résidence permanente.

Pourquoi la Namibie ?

  • Environnement politique et économique stable : La Namibie est l’un des pays les plus stables politiquement du continent, offrant un environnement prévisible propice aux affaires. Son cadre juridique solide protège les droits de propriété, et sa faible inflation ainsi que son système financier robuste réduisent les risques d’investissement.
  • Ressources naturelles abondantes : l’économie namibienne repose en grande partie sur ses ressources naturelles, notamment des minéraux comme les diamants, l’or, le cuivre et l’uranium. L’exploitation du pétrole et du gaz offshore place également la Namibie parmi les principaux producteurs mondiaux potentiels pour la prochaine décennie.
  • Situation stratégique : La situation de la Namibie sur la côte atlantique lui confère un avantage concurrentiel en Afrique australe. Son port en eau profonde, Walvis Bay, facilite les exportations vers l’Europe et les Amériques et constitue un lien essentiel pour les pays enclavés voisins comme le Botswana et la Zambie.

Dans quels secteurs investir ?

  • Agriculture
  • Énergie renouvelable
  • Logistique et production
  • Tourisme et hôtellerie
  • Exploitation minière

…et un pays bonus : la Sierra Leone

La Sierra Leone propose un programme de résidence permanente accéléré destiné à attirer les investissements étrangers. Pour obtenir ce permis, il suffit de 65 000 USD et d’ un kilogramme d’or. La Sierra Leone vous accordera alors instantanément une résidence permanente à vie. L’or reste la propriété du gouvernement pendant cinq ans. Le visa inclut les membres de la famille proche (moyennant un supplément) et offre la possibilité d’acquérir la nationalité sierra-léonaise après une période déterminée.

Les grands deals africains en 2025 

Des introductions en bourse marquantes au Maroc à l’impact des droits de douane américains sur l’économie commerciale africaine, en passant par les investissements croissants des géants de la tech dans les infrastructures et l’arrivée massive des fabricants chinois en Afrique, la troisième semaine s’attache à saisir les moments clés de l’histoire économique du continent. Ces événements témoignent de la manière dont l’Afrique se réintègre aux chaînes d’approvisionnement mondiales, aux empires médiatiques, aux systèmes énergétiques et aux corridors commerciaux.

Ce sont là les évolutions qui, discrètement mais de manière décisive, ont façonné le paysage commercial du continent.

1. Cash Plus devient la première fintech cotée en bourse au Maroc

Événement historique pour l’Afrique du Nord, la fintech marocaine Cash Plus a réalisé son introduction en bourse à Casablanca, valorisée à 550 millions de dollars. L’opération a permis de lever 82,5 millions de dollars grâce à une levée de fonds mixte et une sortie partielle de fonds de private equity, faisant de Cash Plus la première fintech cotée en bourse de la région. Mediterrania Capital Partners a cédé une partie de sa participation, tandis que les familles fondatrices ont conservé le contrôle pendant une période de blocage de sept ans. Avec 5 000 agences et 2 millions d’utilisateurs de son application, Cash Plus s’est positionnée comme une fintech rentable et versant des dividendes, redéfinissant les attentes en matière d’introductions en bourse en Afrique du Nord.

2. La fiscalité au Nigéria : le dilemme « petites entreprises contre grandes entreprises »

Le Nigeria a confirmé que sa réforme fiscale la plus ambitieuse depuis des décennies entrera en vigueur en janvier 2026, suite à l’adoption de plusieurs projets de loi relatifs aux impôts et aux finances en 2024. Intitulée « Loi de réforme fiscale de 2025 », elle instaure un système à plusieurs niveaux simplifié mais rigoureux. Les réformes élargissent le champ d’application de la TVA, renforcent son contrôle et formalisent la taxation des services numériques, avec des exemptions pour les personnes physiques dont le revenu annuel est inférieur à environ 800 000 NGN (500 USD). Par ailleurs, les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 100 millions de NGN sont largement exonérées d’impôt sur les sociétés et de la nouvelle taxe de développement de 4 %, tandis que les grandes entreprises seront davantage impactées.

Avec une inflation qui devrait dépasser les 30 % pendant une grande partie de l’année 2025, les campagnes sur les réseaux sociaux contre cette taxe ont connu une forte augmentation. Les sondages montrent que seulement 18 % des Nigérians font confiance au gouvernement quant à l’utilisation efficace des recettes fiscales, ce qui souligne la profonde crise de légitimité qui entoure cette réforme.

3. OmniRetail acquiert Traction Apps pour créer un géant de la fintech B2B dans le secteur des biens de consommation courante.

OmniRetail a fait l’acquisition de la startup nigériane de paiement Traction Apps grâce au soutien de Ventures Platform, intégrant ainsi les solutions de point de vente et les outils marchands de Traction à OmniPay. La plateforme combinée dessert désormais 180 000 détaillants, traite plus de 2 000 milliards de nairas par an et facilite l’octroi de plus de 200 milliards de nairas de prêts grâce à un système de notation de crédit basé sur les transactions. Cette acquisition renforce la stratégie d’OmniRetail visant à dominer la chaîne d’approvisionnement informelle des biens de consommation courante en Afrique en unifiant commerce, paiements et crédit au sein d’une infrastructure unique.

