Plan de rapatriement des djihadistes détenus en Irak. Du nouveau dans la démarche sécuritaire du Maroc
Le Maroc, confronté à l’héritage de la lutte contre l’État islamique (EI), élabore, selon Reuters, un plan sans précédent pour rapatrier ses ressortissants détenus en Irak, incluant combattants, femmes et enfants liés à l’EI. Une initiative qui fait suite au transfert par les États-Unis de 5 700 détenus adultes vers l’Irak après l’effondrement des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) en janvier 2026.
Les chiffres officiels révèlent l’ampleur du défi: sur 1 667 combattants marocains recensés en Syrie/Irak, 244 étaient détenus par les FDS, tandis que 269 femmes et 627 mineurs restent dans la zone de conflit. Depuis 2019, le Maroc a déjà jugé et condamné à de lourdes peines (13 à 18 ans) huit rapatriés, s’appuyant sur un arsenal juridique punissant de 10 ans d’emprisonnement l’engagement dans des groupes djihadistes étrangers.
Une démarche proactive, réclamée par l’Irak, qui distingue le royaume comme un acteur africain assumant ses responsabilités sécuritaires face à une menace transnationale. Elle témoigne d’une approche intégrée combinant répression pénale (via le Bureau Central d’Investigations Judiciaires, BCIJ, ayant démantelé des centaines de cellules depuis 2015) et gestion humanitaire complexe (femmes et enfants dans les camps). Le Maroc démontre ainsi sa capacité à piloter une réponse souveraine à un défi géopolitique majeur, renforçant son statut de pôle de stabilité en Afrique du Nord.



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