Prolongation d’un an de l’AGOA: comment ces pays africains en profite pour consolider leurs plans B
Un an de vie supplémentaire pour l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) ! Expiré le 30 septembre 2025 mais récemment réactivé jusqu’au 31 décembre 2026 par le président Donald Trump, après un vote du Sénat le 3 février 2026, l’accord commercial américain accordant des accès préférentiels sans droits de douane à certains produits originaires de pays d’Afrique vers les États-Unis offre un sursis technique aux 30 à 40 pays africains éligibles.
Mais en même temps, cette prolongation confirme la fragilité de l’AGOA, particulièrement pour l’Afrique du Sud, menacée d’exclusion malgré son importance industrielle (exclusion coûtant -0,2% de PIB). Une précarité, couplée aux tensions politiques Washington-Pretoria et aux droits de douane ciblés (30%), qui catalyse une remarquable diversification stratégique africaine.
De plus en plus de pays africains capitalisent sur cette prolongation pour sécuriser leurs investissements existants, tandis que le Nigeria et le Kenya illustrent la dynamique émergente en finalisant des accords commerciaux pivots avec les Émirats Arabes Unis et la Chine.
Plus significatif encore, l’appel pressant du Président d’Afreximbank, George Elombi, à accélérer la ZLECAf lors d’un récent événement à Johannesburg, cristallise la prise de conscience continentale: «le sort de nos économies ne peut plus être lié à la bienveillance d’autrui».
L’Afrique démontre ainsi, par des actes concrets et un discours fort, sa volonté proactive de réduire sa dépendance et de construire sa résilience commerciale intracontinentale face aux aléas géopolitiques extérieurs.




Laisser un commentaire
Rejoindre la discussion?N’hésitez pas à contribuer !