4. Canal+ finalise le rachat de MultiChoice pour 3 milliards de dollars.

En septembre 2025, le rapprochement tant attendu entre le géant français des médias Canal+ et MultiChoice est devenu officiel. Canal+ a finalisé l’ accord de 3 milliards de dollars , acquérant plus de 94 % du capital de MultiChoice après avoir obtenu les autorisations réglementaires dans plusieurs juridictions. Cette opération a entraîné la radiation de MultiChoice de la Bourse de Johannesburg, des changements au sein de sa direction et le regroupement de plus de 40 millions d’abonnés dans 70 pays au sein d’un seul groupe de médias. Elle a marqué la plus importante acquisition de médias en Afrique et a symbolisé le transfert du contrôle des droits sportifs, de la production de contenu et de l’économie de la télévision payante vers les conglomérats mondiaux.

5. Optasia fait son entrée à la Bourse de Johannesburg (JSE) avec une valorisation de 1,3 milliard de dollars américains.

Optasia, plateforme de crédit basée sur l’intelligence artificielle, a fait son entrée à la Bourse de Johannesburg en octobre 2025, levant 1,3 milliard de rands et atteignant une valorisation d’environ 1,3 milliard de dollars américains . Présente sur 40 marchés grâce à des partenariats avec les opérateurs télécoms MTN et Orange, Optasia utilise une intelligence artificielle propriétaire pour proposer des crédits numériques aux personnes non bancarisées. Cette introduction en bourse a positionné Johannesburg comme une option viable pour les fintechs panafricaines souhaitant s’implanter sur le marché public, dans un contexte de raréfaction des financements privés.

6. Microsoft investit 300 millions de dollars dans les infrastructures cloud et d’IA de l’Afrique du Sud.

Microsoft a annoncé un investissement de 300 millions de dollars pour développer l’infrastructure cloud et d’IA de l’Afrique du Sud d’ici 2027, s’ajoutant aux 1,1 milliard de dollars déjà investis depuis 2022. Cet investissement cible la capacité Azure, les centres de données et les outils d’IA, et finance également 50 000 certifications techniques. Cette initiative renforce le rôle de l’Afrique du Sud en tant que pôle numérique continental, face à la demande mondiale croissante d’infrastructures d’IA localisées.

7. La raffinerie Dangote devient le principal point chaud industriel du Nigeria

La raffinerie Dangote, d’une valeur de 20 milliards de dollars, a sombré dans la crise quelques mois après sa mise en service. Des conflits liés à la distribution de carburant, à la syndicalisation, à l’approvisionnement en pétrole brut et aux prix ont dégénéré en grèves nationales. Le projet de la raffinerie de déployer 10 000 camions au GNC pour contourner les distributeurs de carburant a provoqué une vive réaction des travailleurs, entraînant des licenciements, la paralysie des organismes de réglementation du secteur pétrolier et des pertes de production d’électricité supérieures à 1 000 mégawatts. Malgré une capacité de près de 650 000 barils par jour et un approvisionnement en pétrole brut provenant jusqu’à 60 % des États-Unis, la raffinerie a mis en lumière la dépendance systémique et politique d’un seul actif privé.

8. Le déclin de Shoprite devient visible sur le terrain

Autrefois roi incontesté du commerce de détail africain, Shoprite a vu ses difficultés s’accroître en 2025, entre rayons vides, fermetures de magasins et réduction de sa présence dans les villes nigérianes. Après le retrait de sa maison mère sud-africaine du Nigeria en 2021, l’opérateur local a été contraint à une restructuration, abandonnant les grands formats et les chaînes d’approvisionnement importées au profit de points de vente plus petits et d’un approvisionnement local à 80 %. Jadis référence en matière d’expansion du commerce de détail en Afrique, Shoprite est devenu un exemple frappant de la façon dont l’inflation, la volatilité des taux de change et l’évolution des comportements des consommateurs peuvent fragiliser même les marques les plus solides. L’enseigne tente aujourd’hui de se redresser en misant sur une nouvelle image, mais certains analystes y voient une tentative vaine et inefficace.

9. Walmart prend la tête face à Massmart en Afrique du Sud

Walmart a confirmé son intention d’ouvrir ses premiers magasins sous sa propre marque en Afrique du Sud, mettant ainsi fin à des années d’activité discrète via Massmart. Après avoir acquis le contrôle total de Massmart pour 366 millions de dollars et l’avoir retirée de la cote en 2022, Walmart a présenté ce nouveau lancement comme un test pour évaluer la capacité de son modèle mondial de bas prix à rivaliser avec les géants locaux bien implantés tels que Shoprite, Pick n Pay et Woolworths sur l’un des marchés de la distribution les plus concurrentiels d’Afrique.

10. Les constructeurs chinois de véhicules électriques prennent une longueur d’avance dans la transition électrique de l’Afrique.

2025 marque officiellement l’arrivée fracassante des constructeurs chinois de véhicules électriques en Afrique. Des marques telles que BYD, Chery, BAIC, SAIC (MG) et GAC ont accéléré leur expansion africaine en 2025, annonçant l’ouverture de concessions, d’usines d’assemblage et le déploiement de leurs flottes en Afrique du Sud, au Kenya, en Égypte et au Maroc. BAIC s’est engagée à produire 50 000 véhicules par an en Égypte, BYD a étendu son réseau de concessionnaires et des start-ups soutenues par des capitaux chinois électrifient bus, taxis, motos et tuk-tuks. Face aux droits de douane américains et européens qui bloquent les marchés occidentaux, l’Afrique est devenue le marché de prédilection des véhicules électriques chinois pour une croissance fulgurante.

11. Tesla choisit le Maroc plutôt que l’Afrique du Sud pour son entrée sur le marché africain.

Tesla a créé Tesla Morocco en mai 2025 et a commencé à recruter pour ses opérations à Casablanca, court-circuitant ainsi le pays d’origine d’Elon Musk. Les politiques favorables aux véhicules électriques au Maroc, les exonérations de TVA, près de 1 000 bornes de recharge publiques, la proximité de l’Europe et un solide secteur de l’industrie automobile ont compensé le marché automobile plus important de l’Afrique du Sud, malgré des incitations plus faibles pour les véhicules électriques et une fiabilité électrique moindre. Cette décision a consolidé l’ascension du Maroc comme pôle de production de véhicules électriques en Afrique.

