Chaîne de valeur du diamant naturel: le Botswana, l’Angola et la Namibie à la manœuvre dans la reconfiguration de De Beers
Le désengagement d’Anglo American de De Beers, multinationale britannique leader dans l’exploitation, le commerce et le marketing des diamants, catalyse une dynamique africaine historique: le Botswana, Angola et Namibie, trois États clés de la production diamantifère, manifestent officiellement leur intérêt pour acquérir des parts du géant minier. Une initiative collective qui illustre une volonté stratégique de renforcer la souveraineté sur les ressources et les chaînes de valeur locales, alignée sur les priorités de transformation économique du continent. Le Botswana, déjà actionnaire à 15%, vise une participation majoritaire, tandis que l’Angola cherche à étendre son influence. La Namibie, bien qu’hésitante sur un investissement direct, négocie activement une nouvelle répartition des diamants produits. Cette reconfiguration s’inscrit dans un contexte de crise du diamant naturel (baisse de 13% du chiffre d’affaires en 2025, concurrence des diamants synthétiques), poussant De Beers à se recentrer sur l’Inde comme relai de croissance. Autant dire que l’enjeu dépasse la transaction: il s’agit d’un rééquilibrage géopolitique où les producteurs africains entendent peser sur l’avenir d’une industrie structurante, malgré les défis de valorisation et de compétitivité mondiale.






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