Ethique vaccinale: la Guinée-Bissau et le CDC Afrique en première ligne face aux pressions américaines
La Guinée-Bissau, soutenue par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique – Africa CDC en anglais), une institution autonome de santé publique rattachée à l’Union africaine, s’illustre par sa fermeté dans la défense des principes éthiques en recherche sanitaire. Face à une étude controversée sur les effets non spécifiques du vaccin contre l’hépatite B chez les nouveau-nés, financée par les États-Unis (1,6 million USD) et soutenue par le secrétaire américain à la Santé Robert F. Kennedy Jr (connu pour son scepticisme vaccinal), les autorités sanitaires bissau-guinéennes ont exigé un réexamen éthique et technique approfondi, plaçant l’essai en suspens. Une décision courageuse, annoncée conjointement par le Dr Armando Sifna, directeur général de la Santé Publique de Guinée-Bissau et le Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique, qui contraste avec l’insistance américaine à poursuivre le projet. Cette affaire démontre la vigilance de plus en plus de pays africains face à des protocoles jugés inacceptables, notamment par des scientifiques internationaux, comme le Dr Paul Offit, car privant délibérément des nouveau-nés d’un vaccin salvateur dans un pays où 19% de la population est infectée par l’hépatite B. Le CDC Afrique affirme ainsi son rôle crucial de régulateur éthique continental, protégeant les populations vulnérables et refusant que la recherche, sous influence politique étrangère, compromette des décennies de preuves vaccinales et les recommandations de l’OMS. La Guinée-Bissau, malgré ses défis (coup d’État récent, couverture vaccinale limitée), montre l’exemple d’une souveraineté sanitaire responsable.



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