12. Le Maroc accélère le développement de ses infrastructures en vue de la CAN et de la Coupe du monde 2030

Le Maroc a officiellement lancé un vaste programme de construction en vue d’ accueillir la CAN 2025 et de co-organiser la Coupe du Monde 2030. Un plan d’investissement de 15 milliards de dollars a été mis en place pour financer ces deux compétitions. Les investissements concernent des stades, 60 centres d’entraînement, l’agrandissement des aéroports ( 2,8 milliards de dollars), l’extension du réseau ferroviaire à grande vitesse ( 9,6 milliards de dollars), la modernisation du réseau routier et l’extension des installations portuaires. Cette stratégie vise à faire du football un moteur durable pour le tourisme, la logistique et l’emploi, avec pour objectif d’attirer 26 millions de visiteurs par an d’ici 2030.

13. Starlink et Airtel déploient une couverture satellite directe sur les téléphones portables en Afrique.

Starlink s’est associé à Airtel Africa pour déployer la connectivité satellite directe sur les 14 marchés d’Airtel, touchant ainsi 174 millions d’abonnés. Ce service permet aux smartphones standards de se connecter directement aux satellites, sans passer par des antennes-relais. Son lancement commercial est prévu pour 2026. Ce partenariat représente à ce jour la tentative la plus ambitieuse d’Afrique pour contourner les infrastructures de télécommunications traditionnelles et combler les lacunes en matière de connectivité rurale.

14. Google renforce son engagement en Afrique

Au-delà de son investissement dans l’infrastructure, Microsoft a consacré 37 millions de dollars au développement de l’IA en Afrique, finançant des outils de sécurité alimentaire, la formation à l’IA dans quatre pays, des modèles linguistiques africains et des pôles de recherche universitaires. Ces investissements marquent un tournant pour l’Afrique, qui passe du statut de simple consommatrice de technologies à celui d’acteur émergent des systèmes mondiaux d’IA.

15. Meta active le câble sous-marin 2Africa

En novembre 2025, Meta et ses partenaires ont mis en service le câble sous-marin 2Africa, long de 45 000 kilomètres, offrant une capacité supérieure à celle de tous les câbles africains existants réunis. Reliant 33 pays, ce système a introduit une capacité allant jusqu’à 180 Tbps sur certains segments et devrait contribuer à hauteur de 36,9 milliards de dollars au PIB africain grâce à un accès plus abordable à la bande passante, aux services cloud, à la 5G et aux applications d’intelligence artificielle.

16. Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique explosent sous l’effet des droits de douane américains

En avril 2025, le retour des tensions commerciales réciproques a conduit l’administration américaine à imposer des droits de douane allant jusqu’à 30 % sur de nombreux pays à travers le monde. L’Afrique n’a pas été épargnée. Affectée par la politique tarifaire américaine, la Chine a intensifié ses efforts en Afrique, ses exportations vers ce continent bondissant de 25 % sur un an pour atteindre 122 milliards de dollars au cours des sept premiers mois de 2025, ce qui place le commerce total en bonne voie pour dépasser les 200 milliards de dollars. À mesure que les droits de douane américains se durcissaient, l’accès à l’AGOA se restreignait également ; dans le même temps, la Chine supprimait les droits de douane sur les importations en provenance des pays africains, approfondissant ainsi ses liens commerciaux et positionnant l’Afrique comme la destination des exportations chinoises connaissant la croissance la plus rapide.

La troisième semaine de notre bilan 2025 marque un tournant décisif où les infrastructures et l’échelle industrielle occupent une place centrale. Alors que les sections précédentes étaient consacrées aux enjeux de gouvernance et d’intégrité, celle-ci met l’accent sur l’intégration économique régionale et le développement numérique. Qu’il s’agisse d’introductions en bourse historiques à la Bourse de Casablanca ou de la mise en service du câble sous-marin 2Africa, qui a battu des records mondiaux, le continent construit les infrastructures physiques et numériques indispensables à sa croissance pour la prochaine décennie.

LagRide obtient une ligne de crédit de 100 millions de dollars pour étendre sa flotte de véhicules au GNV à Lagos

La plateforme de covoiturage LagRide, soutenue par Lagos, a obtenu une ligne de crédit de 100 millions de dollars (95 millions d’euros) auprès de United Bank for Africa (UBA) pour financer l’acquisition de 3 500 véhicules et la transition des conducteurs de locataires à propriétaires d’actifs sur quatre ans.

La structure de financement permet aux conducteurs d’éviter des coûts initiaux prohibitifs, tandis que la flotte — composée de véhicules au gaz naturel comprimé (GNC) fournis par CIG Motors — s’aligne sur les objectifs gouvernementaux de réduction des coûts du carburant et d’énergie propre.

Cette initiative positionne LagRide comme un concurrent direct des acteurs privés historiques tels qu’Uber et Bolt, d’autant plus que les autorités de Lagos renforcent les exigences de conformité imposées aux opérateurs de VTC.

L’État agissant simultanément comme décideur politique et concurrent, cet accord marque une escalade significative sur le marché de la mobilité à Lagos et signale une volonté de rivaliser avec la puissance financière d’acteurs comme Moove.

