37e séance du Conseil de la FIFA du 15 octobre 2026: ce qui change pour les fédérations africaines, particulièrement celle du Nigeria

37e séance du Conseil de la FIFA du 15 octobre 2026: ce qui change pour les fédérations africaines, particulièrement celle du Nigeria

L’ordre du jour de la prochaine séance du Conseil de la FIFA (37e), qui se tiendra le jeudi 15 octobre 2026 à partir de 11h00 (CET), à Zurich et en visioconférence, est désormais disponible. Dans sa publication du 1er octobre 2026, la FIFA nous en dit un peu plus.

Pour l’Afrique, deux signaux sortent du lot. D’abord, la situation de la Fédération Nigériane de Football figure au point 7.2, dans Divers, avec annexe à venir. Ce n’est pas un détail. Le dossier nigérian est traité comme un point singulier, hors rapports de commissions et questions de compétitions, au moment où le Conseil ratifie des décisions du Bureau prises les 8 mai, 10 juin, 24 juin, 26 août et 9 septembre 2026. Le communiqué ne dit ni la nature du problème ni les décisions possibles. Mais l’agenda suffit à montrer que la gouvernance du football nigérian est assez sensible pour atteindre la plus haute instance exécutive.

Il faut savoir que depuis septembre 2026, la FIFA et la CAF ont suspendu le processus électoral de la Fédération Nigériane de Football (NFF) et dépêché une délégation pour évaluer les implications juridiques, de gouvernance, administratives et électorales après une vague de démissions (président, secrétaire général, membres du comité exécutif). À la lumière des précédents et des communications disponibles, le point 7.2 pourrait porter sur: le maintien ou extension de la suspension des élections jusqu’à la fin de l’évaluation FIFA/CAF, avec un calendrier électoral conditionné à des réformes de gouvernance (statuts, processus électoral, contrôle financier) ; la mise sous tutelle partielle ou normalisation de la NEF ; le risque de suspension de la NFF si la FIFA juge qu’il y a ingérence gouvernementale ou non-respect des principes d’autonomie et de conformité statutaire, ce qui priverait le Nigeria de compétitions internationales et de financements FIFA jusqu’à résolution ; ou encore les conditions de déblocage des fonds FIFA Forward et autres appuis au développement, liés à la mise en place de garde-fous de gouvernance et à la validation d’un plan de réforme par la FIFA. Le fait que le dossier soit en «Divers» avec annexe suggère que le Conseil pourrait acter des principes ou mandater le Bureau pour finaliser les mesures (comité de normalisation, feuille de route, échéancier) avant une prochaine séance.

Ensuite, les points 6.1 sur FIFA Forward Enterprise, 6.2 sur la révision des réserves de la FIFA et du financement des associations membres, et 6.4 sur le cadre de gouvernance dessinent un chantier financier et institutionnel. Aucun pays africain n’est nommé, aucun montant n’est donné, mais ces révisions peuvent peser sur les fédérations africaines plus que bien des compétitions. Le reste de l’ordre du jour confirme une séquence de normalisation: ratification d’amendements au Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs, au Code disciplinaire, aux Règles de procédure du Tribunal du Football et au Règlement de Gouvernance; point juridique sur les joueurs et les agents; révision des procédures disciplinaires. Ces règles s’appliqueront aux fédérations africaines, à leurs clubs, joueurs et agents. Le football féminin n’est pas absent: modèle de distribution financière de la Coupe du Monde Féminine, Brésil 2027, tournoi de barrage 2027, Coupe des Champions Féminine 2027, hôte de la Coupe du Monde des Clubs Féminine 2028 et sélection des équipes participantes. Là encore, aucun pays africain n’est cité, mais les règles de distribution et de participation conditionnent la place des Africaines dans l’économie du football. Enfin, les procédures de candidature pour les Coupes du Monde Féminines 2031 et 2035 sont à l’ordre du jour. L’ordre du jour ne dit pas si une candidature africaine existe, seulement que le sujet est sur la table. C’est un indicateur: les règlements, droits médias et marketing, dates et modèles financiers se décident avant les tournois. Ainsi, le dossier nigérian reste le point le plus directement africain, mais il n’est pas isolé. Le 15 octobre à Zurich, la FIFA ratifie, révise, encadre et finance. Pour les fédérations africaines, l’essentiel se joue aussi dans les annexes à venir, les points divers et les révisions de financement.

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