Faire des affaires en Afrique : Votre guide des 10 pays les plus prometteurs du continent selon l’indice « prêt pour les affaires ».

maginez la situation : vous êtes un investisseur ou un entrepreneur qui souhaite créer ou relocaliser son entreprise en Afrique. Mais parmi les 54 pays disponibles, lequel choisir ? Si la Banque mondiale a retiré son Indice de facilité de faire des affaires (dont la dernière édition remonte à 2020) et que de nombreux pays ont élu de nouveaux dirigeants depuis, le contexte politique et économique post-Covid a profondément modifié les politiques et les cadres réglementaires, rendant ce classement obsolète.

Il est remplacé par le rapport « Business Ready » (B-READY), également élaboré et publié par la Banque mondiale. Prévu pour paraître chaque année en septembre pendant trois ans à compter de 2024, ce rapport évalue les pays selon trois piliers : le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle.

Son pilier relatif au cadre réglementaire analyse les règles et réglementations d’un pays qui régissent l’ouverture, le fonctionnement et la fermeture des entreprises. Le pilier relatif aux services publics examine les infrastructures et les services fournis par les gouvernements pour faciliter le travail des entreprises, tandis que le pilier relatif à l’efficacité opérationnelle évalue la facilité de mise en conformité réglementaire offerte par le pays, ainsi que le recours aux services publics directement pertinents pour les entreprises.

Sans plus tarder, voyons quels pays africains offrent le meilleur environnement pour la création, le développement et la fermeture d’entreprises.

  1. Rwanda

Le Rwanda se hisse en tête du classement grâce à son « engagement indéfectible en matière de gouvernance, de transformation numérique et de simplification des démarches administratives pour les entreprises », a déclaré le Dr Anya Sharma, économiste et hôtesse de la cérémonie de remise des prix. Le rapport salue la simplification des procédures d’enregistrement des entreprises, la transparence de l’administration foncière et la tolérance zéro face à la corruption. Son service public hautement performant et ses politiques novatrices continuent de faire figure de référence en matière d’excellence réglementaire.

Principaux secteurs d’investissement :

Agriculture

Services TIC

Tourisme

Construction

Énergie renouvelable

2. Togo

Contre toute attente, le Togo a réalisé un parcours de réforme exceptionnel. Ses progrès significatifs en matière de réduction des délais et des coûts de création d’entreprise, conjugués à une numérisation poussée des services publics, ont considérablement renforcé son attractivité. Le succès du Togo démontre qu’un effort ciblé peut transformer rapidement l’environnement des affaires d’un pays, notamment en termes d’efficacité opérationnelle.

Principaux secteurs d’investissement :

Agriculture

Logistique et transport

Exploitation minière

Énergie

TIC et services connexes

3. Maroc

Le Maroc a démontré une intégration réussie aux chaînes d’approvisionnement mondiales et une forte culture d’efficacité réglementaire. Des investissements stratégiques dans la logistique, les énergies renouvelables et les zones industrielles de pointe ont créé un environnement hautement compétitif, particulièrement attractif pour les investisseurs internationaux.

Principaux secteurs d’investissement :

Ingénierie automobile

Énergie renouvelable

Ingénierie aérospatiale

Tourisme

Agriculture

4. Maurice

L’île Maurice a réaffirmé son statut de place financière internationale, sa connectivité mondiale, son système juridique sophistiqué et l’exceptionnelle facilité de ses échanges transfrontaliers. Sa législation robuste en matière de protection des investisseurs continue d’en faire un lieu idéal pour l’implantation de sièges régionaux.

Principaux secteurs d’investissement :

services financiers

Tourisme

Immobilier

TIC et technologie

Énergie renouvelable

5. Afrique du Sud

L’économie la plus industrialisée du continent a conservé sa position de leader. Malgré sa complexité inhérente, ses marchés financiers sophistiqués, ses infrastructures de pointe et son cadre institutionnel solide constituent un socle propice aux investissements et à l’innovation à grande échelle, notamment dans les énergies renouvelables et les technologies financières.

Principaux secteurs d’investissement :

Énergie renouvelable

Exploitation minière

TIC et technologie

Tourisme

services financiers

6. Lesotho

Le Lesotho a connu une ascension remarquable grâce à des réformes impressionnantes en matière de flexibilité du marché du travail et d’application efficace des contrats, se taillant ainsi une niche pour des secteurs manufacturiers spécifiques.

Principaux secteurs d’investissement :

Fabrication

L’eau et les énergies renouvelables

Agriculture

Exploitation minière

Tourisme

7. Tanzanie

La Tanzanie a surpris beaucoup de monde par son ascension, en grande partie grâce aux efforts du pays pour simplifier les procédures fiscales et améliorer l’accès au crédit pour les PME, en tirant parti de sa situation stratégique et de son marché intérieur en pleine croissance.

Principaux secteurs d’investissement :

Exploitation minière

Tourisme

Énergie

Agriculture et agro-transformation

Fabrication

8. Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire, moteur économique de l’Afrique de l’Ouest, a été reconnue pour la simplification des procédures d’enregistrement des entreprises et ses importants investissements dans les infrastructures, avec un fort accent mis sur l’agriculture et l’industrie manufacturière.

Principaux secteurs d’investissement :

Agriculture et agro-transformation

Énergie

Fabrication

TIC

Infrastructure

9. Ghana

Le Ghana a continué d’impressionner par ses améliorations en matière d’infrastructures numériques et de logistique commerciale, consolidant ainsi sa position de puissance régionale dans les secteurs de la technologie et des services.

Principaux secteurs d’investissement :

Exploitation minière

Énergie

Agriculture et agro-transformation

Fabrication

TIC

10. Botswana

Le Botswana complète la liste, reconnu pour sa stabilité macroéconomique constante, sa faible corruption et son cadre réglementaire transparent, offrant fiabilité et certitude aux investisseurs.

Principaux secteurs d’investissement :

Exploitation minière

Agriculture et agro-transformation

Tourisme

Fabrication

services financiers

  • Cette liste est basée sur le rapport B-Ready publié en septembre 2024.

Ezeebit, une entreprise sud-africaine, lève 2,05 millions de dollars pour développer les paiements en stablecoins et en cryptomonnaies en Afrique

Ezeebit , la startup sud-africaine spécialisée dans les infrastructures de paiements en stablecoins et cryptomonnaies, a levé 2,05 millions de dollars en financement d’amorçage pour s’étendre à l’Afrique du Sud, au Kenya et au Nigeria.

Fondée par trois frères, Daniel, David et Jonthan Katz, la société permet aux commerçants d’accepter les paiements en cryptomonnaie avec un règlement instantané en stablecoin et des paiements locaux le jour ouvrable suivant, réduisant les frais à 1 % ou moins et résolvant des problèmes majeurs tels que les frais de carte élevés, le règlement sur plusieurs jours et les frictions transfrontalières.

Soutenue par Raba Partnership, Founder Collective et un certain nombre d’investisseurs providentiels de renom dans le secteur de la fintech, Ezeebit a traité plus de 30 000 transactions depuis son lancement en 2023, avec des clients tels que iStore, Le Creuset et Diesel.

La startup se positionne comme le pont conforme entre la finance décentralisée et la finance traditionnelle, en tirant parti de ses licences FSP et CASP, de sa pile AML/KYC et de son infrastructure indépendante du portefeuille.

Face à l’adoption croissante des cryptomonnaies, alimentée par l’inflation, les transferts de fonds et les paiements numériques, Ezeebit ambitionne de devenir l’infrastructure centrale permettant d’utiliser les stablecoins dans le commerce quotidien à travers l’Afrique.

Les 10 pays africains les plus prêts pour l’investissement et l’évolution des véhicules électriques

Souvent négligée dans les perspectives mondiales sur les véhicules électriques, l’Afrique se positionne rapidement comme un acteur clé, à la fois comme un marché en pleine expansion pour la mobilité électrique et comme source de minéraux essentiels pour les batteries.

Face à la volatilité des prix mondiaux du pétrole et aux objectifs ambitieux de décarbonation à l’échelle mondiale, plusieurs pays africains mettent en œuvre des politiques proactives et s’affirment comme une destination d’investissement attractive. Parallèlement, la demande croissante des classes moyennes, tant étrangères que locales, stimule l’industrialisation en Afrique du Nord et australe, tandis que des solutions de mobilité à bas coût et à grande échelle transforment le secteur des transports ailleurs sur le continent.

Selon Mordor Intelligence, le marché africain des véhicules électriques devrait connaître une croissance fulgurante, passant d’environ 0,45 milliard de dollars en 2025 à plus de 4,2 milliards de dollars d’ici 2030. Cela représente un taux de croissance annuel composé de 56,3 %. Cette croissance repose sur deux atouts majeurs : les capacités industrielles et les ressources minières. Ensemble, ces deux éléments constituent une stratégie d’investissement à double avantage très prometteuse.

Voici dix pays africains présentant le plus fort potentiel d’investissement et de développement des véhicules électriques.

1. Afrique du Sud : Porte d’entrée du secteur manufacturier

L’Afrique du Sud, première économie industrialisée du continent et berceau d’un secteur automobile historique, constitue un pôle naturel pour le développement des véhicules électriques. Parallèlement, son secteur automobile très développé, qui contribue à plus de 7 % de son PIB, opère une transition cruciale pour favoriser l’adoption des véhicules électriques.

  • Potentiel clé : Le gouvernement a mis en place une mesure incitative majeure : une déduction fiscale de 150 % sur les investissements éligibles dans les infrastructures de production de véhicules électriques et à hydrogène. Cette mesure, promulguée et applicable à compter de mars 2026, vise à mobiliser des milliards d’euros de financements privés en subventionnant les dépenses d’investissement liées à la construction de nouveaux bâtiments, usines et machines.
  • Axe d’investissement : se concentrer sur l’assemblage local, la fabrication de batteries et la fourniture de composants de pointe pour desservir les marchés d’exportation nationaux et internationaux (en particulier l’UE et le Royaume-Uni).

2. Maroc : Le pionnier de la production

Le Maroc est sans doute le pays le plus avancé en matière de transition vers la production de véhicules électriques, se positionnant ainsi comme une porte d’entrée vers le marché européen. Il a su attirer des entreprises telles que BYD, Tesla , Stellantis et Gotion High-Tech Co., qui a investi 5,6 milliards de dollars dans une gigafactory de batteries d’une capacité annuelle de 100 gigawatts (GWh).

  • Atouts majeurs : Grâce à un soutien gouvernemental important, le Maroc attire les grands constructeurs et équipementiers automobiles mondiaux. Il dispose d’une base industrielle solide et d’un objectif stratégique : produire jusqu’à 100 000 véhicules électriques d’ici 2025, parallèlement à la mise en place d’usines de batteries.
  • Angle d’investissement : Production et assemblage axés sur l’exportation, tirant parti de sa proximité avec l’Europe et de son écosystème automobile existant.

3. Égypte : Le lien nord-africain

Plus à l’est, l’Égypte, forte de sa population nombreuse et d’un gouvernement soucieux de réduire les émissions de carbone et les subventions aux carburants, encourage activement la mobilité électrique. Le gouvernement a fait de l’électrification rapide des transports publics une priorité afin de lutter contre la forte pollution atmosphérique au Caire et à Alexandrie.

  • Atouts majeurs : partenariats stratégiques avec des entreprises chinoises pour la production de bus électriques, programme de financement pour faciliter l’accès des consommateurs aux véhicules électriques, base industrielle solide et projets ambitieux de développement des infrastructures. L’Égypte vise une part de 65 % d’industrialisation dans sa chaîne de valeur de fabrication de véhicules électriques d’ici 2030.
  • Axe d’investissement : Électrification des transports publics (bus et taxis) et déploiement d’infrastructures de recharge dans ses principaux centres urbains.

4. Kenya : Leader en matière de motos et tuk-tuks électriques

Le potentiel du Kenya en matière de véhicules électriques repose sur son écosystème innovant et local, axé sur les deux-roues et les trois-roues, qui constituent l’épine dorsale de ses transports publics et commerciaux. Ce segment attire l’attention des investisseurs, et des start-ups spécialisées dans les deux-roues comme ARC Ride , BasiGo et Enzi Mobility bénéficient d’importants investissements directs étrangers.

  • Atouts majeurs : Des objectifs politiques ambitieux, notamment celui de faire en sorte que 5 % des nouveaux véhicules immatriculés soient électriques d’ici 2025. De plus, le Code national du bâtiment de 2024 impose désormais à tous les nouveaux bâtiments commerciaux de réserver au moins 5 % de leurs places de stationnement à l’infrastructure de recharge pour véhicules électriques, garantissant ainsi un niveau d’investissement minimum. On observe également une réduction des droits d’importation sur les véhicules électriques et une priorité accordée à l’assemblage local et aux systèmes d’échange de batteries.
  • Angle d’investissement : Technologie d’échange de batteries et assemblage local de motos électriques (Boda-Bodas) et de tuk-tuks , impulsés par de nombreuses start-ups locales.

5. Rwanda : un pays innovant grâce à des politiques publiques

Malgré sa taille, le Rwanda se distingue par la création d’un environnement politique parmi les plus favorables à la mobilité électronique en Afrique.

  • Potentiel clé : Dans le cadre de la Stratégie nationale de transformation (NST2), le gouvernement offre des allégements fiscaux importants, notamment l’exonération de TVA, de droits d’importation et d’accise sur les voitures électriques, les pièces détachées et les équipements de recharge. Le pays constitue un terrain d’expérimentation pour des modèles commerciaux innovants tels que les stations de recharge ultra-rapide. À titre d’exemple, le Rwanda abrite Ampersand , qui a récemment ouvert son réseau d’échange de batteries aux fabricants internationaux.
  • Axes d’investissement : Logistique, électrification des flottes et développement des infrastructures et services de recharge dans un environnement réglementaire favorable.

6. Nigéria : Le géant de l’Afrique de l’Ouest

Le Nigéria est le nouveau venu de taille dans ce classement, avec un taux d’adoption en forte croissance, notamment dans les segments des motos et tricycles électriques. L’adoption récente de la loi sur la transition vers les véhicules électriques et la mobilité verte, prévue fin 2025, a permis au pays de passer d’un intérêt passif à une industrialisation dynamique.

  • Potentiel clé : Le projet de loi de 2025 impose aux constructeurs automobiles étrangers d’établir des usines d’assemblage locales dans un délai de trois ans et de s’approvisionner localement pour au moins 30 % des composants d’ici 2030. Avec environ 15 000 à 20 000 véhicules électriques déjà en circulation, le marché nigérian devrait croître de 6,8 % par an jusqu’en 2031, selon Climate Scorecard .
  • Axes d’investissement : Services d’importation, de distribution et de maintenance pour les deux-roues et les trois-roues électriques, et investissement dans des solutions de recharge alimentées par des énergies renouvelables.

7. L’Éthiopie : un acteur politique audacieux

L’Éthiopie a profondément transformé son marché grâce à une mesure politique unique et radicale : l’interdiction d’importer tous les véhicules à moteur à combustion interne non électriques. Cette politique a immédiatement engendré une demande de véhicules électriques, faisant du pays l’un des marchés de véhicules électriques à la croissance la plus rapide du continent.

  • Potentiel clé : Cette interdiction, motivée par la nécessité de réduire les importations coûteuses de combustibles fossiles et de tirer parti de son important potentiel hydroélectrique, crée une demande garantie de véhicules électriques. L’effet a été immédiat et spectaculaire : selon EV24.africa , les immatriculations de véhicules électriques devraient représenter plus de 60 % des ventes de véhicules neufs début 2025. Le marché africain des véhicules électriques devrait ainsi afficher la croissance la plus rapide d’Afrique, avec un TCAC de 58,92 % jusqu’en 2030, d’après Mordor Intelligence .
  • Angle d’investissement : Production et assemblage locaux immédiats pour répondre à la demande induite par les politiques publiques, en tirant parti de l’importante capacité hydroélectrique à faible coût de l’Éthiopie.

Les géants des minéraux et de la chaîne de valeur

Les trois pays suivants sont essentiels non seulement pour l’adoption des véhicules électriques, mais aussi pour leur rôle dans la chaîne de valeur mondiale des batteries pour véhicules électriques. Les investissements y sont axés sur le traitement et la valorisation des minéraux.

8. 🇨🇩 République démocratique du Congo (RDC)

La RDC occupe une position stratégique et non négociable dans la transition mondiale vers les véhicules électriques.

  • Potentiel clé : La RDC possède environ 48 % des réserves mondiales prouvées de cobalt , selon l’Observatoire africain des minéraux verts. Elle représente 70 % de la production mondiale de cobalt et est un important producteur de cuivre, deux composants essentiels des batteries.
  • Perspective d’investissement : Passer de l’exportation de matières premières à la transformation et au raffinage locaux du cobalt et du cuivre afin de créer une chaîne de valeur régionale complète pour les batteries, en allant au-delà de l’exportation de matières premières.

9. Zimbabwe

Le Zimbabwe est en train de devenir rapidement un acteur mondial dans le secteur d’un autre minerai critique.

  • Potentiel clé : Le Zimbabwe possède les plus importantes réserves connues de lithium d’Afrique, un composant indispensable à toutes les batteries de véhicules électriques actuelles. Le gouvernement a interdit l’exportation de minerai de lithium brut en 2022 (SI 213 de 2022), obligeant les mineurs à investir dans des usines de traitement pour produire localement des concentrés de lithium à plus forte valeur ajoutée avant l’exportation.
  • Aspect de l’investissement : Financer et développer des usines de transformation locales pour produire du carbonate et de l’hydroxyde de lithium de qualité batterie, en remontant la chaîne de valeur depuis l’extraction minière. Ceci fait suite à la directive gouvernementale interdisant les exportations de minerai de lithium brut.

10. Tanzanie

La Tanzanie complète la liste avec un potentiel important en graphite, un composant clé des anodes de batteries.

  • Atouts majeurs : Le pays possède d’importantes réserves de graphite, utilisé pour la fabrication des matériaux d’anode des batteries lithium-ion. Il recèle également un potentiel pour d’autres minéraux destinés aux batteries. Parallèlement, le pays connaît une forte croissance du nombre de vélos électriques et de tuk-tuks (véhicules à trois roues).
  • Axes d’investissement : Extraction et traitement du graphite, ainsi qu’importation et assemblage local de véhicules électriques à deux et trois roues.

Combler le déficit d’infrastructures

L’Afrique se positionne rapidement comme un acteur clé de la transition mondiale vers les véhicules électriques, à la fois comme source de minéraux essentiels aux batteries et comme marché émergent en pleine expansion pour la mobilité électrique.

Bien que le déficit d’infrastructures et de financements à travers le continent demeure important, il représente également l’un des secteurs les plus rentables pour les pionniers.

La vérité est que le continent continue de faire face à de réelles contraintes : instabilité du réseau électrique, coûts d’acquisition élevés des véhicules et accès limité au financement. Cependant, ces défis offrent simultanément des opportunités. Ces contraintes créent des opportunités d’investissement pour des infrastructures de recharge décentralisées, alimentées à l’énergie solaire, et des réseaux d’échange de batteries qui réduisent la dépendance à des réseaux électriques instables. Elles plaident également en faveur d’usines d’assemblage locales, qui diminuent les coûts d’importation, améliorent l’accessibilité financière des véhicules et créent des emplois. Un soutien politique continu, comprenant des incitations fiscales, des exonérations d’importation et des obligations de production locale, contribue à sécuriser le marché pour les pionniers.

Bien que les progrès soient inégaux et que de nombreuses lacunes subsistent, une dynamique se dessine clairement au niveau des politiques, des capacités industrielles et des investissements.

En définitive, la place de l’Afrique sur la scène mondiale des véhicules électriques ne passera pas par la simple copie des marchés établis. Elle reposera sur le développement de solutions locales, abordables et résilientes – et les pays mentionnés ci-dessus montrent déjà la voie à suivre.

Kenya : le gouvernement démantèle Safaricom…

Le gouvernement kényan poursuit son projet de scinder le géant des télécommunications Safaricom en trois entités distinctes, tout en finalisant une transaction visant à réduire sa participation et à céder le contrôle majoritaire au groupe sud-africain Vodacom.

Le secrétaire au Trésor, John Mbadi, a déclaré que le gouvernement souhaite scinder la plus grande entreprise d’Afrique de l’Est en trois entités : un opérateur de tours de téléphonie mobile, une société de technologies financières et une entreprise de télécommunications, rapporte Bloomberg . Ce démantèlement est discuté en parallèle d’une autre transaction en cours, dans le cadre de laquelle Vodacom acquerra 20 % de parts supplémentaires dans Safaricom.

Cette acquisition permettra à Vodacom d’acquérir une participation de 15 % auprès du gouvernement du Kenya et une participation de 5 % auprès de Vodafone pour un montant total en espèces de 2,4 milliards de dollars américains, ce qui lui donnera une participation majoritaire de 55 % .

L’accord prévoit le versement d’un dividende anticipé de 40,2 milliards de shillings kenyans (environ 311 millions de dollars américains) par Vodacom au gouvernement kenyan. La société sud-africaine espère récupérer cette somme grâce aux futurs dividendes versés par Safaricom d’ici deux à trois ans. La finalisation de l’acquisition est prévue pour le premier trimestre 2026, sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires.

La proposition de scission intervient alors que Safaricom affiche d’excellents résultats financiers. L’entreprise a récemment annoncé une hausse de 52,1 % de son bénéfice net consolidé, qui s’élève à 42,8 milliards de shillings kenyans (environ 331 millions de dollars américains) pour le semestre clos en septembre 2025. Son service de paiement mobile M-PESA, composante essentielle de la future filiale fintech, a enregistré une croissance de son chiffre d’affaires de 14 % au Kenya sur la même période. L’évaluation du gouvernement conclut à un « avantage considérable » de la scission de l’entreprise, mais le plan définitif doit encore être approuvé par le Conseil des ministres.

Les analystes et les autorités de régulation débattent depuis longtemps de la séparation des activités de Safaricom, notamment de sa plateforme M-PESA, qui gère plus de 90 % des transactions de paiement mobile au Kenya. Les partisans de cette séparation estiment qu’une entité M-PESA indépendante serait placée sous la supervision directe de la Banque centrale du Kenya, ce qui renforcerait potentiellement la stabilité financière et le contrôle réglementaire. La direction de Safaricom s’est toujours opposée à une scission, son PDG, Peter Ndegwa, affirmant l’an dernier que la cession de M-PESA n’augmenterait pas la valeur actionnariale.

La séparation proposée permettrait à l’unité de télécommunications de se concentrer sur la voix et les données, à l’activité de gestion des tours de télécommunications de gérer l’infrastructure physique du réseau, et à M-PESA d’opérer en tant que société de services financiers indépendante. Ce changement structurel représenterait une évolution majeure pour une entreprise profondément intégrée à l’économie kényane et qui connaît également une expansion rapide en Éthiopie, où elle a récemment atteint 10 millions de clients malgré la persistance des hostilités .

Bénin : la BERD lance ses financements en Afrique subsaharienne avec 30 millions €

La BERD avait approuvé en mai 2023, la modification de ses statuts pour étendre sa zone d’intervention à certains pays d’Afrique subsaharienne. À terme, six pays situés de cette zone devraient obtenir des financements.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé, dans un communiqué publié le vendredi 12 décembre, la réalisation de son tout premier financement en Afrique subsaharienne au Bénin, où elle a accordé un prêt de 30 millions d’euros à la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE). Ces fonds serviront à renforcer le réseau électrique national, à moderniser les infrastructures de distribution d’électricité de l’entreprise publique, améliorant par là le quotidien des communautés rurales et des ménages vulnérables, en particulier les femmes.

Ce projet d’électrification rurale destiné à améliorer la fiabilité énergétique permettra concrètement de raccorder au réseau 120 000 nouveaux foyers (soit environ 600 000 personnes) dans 750 villages et habitats ruraux mal desservis des régions du Borgou, du Mono et du Couffo, offrant ainsi aux communautés de nouvelles opportunités sociales et économiques. Il consiste notamment à étendre, moderniser et augmenter la densité du réseau de distribution moyenne et basse tension dans ces zones, tout en apportant des améliorations telles que des systèmes améliorés de détection des pannes, et des capacités de cybersécurité renforcées pour la SBEE.

« Je suis ravie de signer notre premier financement en Afrique subsaharienne, quelques mois seulement après que le Bénin soit devenu un pays bénéficiaire. Cet investissement transformateur contribuera à élargir l’accès à une électricité fiable pour des milliers de familles. Il renforcera également la résilience et la durabilité des infrastructures énergétiques du Bénin, qui sont fondamentales pour accélérer le développement rural et libérer le potentiel économique », a déclaré Dasha Dougans, Directrice Pays de la BERD au Bénin, citée dans le communiqué.

Un programme de financement de 173 millions €

Ce prêt de la BERD s’inscrit dans le cadre d’un programme de 173 millions d’euros, qui prévoit un co-financement de l’Agence française de développement (AFD), principal partenaire de l’investissement, et de la Banque européenne d’investissement (BEI). Le programme de financement bénéficiera aussi d’une subvention à l’investissement de la Plateforme d’investissement pour l’Afrique (PIA), un mécanisme de panachage de ressources de l’Union européenne (UE) qui vise à combler des déficits de financement critiques en Afrique subsaharienne.

Créée en 1990 pour accompagner la transition vers une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale, la BERD avait approuvé en mai 2023, la modification de ses statuts pour étendre progressivement son champ d’action à certains pays d’Afrique subsaharienne. Au total, 6 pays de la région sont prévus pour obtenir à terme ses financements : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et le Sénégal.

Notons que le Bénin est devenu actionnaire de la BERD en avril 2024, et « pays d’opération » en juillet 2025. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, la banque multilatérale de développement vise à investir dans des infrastructures essentielles et durables qui soutiennent le développement du secteur privé, la modernisation et l’efficacité des entreprises, et qui renforcent la gouvernance économique des institutions.

Maroc : Usine de polysilicium soutenue par les États-Unis …

Les États-Unis apportent leur soutien à une ambitieuse initiative marocaine visant à réduire la dépendance mondiale vis-à-vis de la Chine pour les matériaux essentiels à la fabrication des semi-conducteurs, rapporte Bloomberg ce lundi. La Société Financière Internationale de Développement (DFC) de Washington a octroyé 4,75 millions de dollars à l’entreprise marocaine Sondiale SA pour financer les études préliminaires d’une usine de polysilicium de 870 millions de dollars prévue à Tan-Tan, dans le sud du Maroc.

Ce projet a pour objectif de produire du polysilicium de haute pureté, un matériau clé pour les microprocesseurs et les panneaux solaires, dont la production est actuellement dominée par la Chine, qui assure plus de 90 % de l’approvisionnement mondial. Un responsable de la DFC, cité par Bloomberg, a indiqué qu’un entrepreneur principal américain supervisera le développement de cette installation marocaine, destinée à approvisionner les marchés américains et ceux de leurs alliés.

Pour rappel, le 22 novembre 2025, le Maroc et la société américaine GPM Holding ont signé à Tan-Tan une convention pour créer la première unité de production de polysilicium du pays dans la zone industrielle d’El Ouatia. L’investissement s’élève à 8 milliards de dirhams (≈730 M€) pour 30 000 tonnes annuelles, 85 % destinées à l’exportation. Le projet devrait générer 1 500 emplois directs et renforcer l’écosystème industriel local, positionnant le Maroc comme acteur clé du solaire mondial.

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